Question du handicap: Plaidoyer pour l’adoption et la ratification de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique par la RDC

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Dans le cadre du projet We are Able qu’elle met en oeuvre ensemble au sein de ce consortium avec quelques Ong internationales dont ZOA, VNGI et TLM (Mission internationale pour la lèpre), la FENAPHACO (Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo) a organisé vendredi 29 décembre 2023 au Centre Bondeko de Limete, une réunion d’échanges et de réflexion sur le plaidoyer en faveur de la sécurité alimentaire des personnes vivant avec handicap, avec les organisations de la société civile et les organisations représentatives nationales des personnes handicapées ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme.

Toutes ces organisations ont également tenu une autre réunion d’échange et de plaidoyer, sur les stratégies à mettre en place pour la rédaction d’un rapport alternatif inclusif de la société civile, sur la mise en œuvre de la Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées.

A ce sujet, Me Patrick Pindu-di-Lusanga, Coordonnateur national de la FENAPHACO, a rappelé que la RDC a adhéré à ladite convention qui protège les droits des personnes handicapées. A cet effet, le gouvernement congolais est soumis à présenter un rapport initial. Chose qu’il a faite dernièrement.

Conformément à cette obligation poursuit Me Pindu, le gouvernement congolais sera examiné au courant de l’année 2024, au niveau du Comité des droits des personnes handicapées à Genève, sur les progrès réalisés en rapport avec la mise en œuvre de la Convention des Nations-Unies relative aux droits des personnes handicapées, afin de faire jouir à ces dernières leurs droits.

C’est la raison pour laquelle, les organisations des personnes handicapées et celles de la société civile, ont également l’obligation de produire un rapport alternatif et parallèle, lequel sera comparé avec les réalités qui seront présentées par le gouvernement congolais.

En cas de discordance entre les deux rapports (Celui du gouvernement et celui de la société civile), le Comité des droits des personnes handicapées de Genève et la Division sociale des Nations-Unies, vont formuler des recommandations au gouvernement congolais, l’invitant à l’amélioration de la situation des personnes handicapées, conformément aux prescrits dudit protocole.

Par ailleurs, les organisations des personnes handicapées et celles de la société civile, ont profité de cette occasion, pour peaufiner des stratégies de plaidoyer, afin de pousser les deux chambres du parlement congolais et le gouvernement de la république de pouvoir respectivement adopter et ratifier chacun en ce qui le concerne, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique.

A en croire Me Pindu, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des personnes en Afrique est un instrument juridique particulier aux personnes handicapées au niveau du continent, qui permet aux personnes handicapées de pouvoir jouir de leurs droits, conformément au contexte, traditions et cultures africains. Jusque-là, cet instrument juridique n’a été ratifié que par 13 pays sur les 15 attendus, avant son entrée en vigueur. D’où l’importance pour la RDC, de le ratifier et de bénéficier les avantages promis par l’Union africaine.

José Wakadila

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