Suspension du préfet de l’Institut Ngwanza à Mikondo: Reporters Volontaires de Paix dénonce la politique deux poids, deux mesures et plaide pour sa réhabilitation

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Frère Jean-Claude Nioka de la Congrégation des frères Joséphites de Kinzambi, a été suspendu a été suspendu depuis le 23 février 2022 de ses fonctions de préfet de l’Institut Ngwanza à Kinshasa Mikondo, dans la commune de Kimbanseke, pour trois motifs à savoir, avoir induit l’autorité en erreur, avoir opéré le paiement des agents occasionnels avec les frais d’appui des enseignants et occasionné un tollé à l’école.

Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction, l’Ong Reporters Volontaires de Paix explique que cette suspension qu’il qualifie de deux poids, deux mesures, émane du Coordinateur sous-provincial des Ecoles catholiques (ECCATH) du District de Tshangu.

C’est donc dans la souci de rétablir la vérité et la paix dans les esprits des gens, que Reporters Volontaires de Paix a mené une enquête qui révèle qu’il n’existe aucun internat au sein de l’école précitée ; alors qu’il apparaissait sur les listings de paie de l’Institut Ngwanza, bien avant l’arrivée du frère préfet précité, dans cet établissement scolaire, et que c’est le SECOPE (Service de contrôle et de paie des enseignants) qui avait intensifié le contrôle physique pour que l’Institut Ngwanza recrute des agents à des places à pourvoir accordées en faveur de l’internat, étant donné que le SECOPE c’est la hiérarchie. « Il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’autorité est suffisamment informée sur la motivation », peut-on lire dans le communiqué.

Concernant le grief relatif au paiement des agents occasionnels avec les frais d’appui des enseignants de cet internat, Reporters Volontaires de Paix relève dans son communiqué que, les 11 agents recrutés pour l’internat ne travaillaient pas tous. Seuls trois d’entre eux avaient été appelés pour venir appuyer la sécurité de l’école. Mais suite à la réaction des enseignants qui ne voulaient pas concéder 20% de leur prime à ces agents, ces derniers ont refusé de travailler et ont rejoint leurs collègues à la maison. Ce qui a fait qu’il n’y avait plus d’agents d’internant à l’école.

S’agissant du tollé à l’école, Reporters Volontaires de Paix relève dans son communiqué que, la préoccupation des enseignants était gérée administrativement avec maturité, sans perturber les activités scolaires. Pour preuve poursuit le communiqué, les examens s’étaient bien déroulés et l’école avait poursuivi toutes ses activités normalement et au même rythme.

Pourquoi deux poids, deux mesures ?

S’il faut bien considérer les faits, Reporters Volontaires de Paix estime que la source du problème des enseignants constituait les 20% qui devraient être ponctionnés sur leur enveloppe d’appui aux besoins des enseignants, sur décision de la coordination diocésaine et urbaine, et déjà réglée à l’amiable à l’arrivée du ministre de tutelle au sein de l’Institut Ngwanza.

Il se fait néanmoins que, les agents du SECOPE qui avaient été suspendus dans le même dossier, que le frère préfet Jean-Claude Nioka, ont tous vu leur suspension levée et ont repris le service. Reporters Volontaires de Paix se demande alors, pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures ?

A la lumière de son enquête, Reporters Volontaires de Paix croit que le révérend frère Jean-Claude Nioka a été suspendu injustement et que par conséquent, il est en droit de regagner son poste de travail, seul gage susceptible de restaurer la paix et le climat de confiance au sein de l’Institut Ngwanza. « Ce serait justice dans un Etat qui se réclame de droit et qui doit être effectif à tous les niveaux de la vie nationale », conclut Reporters Volontaires de Paix dans son communiqué signé par M. Adelin Job Mbangu, en sa qualité de Reporter Senior Principal.

José Wakadila

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