La ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) est dans le viseur de l’Assemblée nationale. Une motion de défiance initiée par le député national André Mushongo a déjà recueilli 89 signatures, selon un membre de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion des frais académiques. Son dépôt est annoncé pour jeudi.
Cette initiative intervient au lendemain de l’adoption, lundi 26 octobre, des recommandations de la commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la gestion des quotités des minervals et des frais connexes payés par les étudiants des établissements publics de l’ESU. Les investigations ont couvert trois années académiques, de 2022 à 2025.
Au cœur des griefs avancés figurent notamment la gestion de la quotité destinée à la numérisation, le non-reversement de certains frais à plusieurs services du ministère ainsi que la multiplication des prélèvements affectés au cabinet ministériel. Les initiateurs de la motion contestent également les modalités de gestion du compte bancaire regroupant ces différentes quotités.
Ces accusations, qui restent à établir, pourraient désormais être portées devant la plénière dans le cadre de la procédure parlementaire engagée contre la ministre.
La séance plénière du lundi, présidée par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a également été marquée par l’adoption de deux textes législatifs examinés en seconde lecture après leur passage au Sénat.
Le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a été adopté par 340 voix pour, cinq contre et deux abstentions.
Dans la même séance, le texte portant ratification de l’ordonnance-loi fixant le régime juridique du marché du carbone en République démocratique du Congo a recueilli 340 voix pour, quatre contre et trois abstentions.
Présentant les principales dispositions de ce dernier texte, le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a mis en avant les mécanismes destinés à valoriser le potentiel environnemental du pays, à attirer des investissements et à mobiliser des financements climatiques.
Le dispositif prévoit également des retombées économiques pour l’État et les communautés locales, dans un secteur où la transparence dans la gestion des revenus et le partage des bénéfices constituent des enjeux majeurs.
Eldad Bwetu







