{"id":1202,"date":"2021-10-20T10:31:19","date_gmt":"2021-10-20T10:31:19","guid":{"rendered":"https:\/\/lareferenceplus.cd\/?p=1202"},"modified":"2021-10-20T10:31:19","modified_gmt":"2021-10-20T10:31:19","slug":"1202","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lareferenceplus.cd\/1202\/","title":{"rendered":"Lutte contre la faim en RDC: Des experts en atelier d\u2019\u00e9laboration des recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales pour la SADC"},"content":{"rendered":"<p>Tous les pays de la Communaut\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique Australe (SADC), s\u2019att\u00e8lent \u00e0 \u00e9laborer des recommandations \u00e0 soumettre aupr\u00e8s de cette institution, dans le but de vaincre la faim au sein des pays membres. C\u2019est ce qui justifie la tenue mardi 19 octobre 2021, d\u2019un atelier y relatif par le Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture avec l\u2019appui de la FAO \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Royal de Gombe.<\/p>\n<p>Cet atelier poursuit entre autres comme objectifs, Cr\u00e9er le Groupe de travail technique multisecteurs des recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales de la SADC\u00a0; Partager des analyses des situations relatives \u00e0 la nutrition et l\u2019alimentation et des synth\u00e8ses d\u2019examen des donn\u00e9es scientifiques\u00a0; Cerner les probl\u00e8mes et les facteurs nutritionnels et alimentaires susceptibles de donner forme et contenu aux recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales de la SADC\u00a0; S\u2019entendre sur les probl\u00e8mes prioritaires que doivent traiter les recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales de la SADC.<\/p>\n<p>Pour M. Augustin Baharanyi Murhula, Directeur Chef de service \u00e0 la Direction d\u2019\u00e9tude et planification (DEP) du Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, cet atelier fait suite au nouveau programme d\u00e9nomm\u00e9 Programme de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle en agriculture (PROSANA), mise en place r\u00e9cemment. A cet effet, cet atelier met aux prises les experts de l\u2019agriculture et de la sant\u00e9, sous la facilitation de la FAO, afin d\u2019\u00e9tudier ensemble et chercher les voies et moyens, afin que les deux programmes puissent travailler en synergie, pour mettre fin \u00e0 la mal nutrition, devenue une calamit\u00e9 en RDC\u00a0; emportant ainsi les enfants de 0 \u00e0 5 ans, les femmes enceintes et allaitantes sans que l\u2019on y prenne garde pour cette population qui est beaucoup plus rurale.<\/p>\n<p>A en croire M. Augustin Baharanyi qui est \u00e9galement Coordonnateur du Programme national de l\u2019Agriculture (PNDA) et initiateur du PROSANA, l\u2019atelier dont question, permettra aux participants, d\u2019\u00e9laborer des recommandations dans le cadre de la SADC, pour que les experts, \u00e9tant qu\u2019artisans de la nutrition, puissent non seulement dire tout haut\u00a0: <em>\u00ab\u00a0fini la mal nutrition en RDC\u00a0\u00bb\u00a0; <\/em>mais qu\u2019ils puissent faire en sorte que, la pauvret\u00e9 soit juguler et au finish, mettre fin \u00e0 la faim, qui constitue l\u2019un des objectifs du d\u00e9veloppement durable (ODD).<\/p>\n<p>Parlant du PROSANA, Directeur Augustin Baharanyi rappelle que, le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture avait jadis oubli\u00e9 ses responsabilit\u00e9s, notamment celle de pouvoir nourrir la population. Aujourd\u2019hui avec le slogan du Chef de l\u2019Etat F\u00e9lix-Antoine Tshisekedi ax\u00e9 sur la \u00ab\u00a0Revanche du sol sur le sous-sol\u00a0\u00bb fait-il remarquer, le Ministre de l\u2019Agriculture, D\u00e9sir\u00e9 Nzinga Bilihanze, a organis\u00e9 trente ans apr\u00e8s, les \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux de l\u2019Agriculture, afin de d\u00e9celer toutes les failles constat\u00e9es dans la r\u00e9alisation des diff\u00e9rents objectifs ou programmes, en vue d\u2019am\u00e9liorer tant soit peu les conditions de vie des populations congolaises.<\/p>\n<p>A ce jour poursuit-il, avec l\u2019aide des diff\u00e9rents partenaires au d\u00e9veloppement d\u2019une part, et le coup de pouce du Ministre D\u00e9sir\u00e9 Nzinga Bilihanze d\u2019autre part, la RDC s\u2019achemine lentement, mais surement vers la r\u00e9alisation les objectifs ayant trait notamment, \u00e0 faire nourrir la population et lui permettre de quitter l\u2019agriculture de subsistance pour l\u2019agriculture de commercialisation, dans le but d\u2019am\u00e9liorer et d\u2019augmenter ses revenus. Pour cela, les paysans devront non seulement cultiver pour manger, mais aussi pour \u00e9pargner et garder les surplus pour la semence de la saison suivante et \u00e9galement obtenir la commercialisation pour gagner un revenu meilleur pour la survie (scolarisation des enfants, achat des produits manufacturiers\u2026).<\/p>\n<p><strong>27 millions des congolais souffrent de la famine\u00a0: quid\u00a0?\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p>Selon M. Augustin Baharanyi Murhula, le Programme de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle en agriculture (PROSANA), est un programme p\u00e9renne au m\u00eame titre que le Programme national de nutrition (PRONANUT) du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9. D\u2019o\u00f9 le besoin d\u2019un travail en synergie entre le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et celui de la Sant\u00e9, pour faire asseoir ce nouveau programme et avoir des ramifications dans le pays.<\/p>\n<p>Pour ce faire, M. Baharanyi reste d\u2019avis que, les moyens vont suivre. <em>\u00ab\u00a0Quand je dis que les moyens vont suivre, c\u2019est ne sont pas les moyens qui manquent au pays. Il suffit seulement veiller sur la bonne gouvernance, laquelle pourra amener le Tr\u00e9sor public, de disposer des moyens n\u00e9cessaires \u00e0 allouer tant au PROSANA qu\u2019au PRONANUT\u00a0\u00bb<\/em>, a-t-il dit, rappelant que la RDC est d\u00e9j\u00e0 sur un Programme national de d\u00e9veloppement agricole (PNDA), qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un financement de 1,5 milliards de dollars am\u00e9ricains de la Banque mondiale, et qui va s\u2019\u00e9taler sur 15 ans, en faveur des 17 provinces. Ce programme qui va d\u00e9marrer en janvier 2022, avec pour objectif de mettre fin \u00e0 la faim, de juguler la pauvret\u00e9 et d\u2019am\u00e9liorer les conditions des populations.<\/p>\n<p>A l\u2019issue de l\u2019atelier, les participants devaient r\u00e9diger un document dressant l\u2019\u00e9tat nutritionnel du pays et examinant les \u00e9l\u00e9ments qui l\u2019attestent, apr\u00e8s avoir cern\u00e9s les principaux probl\u00e8mes prioritaires devant \u00eatre trait\u00e9s par les recommandations alimentaires r\u00e9gionales de la SADC, dans le cadre de la grille SADC des probl\u00e8mes prioritaires de 16 pays.<\/p>\n<p><em><strong>Jos\u00e9 Wakadila<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tous les pays de la Communaut\u00e9 de d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique Australe (SADC), s\u2019att\u00e8lent \u00e0 \u00e9laborer des recommandations \u00e0 soumettre aupr\u00e8s de cette institution, dans le but de vaincre la faim au sein des pays membres. C\u2019est ce qui justifie la tenue mardi 19 octobre 2021, d\u2019un atelier y relatif par le Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture avec l\u2019appui de la FAO \u00e0 l\u2019h\u00f4tel Royal de Gombe. Cet atelier poursuit entre autres comme objectifs, Cr\u00e9er le Groupe de travail technique multisecteurs des recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales de la SADC\u00a0; Partager des analyses des situations relatives \u00e0 la nutrition et l\u2019alimentation et des synth\u00e8ses d\u2019examen des donn\u00e9es scientifiques\u00a0; Cerner les probl\u00e8mes et les facteurs nutritionnels et alimentaires susceptibles de donner forme et contenu aux recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales de la SADC\u00a0; S\u2019entendre sur les probl\u00e8mes prioritaires que doivent traiter les recommandations nutritionnelles r\u00e9gionales de la SADC. Pour M. Augustin Baharanyi Murhula, Directeur Chef de service \u00e0 la Direction d\u2019\u00e9tude et planification (DEP) du Minist\u00e8re de l\u2019Agriculture, cet atelier fait suite au nouveau programme d\u00e9nomm\u00e9 Programme de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle en agriculture (PROSANA), mise en place r\u00e9cemment. A cet effet, cet atelier met aux prises les experts de l\u2019agriculture et de la sant\u00e9, sous la facilitation de la FAO, afin d\u2019\u00e9tudier ensemble et chercher les voies et moyens, afin que les deux programmes puissent travailler en synergie, pour mettre fin \u00e0 la mal nutrition, devenue une calamit\u00e9 en RDC\u00a0; emportant ainsi les enfants de 0 \u00e0 5 ans, les femmes enceintes et allaitantes sans que l\u2019on y prenne garde pour cette population qui est beaucoup plus rurale. A en croire M. Augustin Baharanyi qui est \u00e9galement Coordonnateur du Programme national de l\u2019Agriculture (PNDA) et initiateur du PROSANA, l\u2019atelier dont question, permettra aux participants, d\u2019\u00e9laborer des recommandations dans le cadre de la SADC, pour que les experts, \u00e9tant qu\u2019artisans de la nutrition, puissent non seulement dire tout haut\u00a0: \u00ab\u00a0fini la mal nutrition en RDC\u00a0\u00bb\u00a0; mais qu\u2019ils puissent faire en sorte que, la pauvret\u00e9 soit juguler et au finish, mettre fin \u00e0 la faim, qui constitue l\u2019un des objectifs du d\u00e9veloppement durable (ODD). Parlant du PROSANA, Directeur Augustin Baharanyi rappelle que, le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture avait jadis oubli\u00e9 ses responsabilit\u00e9s, notamment celle de pouvoir nourrir la population. Aujourd\u2019hui avec le slogan du Chef de l\u2019Etat F\u00e9lix-Antoine Tshisekedi ax\u00e9 sur la \u00ab\u00a0Revanche du sol sur le sous-sol\u00a0\u00bb fait-il remarquer, le Ministre de l\u2019Agriculture, D\u00e9sir\u00e9 Nzinga Bilihanze, a organis\u00e9 trente ans apr\u00e8s, les \u00e9tats g\u00e9n\u00e9raux de l\u2019Agriculture, afin de d\u00e9celer toutes les failles constat\u00e9es dans la r\u00e9alisation des diff\u00e9rents objectifs ou programmes, en vue d\u2019am\u00e9liorer tant soit peu les conditions de vie des populations congolaises. A ce jour poursuit-il, avec l\u2019aide des diff\u00e9rents partenaires au d\u00e9veloppement d\u2019une part, et le coup de pouce du Ministre D\u00e9sir\u00e9 Nzinga Bilihanze d\u2019autre part, la RDC s\u2019achemine lentement, mais surement vers la r\u00e9alisation les objectifs ayant trait notamment, \u00e0 faire nourrir la population et lui permettre de quitter l\u2019agriculture de subsistance pour l\u2019agriculture de commercialisation, dans le but d\u2019am\u00e9liorer et d\u2019augmenter ses revenus. Pour cela, les paysans devront non seulement cultiver pour manger, mais aussi pour \u00e9pargner et garder les surplus pour la semence de la saison suivante et \u00e9galement obtenir la commercialisation pour gagner un revenu meilleur pour la survie (scolarisation des enfants, achat des produits manufacturiers\u2026). 27 millions des congolais souffrent de la famine\u00a0: quid\u00a0?\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Selon M. Augustin Baharanyi Murhula, le Programme de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et nutritionnelle en agriculture (PROSANA), est un programme p\u00e9renne au m\u00eame titre que le Programme national de nutrition (PRONANUT) du Minist\u00e8re de la Sant\u00e9. D\u2019o\u00f9 le besoin d\u2019un travail en synergie entre le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et celui de la Sant\u00e9, pour faire asseoir ce nouveau programme et avoir des ramifications dans le pays. Pour ce faire, M. Baharanyi reste d\u2019avis que, les moyens vont suivre. \u00ab\u00a0Quand je dis que les moyens vont suivre, c\u2019est ne sont pas les moyens qui manquent au pays. Il suffit seulement veiller sur la bonne gouvernance, laquelle pourra amener le Tr\u00e9sor public, de disposer des moyens n\u00e9cessaires \u00e0 allouer tant au PROSANA qu\u2019au PRONANUT\u00a0\u00bb, a-t-il dit, rappelant que la RDC est d\u00e9j\u00e0 sur un Programme national de d\u00e9veloppement agricole (PNDA), qui a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un financement de 1,5 milliards de dollars am\u00e9ricains de la Banque mondiale, et qui va s\u2019\u00e9taler sur 15 ans, en faveur des 17 provinces. Ce programme qui va d\u00e9marrer en janvier 2022, avec pour objectif de mettre fin \u00e0 la faim, de juguler la pauvret\u00e9 et d\u2019am\u00e9liorer les conditions des populations. 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