Coup dur pour ce chauffeur de SEP Congo le jeudi dernier à l’aéroport international de N’djili à Kinshasa.
L’homme dont le nom n’a pas été révélé au public était filmé à son insu au moment où il menait des opérations de vente illicite du carburant.
Ses clients, ce sont des chauffeurs taxis et autres revendeurs du carburant dans la voie publique communément appelés « Kadhafi » , nom du souverain lybien d’heureuse mémoire qui avait rendu son pays prospère grâce à la production de son pétrole.
Surpris par un des cadres de la société, le pauvre chauffeur ne pouvait qu’être aux abois, sachant que par ledit acte prohibé par la loi, mettrait illico fin à son contrat de travail avec son Employeur, SEP Congo.
La vidéo posté révèle distinctement le vol.
Des témoignages anonymes rapportent que vendre du carburant d’une manière frauduleuse serait une vieille pratique à laquelle les chauffeurs des sociétés pétrolières du pays se livrent au quotidien. Et de renchérir que leurs complices et leurs protecteurs dans ce sale besogne sont souvent leurs supérieurs hiérarchiques avec qui ils partagent l’argent perçu de cette vente déshonorante.
A en croire les propos d’un vieux chauffeur d’une des sociétés pétrolières Congolaises, aujourd’hui à la retraite, le vol de carburant pourrait permettre à l’équipage de retourner parfois avec des millions de Francs congolais à la maison. Ce qui permet de nouer les bouts du mois en toute tranquilité de cœur.
Comme quoi, les détournements des deniers publics et la corruption sous toutes ses formes ont lieu à tous les niveaux en République Démocratique du Congo. Le respect du bien public ne fait pas encore partie du civisme du peuple congolais. Toutes les grandes théories de la Nouvelle citoyenneté qui sont actuellement dispensées en Rdc ne sont pas bien assimilées.
Philippe Dephill Lipo





