Nouveau Représentant de la FAO en RDC : M. Abdoul Nasser Ibrahim présente ses lettres de créance et signe un Cadre de Programmation Pays avec le gouvernement congolais

WhatsApp
X
Facebook
LinkedIn

M. Abdoul Nasser Ibrahim a, en sa qualité de nouveau Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en RDC, présenté, mercredi 7 octobre 2026, ses lettres de créance à la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Mme Thérèse Kayikwamba Wagner.

Par la même occasion, les deux personnalités ont signé un Cadre de Programmation Pays (CPP), un document de coopération entre la RDC et la FAO pour la période de 2025 à 2029.

Ce CPP 2025-2029 est un document de coopération qui s’articule autour des grandes initiatives de la FAO, notamment « Main dans la main », de l’approche « Un pays, un produit prioritaire » et de l’initiative « Une seule santé », ainsi que des solutions numériques et de l’innovation au service de la transformation des systèmes agroalimentaires.

En clair, il s’agit d’une feuille de route commune pour les cinq prochaines années, élaborée depuis le mois d’avril 2026 par les experts du gouvernement congolais, avec l’appui des organisations paysannes, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

Aligné sur les priorités du gouvernement, ce CPP vise à renforcer la coopération dans les domaines de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et du développement durable.

Un Cadre de Programmation Pays à quatre domaines prioritaires

S’exprimant lors d’un point de presse qu’il a animé au siège de la représentation de la FAO à l’issue de cette signature, M. Abdoul Nasser Ibrahim a fait savoir que la signature de ce document constitue un signe d’un nouveau départ entre la RDC et la FAO.

« La signature du CPP 2025-2029, au même moment où s’ouvre officiellement mon mandat, est le signe d’un nouveau départ entre la RDC et la FAO, mais aussi l’engagement du gouvernement congolais à la mission de la FAO en tant qu’agence intergouvernementale du système des Nations Unies, sur son agenda agricole et alimentaire », a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, précisé que ce CPP est également structuré autour de quatre domaines prioritaires, notamment :

  1. Renforcer la gouvernance des secteurs de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, du développement rural et de l’environnement ;
  2. Développer les filières et les chaînes de valeur végétales, animales et halieutiques ;
  3. Assurer la gestion durable des ressources naturelles et l’adaptation au changement climatique ;
  4. Renforcer la résilience des populations vulnérables face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

À une question sur la disponibilité des semences comme priorité de ce cadre, le numéro un de la FAO en RDC a indiqué que ce nouveau cadre identifie l’absence d’une loi semencière comme l’un des facteurs qui freinent la gouvernance de ce secteur.

Pour lui, avec un secteur semencier répondant aux normes reconnues, le pays pourrait doubler, voire tripler, sa production locale. Partant de cette réalité, la FAO se dit prête à accompagner le gouvernement sur ce chantier.

Un troisième CPP dans l’histoire du pays

Il est important de souligner que ce cadre, renouvelé et actualisé au regard des priorités nationales et des nouveaux défis, est issu d’un processus exigeant et inclusif.

Il constitue également le troisième CPP de la RDC, après ceux de 2013-2017 et de 2019-2024.

José Wakadila et Science Kinkobo

Partager avec :

WhatsApp
X
Facebook
LinkedIn