Assemblée nationale: La motion de défiance contre Jacquemain Shabani rejetée sans examen

La motion de défiance visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a été rejetée ce mercredi 29 avril à l’Assemblée nationale, sans examen au fond. La décision est intervenue à la suite de l’adoption d’une motion incidente et préjudicielle déposée par le député national Garry Sakata. Au total, 490 députés ont pris part à cette plénière décisive, convoquée au Palais du Peuple dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant. Déposée le 13 avril par le député Laddy Yangotikala, la motion mettait en cause la gestion du secteur sécuritaire par le vice-Premier ministre. Ses initiateurs dénonçaient notamment une recrudescence des actes criminels à Kinshasa et dans plusieurs grandes villes du pays, ainsi que des failles dans la coordination des services de sécurité. Ils évoquaient également une réponse jugée insuffisante face aux préoccupations de la population. Le texte pointait en outre des entraves au fonctionnement des institutions provinciales et locales, ainsi que des accusations d’excès de pouvoir, des griefs fondant le recours à la procédure de défiance prévue par l’article 146 de la Constitution. Cependant, l’examen de fond n’a pas eu lieu. En amont, le député national Garry Sakata a introduit une motion incidente et préjudicielle qui a conduit au rejet pur et simple de la démarche. L’élu de Bagata a qualifié la motion de défiance de « corrompue », évoquant la présence, sur la liste des signataires, de noms de personnes ne siégeant pas à l’Assemblée nationale en qualité de députés. Il a également dénoncé une « surcharge » de signatures ainsi que des cas présumés de faux en écriture. Cette position a été appuyée par le député Paul-Gaspard Ngondankoy, qui a reproché aux initiateurs de la motion le non-respect de la procédure relative à la gradation des moyens de contrôle parlementaire. Selon lui, ces derniers auraient confondu la motion de défiance avec une interpellation, en ne respectant pas les étapes prévues par le règlement intérieur. Ces arguments ont pesé dans l’orientation du vote, la majorité des députés présents ayant choisi de soutenir la motion incidente, scellant ainsi le sort de la motion de défiance avant même son examen. Réagissant à cette issue, le député Laddy Yangotikala a exprimé sa déception. « Le peuple nous observe. De toute façon, j’ai fait ma part », a-t-il déclaré. L’élu a également contesté les arguments avancés par certains collègues ayant remis en cause la qualité de député de plusieurs signataires. « Tous sont députés. J’ai d’ailleurs les vidéos filmées au moment des différentes signatures », a-t-il assuré. Ce rejet sans débat illustre les rapports de force au sein de l’Assemblée nationale et intervient dans un climat politique marqué par des tensions autour de la gestion sécuritaire du pays. À noter que, quelques heures avant l’examen de cette motion, l’Union Sacrée de la Nation (USN) avait appelé ses députés à voter contre. Dans une note interne signée par son secrétaire permanent, André Mbata Mangu, la plateforme présidentielle indiquait que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, avait déjà annoncé un remaniement gouvernemental imminent. Elle exhortait ainsi les élus à ne pas « gêner la Haute Autorité Politique », seule habilitée, selon elle, à décider du maintien, de la permutation ou du départ du vice-Premier ministre. La majorité reconnaissait la légitimité de la démarche parlementaire, tout en la jugeant inopportune dans ce contexte. Elle évoquait également l’hypothèse d’un rejet pour irrecevabilité, notamment en cas de désolidarisation de certains signataires, dans un climat politique marqué par l’annonce d’un prochain réaménagement de l’équipe gouvernementale. Eldad B.

Assemblée nationale : les propositions de loi sur les huissiers de justice et le Code pénal déclarées recevables

La séance plénière de l’Assemblée nationale tenue ce mardi 28 avril 2026 au Palais du Peuple, sous la conduite du Président de la Chambre basse du Parlement, l’Honorable Aimé BOJI SANGARA, a été principalement consacrée à l’examen de deux rapports de la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ). Les députés nationaux ont successivement examiné le rapport relatif à la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°16/011 du 15 juillet 2016 portant création et organisation de la profession d’huissier de justice, ainsi que celui portant modification et complément du décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais, tel que modifié et complété à ce jour. Après l’adoption de l’ordre du jour, le Président de l’Assemblée nationale a invité la Commission PAJ à présenter les conclusions de ses travaux. Prenant la parole au nom du président de la commission empêché, le rapporteur de la PAJ, l’Honorable Jean-Bosco, a introduit la rapporteure adjointe, l’Honorable Adèle KAYINDA, chargée de la lecture des différents rapports. Concernant la proposition de loi sur la profession d’huissier de justice, l’Honorable Adèle KAYINDA a indiqué que les travaux de la commission ont porté aussi bien sur des amendements de forme que de fond. Elle a précisé que le texte a fait l’objet d’un examen approfondi article par article ainsi que de l’exposé des motifs, avant son adoption par la commission. La proposition de loi sous examen comporte trois articles majeurs. Le premier modifie plusieurs dispositions de la loi en vigueur, notamment les articles 13, 16, 19, 23, 27, 28, 32, 39, 40 et 51. Le deuxième ajoute treize nouveaux articles, parmi lesquels les articles 5 bis, 6 bis, 7 bis, 7 ter, 11 bis, 17 bis, 17 ter, 18 bis, 23 bis, 32 bis, 46 bis, 48 bis et 49 bis. Enfin, le troisième article ajoute les articles 53 et 54 à la loi existante. La commission a également relevé plusieurs insuffisances dans la loi actuelle, notamment l’existence de l’institution du « clerc », dont l’organisation et les attributions ne sont pas clairement définies. En conséquence, les articles 3, 11, 48 et 49 ont été modifiés pour supprimer cette institution, tandis que les articles 9, 10, 12, 17, 33, 41 et 47 ont été supprimés. S’agissant de la proposition de loi portant modification du Code pénal congolais, le rapporteur de circonstance a fait savoir que la commission a procédé à l’examen des articles ainsi qu’à celui de l’exposé des motifs. Les amendements formulés ont porté tant sur la forme que sur le fond. Parmi les principales innovations, l’article 1er de la proposition de loi a été complété par l’insertion de la mention relative au décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais. Les articles 5 et 5 bis ont également été revus, notamment par la suppression du concept de « travaux forcés », devenu obsolète. Les peines prévues passent ainsi de huit à sept catégories, à savoir : la peine de mort, l’emprisonnement, l’amende, la confiscation spéciale, l’obligation de s’éloigner de certains lieux ou d’une région déterminée, la résidence imposée et la mise à la disposition de la surveillance du Gouvernement. Les échanges qui ont suivi la présentation des rapports ont donné lieu à un débat particulièrement animé entre les élus nationaux. À l’issue des discussions, la plénière a déclaré recevables les deux rapports et accordé un délai de 48 heures aux députés pour le dépôt des amendements avant l’examen approfondi des textes. (Avec Cellcom A.N)

Afrique du Sud : Le Rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, conduit la délégation congolaise à la session élective du Parlement panafricain

Le rapporteur de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, à la tête d’une importante délégation de parlementaires congolais, prend part activement à la session extraordinaire de la 7ᵉ législature du Parlement panafricain (PAP), marquée par des enjeux électoraux majeurs et l’intégration de nouveaux membres au sein de cette institution législative continentale. Cette session, à caractère essentiellement électif, vise le renouvellement du bureau du PAP, des bureaux des commissions permanentes ainsi que des cinq caucus régionaux, conformément au principe de rotation. Pour l’année 2026, la présidence du bureau revient à l’Afrique du Nord, succédant à l’Afrique australe. Le poste de premier vice-président est attribué à l’Afrique de l’Est, tandis que l’Afrique de l’Ouest occupe celui de deuxième vice-président. L’Afrique centrale hérite du poste de troisième vice-président et l’Afrique australe se contente de celui de quatrième vice-président. La délégation de l’Assemblée nationale de la RDC, composée des députés nationaux, à savoir : Jacques Djoli Eseng’ekeli, Sakata Moke Tawab Garry et Wangoie Mukalay Marie-Thérèse, prend une part active aux consultations en cours et entend également peser de tout son poids lors du second tour des élections relatives aux commissions et caucus, où trois postes sont à pourvoir : président, vice-président et rapporteur. Au-delà du décor électoral, cette première session extraordinaire a également été marquée par un moment solennel : la prestation de serment des nouveaux membres du Parlement panafricain. La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, représentant le président en exercice de l’Union africaine. Au total, 64 nouveaux parlementaires issus de différents pays africains ont prêté serment ce mardi 28 avril 2026, s’engageant à remplir leurs fonctions avec honneur et loyauté. Dans leur serment, ils ont notamment juré de servir le peuple africain, de défendre les textes fondamentaux de l’Union africaine et de promouvoir les principes de bonne gouvernance, de démocratie, de respect des droits humains, ainsi que la paix et la stabilité sur le continent. À l’issue de cette cérémonie, le président de la Commission de l’Union africaine a décrété la poursuite des travaux à huis clos, consacrés notamment à l’organisation du processus électoral, dont les modalités pratiques devraient aboutir aux scrutins fixés au 30 avril prochain. Dans un contexte continental marqué par de multiples défis, cette session de Midrand apparaît comme un tournant décisif pour le Parlement panafricain. Elle offre aux États membres, dont la République démocratique du Congo, l’opportunité de renforcer leur influence et de contribuer activement à la consolidation de la gouvernance africaine. Cellule de communication / Assemblée nationale

Insécurité grandissante en RDC:  La motion de défiance contre Jacquemain Shabani au cœur de la plénière de ce mercredi à l’Assemblée nationale 

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo s’apprête à vivre une séance plénière sous haute tension ce mercredi 29 avril à 14 heures, dans la salle des Congrès du Palais du Peuple. Au centre des enjeux : l’examen d’une motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani. Déposée le lundi 13 avril à l’Assemblée nationale, cette motion est portée par le député Laddy Yangotikala. Les pétitionnaires accusent le membre du gouvernement d’une gestion jugée inefficace de la sécurité, évoquant notamment une recrudescence des actes criminels à Kinshasa ainsi que dans plusieurs grandes villes du pays. Pour l’initiateur, cette situation révèle des défaillances dans la coordination des services de sécurité et une incapacité à apporter des réponses adaptées aux préoccupations de la population. Convoqués par le Bureau de la Chambre basse, les députés nationaux devront ainsi se prononcer sur cette initiative parlementaire qui met également en cause le fonctionnement des institutions provinciales et locales.  Cette motion constitue le point névralgique de la séance, reléguant au second plan les autres matières inscrites à l’ordre du jour. Après l’adoption de celui-ci, les élus ouvriront le débat sur cette question sensible, dont l’issue pourrait fragiliser davantage l’exécutif en cas d’adoption. Outre cette motion, la plénière prévoit également un contrôle parlementaire à travers deux questions orales avec débat. La première, portée par le député Lotika Likwela Théoveul, s’adresse au ministre de l’Industrie sur la relance de la Société textile de Kisangani (SOTEXKI). La seconde, initiée par la députée Kavira Mapera Jeannette, vise la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique sur la politique générale de son ministère. Mais malgré ces points à l’ordre du jour, tous les regards restent tournés vers la motion de défiance contre Jacquemain Shabani. Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant et face aux critiques croissantes sur la gouvernance, l’issue de ce débat pourrait marquer un tournant politique majeur. Eldad Bwetu 

Assemblée nationale: Adoption des rapports sur les accords RDC–USA, RDC–Rwanda et les auditions gouvernementales

Après une période de trêve liée aux intenses travaux dans les différentes commissions permanentes, la Chambre basse du Parlement a tenu une séance plénière ce lundi 27 avril 2026, sous la conduite de l’honorable premier vice-président, le professeur Isaac JC Tshilumbayi. Quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : l’examen et l’analyse du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national ; l’examen et l’analyse du rapport de la commission mixte Relations extérieures – Défense et sécurité – Économique, financière et contrôle budgétaire sur l’accord stratégique signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et les États-Unis d’Amérique ; l’examen et l’analyse du rapport de la commission précitée sur l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda ; l’examen et l’analyse du rapport de la commission Défense sur l’audition de sept membres du gouvernement. Après l’adoption de l’ordre du jour, la parole a été accordée au ministre d’État en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui a présenté l’économie du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national. Sans amendement, ce texte émanant du gouvernement a été déclaré recevable dans son intégralité, puis adopté article par article. Par la suite, la plénière a procédé à l’analyse de deux rapports de la commission mixte Relations extérieures – Défense et sécurité – Économique, financière et contrôle budgétaire. Ces rapports ont été présentés tour à tour par les honorables Berthold Ulungu et Serge Bahati, respectivement président et rapporteur de la commission mixte, qui ont insisté sur le caractère innovant de ce processus diplomatique et législatif. Bien qu’empêché pour des raisons d’État, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji, a formulé quelques recommandations, lues par le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli, en rapport avec deux projets de loi, notamment : l’accélération du processus d’amélioration du climat des affaires afin d’attirer davantage d’investissements dans le secteur minier ; l’impératif de créer une task force nationale afin d’évaluer la mise en œuvre des accords. La plénière a également examiné les conclusions du rapport de la commission Défense et sécurité relatives aux auditions de sept membres du gouvernement, présentées successivement par le président et le rapporteur de la commission, les honorables Rubens Mikindo et Serge Bahati. Sur les sept membres du gouvernement invités par la commission, cinq se sont présentés physiquement, tandis que deux autres se sont excusés pour des raisons d’État. Après audition de ces membres du gouvernement, la commission a recommandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire dans plusieurs ministères, notamment ceux de l’Intérieur, de la Défense, du Budget et des Finances. Il sied de noter que le premier vice-président a rassuré l’opinion sur la transparence, la redevabilité et la responsabilité des élus nationaux dans cette démarche parlementaire. Sur 372 votants, 370 ont voté pour, 1 contre et 1 abstention. Les conclusions de ces différents rapports ont été adoptées et transmises au gouvernement pour exécution, ainsi qu’à la commission Suivi et évaluation pour exploitation. CELLCOM/AN

Est de la RDC: en fin de mission, James Swan plaide pour un cessez-le-feu effectif

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, a clôturé sa première mission de terrain dans l’est du pays sur un constat préoccupant : la persistance de l’insécurité et des déplacements de populations, malgré les efforts en cours pour ramener la paix. De Beni à Bunia, en passant par Goma, le chef de la MONUSCO dit avoir pris la mesure des défis sécuritaires qui continuent d’affecter les civils.  « Cette visite m’a permis d’évaluer les défis persistants et d’écouter les préoccupations des communautés », a-t-il déclaré, au terme de sa tournée. Sur le plan opérationnel, la mission onusienne entend recentrer ses priorités sur la protection des civils et l’appui au cessez-le-feu. James Swan a notamment évoqué l’implication de la MONUSCO dans le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), en coordination avec le Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. À Goma, où il a achevé sa mission, le diplomate onusien a insisté sur l’urgence d’une désescalade rapide. En outre, il appelle à la concrétisation d’un cessez-le-feu « effectif » pour ouvrir la voie à une paix durable dans cette région en proie à des conflits armés récurrents. Il a également remis en avant les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, adoptées en 2025, qui réaffirment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Les échanges menés sur place ont par ailleurs porté sur la mise en œuvre des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ainsi que sur l’avancement des processus diplomatiques de Doha et de Washington, soutenus par l’Union africaine. James Swan a exhorté les différentes parties à respecter leurs engagements. Signalons, par ailleurs, que malgré un contexte tendu, la MONUSCO assure vouloir maintenir son engagement aux côtés des autorités congolaises, avec pour priorités la protection des civils, la désescalade et le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones affectées. Eldad Bwetu 

RDC : l’Inspection générale des mines annonce la création d’une Garde minière pour sécuriser le secteur

L’Inspection Générale des Mines (IGM) a officiellement annoncé la création de la Garde minière, une unité paramilitaire destinée à renforcer la sécurité dans le secteur extractif en République démocratique du Congo. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse rendu public, avec embargo levé ce lundi 27 avril 2026 à 8 heures, heure de Kinshasa. Selon l’IGM, cette nouvelle force spécialisée aura pour mission principale de sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation des minerais, depuis les sites d’extraction jusqu’aux postes frontaliers, en passant par les unités de traitement. Elle s’inscrit dans une volonté des autorités congolaises d’assainir le secteur minier, longtemps fragilisé par des pratiques illégales et un déficit de contrôle. « La volonté du Président de la République est d’assainir l’ensemble du secteur minier de la RDC, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais », a déclaré l’Inspecteur général, Rafael Kabengele. Ce communiqué indique que le projet prévoit, d’ici fin 2028, le déploiement progressif de plus de 20 000 agents à travers les 22 provinces minières du pays. Un premier contingent de 2 500 à 3 000 recrues sera constitué à l’issue d’un processus de sélection annoncé comme rigoureux. Les futurs éléments de la Garde minière bénéficieront d’une formation intensive de six mois, organisée en collaboration avec la Maison militaire. Ils seront également dotés d’équipements de dernière génération afin de répondre efficacement aux défis sécuritaires du secteur. Par ailleurs, le calendrier de mise en œuvre prévoit le lancement du recrutement dès mai 2026, sans distinction de genre. La formation de la première promotion est attendue entre juin et décembre 2026, suivie du déploiement du premier contingent opérationnel avant la fin de la même année. La couverture sécuritaire complète des zones stratégiques, notamment dans le Grand Katanga et la Grande Orientale, est prévue pour fin 2027, avant une extension à l’ensemble des provinces minières en 2028. Financé à hauteur de 100 millions de dollars, le programme bénéficie de partenariats stratégiques avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Il sera mis en œuvre au sein d’infrastructures d’entraînement déjà opérationnelles. Outre la sécurisation des sites miniers, la Garde minière aura également pour mission d’assurer le convoyage sécurisé des minerais et de remplacer progressivement les éléments des forces de défense actuellement déployés dans les zones minières. Pour l’IGM, la mise en place de cette unité devrait permettre, à terme, d’optimiser la valorisation des ressources naturelles du pays, tout en garantissant un environnement stable et sécurisé, propice aux investissements. Pour rappel, créée par le décret n°23/19 du 9 juin 2023, l’Inspection Générale des Mines est chargée du contrôle, de l’audit et de la lutte contre la fraude dans le secteur minier en RDC. Eldad Bwetu

JMP: Urgence d’action et de partenariat contre le paludisme pour une RDC sans malaria

La commémoration de la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme (JMP), le 25 avril 2026 à Kinshasa, a marqué un tournant décisif dans la riposte nationale sous le thème : « Motivés pour mettre fin au paludisme ».  Porté par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), cet événement a réuni une coalition stratégique incluant le projet EpiC (financé par le Département d’État américain et mis en œuvre par FHI 360), l’OMS, le Fonds Mondial, SANRU et Jhpiego. Cette synergie entre experts et partenaires internationaux souligne la volonté commune d’intensifier les efforts pour éradiquer une maladie qui demeure un défi majeur de santé publique en République Démocratique du Congo. La JMP n’est pas qu’une simple date symbolique ; elle rappelle la gravité d’une menace qui continue de faucher des milliers de vies. Avec environ 180 000 décès annuels enregistrés récemment, le paludisme reste un prédateur silencieux qui freine le développement socio-économique du pays. Chaque minute perdue dans le recours à des traitements inadaptés ou à la médecine traditionnelle non contrôlée aggrave les risques de complications mortelles, particulièrement chez les jeunes enfants et les femmes enceintes. L’heure n’est plus à la négligence, car les conséquences humaines et sociales de cette endémie sont dévastatrices pour nos familles. Face à ce péril, l’interpellation des communautés est au cœur de la stratégie de changement. L’assainissement de nos milieux de vie et la destruction des gîtes larvaires sont les premiers boucliers contre la prolifération des moustiques. Au-delà des innovations médicales comme le vaccin R21, la responsabilité citoyenne est le moteur indispensable de la victoire. Ignorer les mesures d’hygiène ou délaisser les méthodes de prévention éprouvées revient à laisser la porte ouverte à une maladie évitable, dont le coût en vies humaines est inacceptable pour la nation. Pour briser définitivement le cycle de transmission, l’appel au changement de comportement doit se traduire par des actes concrets au sein de chaque foyer.  L’usage systématique et correct de la moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) demeure le rempart le plus efficace pour protéger ceux que nous aimons.  En clôturant cette journée par une remise de kits de protection, les autorités sanitaires ont rappelé que chaque Congolais est un acteur de cette lutte.  Ensemble, en adoptant ces réflexes de survie, nous avons désormais le pouvoir et le devoir de transformer l’espoir d’une RDC sans paludisme en une réalité tangible. Eldad B.

Kinshasa : Dr Jean-Denis Balako Liyanza, un nouveau souffle pour l’assainissement au FONAK

Nouvellement nommé Directeur général adjoint du Fonds d’assainissement de Kinshasa (FONAK), le Dr Jean-Denis Balako Liyanza place son mandat sous le signe de l’intégrité et du dévouement. Face au défi colossal de la gestion des déchets dans la capitale, ce jeune leader dynamique s’engage à soutenir la vision du gouverneur Daniel Bumba Lubaki. Dans un message officiel, il a exprimé sa gratitude envers l’exécutif provincial et a réaffirmé sa volonté de traduire en actes la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Issu des rangs du MLC de Jean-Pierre Bemba, le Dr Balako promet d’insuffler une nouvelle énergie au FONAK pour transformer durablement le visage de Kinshasa. Science Kinkobo

RDC : Le gouvernement saisit la justice après une vague d’attaques numériques contre la Première ministre

Le ton est ferme et l’avertissement sans équivoque. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement saisi les autorités judiciaires pour répondre à la multiplication des attaques diffamatoires visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que d’autres hauts responsables de l’État. L’annonce a été faite samedi dans un communiqué du Ministère de la Communication et des Médias. Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux et autres espaces numériques sont le théâtre d’une avalanche de publications jugées offensantes par l’Exécutif : injures, diffamations, menaces, outrages et atteintes à l’honneur. Des contenus que le gouvernement ne perçoit pas comme de simples dérapages individuels, mais comme le fruit de campagnes organisées et coordonnées, visant à manipuler l’opinion publique, à fragiliser la cohésion nationale et à ébranler l’autorité de l’État congolais. Face à cette situation, les services compétents ont été mandatés pour identifier les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires de ces publications, y compris ceux qui opèrent sous couvert de l’anonymat, depuis l’étranger ou à travers des dispositifs numériques dissimulés. Des poursuites judiciaires pourraient s’ensuivre, conformément à la législation en vigueur. Dans son communiqué, le gouvernement prend soin de rappeler que la Constitution garantit la liberté d’expression et la liberté d’opinion, deux piliers fondamentaux de l’État de droit. Mais il insiste sur le fait que ces libertés s’exercent dans le strict respect des lois de la République et des droits d’autrui. Dès lors, la diffamation, le harcèlement numérique, les incitations à la haine ou toute tentative de déstabilisation des institutions ne sauraient, selon lui, se réclamer de la liberté d’expression. En appelant les citoyens à un usage responsable des espaces numériques et à préserver la dignité du débat public, le gouvernement envoie un signal clair : la tolérance zéro face aux dérives en ligne qui menacent, selon lui, la stabilité des institutions et la cohésion de la Nation. Eldad B.