Guinée-Bissau : le président Embaló arrêté, des militaires disent « prendre le contrôle total du pays »

Des militaires ont annoncé, dans l’après-midi de ce mercredi 26 novembre, prendre le « contrôle total » de la Guinée-Bissau, « suspendre le processus électoral » et fermer les frontières. Une annonce faite via un communiqué lu depuis le siège de l’état-major des armées, dans la capitale. Plus tôt dans la journée, le président Umaro Sissoco Embaló avait lui-même annoncé à Jeune Afrique qu’il était en train d’être arrêté. Il nous avait affirmé que, vers 12 heures, des hommes en uniforme avaient fait irruption au palais alors qu’il se trouvait dans son bureau. Le chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, le vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, et le ministre de l’Intérieur, Botché Candé, ont été arrêtés en même temps que lui. Umaro Sissoco Embaló a ajouté qu’aucune violence n’avait été commise à son encontre lors de ce « coup d’État » qui aurait, selon lui, été dirigé par le chef d’état-major de l’armée de terre. Selon plusieurs sources, des tirs ont néanmoins été entendus en milieu de journée près du palais et à proximité des locaux de la commission électorale. Des hommes en treillis ont également pris position sur le principal axe menant à la présidence. L’élection présidentielle a eu lieu dimanche 23 novembre, et le chef d’État disait l’avoir emportée avec 65 % des suffrages, selon son propre décompte des voix. Les résultats du scrutin auraient dû être rendus publics ce jeudi. Ces dernières heures, le camp du sortant, tout comme celui de son principal adversaire, l’outsider Fernando Dias da Costa, revendiquaient tous deux la victoire. Dimanche, le vote s’était déroulé dans le calme, mais en l’absence du principal opposant, Domingos Simões Pereira, empêché de se présenter. Son parti, le puissant Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), avait néanmoins apporté son soutien à Fernando Dias. Contacté par Jeune Afrique ce mercredi, Domingos Simões Pereira a expliqué qu’il était « en réunion avec des observateurs de l’Union africaine, dont [l’ancien président nigérian] Goodluck Jonathan, quand on est venu nous dire qu’il y avait des tirs dans le centre-ville ». Il ajoute que, selon certaines informations qui lui sont ensuite parvenues, des militaires ont tenté de pénétrer dans les bureaux de la commission électorale « pour forcer son président à lire des résultats donnant Umaro Sissoco Embaló vainqueur » alors que, selon lui, « Fernando Dias, le candidat que nous soutenons, est vainqueur dès le premier tour ». Jeune Afrique

COP 30 :  » l’époque des proclamations de bonnes intentions est révolue : l’heure est venue des plans d’action  » (Président Lula/Brésil)

Aujourd’hui commence, dans l’Amazonie brésilienne, le Sommet de Belém, qui précède la 30e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP30).  » J’ai convoqué les leaders du monde entier pour cette réunion, peu de jours avant l’ouverture de la COP, afin que tous s’engagent à assumer leur responsabilité multilatérale d’agir avec l’urgence qu’exige la crise climatique « , fait savoir dans un message, le président Luiz Inácio Lula da Silva. Selon le président brésilien, si le monde n’agit pas de façon effective, au-delà des discours, nos sociétés ne croiront plus, de façon générale, aux COP, au multilatéralisme et à la politique internationale. Il a rappelé que le Brésil a accueilli le Sommet de la Terre en 1992.  » Nous avons approuvé les conventions sur le Climat, la Biodiversité et la Désertification, de même que les principes qui ont établi un nouveau paradigme et la voie pour préserver la planète et l’humanité « . Il ajoute qu’au cours de ces 33 ans, les rencontres ont abouti à des accords et des objectifs importants pour la réduction des gaz à effet de serre (atteindre zéro déboisement, tripler l’utilisation de l’énergie renouvelable, entre autres). Brésil : plaque tournante du changement climatique Plus de trois décennies après poursuit-il, le monde revient au Brésil pour discuter de la lutte contre le changement climatique.  » Ce n’est pas un hasard si la COP30 a lieu au cœur de la forêt amazonienne. C’est l’occasion pour les responsables politiques, diplomates, activistes et journalistes, de connaître la réalité de l’Amazonie « , relève le président Lula. Et de poursuivre :  » Nous voulons que le monde voie la situation réelle des forêts, du plus grand bassin hydrographique de la planète et des millions d’habitants de la région « . Pour le chef de l’Etat brésilien, les COP ne doivent pas être seulement une foire de bonnes idées ni un voyage annuel des négociateurs. Elles doivent être l’occasion d’un contact avec la réalité et d’une action effective dans la lutte contre le changement climatique.  » Pour combattre ensemble la crise climatique, nous avons besoin de ressources. Et aussi de reconnaître que le principe des responsabilités communes mais différenciées, continue d’être la base incontournable de tout pacte climatique légitime « , a-t-il indiqué. Pour cette raison fait-il savoir, le Sud global exige plus d’accès aux financements. Non par charité, mais par justice. Les pays riches ont été les grands bénéficiaires de l’économie fondée sur le carbone. Ils doivent, en conséquence, être à la hauteur de leurs responsabilités. Non seulement assumer des engagements, mais honorer leurs dettes. Le Fonds Forêts Tropicales pour Toujours, une opportunité à saisir À en croire le président Lula, le Brésil est en train de faire ce qui lui revient.  » En deux ans, nous avons déjà réduit de moitié la surface déboisée en Amazonie, démontrant qu’il est possible d’agir concrètement pour le climat. Nous irons lancer, à Belém, une initiative innovante pour préserver les forêts : le Fonds Forêts Tropicales pour Toujours (TFFF, en anglais). Il est innovant car il s’agit d’un fonds d’investissement et non d’un don « . En clair président le président Lula, le TFFF rémunérera ceux qui maintiendront et protégeront leurs forêts et aussi ceux qui investiront dans le fonds. Une logique gagnant-gagnant dans la lutte contre le changement climatique.  » Donnant l’exemple, le Brésil a annoncé un investissement d’un milliard de dollars dans le TFFF et nous attendons des contributions tout aussi ambitieuses d’autres pays. En outre, nous avons donné l’exemple en devenant le deuxième pays à présenter sa nouvelle Contribution Déterminée au niveau National (CDN) « . En outre, précise le président Lula, le Brésil s’est engagé à réduire entre 59 et 67 % de ses émissions, incluant tous les gaz à effet de serre et tous les secteurs de l’économie. C’est dans cette perspective dit-il, que le Brésil appelle tous les pays, à présenter des CDN aussi ambitieuses et à les mettre en œuvre sans délai.En outre, le président Lula affirme que la transition énergétique est fondamentale pour atteindre les objectifs de la CDN brésilienne.  » Notre matrice énergétique est l’une des plus propres du monde, avec 88 % de l’électricité provenant de sources renouvelables. Nous sommes les leaders en biocarburants et nous progressons dans les énergies éolienne, solaire et hydrogène vert  » . Pour lui, affecter les ressources issues de l’exploitation du pétrole pour financer une transition énergétique juste, ordonnée et équitable sera fondamental. Les sociétés pétrolières du monde dit-il, comme la société brésilienne Petrobras, se transformeront, avec le temps, en entreprises d’énergie, puisqu’il est impossible de continuer indéfiniment avec un modèle de croissance fondé sur les combustibles fossiles. D’autre part, le président Lula reste d’avis que les populations doivent être au cœur des décisions politiques sur le climat et la transition énergétique.  » Il faut reconnaître que les secteurs les plus vulnérables de notre société sont les plus touchés par les effets du changement climatique ; les plans de transition juste et d’adaptation doivent donc viser à réduire les inégalités. Nous ne devons pas oublier que deux milliards de personnes n’ont pas accès à la technologie et à des sources d’énergie propres pour cuisiner, et que 673 millions de personnes ont encore faim dans le monde « . Comment relever le défi ? Pour répondre à ce défi, le président Lula propose de lancer à Belém, une Déclaration sur la Faim, la Pauvreté et le Climat. Car dit-il, il est essentiel que l’engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique soit directement lié à la lutte contre la faim. Il est également fondamental d’avancer dans la réforme de la gouvernance mondiale.  » Aujourd’hui, le multilatéralisme souffre de la paralysie du Conseil de sécurité de l’ONU. Créé pour préserver la paix, il ne parvient pas à empêcher les guerres. Pour cela, c’est notre devoir de lutter pour la réforme de cette institution. À la COP30, nous proposerons la création d’un Conseil du Changement Climatique à l’ONU, rattaché à l’Assemblée générale. Une nouvelle structure de gouvernance, forte et légitime, pour garantir que les pays tiennent leurs

Diaspora congolaise au Kenya : Lancement officiel de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs

L’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs de la Diaspora congolaise au Kenya, a débuté le Samedi 30 août 2025 à KAYOLE Nairobi, après son lancement officiel par le vice président de la Commission électoral independent (CEI). En effet, la Commission électoral independent (CEI) de la Diaspora a lancée cette opération en vue de permettre à la population congolaise habitant le Kenya de s’enrôler massivement pour avoir la carte qui va leur permettre d’élire leurs candidats préfèrer aux prochaines élections. De ce fait, , la CEI a conseillé aux Congolais de remplir les informations relatives à leur identité pour une transparence et l’inclusion. Ainsi, la communauté congolaise vivant au Kenya a mis sa volonté commune pour venir sur le lieu pour l’obtention de ladite carte et attends avec impatient ces élections prévues le 11 octobre 2025. Mr Ibrahim lingo, Président honoraire de la diaspora congolaise vivant au Kenya, a lancé un message fort aux congolais, de participé massivement pour la reconnaissance des vrais congolais et pour un vote crédible d’un comité de cette diaspora D’après la CEI, cette opération prendra 22 jours, soit du 30 août au 19 septembre 2025 à Nairobi et différentes Provinces du kenya. Science Kinkobo

Présidentielle en Côte d’Ivoire: le chef de l’État sortant Alassane Ouattara annonce sa candidature

Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire depuis 2011, a annoncé ce 29 juillet 2025 dans une allocution filmée qu’il serait candidat à sa propre succession dans trois mois : « Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd’hui que j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. » Alassane Ouattara briguera un nouveau mandat présidentiel en Côte d’Ivoire le 25 octobre prochain, le quatrième, après avoir été réélu en 2015 et en 2020. Il l’a annoncé ce mardi dans une allocution diffusée sur les réseaux sociaux. « Notre pays fait face à des défis sécuritaires, économiques et monétaires sans précédents dont la gestion exige de l’expérience. En effet, la menace terroriste grandit dans la sous-région et les incertitudes économiques au niveau international constituent un risque pour notre pays », a affirmé le chef de l’État de 83 ans. Ce dernier estime avoir la « santé » pour un nouveau mandat qui « sera celui de la transmission générationnelle », selon ses mots. Alassane Ouattara promet des élections apaisées, démocratiques et transparentes, alors que l’opposition dénonce le processus électoral, notamment en raison du rejet de plusieurs candidatures, dont celles de Tidjane Thiam et de l’ancien président Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara avait été désigné candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) lors du congrès du RHDP le 21 juin dernier. Avec RFI

Le Président burundais Évariste Ndayishimiye nommé Envoyé spécial de l’Union africaine pour le Sahel

L’Union africaine (UA) a annoncé ce jeudi la nomination du Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, comme Envoyé spécial pour le Sahel. L’annonce a été faite à Luanda par le Président angolais João Lourenço, actuel président en exercice de l’UA. Cette nomination marque un tournant stratégique pour l’organisation panafricaine, qui mise sur l’expérience politique et l’engagement panafricain de M. Ndayishimiye pour renforcer la diplomatie régionale et affronter les crises sécuritaires et humanitaires persistantes au Sahel. L’Envoyé spécial aura pour mission de conduire les efforts de dialogue, de médiation et de coopération avec les autorités locales, les organisations régionales, la société civile et les partenaires internationaux. Objectif affiché : promouvoir la paix durable, favoriser la stabilité et encourager des solutions concertées face aux menaces qui pèsent sur la région. « Le Président Ndayishimiye apporte une expérience politique riche et un engagement sans faille au service de l’intégration africaine », souligne le communiqué officiel. En outre, l’UA affirme placer toute sa confiance en sa capacité à porter la vision continentale et à contribuer à « faire taire les armes » au Sahel. L’Union africaine appelle dès à présent ses institutions, notamment la Commission de l’UA et la Mission de l’UA au Sahel (MISAHEL), ainsi que l’ensemble des partenaires régionaux et internationaux, à soutenir pleinement cette initiative. Le Président burundais devrait entrer immédiatement en fonction. El. B

Présidentielle au Gabon : Oligui Nguema élu avec 90,35 % des voix !

Le Gabon a organisé hier dimanche 13 avril 2025 sa première élection présidentielle depuis 2023. Selon des résultats provisoires annoncés par le ministère gabonais de l’intérieur, Clotaire Brice Oligui Nguema serait élu massivement avec 90.35% des voix alors que son opposant, l’ancien premier ministre, Alain Claude Bilie-By-Nze aurait obtenu 3.02% des suffrages. Le général de brigade vainqueur haut la main de cette élection présidentielle a été massivement élu à la suite d’un scrutin marqué par un taux de participation de 70,4 %. Le militaire avait au préalable fait un coup d’État. Neuf mois après, il a organisé des élections. Philippe Dephill Lipo

Londres refuse de payer à Kigali le solde de l’ex- accord sur les migrants

Le gouvernement britannique avait indiqué mercredi passé qu’il ne paierait pas le solde réclamé par Kigali d’un accord qui visait à expulser des migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni vers le Rwanda mais qui a été abandonné l’an dernier. « Comme indiqué clairement dans des notes verbales (communications diplomatiques, ndlr) entre le Royaume-Uni et le Rwanda, aucun autre paiement ne sera effectué », avait écrit le ministère de l’Intérieur britannique dans un communiqué. « Le Rwanda avait renoncé à tout paiement supplémentaire », affirme-t-il. Kigali avait cependant réclamé lundi passé à Londres le règlement du solde de l’accord, soit 50 millions de livres sterling (environ 60 millions d’euros), sur fond de tensions diplomatiques entre les deux pays. Le gouvernement conservateur de Boris Johnson avait annoncé en 2022 le projet très controversé d’expulser au Rwanda des migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni. Mais il ne s’est jamais concrétisé. A son arrivée au pouvoir en juillet 2024, le travailliste Keir Starmer avait annoncé l’abandon de l’accord avec le Rwanda. Il s’agissait de « gaspillage de l’argent du contribuable », avait écrit le ministère de l’Intérieur dans son communiqué. Le Rwanda avait alors prévenu que l’accord ne prévoyait pas la restitution des fonds déjà versés par Londres à Kigali (240 millions de livres sterling, soit 288 millions d’euros). Il restait 50 millions de livres sterling à payer. Les relations entre Londres et Kigali sont actuellement tendues. Le Royaume-Uni avait annoncé la semaine dernière la suspension de la majorité de ses aides financières au Rwanda, en réponse à l’offensive du groupe armé M23 allié aux forces rwandaises dans l’est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement rwandais avait dénoncé ces « mesures punitives » et riposté en demandant le versement des « fonds auxquels le Royaume-Uni est légalement tenu » dans le cadre de l’ancien accord migratoire. Le M23 (« Mouvement du 23 mars »), qui a repris les armes fin 2021 et est appuyé par 4.000 soldats rwandais déployés dans la région, selon des experts de l’ONU, s’est emparé mi-février de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu, après avoir pris fin janvier le contrôle de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. LRP/AFP

Etats-Unis : Pluie d’hommage à l’international suite au décès de Jimmy Carter

Jimmy Carter, ancien président américain, est mort, le dimanche 29 décembre, à l’âge de 100 ans. Cent ans, c’est assez pour traverser l’Histoire et marquer l’international, surtout lorsqu’on a dirigé la première puissance du monde pendant la Guerre froide et pas mal de crises mondiales. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a ainsi salué le « rôle important » pour la paix entre l’Egypte et Israël de l’ancien président américain Jimmy Carter, artisan des accords de Camp David de 1978, prélude au premier traité entre Israël et un pays arabe. Une belle gestion de crise saluée également par le chancelier allemand Olaf Scholz a rendu hommage à l’ex-président américain Jimmy Carter sur le réseau social X lundi, « un grand médiateur pour la paix au Moyen-Orient » décédé dimanche à l’âge de 100 ans. Hommage sur tous les continents Autre hommage pour joli service rendu par le président du Panama José Raúl Mulino qui a évoqué que « son passage à la Maison Blanche a été crucial pour le Panama pour négocier et conclure les traités Torrijos-Carter en 1977, avec lesquels le transfert du canal au Panama et la pleine souveraineté de notre pays ont été réalisés ». Dans la même veine, le président cubain Miguel Diaz-Canel remercie Jimmy Carter pour ses efforts pour améliorer les relations entre son pays et les Etats-Unis. De manière beaucoup plus récente dans l’actu internationale, Jimmy Carter a soutenu « fermement » l’Ukraine dans son « combat pour la liberté », a salué Volodymir Zelensky. Bon, on ne va pas tous les faire non plus, mais même la Chine, aux relations pourtant très tendues avec les Etats-Unis, a exprimé ses « profondes condoléances » après le décès de Jimmy Carter. Et la France ? « Toute sa vie, Jimmy Carter a défendu les droits des personnes les plus vulnérables et mené sans relâche le combat pour la paix. La France adresse ses pensées émues à sa famille et au peuple américain », a salué Emmanuel Macron. 20 Minutes

Les dirigeants africains réagissent à l’élection de Donald Trump

Du Togo à l’Éthiopie, du Nigéria à l’Afrique du Sud en passant par le Sénégal et la RDC, les leaders africains ont félicité Donald Trump pour sa victoire et se disent prêts à consolider les relations de partenariat entre les Etats Unis et l’Afrique. Le président togolais Faure Gnassingbé a été l’un des tous premiers à adresser mercredi ses félicitations à Donald Trump après sa réélection comme le 47e président des Etats-Unis et annonce une « nouvelle ère » pour les relations Togo–USA « Cette nouvelle ère nous offre l’opportunité de consolider le partenariat entre nos deux pays, fondé sur des valeurs communes de paix, de progrès et de respect des droits humains », a écrit le président Faure Gnassingbé sur les réseaux sociaux. Dans un message posté sur les plateformes digitales de la présidence congolaise, le président de la République Démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi a adressé un message de félicitations au président américain élu Donald Trump. Le dirigeant congolais a exprimé sa volonté de collaborer avec la future administration américaine et se dit prêt à renforcer « le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis ». Le président ivoirien Alassane Ouattara a également félicité Donald Trump pour sa victoire à la présidentielle américaine. «Toutes mes félicitations et mes vœux de succès au Président élu des États-Unis d’Amérique, Donald Trump. Je me réjouis de poursuivre, avec lui, le raffermissement des liens historiques d’amitié et de coopération ainsi que le partenariat stratégique entre nos deux pays », a -t-il posté sur X. Toujours sur X, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a adressé ses félicitations au président élu Donald Trump, ajoutant qu’il avait à cœur de renforcer la coopération entre le Sénégal et les Etats Unis. Le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a également félicité Trump pour sa victoire tout en exprimant son souhait de renforcer les liens avec les États-Unis. « Je lui souhaite plein succès dans son mandat et me réjouis de renforcer avec lui les relations entre nos deux pays. Que ce nouveau mandat apporte paix et progrès », a-t-il écrit sur son compte officiel X. Ethiopie Le Premier ministre de l’Éthiopie Abiy Ahmed a réagi sur X après l’annonce de la victoire de Donald Trump. « Félicitations au président Donald Trump pour sa victoire électorale et son retour. Je me réjouis de travailler ensemble pour renforcer davantage les relations entre nos deux pays au cours de votre mandat.» Nigeria Le président Bola Tinubu a aussi adressé ses « sincères félicitations au président Donald Trump pour sa réélection en tant que 47e président des États-Unis d’Amérique ». Le président Tinubu se réjouit de renforcer les liens entre le Nigéria et les États-Unis « face aux défis et aux opportunités complexes du monde contemporain ». « Ensemble, nous pouvons favoriser la coopération économique, promouvoir la paix et relever les défis mondiaux qui affectent nos citoyens. » Selon le président Tinubu, la victoire de Trump reflète la confiance que le peuple américain a placée dans son leadership. Le président Tinubu estime que, compte tenu de l’expérience du président Trump en tant que 45e président des États-Unis de 2017 à 2021, son retour à la Maison Blanche en tant que 47e président ouvrira une ère de partenariats économiques et de développement sérieux, bénéfiques et réciproques entre l’Afrique et les États-Unis, a déclaré Tinubu, cité dans un communiqué de son conseiller spécial Bayo Onanuga. Burundi Le président du Burundi, Evariste Ndayishimiye, a déclaré sur X : « Je me réjouis de renforcer davantage la coopération entre le Burundi et les États-Unis. » Afrique du Sud Le président sud africain Cyril Ramaphosa a félicité Donald Trump pour son retour à la présidence, déclarant qu’il se réjouissait de poursuivre les relations étroites entre l’Afrique du Sud et les États-Unis. « Félicitations au président élu des États-Unis Donald Trump pour votre retour à la présidence. Je me réjouis de poursuivre le partenariat étroit et mutuellement bénéfique entre nos deux nations dans tous les domaines de notre coopération. Sur la scène mondiale, nous nous réjouissons de notre présidence du G20 en 2025, où nous travaillerons en étroite collaboration avec les États-Unis qui nous succéderont à la présidence du G20 en 2026 », a écrit dans un tweet envoyé le président Ramaphosa. La victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine a été également saluée par les dirigeants de l’Egypte, du Zimbabwe, de la Zambie, de l’Érythrée et de la Somalie qui ont tous envoyé des messages de félicitations au président élu Donald Trump. (BBC)

Rwanda : Kagame ferme plus de 4 000 églises et mosquées en situation irrégulière

La loi est dure, mais c’est la loi, dit-on. Le gouvernement rwandais a décidé de fermer des églises en situation irrégulière dans le pays. Au total, plus de 4 000 églises et mosquées se sont vues interdire de fonctionner ces dernières semaines sur toute l’étendue du territoire rwandais, où le nombre de lieux de culte est en hausse, ont rapporté des médias locaux le lundi 5 août 2024. Le gouvernement rwandais a fermé de nombreuses petites églises pentecôtistes et mosquées. Au total, ce sont « 4 223 petites églises et mosquées » qui ont été fermées pour non-respect des règles. En cause : certains endroits n’étaient pas équipés d’extincteurs ni d’alarme incendie, alors que d’autres étaient construits illégalement dans des sous-sols ou encore trop près des rivières, selon les raisons avancées par l’agence gouvernementale en charge du dossier. Il a également été indiqué que certains lieux de culte étaient trop bruyants pendant les heures de prière et dérangeaient les voisins. Dans d’autres églises, les responsables n’avaient pas les qualifications requises, alors que la loi rwandaise exige que les officiants des cultes détiennent un diplôme universitaire en théologie. À en croire la source, ces nouvelles règles avaient été adoptées en 2018 dans le but de contrôler le nombre de lieux de culte que le président, Paul Kagame, jugeait trop élevé. À l’adoption de la loi, plus de 700 églises et mosquées avaient été fermées. Entre-temps, les autres avaient 5 ans pour se conformer aux nouvelles règles en la matière, ce que beaucoup ne sont pas parvenus à faire. Au Rwanda, comme dans plusieurs pays africains, le nombre de lieux de culte est astronomique. Presque chaque jour, des églises et mosquées sont créées par des gens s’autoproclamant visionnaires ou imams. Mais rares sont ceux qui ont subi des études appropriées pour s’occuper des affaires de Dieu et d’Allah. Le chômage et la recherche d’une vie facile poussent aujourd’hui des individus à ouvrir des lieux tout en promettant élévation et prospérité. Un penseur et philosophe allemand, Karl Marx, n’a-t-il pas dit que la religion est l’opium du peuple ? Pour certains économistes, le nombre élevé de lieux est un symptôme du sous-développement. Philippe Dephill Lipo