Marché financier : la RDC réalise avec succès sa toute première émission d’Eurobonds d’un montant de 1,25 milliard USD

La République démocratique du Congo (RDC) a franchi un cap majeur en réalisant avec succès sa toute première émission d’Eurobonds, marquant ainsi son entrée sur les marchés internationaux de capitaux. Une opération qui consacre une nouvelle dynamique économique du pays et renforce sa crédibilité auprès des investisseurs internationaux. D’un montant de 1,25 milliard USD, cette émission s’inscrit sous le leadership du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre, et a été conduite par le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi. Structurée en deux tranches de maturité de 5 et 10 ans, avec des rendements respectifs de 8,75 % et 9,00 %, l’opération a rencontré un vif succès auprès des investisseurs internationaux. Le livre d’ordres a dépassé 5,3 milliards USD, soit une sursouscription de plus de quatre fois le montant initialement recherché, traduisant un regain de confiance des marchés envers l’économie congolaise. Ce résultat est le fruit d’un travail acharné, d’une préparation rigoureuse et d’un engagement constant des équipes du ministère des Finances. En amont de l’opération, plusieurs roadshows ont été organisés dans les principales places financières internationales, notamment à Washington, New York, Londres et Paris, permettant de présenter les réformes engagées et de renforcer la confiance des investisseurs. Dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés, la RDC a su saisir une fenêtre d’opportunité favorable, en s’appuyant sur l’amélioration progressive de ses fondamentaux économiques. Les réformes engagées ont contribué à renforcer la stabilité macroéconomique, à améliorer la gouvernance et à consolider la discipline budgétaire. Les ressources mobilisées serviront principalement à financer des projets d’infrastructures structurants, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie, en cohérence avec les priorités du Plan national stratégique de développement 2024–2028. Ce succès s’inscrit également dans une stratégie globale de diversification des sources de financement, combinant financements concessionnels et recours aux marchés internationaux. Il ouvre la voie à un accès durable de la RDC aux marchés financiers internationaux et constitue un signal fort quant à l’attractivité du pays. Au-delà de la performance financière, cette opération marque une étape importante dans le positionnement de la RDC sur la scène économique internationale, en tant qu’économie réformatrice, crédible et tournée vers l’avenir. Bibiche Mungungu
Mines en RDC: Le « Congo n’est pas à vendre » interpelle la DFC américaine sur un projet controversé impliquant Glencore et Orion

Dans une lettre ouverte adressée à la Société américaine de financement du développement (DFC), la coalition d’organisations de la société civile congolaise, réunie au sein du mouvement « le Congo n’est pas à vendre » (CNPAV), exprime ses vives préoccupations concernant un projet d’investissement minier en République démocratique du Congo. Au cœur de cette interpellation figure l’intention du consortium Orion CMDC d’acquérir 40 % des actifs de Glencore en RDC, notamment dans les projets miniers de Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining, avec le soutien financier envisagé de la DFC. Le « Congo n’est pas à vendre » estime que cette opération comporte de graves risques de corruption et pourrait exposer l’institution américaine à des violations de la législation en vigueur. Le lien persistant avec Dan Gertler Dans sa correspondance, la CNPAV met en avant les relations historiques entre ces actifs miniers et l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, sanctionné en 2017 par le Trésor américain en vertu de la loi Magnitsky pour des faits de corruption liés à des transactions minières et pétrolières en RDC. A l’en croire, malgré ces sanctions, M. Gertler continuerait de percevoir des redevances (royalties) issues de KCC et de Mutanda, à travers des montages financiers qualifiés d’opaques. En outre, elle rappelle que les autorités américaines avaient déjà estimé que la RDC avait perdu plus de 1,3 milliard de dollars entre 2010 et 2012 à la suite de transactions minières entachées d’irrégularités, un montant que la coalition estime aujourd’hui supérieur à 2 milliards de dollars. Glencore et Orion sous le feu des critiques Cette correspondance évoque également le passé judiciaire de Glencore, multinationale anglo-suisse propriétaire de ces mines, condamnée à de lourdes amendes dans plusieurs pays pour des faits de corruption, notamment en lien avec ses activités en Afrique. Le « Congo n’est pas à vendre » souligne que l’entreprise aurait repris le paiement de certaines royalties malgré les sanctions américaines visant Dan Gertler, soulevant des interrogations sur sa conformité aux règles internationales. Par ailleurs, Orion Resource Partners est également citée pour des controverses liées à ses activités en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, où des filiales minières lui étant liées ont été accusées de fraude, de mauvaise gouvernance et d’atteintes socio-économiques, selon des enquêtes d’organisations de protection des lanceurs d’alerte. Face à ces éléments, la coalition « Congo n’est pas à vendre » appelle la DFC à faire preuve de prudence et de diligence renforcée. Elle lui demande notamment de conditionner toute participation financière au désengagement total de Dan Gertler des actifs miniers concernés, sans compensation, et de s’assurer que le projet ne bénéficie à aucun acteur impliqué dans des pratiques de corruption avérées ou présumées. Pour la société civile congolaise, l’enjeu dépasse une simple transaction économique : il s’agit de préserver les intérêts du peuple congolais et d’éviter que les ressources naturelles du pays ne continuent d’alimenter des circuits financiers controversés au détriment du développement national. Eldad B.
Doha : Kinshasa et l’AFC/M23 signent le mandat de la CIRGL pour renforcer le cessez-le-feu

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo et l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) ont franchi une nouvelle étape dans le processus de paix. Réunis à Doha, au Qatar, les deux parties ont signé, le 2 février 2026, le mandat issu de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), dans le cadre du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu. La signature est intervenue à l’issue d’une réunion organisée par l’État du Qatar, facilitateur des discussions. Elle s’inscrit dans la continuité de l’Accord-cadre de Doha pour la paix, conclu le 15 novembre 2025, et vise à consolider les engagements pris pour mettre fin aux hostilités dans l’est de la RDC. Selon le communiqué officiel, les deux parties ont réaffirmé leur attachement au respect strict du cessez-le-feu et leur volonté d’appliquer de bonne foi les dispositions convenues. L’objectif affiché est de garantir une mise en œuvre effective du mécanisme et de soutenir durablement le processus de stabilisation. La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs acteurs internationaux. Les États-Unis et l’Union africaine ont participé en qualité d’observateurs, tandis que la République togolaise, désignée médiateur par l’Union africaine, a pris part aux travaux aux côtés de la MONUSCO et de la CIRGL. Les discussions ont principalement porté sur l’évolution de la situation sécuritaire et les défis liés à l’opérationnalisation du mécanisme. Les participants ont souligné la nécessité de renforcer les dispositifs de suivi, de vérification et de partage d’informations. Dans ce cadre, une première mission de la MONUSCO sera déployée dans les prochains jours à Uvira afin de surveiller l’application du cessez-le-feu. Des canaux de communication ont également été établis pour faciliter la coordination entre les parties. Les signataires se sont enfin engagés à tenir des réunions régulières afin d’assurer l’efficacité du mécanisme et d’accompagner les prochaines étapes du processus de paix. La rédaction
Davos: Félix Tshisekedi plaide pour des partenariats gagnant-gagnant dans la chaîne de valeur minérale

En marge du Forum économique mondial de Davos ouvert le lundi 19 Janvier, la République démocratique du Congo était au centre des échanges lors du side-event consacré au « Partenariat stratégique sur les minerais et les investissements ». Les discussions ont porté sur la mise en place de partenariats miniers stratégiques capables d’attirer des investissements, de favoriser la transformation locale des ressources, de renforcer la gouvernance et la transparence, tout en positionnant la RDC comme un acteur majeur des chaînes de valeur mondiales. A cette occasion, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a mis en avant un changement de paradigme déjà engagé. A l’en croire, la RDC ne se limite plus au rôle réducteur de simple fournisseur de minerais bruts, mais entend désormais jouer un rôle structurant dans les chaînes de valeur minérale, grâce à une meilleure maîtrise de l’exploitation et de la commercialisation des minerais critiques, notamment le cobalt. « Il s’agit pour nous de garantir que les richesses de notre sous-sol profitent réellement à nos populations, soutiennent le développement durable de nos communautés locales et constituent un levier de transformation industrielle, créateur de valeur, de diversification des acteurs du secteur et de consolidation de notre économie nationale », a déclaré le Chef de l’État congolais. Par ailleurs, les échanges ont débouché sur trois engagements majeurs en faveur de la RDC : attirer des investissements dans un environnement sécurisé, renforcer la gouvernance et la traçabilité du secteur minier, et promouvoir la transformation locale des minerais. Se positionnant comme un « pays-solutions » pour l’Afrique et le reste du monde, la République démocratique du Congo se dit prête à s’inscrire dans une dynamique de coopération fondée sur des partenariats mutuellement bénéfiques, respectueux de la souveraineté des États et porteurs d’une prospérité partagée, afin de bâtir une chaîne de valeur minérale plus équitable, plus durable et résolument tournée vers l’avenir des générations futures. Eldad B
Renforcement des relations d’amitié et de coopération entre la RDC et la Serbie: Félix Tshisekedi séjourne à Belgrade

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé jeudi 27 novembre 2025 à Belgrade, capitale de la Serbie. Accompagné de son épouse, le Chef de l’État congolais y effectue une visite d’État de trois jours, à l’invitation de son homologue serbe, Aleksandar Vučić, a-t-on appris de source officielle. Et de préciser que cette visite intervient dans le prolongement de la rencontre entre les deux hommes d’État en marge de la 79ᵉ Assemblée générale des Nations unies, en septembre 2024 à New York. Au cours de cet événement, les deux dirigeants avaient exprimé leur volonté de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre Kinshasa et Belgrade. Quid de la Serbie D’une superficie de 88 361 km² avec une population estimée à 6,62 millions d’habitants (2023), sa capitale est Belgrade. La Serbie est un pays européen situé au sud-est de la péninsule des Balkans, comprenant des plaines au nord et des montagnes ainsi que des stations de ski au sud. L’économie de la Serbie est en croissance, tirée par la consommation et les investissements, bien que confrontée à des défis tels que l’inflation et le déficit commercial. L’agriculture et le secteur manufacturier, notamment l’automobile, constituent des piliers importants, tandis que des ressources naturelles comme le lithium offrent également des perspectives prometteuses. L’Union européenne est le principal partenaire commercial et investisseur du pays. Philippe Dephill Lipo
Marché des changes : la Banque Centrale du Congo met en garde contre les pratiques illégales des cambistes
Dans un communiqué rendu public lundi 13 ocrobre, la Banque Centrale du Congo (BCC) a adressé un avertissement public aux opérateurs du marché des changes, dénonçant les dérives constatées auprès de certains bureaux de change et cambistes manuels enregistrés. L’institution monétaire s’inquiète de la multiplication de pratiques jugées contraires à la réglementation, dans un contexte d’appréciation continue du franc congolais. Selon la BCC, ces pratiques se traduisent notamment par une disparité croissante des taux, un élargissement anormal du spread entre les cours acheteurs et vendeurs, ainsi que par l’affichage de taux spéculatifs et irréalistes, totalement déconnectés des taux indicatifs fixés par la Banque Centrale et du marché interbancaire. Ces comportements, rappelle l’institution, constituent une violation manifeste de l’instruction administrative n°007 (modifiée par la n°3) de 2023, portant réglementation de l’activité de change manuel en République Démocratique du Congo. Par ailleurs, la Banque Centrale rappelle que cette instruction interdit, entre autres, l’affichage public des taux de change à l’extérieur des bureaux. Elle exhorte dès lors les cambistes manuels à se conformer strictement aux dispositions en vigueur et à s’abstenir de toute manipulation susceptible de perturber le bon fonctionnement du marché des changes. Dans la foulée, la BCC annonce le déploiement renforcé de ses services de contrôle afin de vérifier sur le terrain le respect des règles établies. Ces opérations pourront conduire, le cas échéant, à des sanctions disciplinaires, incluant le retrait d’agrément pour les contrevenants. La Banque Centrale du Congo invite, en outre, le grand public à effectuer ses transactions de change exclusivement auprès des banques commerciales et bureaux agréés, dont la liste officielle est consultable sur le site Internet de l’institution : www.bcc.cd. El.B
Avec une économie debout, robuste et résiliente: Le ministre Doudou Fwamba en première ligne pour traduire la vision du Chef de l’État en discipline budgétaire

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, est déterminé à traduire la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en discipline budgétaire. L’argentier congolais a livré, lundi 29 septembre 2025 sur Top Congo FM, un bilan détaillé de l’état actuel des finances publiques et des réformes engagées pour stabiliser et transformer l’économie congolaise, qui, à l’heure actuelle, est debout, robuste et résiliente. À son arrivée au gouvernement en juin 2024, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, la situation était préoccupante : taux de change à 2 847 FC pour un dollar, inflation à 23,8 %, et dépréciation de la monnaie de 24 %. Cette instabilité était liée aux déséquilibres des finances publiques, accentués par les chocs extérieurs (guerres en Ukraine, au Moyen-Orient et insécurité à l’Est). Le gouvernement a alors adopté une politique économique de la demande, combinant rigueur et relance : investissements publics accrus et discipline budgétaire, en privilégiant la qualité des dépenses ; allègements fiscaux et baisses des droits de douane sur les produits de première nécessité ; coordination renforcée avec la Banque centrale pour stabiliser la monnaie. Résultats Après quinze mois, le franc congolais s’est maintenu autour de 2 850 FC/USD, et l’économie affiche une croissance robuste de 6,5 % en 2024, au-dessus des prévisions du FMI et de la moyenne régionale. Le ministre a rappelé que cette performance doit être traduite dans la vie quotidienne des Congolais, en travaillant désormais sur le structurel : renforcer l’offre intérieure, soutenir l’emploi et améliorer durablement le pouvoir d’achat, conformément au Pacte 2024-2028 du Chef de l’État, « Plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat ». Réformes et gouvernance Plusieurs réformes ont été engagées pour la stabilité et la transformation de l’économie congolaise, à savoir : Infrastructures et investissements Grâce à la réduction du train de vie des institutions, plus de 52 milliards de FC (15 millions USD) ont été réorientés vers la trésorerie, finançant de nombreux projets, notamment : Grandes infrastructures : modernisation de l’aéroport de Bunia, poursuite des travaux du Centre financier et de l’Arena de Kinshasa, avec exigence du respect de la légalité et de la souveraineté économique dans les partenariats. Perspectives Le ministre a affirmé que la mobilisation des 20,3 milliards USD prévus au budget 2026 est possible, sauf en cas de chocs extérieurs. Il a insisté sur la nécessité de maintenir la sobriété, de gérer avec transparence et de veiller à ce que chaque investissement bénéficie directement à la population. En conclusion, il a rappelé que « notre économie est debout, robuste et résiliente », mais que le véritable défi est désormais de transformer cette résilience en amélioration concrète des conditions de vie des Congolais. Bibiche Mungungu
Kinshasa : Baisse du taux de change, 1 dollar vaut 2 750 FC

Le taux de change connaît une baisse remarquable depuis ce week-end à Kinshasa, capitale de la RDC, où un dollar américain est passé de 2 850 FC à 2 750 FC. Plusieurs communes de Kinshasa ont également connu cette réduction significative du taux de change, tant auprès des cambistes que dans plusieurs bureaux de change. Par ailleurs, alors que la Banque Centrale du Congo (BCC) a affiché un taux indicatif de 2 766,2862 FC pour 1 dollar, le marché parallèle enregistre des valeurs nettement inférieures, oscillant entre 2 750 FC et 2 760 FC pour un dollar américain. Malgré cette baisse du taux de change dans certaines municipalités kinoises comme Ngaliema, Lingwala, Limete, Bandalungwa, pour ne citer que celles-là, certaines communes maintiennent des taux légèrement différents, reflétant la complexité du marché des changes congolais. Dans ce même élan, le taux d’achat a également été réduit : un dollar s’achète actuellement à 2 850 FC au lieu de 2 950 FC. De la parole à l’acte, cette baisse du taux de change à travers la capitale congolaise est le fruit du travail acharné de la Première ministre, déterminée à réduire la pression sur le taux de change. Le souhait de nombreux Kinois est que la Vice-Primature en charge de l’Économie nationale prenne le taureau par les cornes afin que cette réduction du taux de change ait un impact positif sur les prix des produits et services de première nécessité, dans le cadre de la lutte contre la vie chère qui pèse sur les Congolais lambda. Ance Tony
Projet PAAF dans 10 provinces de la République Démocratique du Congo: Un webinaire pour façonner et optimiser le futurde l’appel d’offre international

Le Projet PAAF, Projet d’apprentissage et d’autonomisation des Filles, a organisé mardi 26 août 2025 au Silikin village, situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa, un webinaire au cours duquel ses responsables ont eu à fournir aux participants un aperçu clair dudit projet, l’acquisition envisagée des matériels devant servir à sa mise effective dans les milieux de sa réalisation. Pendant plus de deux heures, les organisateurs et les participants ont eu à échanger dans une atmosphère de compréhension mutuelle sur les informations utiles de manière à façonner et optimiser le futur appel d’offre international pour la fourniture et installation des matériels didactiques. Après avoir suivi des explications luminaires sur ce projet par M. Yannick Dumbi, les participants qui sont d’éventuels fournisseurs, ont été appelés à partager leur expertise en présentant brièvement leurs expériences antérieures sur des projets similaires, plus particulièrement soit en Afrique, soit dans des contextes à fortes contraintes logistiques. les discutions avaient également tourner autour des options techniques, des approches de déploiement et des services de support que leurs entreprises respectives pourraient offrir en lien avec le projet PAAF. A travers leurs commentaires qui étaient largement constructifs, les participants ont, non seulement posé des questions, mais aussi des points d’amélioration dans les attentes et spécifications préliminaires du projet tout en suggérant des alternatives Si certaines ont été en public, la majorité des participants ont opté pour une communication privée, question de ne pas dévoiler leurs stratégies personnelles des affaires. Quoi qu’il en soit, cet événement d’engagement précoce du Marché a permis au PAAF d’obtenir suffisamment des retours des experts du marché pour s’assurer que les matériels sollicités seraient adaptés aux besoins éducatifs en Rdc, mais aussi techniquement réalisables, durables et au meilleur rapport qualité-prix. D’éventuels fournisseurs ont aussi évoqué la problématique autour du volume important de ces équipements, aux contraintes logistiques et aux exigences de support technique dans le contexte de la République Démocratique du Congo. Après ce webinaire, l’organisation a promis d’analyser objectivement toutes les informations qui seront mises à sa disposition par les participants dans le but de monter une stratégie propre d’approvisionnement des matériels à acquérir. Et de rassurer à leurs partenaires du jour que leurs informations partagées à l’occasion de ladite rencontre seront examinées sans favoriser les uns et écarter les autres. La rédaction du document d’appel d’offre international sera claire, juste, concurrentiel et attractif pour les fournisseurs qualifiés tout en répondant au mieux aux objectifs du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des Filles, avait insisté l’organisation. Présents lors de cette séance, le partenaire du projet, à savoir la Banque mondiale, a, à travers ses experts dans le domaine de passation des marchés publics, donner des informations et consignes quant à l’élaboration d’un dossier d’appel d’offre international qui consiste pour le cas d’espèce à la fourniture et l’installation de deux lots : Quid du PAAF ? Placé sous la responsabilité du ministère de l’Education Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, le projet d’Apprevissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) a pour objectif améliorer et de rendre sûres et équitables les conditions d’accès aux études, en particulier pour les filles. Autant pour les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans les établissements publics d’enseignement secondaire. Il sera réalisable dans 10 provinces de la Rdc dont 5 sont les principales. Pour atteindre ses assignations, la PAAF comporte 4 composantes principales : Amélioration de l’accès à des écoles de qualité et adaptées aux filles, Amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage pour tous, Gestion, suivi et évaluation du projet et l’intervention d’urgence contingente. Dans les 5 provinces principales que sont le Kasaï oriental, le Kasaï central, le Kasaï, le Sud Kivu et l’ituri, le PAAF prévoit d’installer, et ce, en deux phases : des Smart Labs ( 128 puis 260) et fournir des équipements informatiques pour les classes numériques à environs 5700 écoles publiques. En outre, le projet prévoit la mise en place de 5 centres d’excellence au sein des Instituts supérieurs Pédagogiques pour la formation numérique des enseignants. Le PAAF dotera également les réseaux d’écoles de proximité d’environs 17. 824 ordinateurs convertibles en tablettes comme soutien au développement professionnel continu des enseignants du secondaire et à l’amélioration de l’observation en classe avec l’outil Teach. Philippe Dephill Lipo
Célébration de la Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme 2025 : Corbetta Rdc clôture en beauté ses activités médico-sociales

La journée internationale de sensibilisation à l’albinisme pour cette année 2025 a été célébrée en République Démocratique du Congo avec faste par différentes organisations de la société représentantes des personnes atteintes. Tel est le cas de Corbetta Rdc, une organisation non gouvernementale créée par le Docteur Gaylord lnena wa lnena, qui, à travers ses représentations dans certaines villes du pays, s’etaient illustrés par des actions médicales, sociales et humanitaires au bénéfice des Congolaises et Congolais porteurs de l’albinisme. A Kisangani, Kinshasa et dans le Grand Kasaï, Corbetta avait organisé des séances de campagnes de consultations dermatologiques gratuites. Une activité qui le particularise exclusivement en sur l’ensemble du territoire national congolais depuis son existence. Au total, plus ou moins 1.000 personnes atteintes d’albinisme s’étaient fait consultés par une équipe médicale et sociale dévouée pour la cause de l’albinisme en Rdc. A cela s’etaient ajouté la remise à titre gratuite des crèmes solaires adaptées à une peau sans mélanine qu’est celle des personnes atteintes d’albinisme. Une donation de haute facture émanant d’un partenaire espagnol : Beyond suncare. Lors de la célébration de cette JISA 2025, Corbetta Rdc avait eu à dresser son bilan annuel et à faire des perspectives dans sa lutte contre le cancer de la peau en République Démocratique du Congo, un milieu ensoleillé où ce mal fatal se trouve être la cause principale de mortalité chez les patients sujets. Satisfecit du Docteur Gaylord lnena Se trouvant à l’étrange lors de cette célébration de la journée internationale de sensibilisation de cette année, Docteur Gaylord lnena wa lnena, en répondant via le virtuel aux questions de la Référence plus, a exprimé sa satisfaction de la manière dont cette célébration s’était déroulée sur l’ensemble du pays. Dans une attitude positive, Gaylord lnena a loué les efforts que chaque structure associative des personnes atteintes d’albinisme de la République Démocratique du Congo est en train de déployer avec des moyens de bord pour l’amélioration des conditions sociales et sanitaires des hommes, femmes et enfants atteints d’albinisme, chacune dans le domaine où elle semble exceller. Parlant particulièrement de son Corbetta, le docteur inena a loué le dévouement de ses équipes, celui de rendre un service gratuit, à la limite de ses possibilités, aux patients atteints d’albinisme en quête de santé. Ce médecin, devenu une référence médicale dans la lutte contre le cancer de la peau chez les personnes atteintes d’albinisme en Rdc, croit dur comme le fer que, petit à petit, le cancer de la peau ne serait plus une fatalité pour les personnes naissant avec l’albinisme. Pour y parvenir, le docteur inena wa lnena ne cesse d’insister pour que les personnes atteintes d’albinisme continuent de respecter tous les consignes relatifs à la photoprotection à travers la protection vestimentaire et l’application correcte des crèmes solaires adaptées à leur peau. Le docteur inena invite toutes les personnes atteintes d’albinisme, quel que soit l’état de leur peau à se faire dépister dans les meilleurs délais, et de ne pas attendre l’avènement éventuel des lésions cancéreuses ou même précancéreuses dont la prise en charge médicale pourrait parfois s’avérer difficile. Du thème annuel de la JISA 2025 Le docteur Gaylord lnena wa lnena estime que le thème annuel relative à la célébration de la journée internationale de sensibilisation à l’albinisme pour cette année 2025 est plus pertinent. Un thème qui doit pousser les décideurs politiques du monde entier à œuvrer d’un cœur ouvert et sincères pour permette aux populations de leurs pays qui sont atteintes d’albinisme de mener une vie heureuse avec leur condition humaine. Auprès d’eux, les personnes atteintes d’albinisme doivent revendiquer leur droits le plus légitime, celui de leur accorder tous les moyens possibles de manière à leur permettre de préserver leurs vies de tout ce qui est susceptible de nuire à leurs vies. Pour le docteur inena, la préservation des vies des personnes atteintes d’albinisme passe aussi par leur propre implication, notamment le respect strict de toutes les indications médicales. Étendre l’action Le docteur Gaylord lnena s’est dit disposer à étendre l’action médico sociale de Corbetta dans plusieurs autres provinces du pays. C’est ainsi qu’il en appelle aux autorités tant au niveau national que provinciale de faciliter l’accès des nécessiteux aux soins appropriés dont la peau a besoin. Et d’indiquer que Corbetta Rdc est pour le moment la seule organisation des personnes atteintes d’albinisme en République Démocratique du Congo disposant d’un corps médical et d’un petit personnel d’appoint qui s’est donné comme mission d’aider les personnes atteintes d’albinisme sur le plan sanitaire. C’est ainsi qu’il voudrait voir le gouvernement de la République construire des centre de recherche sur l’albinisme, des soins aux personnes atteintes et d’une unité locale de production des crèmes solaires adaptées à une peau albinos. Pour clore ses propos, inena wa lnena a fait savoir que si la JISA est certes célébrée annuellement à une date symbolique du 13 juin, la sensibilisation à l’albinisme et les soins à apporter aux personnes concernées est une affaire de tous les jours. C’est ainsi que Corbetta Rdc continue de travailler inlassablement : ses services médicaux consistant à la consultation, à la chirurgie, à la cryothérapie, et des choses semblables continuent comme à l’accoutumée Philippe Dephill Lipo