JMP: Urgence d’action et de partenariat contre le paludisme pour une RDC sans malaria

La commémoration de la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme (JMP), le 25 avril 2026 à Kinshasa, a marqué un tournant décisif dans la riposte nationale sous le thème : « Motivés pour mettre fin au paludisme ». Porté par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), cet événement a réuni une coalition stratégique incluant le projet EpiC (financé par le Département d’État américain et mis en œuvre par FHI 360), l’OMS, le Fonds Mondial, SANRU et Jhpiego. Cette synergie entre experts et partenaires internationaux souligne la volonté commune d’intensifier les efforts pour éradiquer une maladie qui demeure un défi majeur de santé publique en République Démocratique du Congo. La JMP n’est pas qu’une simple date symbolique ; elle rappelle la gravité d’une menace qui continue de faucher des milliers de vies. Avec environ 180 000 décès annuels enregistrés récemment, le paludisme reste un prédateur silencieux qui freine le développement socio-économique du pays. Chaque minute perdue dans le recours à des traitements inadaptés ou à la médecine traditionnelle non contrôlée aggrave les risques de complications mortelles, particulièrement chez les jeunes enfants et les femmes enceintes. L’heure n’est plus à la négligence, car les conséquences humaines et sociales de cette endémie sont dévastatrices pour nos familles. Face à ce péril, l’interpellation des communautés est au cœur de la stratégie de changement. L’assainissement de nos milieux de vie et la destruction des gîtes larvaires sont les premiers boucliers contre la prolifération des moustiques. Au-delà des innovations médicales comme le vaccin R21, la responsabilité citoyenne est le moteur indispensable de la victoire. Ignorer les mesures d’hygiène ou délaisser les méthodes de prévention éprouvées revient à laisser la porte ouverte à une maladie évitable, dont le coût en vies humaines est inacceptable pour la nation. Pour briser définitivement le cycle de transmission, l’appel au changement de comportement doit se traduire par des actes concrets au sein de chaque foyer. L’usage systématique et correct de la moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) demeure le rempart le plus efficace pour protéger ceux que nous aimons. En clôturant cette journée par une remise de kits de protection, les autorités sanitaires ont rappelé que chaque Congolais est un acteur de cette lutte. Ensemble, en adoptant ces réflexes de survie, nous avons désormais le pouvoir et le devoir de transformer l’espoir d’une RDC sans paludisme en une réalité tangible. Eldad B.
Tshopo: Un grand laboratoire de santé publique construit à Kisangani

Un grand laboratoire régional de santé publique vient d’être construit à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, plus précisément dans la commune de Mangobo, sur la route menant vers la Sotexki. Une grande avancée pour renforcer le diagnostic et la lutte contre les maladies dans tout l’Est de la République démocratique du Congo. Ce projet de grande envergure vise à renforcer les capacités de diagnostic et de surveillance épidémiologique dans la région. Le laboratoire couvrira un vaste territoire comprenant l’ex-Province Orientale, le Maniema, ainsi que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Grâce à cette infrastructure moderne, le chef-lieu de la plus grande province de la République démocratique du Congo s’affirme davantage comme un pôle stratégique en matière de santé publique et de lutte contre les maladies dans la partie Est du pays. Philippe Dephill Lipo
Éradication des maladies tropicales négligées en RDC : Le PNLMTN bénéficie de l’accompagnement de la « CIELS » et ses partenaires

C’est une grande satisfaction pour le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMTN). La Coalition interentreprises de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme et les autres pathologies liées au monde du travail (CIELS) a accepté de l’accompagner avec ses partenaires dans la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN) à travers le pays. « La CIELS, au début de l’année, élabore un programme d’activités avec les entreprises. Comme nous avons des réunions mensuelles chaque année, chaque mois, nous élaborons la liste des entreprises qui doivent nous recevoir chaque dernier jeudi du mois. Aujourd’hui, c’était le tour de la DGRAD qui devait nous recevoir. C’est pour ça que vous avez vu tous les points focaux des différentes entreprises ont répondu présent à l’invitation que nous leur avons lancée. Mais la particularité de cette réunion, bien que nous avions parlé de la DGRAD, son plan d’actions pour l’année 2025 et 2026, nous avons aussi invité le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées. Parce que la fois passée, ils sont passés me voir pour essayer de voir comment est-ce que nous pouvions travailler ensemble. Et vous avez vu que, quand ils ont fait leur présentation, ce qu’on entend par maladies tropicales négligées, en tout cas, tout le monde était vraiment émerveillé de voir que ces maladies que nous vivons, que nous connaissons, à travers la cité, mais qui ne sont pas prises en charge. Donc, avec la présentation du Programme, l’espoir renaît et toutes ces maladies que nous rencontrons à gauche et à droite dans nos familles, appelées communément maladies tropicales négligées, peuvent trouver des solutions. C’est une collaboration qui vient de naître. Nous allons nous mettre ensemble pour accompagner le Programme afin que nous puissions travailler de commun afin de booster un peu la prise en charge de ces différentes pathologies (…) », a laissé entendre Maximilien Nkiesielo, secrétaire général de la CIELS, à l’issue d’une réunion mensuelle organisée avec les points focaux des entreprises membres de sa structure, le jeudi 30 octobre 2025 à Kinshasa. Ce partenariat local est conclu dans un contexte où le PNLMTN fait face au manque des moyens du fait de la réduction des ressources provenant des partenaires extérieurs, a expliqué le directeur du PNLMTN-Chimiothérapie préventive (CTP), signalant que cette collaboration avec la CIELS s’inscrit dans le cadre de la poursuite des démarches concernant la mobilisation des ressources au niveau interne. « Ceci n’est que la continuité des actions que nous avons démarrées dans le cadre de la mobilisation des ressources locales. Nous sommes dans une situation telle que les ressources venant de l’extérieur sont en train de diminuer et nous devons, pour ne pas arrêter la lutte, mobiliser les ressources localement pour continuer les interventions jusqu’à l’élimination de toutes ces maladies tropicales négligées. C’est pour ça que nous nous sommes rapprochés de la CIELS (…) la CIELS a accepté de nous accompagner effectivement dans ce processus de mobilisation des ressources locales », a déclaré le docteur Jean-Paul Tambwe. Invité à prendre la parole au cours de cette réunion, ce dernier a expliqué à l’assistance les types de MTN, en montrant les différentes actions menées jusqu’ici par le PNLMTN. Accompagnant le PNLMTN dans la lutte contre les MTN depuis près de 20 ans, l’organisation UFAR qui travaille avec des partenaires tels que The End Fund, Sightsavers, Give Well et tant d’autres, était également présente à cette réunion. Son représentant en RDC, le docteur Vincent Kamwasha, a plaidé pour la prise en compte par les entreprises membres de la CIELS, des MTN dans leurs plans d’actions dans le secteur de la santé. « Nous avions trouvé mieux de nous associer à cette réunion pour faire connaître les maladies tropicales négligées et faire connaître UFAR, qui est une structure qui, présentement, a déjà fait 20 ans d’expertise aux côtés du ministère de la Santé dans la lutte contre les maladies tropicales négligées. Les attentes de UFAR au monde du travail, c’est que dans leurs plans d’activités dans le secteur, que les maladies tropicales négligées soient prises en compte, d’ailleurs au départ dans la planification ; Que le monde du travail intervienne dans la sensibilisation et aussi la prévention, la prise en charge des cas », a-t-il lancé. La CIELS a fait également participer des ONG « communautaires » qui interviennent dans le secteur de la santé à cette réunion. Celles-ci ont manifesté surtout leur intérêt pour la sensibilisation des dépendants des entreprises membres de la CIELS quant à la lutte contre toutes ces pathologies. « Nous travaillons pour la santé des adolescents et des jeunes, la prise en charge des jeunes mères ainsi que leur intégration sociale. Et par rapport aux activités d’aujourd’hui, nous sommes aussi dans la lutte des IST et VIH, ainsi que la promotion des droits de santé sexuelle et réproductive, nous souhaitons que plusieurs organisations, plusieurs sociétés puissent toujours nous associer dans la mise en œuvre de nos actions. Je cite par exemple, nous avons vu ici la DGRAD qui est plus accès sur les agents. Alors que nous savons que les agents ont leurs dépendants directs qui sont les conjoints ainsi que les enfants, leurs membres de famille. La sensibilisation se mène au travail juste avec les agents. Mais nous, en tant que communautaire, nous pouvons les accompagner pour sensibiliser aussi leurs dépendants directs », s’est exprimée le docteur Isabelle Ngomba, la coordonnatrice générale du Fonds uni pour la promotion des droits des jeunes et de la femme. La RDC se trouve aujourd’hui parmi les pays les plus touchés par les MTN. Ces pathologies affectent presque toutes les 26 provinces. Fabrice Lukamba
RDC – Lutte contre les maladies tropicales négligées : Le PNLMTN fait appel aux partenaires locaux

En RDC, le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMTN), ainsi que ses partenaires, mènent le plaidoyer auprès des différentes institutions et entreprises au niveau du pays, afin d’obtenir d’elles un appui dans le cadre de la lutte contre ces pathologies. Cet appui sollicité au niveau local fait suite notamment à la réduction des financements extérieurs depuis un certain temps. La situation met en difficulté le PNLMTN à réaliser des activités liées à l’éradication des maladies tropicales négligées (MTN). La première rencontre de ce plaidoyer a eu lieu le mardi 14 octobre 2025 avec la Coalition inter-entreprise de lutte contre le VIH/SIDA, tuberculose, paludisme et autres pathologies liées au monde du travail (CIELS) et la société brassicole BRALIMA. Selon le directeur du PNLMTN – Chimiothérapie préventive (CTP), le docteur Jean-Paul Tambwe, les institutions et sociétés identifiées dans le pays sont considérées comme des potentiels bailleurs de fonds. Il est prévu d’autres rencontres avec d’autres structures, a-t-il fait savoir. « Ces structures ont été identifiées comme des potentiels bailleurs, des potentiels donateurs. Et profitant de la présence de nos experts, il a fallu qu’il y ait déjà ce premier contact. Nous allons continuer encore avec ces partenaires », a-t-il indiqué, avant d’ajouter : « le constat qui a été fait dans la lutte contre les maladies tropicales négligées, ce n’est pas seulement dans notre pays, mais c’est un peu dans beaucoup d’autres pays africains. C’est que les financements de cette lutte, ce sont des financements qui viennent surtout de l’extérieur, et que ces financements qui viennent de l’extérieur sont en train de diminuer. Il n’y en a plus assez. Et c’est comme ça que les différents bailleurs recommandent la mobilisation des ressources locales pour continuer la lutte contre ces maladies jusqu’à leur élimination ». Appuyant les entreprises dans la lutte contre les différentes pathologies, la CIELS a réagi de manière positive à l’appel à l’appui lui lancé par le PNLMTN et ses partenaires. « L’accompagnement se fera d’abord par faire connaître cette maladie. Parce que d’autres ont cette maladie, ils en souffrent, mais ils ne connaissent pas que c’est parmi les maladies tropicales négligées. Et avec l’appui du Programme, nous allons faire en sorte que nous puissions vulgariser ce que l’on entend par maladies tropicales négligées. Et aussi, comme nous sommes dans la prévention et dans la prise en charge, nous allons aussi, avec les entreprises qui ont des structures médicales, former le corps médical », a déclaré Maximilien Kisolo, acceptant de s’exprimer devant la presse. Le renforcement des capacités comme stratégie d’une mobilisation des ressources locales réussie La mobilisation des ressources locales a été précédée par un atelier de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans ce travail. L’objectif est d’en obtenir les résultats escomptés. Cet atelier a été animé le lundi 13 octobre dernier par deux expertes de l’organisation THE END FUND, qui lutte également contre les MTN. L’une était venue du Nigeria et l’autre du Kenya. « La lutte contre les maladies tropicales négligées est en train de souffrir par rapport à certains financements. D’où la tenue de cet atelier qui regroupe le Programme national, ainsi que les partenaires comme UFAR et CBM, pour apprendre des outils, comment faire cette approche, avec les expériences de nos collègues venues du Kenya et du Nigeria », a expliqué le docteur Dominique Badibanga, consultant à THE END FUND en RDC. Cet atelier a connu aussi la participation de UFAR, une organisation non gouvernementale appuyant le ministère de la Santé de la RDC dans la lutte contre les MTN. « Pour ne pas subir les conséquences, il fallait déjà commencer à préparer le Programme [NDLR, PNLMTN] à être résilient par rapport à cette situation. C’est pour cela qu’on a mobilisé quelques moyens en appelant nos bailleurs, END FUND, qui a mobilisé une équipe pour venir travailler avec le pays pour renforcer les capacités. C’était quand même un préalable pour voir comment il faut arriver à mobiliser les fonds », a laissé entendre le docteur Vincent Kamwasha, représentant pays UFAR-RDC. Selon nos informations, près de 80% de la population congolaise serait affectée par les MTN. Fabrice Lukamba
RDC : Le pays doté d’un cadre normatif pour la prise en charge de la bilharziose génitale féminine
En RDC, la bilharziose génitale féminine peut désormais être traitée sans difficulté. Des normes et directives concernant sa prise en charge viennent d’être mises en place. Élaborées par le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMTN), au cours d’un atelier à Kinshasa, celles-ci ont été présentées ce samedi 06 septembre 2025 à la presse. Invité à clôturer cet atelier, le secrétaire général à la Santé a salué ce travail qui vient d’être fait par le PNLMTN, affirmant que la bilharziose est un vrai problème de santé publique. Le docteur Sylvain Yuma a poursuivi, en déclarant que l’élaboration de ces normes et directives s’inscrit dans le cadre des priorités actuelles du gouvernement de la République. « Cet atelier était d’une importance capitale parce que la bilharziose, c’est un vrai problème de santé publique, même si elle est traitée comme une maladie tropicale négligée. Alors là, il a été observé qu’il y avait des gaps par rapport aux normes et directives pour la prise en charge de la bilharziose génitale chez la femme. C’est pour cette raison que la direction du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées a pensé très rapidement se rattraper en organisant cet atelier d’élaboration et validation des normes et directives pour la prise en charge de ces lésions-là. Et donc ici, je pense que ça s’inscrit très rapidement dans les priorités actuelles du pays », a-t-il laissé entendre. Il a ainsi promis d’accompagner le PNLMTN dans les actions relatives à la prise en charge des maladies tropicales négligées, dont la bilharziose. « J’ai promis au programme de les accompagner, non seulement en termes de leadership pour être avec eux dans les orientations stratégiques, mais aussi en termes de la mise à disponibilité des médicaments et autres entrants de prise en charge », a pris cet engagement, le secrétaire général à la Santé. Présentant lesdites normes et directives, le directeur national du PNLMTN, le docteur Jean-Paul Tambwe, a indiqué que « les objectifs étaient d’harmoniser les pratiques cliniques en termes de diagnostic de traitement et suivi, d’étendre la chimiothérapie préventive aux groupes à risque, d’assurer la prévention via le wash, l’éducation et la communication aux communautés, de renforcer les liens entre le programme MTN et la santé sexuelle reproductive et de promouvoir les droits humains et ainsi réduire la stigmatisation ». Ce travail a été réalisé grâce à un appui technique et financier de UFAR-RDC. Son représentant pays, le docteur Vincent Kamwasha, a fait un plaidoyer pour la mobilisation des ressources nécessaires en faveur de la santé de la population congolaise. Il a parlé de l’adoption par le gouvernement des ces normes et leur intégration dans le système de santé, le financement pour une meilleure lutte contre la maladie, ainsi que le renforcement des capacités du personnel de la santé. À ce jour, près de vingt-six (26) millions de personnes sont affectées par la bilharziose dans toutes les 26 provinces, d’après le PNLMTN. Il y a eu, au cours de la même journée, la validation de la charte de collaboration entre le club des journalistes pour la lutte contre les maladies tropicales négligées et UFAR-RDC.
Choléra à Matadi: 14 cas confirmés en une semaine
L’épidémie de choléra progresse dans la zone de santé de Matadi, province du Kongo-Central, avec 14 nouveaux cas confirmés entre le 12 et le 19 août 2025. Le Dr Christian Kuzoma, médecin-chef de la zone de santé, a tiré la sonnette d’alarme mardi 19 août face à cette situation préoccupante. Parmi les nouveaux cas, une femme enceinte de 34 semaines a été transférée au Centre de traitement du choléra (CTC) situé à l’entrée de l’hôpital provincial de Kinkanda. Malheureusement, elle a perdu son bébé au cours de l’accouchement en raison de complications liées au choléra. Le Dr Kuzoma a appelé les autorités provinciales à mobiliser en urgence des ressources afin d’assurer un ravitaillement rapide en médicaments et en intrants essentiels, soulignant que la prise en charge de l’épidémie devient de plus en plus difficile. Netic-RDC
Université de Kisangani : Portrait de la Faculté de médecine et de Pharmacie

La faculté de médecine est l’une des meilleures de l’Université de Kisangani, elle est également parmi les trois meilleures facultés de médecine de la République Démocratique du Congo Historique La Faculté de Médecine a vu le jour en 1983 alors que l’université de Kisangani venait d’obtenir son autonomie. Bien avant, les enseignements de Médecine étaient étaient déjà dispensés à Kisangani depuis 1964 du temps de l’université Libre du Congo (ULC). Avec la réforme intervenue en 1971, l’université libre du Congo était réduit , comme ce fut également le cas de l’université Livanium ( actuelle université de Kinshasa) et de l’université officielle du Congo ( université de Lubumbashi)en un campus universitaire appartenant à une seule institution : l’Université Nationale du Zaïre (UNAZA) Le désormais campus de Kisangani comptait alors 3 facultés (Psychologie et Pédagogie, Sciences, et Agronomie), un institut (gestion du personnel et organisation du travail) et les Cliniques Universitaires. La Faculté de Médecine ayant été transférée au campus de Kinshasa. Néanmoins, à cause de ses cliniques universitaires, le campus de Kisangani organisait le cycle de spécialisation en Médecine et le stage professionnel pour les finalistes en médecine en provenance de campus de Kinshasa. Aux termes de l’ordonnance loi N° 81-144 du 03 octobre 1981, le Campus de Kisangani fut érigé en un établissement public dénommé Université de Kisangani. La nouvelle Faculté de Médecine a alors accueilli ses premiers étudiants en premier graduat en Sciences Biomédicales à l’année académique 1983-1984. De la formation des médecins généralistes, s’est ajoutée celle des spécialistes, enfin celle d’agrégation en Médecine. Avec le développement et le rayonnement de cette faculté, se sont également développés les département de sciences pharmaceutique, de santé publique et de Nutrition humaine. Dès lors, la faculté est dénommée Faculté de Médecine et de Pharmacie. La Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) de l’Université de Kisangani (UNIKIS) est une des 3 grandes et meilleures Facultés de Médecine du pays (RDC), et la Faculté mère de la région Nord-Est. C’est une faculté accueillante dispensant des formations adaptées au besoin de la société. C’est ainsi qu’elle ne cesse de s’ouvrir à de nouveaux domaines et filières pour répondre activement aux besoins de formation, de recherche et des soins, tout en maintenant avec force ses valeurs. La formation qu’elle dispense : Médecine, de Sciences pharmaceutiques, de Santé Publique, et de Nutrition humaine ouvre la voie à de nombreuses carrières professionnelles. Mission La Faculté de médecine de l’Université de Kisangani se veut une institution d’excellence dans la formation des médecins et d’autres professionnels de la santé, dans la recherche clinique et un service médical répondant aux besoins de santé de RDC et ses voisins dans la région d’Afrique australe et du Grand Lac. Elle poursuit 3 missions specifiques: Former les cadres universitaires dans les différents domaines des sciences de la santé en dispensant une formation médicale de base aux futurs médecins et acteurs de lasanté conformément aux standards internationaux de qualité contribuer à l’évolution de la science par des recherches fondamentales et appliquées en Médecine, en Sciences pharmaceutiques et en Sciences de la nutrition humaine.Prendre en charge les problèmes sanitaires majeurs et organiser les soins de qualité du niveau tertiaire. Vision La faculté de médecine de l’Université de Kisangani est une Institution publique engagée à améliorer la santé de la nation La faculté de médecine de l’Université de Kisangani est parmi les 17 facultés accréditées par le comité national de l’ordre des médecins de la République Démocratique du Congo université. Son accréditation atteste de la qualité des enseignements qui y sont dispensés dans les conditions voulues par les normes académique et scientifiques. Elle est donc la seule faculté de la province de la Tshopo autorisée à organiser des enseignements de médecine. Une fierté pour la plus grande province de la République Démocratique du Congo. Philippe Dephill Lipo
Haut-Katanga: Le CHTT-CNSS sauve la vie d’Alex Penga Kuna âgé de 4 ans blessé parballe à la tête
Finis le transfert hors de nos frontières des cas de malades compliqués. Un rêve devenu une réalité. La République Démocratique du Congo à travers la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a désormais un Centre Hospitalier Tshisekedi Tshilombo (CHTT-CNSS), une infrastructure de santé moderne et innovante située à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga. Il a été conçu pour répondre aux besoins médicaux de la population en République Démocratique du Congo et en Afrique. C’est l’un des établissements médicaux les plus grands et les mieux équipés d’Afrique centrale. Alex Penga Kuna, un petit garçon âgé de 4 ans , qui plus d’un mois avait reçu une balle dans la tête a été sauvé de justesse. Apres avoir suivi des soins appropriés aux Cliniques Universitaires de Kinshasa ensuite à l’Hôpital Militaire Lieutenant Colonel Kokolo, l’enfant a vu sa vie étre sauvée grâce au Centre hospitalier Tshisekedi Tshilombo construit par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale que dirige Charles Mudiay Kadima, Directeur Général de cette grande institution du pays. Ce centre hospitalier nouvellement construit avec des normes éthiques à pu extraire une balle logée dans le crâne de ce garçon. Sur place, des examens ont été faits pour localiser avec précision où la balle était logée. Dans le bloc opératoire, les chirurgiens, tous congolais dirigés par un docteur neuro-chirurgien de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, ont utilisé des techniques très avancées avec du matériel de haute facture. Après avoir accédé la zone touchée en veillant scrupuleusement à la protection des zones sensibles du cerveau, Alex Penga Kuna s’en est sorti avec succès. Le Directeur de la Prevention et Action Sanitaire et Sociale à la CNSS, Dr Ephreum Mataboro s’exprime.: » Dans le cadre de la campagne gratuite médical de chirurgie lancée à Lubumbashi, nous avons opéré un enfant de 4 ans qui avait reçu une balle perdue à la tête. Il a été reçu aux Cliniques Universitaires de Kinshasa où il a été recommandé à l’étranger pour se faire soigner. Cet hôpital a été inauguré par le Chef de l’État, le Président de la République le 17 avril de cette année en cours en présence des autorités gouvernementales où le ministre de la Santé Publique et de la Prevoyance Sociale a marqué de sa présence personnelle et qui connaît très bien le plateau technique du centre hospitalier. La plupart de matériels et équipements qui sont dans cet hôpital ont été commandés sur son instruction. La particularité de cet hôpital tertiaire est sa dotation d’un plateau technique qui nous permet de prendre en charge des pathologies compliquées. Parmî les équipements que possede l’hôpital nous commençons d’abord par : la neuro- navigation dans le département de neuro-chirurgie car vous avez vecu les réalités. Et ce, en réponse à la demande du Chef de l’État, qui s’est engagé dans la réduction au maximum possible des évacuations sanitaires à l’étranger. C’est une prouesse que ce centre hospitalier a pu réaliser en RDC. Rappelons que la mission première de CHTT-CNSS est d’offrir à la population des soins de santé accessibles, sûrs et de haute qualité, en mettant l’accent sur la prévention, la prise en charge médicale efficace et l’accompagnement humain. Le centre s’engage à servir avec professionnalisme et compassion, tout en respectant les standards nationaux et internationaux de santé. CHTT-CNSS a pour vision de devenir un centre hospitalier de référence en République Démocratique du Congo et dans la région, reconnu pour l’excellence de ses soins, son innovation médicale, sa gestion rigoureuse et sa contribution active à l’amélioration du bien-être social à travers un système de santé durable. Bibiche Mungungu
RDC : les avocats de Constant Mutamba réclament l’annulation du procès pour vice de procédure

Le procès de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice, a été brièvement suspendu mercredi à la Cour de cassation. En cause : ses avocats demandent l’annulation pure et simple de la procédure, estimant que les règles de droit n’ont pas été respectées. Dès l’ouverture de l’audience, la défense a soulevé une série d’exceptions. Selon elle, la citation à comparaître aurait été lancée de manière irrégulière. En cause : l’initiative aurait été prise par le greffier en chef, une autorité considérée comme non compétente dans ce type d’affaire. « Notre client bénéficie d’un privilège de juridiction. Seul le ministère public pouvait engager ces poursuites, conformément aux articles 54, 56 et 76 du Code de procédure pénale », ont plaidé les avocats. Ils estiment que la procédure a été lancée sans base légale, et que cela justifie son annulation immédiate. Autre point soulevé : le dossier aurait dû passer par un vote préalable de l’Assemblée nationale avant de parvenir à la Cour de cassation. Or, cette étape n’aurait pas été respectée, ce qui constitue, selon la défense, une violation grave de la procédure. Face à ces arguments, les juges ont décidé de suspendre provisoirement l’audience pour étudier les exceptions d’ordre public évoquées par les avocats de Mutamba.
Prise en charge gratuite des pathologies chirurgicales à Kisangani: La Fondation Doudou Fwamba offre une opportunité à la population

L’Hôpital Général de Makiso à Kisangani a connu, mardi 22 juillet 2025, une ambiance inhabituelle avec le début effectif des consultations et de la prise en charge gratuite des pathologies chirurgicales. Cette action médico-sanitaire et sociale, gratuite, à destination de la population de la ville de Kisangani et de ses environs, est organisée sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Une initiative louable et salutaire, financée par la Fondation Doudou Fwamba, ministre des Finances et digne fils de la province de la Tshopo. Cette campagne, qui durera plusieurs jours, est réalisée par une équipe de professeurs chirurgiens venus de certains pays étrangers ainsi que des Cliniques Universitaires de Kinshasa, et portera sur plusieurs pathologies. À en croire une source proche de l’organisation, plusieurs pathologies seront prises en charge : Elle inclura également des examens tels que : scanner gratuit, tracé électrophorétique. C’est donc une opportunité en or à ne pas rater que Doudou Fwamba Li-Botayi a généreusement accordée aux habitants de la grande province de la Tshopo, à travers ceux de son chef-lieu, Kisangani. Une opportunité exceptionnelle pour les habitants des communes de la Tshopo, Makiso, Mangobo, Kisangani, Lubunga et Kabondo de bénéficier de soins de qualité et appropriés sans débourser un seul franc. Contactée, la population boyomaise remercie sincèrement le ministère des Finances qui, à travers cette action médicale, prouve combien il est sensible aux souffrances de ses frères et sœurs. Une complicité avérée entre un leader et sa population. Philippe Dephill Lipo