Assemblée nationale : Aurélien Taché plaide pour un partenariat renouvelé entre la RDC et la France

Le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, a ouvert, ce vendredi 24 avril 2026, au nom du Bureau, une audition de la Commission des relations extérieures consacrée au député français Aurélien Taché, élu du Val-d’Oise et co-rapporteur d’un rapport parlementaire sur l’avenir de la Francophonie. Organisée dans le cadre du groupe d’amitié RDC–France, cette séance s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations parlementaires et de renforcement de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et la France. Prenant la parole, Aurélien Taché a plaidé pour l’instauration d’un nouveau cadre de partenariat entre les deux pays, fondé sur des liens historiques, humains et linguistiques profonds. Évoquant son expérience dans la ville de Cergy, où vit une importante communauté d’origine congolaise, il a souligné l’existence d’une relation étroite, presque familiale, entre les deux peuples. Le député français a rappelé que la France, berceau de la langue française, et la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde en nombre de locuteurs, portent une responsabilité particulière dans la consolidation de la Francophonie. « La grande famille francophone doit être illustrée par l’amitié entre nos deux pays », a-t-il déclaré. Au cours de ses échanges à Kinshasa, il a affirmé avoir été marqué par une attente forte des partenaires congolais : celle d’une présence française plus visible et plus active en RDC, un message qu’il s’est engagé à relayer auprès des autorités françaises. Parmi les perspectives évoquées figure la création d’une Académie francophone, un projet appelé à renforcer la coopération culturelle et linguistique entre les deux nations. Il a également insisté sur la nécessité pour les gouvernements de s’approprier les propositions issues des travaux menés avec les institutions congolaises. Mobilisation politique et enjeux de la Francophonie Pour le président de la Commission des relations extérieures, le professeur Berthold Ulungu, les attentes autour de cet élan de coopération parlementaire repositionnent la RDC au cœur de l’avenir de la Francophonie. Dans ce contexte, le député Aurélien Taché est présenté comme une figure politique montante, dont l’influence ne cesse de croître en France et dans l’espace francophone. Les autorités congolaises comptent sur son engagement pour renforcer la mobilisation française en faveur de la candidature de Juliana Amato Lumumba, une initiative portée au plus haut sommet de l’État par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Par cette séance d’information parlementaire, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, à travers ses groupes d’amitié, notamment RDC–France, se mobilise activement pour soutenir cette candidature et en assurer le succès. Cellule de communication / Assemblée nationale

Kisangani : vives tensions au quartier Simi-Simi face à la menace de démolitions massives

Le climat est extrêmement tendu ce vendredi 24 avril 2024 au quartier Simi-Simi, dans la commune de Makiso à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Le déploiement d’un piquet militaire au niveau du site dit « Cabine » a mis le feu aux poudres, les habitants craignant une démolition imminente de leurs habitations au profit d’un projet aéroportuaire. Le spectre des bulldozers hante désormais le quartier Plateau Médical. Selon plusieurs sources locales, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont pris position dans la zone de la « Cabine », délimitant un périmètre allant de la 1re à la 4e avenue jusqu’à l’aéroport de Simi-Simi. Un projet d’extension aéroportuaire en cause Sur le terrain, les militaires affirment agir pour le compte de la Régie des voies aériennes (RVA). L’objectif affiché est la récupération d’une concession réservée à la modernisation et à l’extension de l’aéroport de Simi-Simi. D’après les forces de l’ordre présentes, les matériels de construction seraient déjà mobilisés à Kinshasa, n’attendant que le feu vert administratif pour le début des travaux. La population entre colère et désespoir L’annonce de ces démolitions a provoqué une onde de choc parmi les résidents. Pour manifester leur désarroi, certains habitants ont brièvement érigé des barricades avant l’intervention des autorités militaires venues superviser la situation. Pour les riverains, dont beaucoup affirment détenir des titres de propriété, cette opération imminente est synonyme de catastrophe sociale. Dans l’attente du Palais de la Nation Si le marquage au sol et la présence militaire confirment la détermination des autorités, l’opération reste officiellement suspendue à une dernière formalité. « Tout est prêt, nous n’attendons plus que la signature présidentielle », confie une source sécuritaire sur place. En attendant, le quartier Simi-Simi retient son souffle, oscillant entre colère et incertitude face à ce qui pourrait être l’une des plus importantes opérations d’expropriation de la ville ces dernières années. Philippe Dephill Lipo

Assemblée nationale: La Commission Défense et Sécurité remet un rapport stratégique sur des dossiers sensibles au président Aimé Boji Sangara

La Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dirigée par l’honorable Mikindo, a achevé une série d’auditions jugées cruciales, portant sur des questions hautement sensibles liées à la défense du territoire et à la sécurité nationale. En raison du caractère confidentiel des informations traitées, le bureau de la Commission a procédé, ce jeudi 23 avril 2026, à la remise solennelle de son rapport entre les mains du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara. À cette occasion, le rapporteur adjoint, l’honorable Joseph Nkoy Wembo, s’est exprimé au nom de la Commission pour présenter les grandes lignes des travaux menés ainsi que la portée des conclusions issues des auditions. Ces travaux ont impliqué plusieurs membres du gouvernement directement concernés par les enjeux sécuritaires. Ont notamment été auditionnés les vice-Premiers ministres en charge de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que le ministre des Finances, en sa qualité d’ordonnateur des dépenses publiques, particulièrement celles liées aux opérations militaires. L’objectif était de s’assurer que ces opérations bénéficient d’un financement adéquat et régulier. Dans le souci de garantir de meilleures conditions sociales aux forces de défense et de sécurité, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, a également été entendu. Les échanges ont porté notamment sur la situation de l’affiliation des éléments des FARDC et de la PNC à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État, un aspect essentiel du bien-être des militaires et policiers. La Commission s’est également penchée sur la question stratégique de la sécurisation des sites miniers, dans un contexte marqué par des tensions liées à l’exploitation des ressources naturelles. À cet effet, les ministres des Affaires étrangères et des Mines ont été consultés afin d’évaluer les mécanismes de protection mis en place pour sécuriser ces zones sensibles, au cœur des enjeux économiques et géopolitiques du pays. S’agissant de la suite du processus, il appartient désormais au bureau de l’Assemblée nationale, conformément à son calendrier, d’inscrire l’examen de ce rapport à l’ordre du jour. Cette étape permettra à la plénière, c’est-à-dire à l’ensemble des députés nationaux, de prendre connaissance des constats établis ainsi que des recommandations formulées par la Commission. Fruit d’un travail rigoureux, ce rapport constitue un outil stratégique de premier plan. Il servira de base d’analyse pour les questions de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national, tout en permettant aux élus de porter un jugement éclairé et objectif sur ces enjeux fondamentaux pour la stabilité et la souveraineté de la République. (Avec Cellule de comm. / Assemblée nat.)

Transfert migratoire en RDC : les Afghans disent formellement non !

Au moins 1 100 réfugiés afghans, actuellement bloqués dans un camp au Qatar, ont officiellement refusé d’être relocalisés en République démocratique du Congo, rapportent des médias étrangers. Cette situation découle d’un projet de l’administration américaine visant à transférer ces anciens alliés (interprètes, agents de sécurité) vers des pays tiers comme la RDC. Pourquoi refusent-ils de venir ? À en croire les propos rapportés par les migrants, par la voix de leurs représentants et d’ONG, plusieurs raisons majeures sont invoquées : En RDC, cette éventualité suscite également de vives critiques. Des figures de l’opposition, comme Martin Fayulu, auraient qualifié ce projet d’acte de « sabotage », s’inquiétant de la capacité du pays à absorber de nouveaux réfugiés alors qu’il compte déjà des millions de déplacés internes. Pour l’heure, bien que des négociations soient rapportées par des médias étrangers, les autorités de la RDC n’auraient pas encore fait de déclaration officielle confirmant l’accueil de ce groupe spécifique. Philippe Dephill

Sénat RDC : Sama Lukonde et l’ambassadeur de Suède renforcent la coopération parlementaire

Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a reçu ce jeudi en audience, à son cabinet du Palais du Peuple, l’ambassadeur de Suède en République démocratique du Congo, Joakim Vaverka.Au cœur des échanges figuraient le renforcement de la coopération parlementaire bilatérale, la situation sécuritaire dans l’Est du pays ainsi que l’accompagnement des réformes institutionnelles en cours. Les deux personnalités ont également abordé les enjeux liés à la bonne gouvernance et au rôle des parlements dans la consolidation de la paix. À l’issue de cette rencontre, le diplomate suédois a salué la qualité des relations entre la Suède et la RDC, tout en réaffirmant la volonté de son pays de soutenir les efforts congolais en matière de paix et de développement. Il a souligné l’importance du dialogue entre les institutions législatives des deux nations, notamment pour le partage d’expériences en matière de contrôle parlementaire et de production législative. Évoquant le modèle institutionnel de son pays, caractérisé par un parlement monocaméral, Joakim Vaverka a émis le vœu de voir le président du Sénat effectuer prochainement une visite officielle à Stockholm. De son côté, Jean-Michel Sama Lukonde a remercié son hôte pour cette visite de courtoisie. Il a réitéré l’engagement du Sénat à œuvrer pour la paix, la sécurité et l’amélioration des conditions de vie des Congolais, en droite ligne de la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.Cette audience s’inscrit dans le cadre de la diplomatie parlementaire active menée par la Chambre haute, visant à diversifier les partenariats et à renforcer le rayonnement international de la RDC. Bibiche Mungungu

Investissements en RDC : l’ANAPI se positionne comme guichet unique pour attirer les investisseurs

Lors de la session consacrée au thème « Développer ses affaires et investir en RDC », organisée en marge de la cérémonie inaugurale de la Semaine française de Kinshasa (SFK), mercredi 22 Avril, la directrice générale de l’ANAPI, Mme Rachel Pungu Luamba, a présenté les opportunités d’investissement qu’offre la République démocratique du Congo. Cette session était présidée par le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya.Dans son intervention, la responsable de l’Agence nationale pour la promotion des investissements a mis en avant les efforts déployés par la RDC pour améliorer le climat des affaires et accompagner les investisseurs à chaque étape de leurs projets. Un dispositif d’accompagnement structuré Engagée dans une dynamique de transformation économique, la RDC entend attirer des investissements diversifiés pour soutenir son développement. À cet effet, le pays s’est doté d’un plan stratégique visant à renforcer son attractivité. Présentée comme un guichet unique, l’ANAPI joue un rôle central dans ce dispositif. Sa mission principale consiste à promouvoir les investissements, à améliorer le climat des affaires et à accompagner les investisseurs. L’agence agit également comme conseiller du gouvernement en matière de réformes et assure l’agrément des projets au Code des investissements, permettant ainsi aux opérateurs de bénéficier d’avantages fiscaux et douaniers. Elle assure en outre le suivi et l’évaluation des projets, tout en menant des actions de plaidoyer en cas de difficultés rencontrées par les investisseurs. L’ANAPI facilite également les démarches administratives en orientant les investisseurs vers les secteurs concernés et en proposant des solutions adaptées, y compris via des plateformes numériques. Des échanges fructueux avec les opérateurs économiques Cette session a permis aux chefs d’entreprises présents d’engager des échanges directs avec les autorités et les structures d’appui à l’investissement.Le directeur général de l’Agence des zones économiques spéciales (AZES), Auguy Bolanda, a notamment exposé les conditions d’investissement au sein des zones économiques spéciales, présentées comme des leviers de développement industriel. Signature de projets structurants Par ailleurs, l’inauguration des stands s’est tenue au chapiteau en présence des autorités congolaises et françaises. La cérémonie a également été marquée par la signature du projet Kia Mona, entre le ministre d’État en charge de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, le coordonnateur du Comité stratégique de supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa, Thierry Katembwe Mbala, et l’entreprise Dassault Systèmes. Bibiche Mungungu

Semaine française de Kinshasa : la RDC appelle à des partenariats économiques plus ambitieux et équilibrés

Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a procédé au lancement officiel de la 9ᵉ édition de la Semaine française de Kinshasa (SFK), organisée à l’hôtel Pullman, dans la capitale congolaise. Dans son allocution, il a affirmé que « la République démocratique du Congo est prête pour des partenariats plus ambitieux, plus équilibrés et plus transformateurs ». Prévue du 22 au 24 avril 2026 autour du thème « RDC–France : perspectives partagées », cette rencontre est organisée par la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise (CCIFC), en partenariat avec l’Ambassade de France en RDC. Elle vise à favoriser les échanges entre entreprises françaises et congolaises, en vue de stimuler la collaboration et l’innovation Des thématiques en phase avec les enjeux mondiaux Pour Daniel Mukoko Samba, cette plateforme constitue un cadre stratégique d’échanges autour de problématiques majeures telles que l’économie verte et durable, les infrastructures résilientes, la transformation numérique ou encore la valorisation des ressources minières. Il a souligné que ces thématiques s’inscrivent dans un contexte international marqué par des mutations profondes, notamment les tensions géopolitiques, la transition énergétique et l’urgence climatique. Selon lui, « les choix économiques sont désormais indissociables des enjeux de souveraineté, de sécurité et de stabilité », ajoutant que les chaînes d’approvisionnement, l’accès à l’énergie et la maîtrise des technologies critiques sont devenus des priorités stratégiques. La RDC, acteur clé de la transition énergétique Le ministre de l’Économie a insisté sur le rôlestratégique de la RDC dans la transition mondiale vers une économie bas carbone, en raison de ses importantes réserves en minerais critiques, notamment le cobalt. S’appuyant sur des analyses internationales, il a indiqué que cette transition offre une opportunité historique aux pays en développement, à condition de dépasser le modèle purement extractif pour s’engager dans l’industrialisation et la création de valeur locale. Dans cette optique, la RDC a récemment mis en place une stratégie de réserve stratégique de cobalt et d’autres minerais critiques, accompagnée d’un système de quotas, afin de mieux défendre sa souveraineté économique. Vers une nouvelle dynamique franco-congolaiseDaniel Mukoko Samba a appelé à une refondation des relations économiques entre la RDC et la France, fondée sur des partenariats structurants dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, le numérique, l’agro-industrie et la logistique. « La richesse naturelle seule ne suffit pas. Ce qui fera la différence, c’est ce que nous déciderons d’en faire », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de promouvoir la transformation locale, la création d’emplois et le renforcement de la souveraineté productive. Un appel aux investisseurs français S’adressant aux entreprises françaises, le ministre a présenté la RDC comme « une position stratégique à investir » et un pivot géoéconomique du continent africain. Il a invité les investisseurs à s’inscrire dans une logique de long terme, en misant sur des partenariats durables et structurants, dans un contexte de compétition mondiale axée sur l’accès aux ressources, l’industrialisation et la résilience économique. Selon les projections du Fonds monétaire international, la RDC devrait enregistrer une croissance de 5,9 % en 2026, avec une inflation maîtrisée à 3,3 %. Le pays a également réussi récemment sa première émission d’eurobond de 1,25 milliard de dollars, témoignant de la confiance croissante des investisseurs. La CCIFC et les partenaires saluent l’initiative Le président de la CCIFC, Bertrand Bisengimana, a rappelé que cette organisation, créée en 1987 à Kinshasa, œuvre à promouvoir les relations économiques entre la France et la RDC.De son côté, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a salué la participation de 24 entreprises françaises à cette édition, avec pour objectif d’encourager l’implantation de nouveaux investisseurs. Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Malumba Kalombo, a souligné que la présence des entreprises françaises contribue à la modernisation de l’environnement des affaires et à la diffusion des standards internationaux. ANAPI : un guichet unique pour les investisseurs Lors de la session consacrée à l’investissement en RDC, la directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Rachel Pungu Luamba, a présenté les opportunités qu’offre le pays ainsi que les dispositifs d’accompagnement des investisseurs. Elle a rappelé que l’ANAPI agit comme un guichet unique chargé de promouvoir les investissements, d’améliorer le climat des affaires et d’accompagner les porteurs de projets, notamment à travers des avantages fiscaux et douaniers. Signature de projets et perspectives En marge de cette ouverture, plusieurs activités ont été organisées, notamment l’inauguration des stands et la signature du projet Kia Mona, en présence des autorités congolaises et françaises. Bibiche Mungungu

RDC : Esambo et Lemarquis unissent leurs efforts pour des actions humanitaires et inclusives coordonnées dans le secteur du handicap

La Ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, a reçu en audience Bruno Lemarquis, Coordonnateur des agences humanitaires des Nations-Unies en République démocratique du Congo. Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs liés à l’inclusion des personnes handicapées dans le contexte humanitaire. Parmi les priorités évoquées figurent la mise en œuvre de la Résolution 2475 des Nations-Unies sur la protection des personnes handicapées en zones de conflits armés, l’organisation d’une visite aux populations sinistrées, ainsi que l’évaluation de la politique nationale et de la stratégie d’autonomisation des Pvh. Les discussions ont également porté sur la préparation de la défense, par la RDC à Genève, de son rapport initial relatif à la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Plaidant pour un renforcement de l’appui des partenaires, la Ministre a insisté sur la nécessité d’un accompagnement technique et financier accru. En réaction, Bruno Lemarquis a salué les efforts du Gouvernement congolais et a promis de mobiliser les partenaires humanitaires afin d’intégrer systématiquement l’indice handicap dans leurs interventions, en vue d’une meilleure coordination des actions sur le terrain. Quant à l’évaluation de la politique nationale et de la stratégie nationale de l’autonomisation des Pvh, le haut fonctionnaire des nations-Unis s’est montré disponible à accompagner le Ministère en charge des Pvh-Apv avec tous les autres partenaires afin de coordonner ensemble les actions dans ce secteur longtemps marginalisé. Celcom Min Pvh Apv

Mbandaka : le MDH-CC lance un projet de renforcement holistique des mécanismes de protection des DDH

Le Centre Carter, en collaboration avec son programme Maison des Droits de l’Homme (MDH-CC), a organisé, du 16 au 17 avril 2026 à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, un atelier de lancement du projet intitulé : « Renforcement holistique des mécanismes de protection des défenseurs des droits humains (RHM-PDDH) ». Cette cérémonie a réuni les représentants du réseau de protection de l’Équateur, des organisations de la société civile, des défenseurs des droits humains actifs dans les domaines environnemental et foncier, ainsi que dans celui des droits des peuples autochtones, ainsi que des points focaux venus des sept territoires de la province et d’autres parties prenantes. L’objectif de ce lancement était d’informer officiellement les partenaires de la société civile et les parties prenantes du démarrage du projet, afin de solliciter leur adhésion et leur collaboration pour une protection efficace des défenseurs des droits environnementaux, des droits fonciers et des droits des peuples autochtones. Les zones d’intervention, les groupes cibles ainsi que la méthodologie de protection ont été présentés aux participants au cours de ces assises. Pour la chargée de programme de la Maison des Droits de l’Homme au Centre Carter, Mme Marie-Joséphine Ntshaykolo, cet atelier a permis aux parties prenantes de s’engager activement dans l’accompagnement et la réussite du projet RHM-PDDH. Au cours de ces travaux, elle a procédé à une présentation globale du projet, notamment ses objectifs, les résultats escomptés ainsi que les activités prévues durant toute la période de sa mise en œuvre. Rappelons que depuis 2011, le Centre Carter, à travers son programme Maison des Droits de l’Homme, a mis en place et renforcé des mécanismes de protection des défenseurs des droits humains dans six provinces de la RDC, à savoir : Kinshasa, le Haut-Katanga, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Cette initiative a été étendue à la province de l’Équateur, où la situation demeure particulièrement préoccupante en raison de l’exploitation forestière par certaines entreprises, entraînant des conséquences néfastes pour les communautés locales (expropriations, déforestation, conflits fonciers, etc.). Les défenseurs des droits environnementaux y sont souvent la cible de menaces systématiques de la part de certaines autorités locales. Il sied de noter que ce projet de « Renforcement holistique des mécanismes de protection des DDH » bénéficie de l’appui financier de l’Open Society Foundations (OSF). GNK

MDH : Une cinquantaine de défenseurs des droits humains participent à un forum régional sur la résilience et les mécanismes de protection

Du 25 au 27 mars 2026, dans la ville de Kinshasa, une cinquantaine de défenseurs des droits humains (DDH) ont pris part à un forum régional consacré à la résilience et aux mécanismes de protection. Cette rencontre a été organisée par le Centre Carter, à travers son programme « Maison des droits de l’homme ». L’objectif de ces assises était de renforcer la résilience, les mécanismes de protection ainsi que les capacités opérationnelles des DDH, afin de leur permettre de mieux faire face aux risques et défis liés à l’exercice de leur travail dans un contexte fragile. Au total, ce forum a réuni 52 participants, dont 18 femmes. Ils représentaient 16 organisations de défense des droits humains, venues des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de Kinshasa. Quatre ambassades ont également pris part à ces travaux : celles de l’Allemagne, de la Suisse, du Royaume-Uni et des Pays-Bas. L’Union européenne était aussi représentée, ainsi que quatre États africains membres de la coalition pour la protection des DDH, à savoir la République centrafricaine, la Tanzanie, le Burundi et l’Ouganda. Une organisation internationale, DefendDefenders/African Defenders, ainsi que TCC, ont également participé à ces assises. Les discussions ont porté sur l’analyse du contexte des droits humains dans la région, y compris la situation politique et sécuritaire, les principaux défis ainsi que les opportunités. Les participants ont également procédé à l’identification et à l’analyse des risques majeurs auxquels sont confrontés les DDH, ainsi qu’aux mesures d’atténuation aux niveaux national et régional. Ils ont, en outre, partagé leurs expériences relatives aux stratégies et pratiques de résilience et de protection mises en œuvre. Au cours des échanges, la question du renforcement et de la consolidation des liens entre les DDH de la région a été abordée. À l’issue du forum, une feuille de route a été adoptée. Elle prévoit notamment la mise en place d’une coalition nationale de protection des DDH par DefendDefenders/African Defenders, en collaboration avec les parties prenantes congolaises, incluant TCC. Par ailleurs, il est prévu de diffuser les conclusions du forum auprès des réseaux provinciaux de protection en RDC n’ayant pas participé, via une réunion en ligne. La création d’un groupe national sur WhatsApp et Signal, réunissant les points focaux de tous les réseaux de protection, est également envisagée. Ce réseau sera étendu au Burundi, à l’Ouganda, au Soudan du Sud, à la République centrafricaine et à la Tanzanie, en collaboration avec DefendDefenders. Selon les organisateurs, les échanges au sein de ces groupes porteront exclusivement sur l’évolution du contexte des droits humains et sur la protection des DDH. La gestion des cas individuels ne sera toutefois pas abordée. Au niveau national, des réunions mensuelles seront organisées pour discuter de l’évolution de la situation des droits humains dans chaque province, de la situation des DDH et des opportunités de soutien à leur relocalisation. Des réunions régionales trimestrielles sont également prévues afin d’évaluer les tendances du contexte régional et d’explorer les possibilités de soutien aux DDH en exil. Il a également été indiqué que des réunions extraordinaires pourront être convoquées en cas d’urgence. Les participants ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité de renforcer les capacités numériques des DDH. À la clôture de l’atelier, les participants ont exprimé leur gratitude envers TCC, soulignant qu’il s’agissait d’une première initiative de ce type organisée en RDC. De son côté, DefendDefenders a reconnu TCC comme un partenaire clé dans la protection des défenseurs des droits humains et a exprimé sa volonté de renforcer cette collaboration. GNK