Autonomisation des femmes vivant avec handicap : des machines de couture remises à l’AFHADI de Boma

Le Gouvernement de la République poursuit ses actions en faveur de l’inclusion sociale et de l’autonomisation des personnes vulnérables. Ce jeudi, la Ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, a procédé à la remise officielle des machines à coudre et d’outils de couture à l’ONGD-ASBL Association des Femmes Handicapées pour le Développement Intégré (AFHADI). Organisée au Cabinet de la Ministre, cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique concrète visant à renforcer l’autonomie économique des femmes vivant avec handicap, à travers l’apprentissage de métiers générateurs de revenus, notamment la couture. Cette initiative répond à une demande formulée auprès de la Première Ministre Judith Suminwa, lors de son passage à Boma, dans la province du Kongo Central. Représentant la cheffe du Gouvernement, son conseiller chargé de l’éducation, Xavier Wameso, a exhorté les bénéficiaires à faire un usage responsable de ces équipements afin d’assurer une autonomisation durable. Prenant la parole à son tour, Me Irène Esambo Diata a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à ne ménager aucun effort pour promouvoir les droits et l’inclusion des personnes vivant avec handicap, en particulier les femmes, souvent confrontées à une double vulnérabilité. Elle a également invité les bénéficiaires à valoriser ces outils et à en faire un levier de transformation sociale. La Ministre a, par ailleurs, annoncé une mission prochaine dans le Kongo Central, au cours de laquelle elle ira à la rencontre des membres de l’AFHADI pour évaluer l’impact de cet appui sur le terrain. Très émue, la Présidente de l’AFHADI, Bumba Solo Bibiane, a exprimé sa profonde gratitude au Président de la République, à la Première Ministre ainsi qu’à la Ministre déléguée pour ce geste significatif, qui ouvre des perspectives nouvelles à des milliers de femmes handicapées membres de son organisation. (Celcom Min Pvh Apv)
Sankuru : Jules Lodi élu provisoirement gouverneur de province avec 15 voix

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé, le mercredi 15 avril 2026, à titre provisoire le candidat Jules Lodi Emongo gouverneur de province du Sankuru en RDC avec 15 voix sur 25 votants contre 10 pour son adversaire Joseph Lumu Akutu ; au terme d’un vote à suffrage indirecte organisé à Lusambo chef-lieu de ladite province. Dans cette même ligne droite, le candidat Charles Motomoke Yanape a été élu également à titre provisoire vice-gouverneur de cette province. Pour cette élection, 10 Candidats gouverneurs dont deux femmes étaient en lice. Tout compte fait, les deux vainqueurs devront sans nul doute prendre leur mal à patience en attendant la publication des résultats définitifs par la cour d’appel du Sankuru après examen des éventuels recours. Le nouveau chef de l’exécutif provincial remplace à ce poste Victor Kitenge Kanyama, éjecté de son fauteuil le 26 mai 2025, suite à une motion de défiance. Il sied de noter que le sénateur Jules Lodi qui fait son come-back fut gouverneur de la province du Sankuru en 2022. Pour rappel, lors des élections de décembre 2023, ce dernier était successivement élu député provincial, député national puis sénateur. Ance Tony
Marché carbone en RDC : des experts mobilisés pour enrichir un rapport stratégique du CENADEP

Des experts issus des secteurs public et privé, de la société civile ainsi que du monde scientifique se sont réunis, mardi 14 avril 2026, au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa (Gombe), afin d’apporter leurs contributions au rapport stratégique sur la cartographie des acteurs du marché carbone en République démocratique du Congo. Ce document, élaboré par le Centre national d’appui au développement et à la participation populaire (CENADEP), porte sur les provinces de Kinshasa, Maï-Ndombe et du Nord-Kivu. Présentant le rapport, la directrice générale du CENADEP, Mme Gabrielle Pero M. Gemengya, a indiqué que les observations formulées lors de ces assises seront intégrées en vue d’améliorer la qualité du document final. Elle a souligné le caractère encore peu maîtrisé de ce secteur technique, justifiant ainsi l’initiative de cartographier les acteurs du marché volontaire du carbone dans les provinces ciblées. Mme Gabrielle Pero a rappelé que la RDC est considérée comme un « pays solution » dans la lutte contre le réchauffement climatique, en raison notamment de son rôle clé dans la transition écologique mondiale. Le pays abrite près de 60 % du bassin du Congo et dispose d’une capacité de séquestration estimée à environ 40 gigatonnes de carbone, un potentiel qui suscite un intérêt croissant de la part des investisseurs et des porteurs de projets internationaux. Elle a également mis en lumière les opportunités qu’offre le marché carbone en matière de mobilisation de ressources pour le développement national et local. Toutefois, elle a insisté sur la nécessité d’un cadre légal et institutionnel clair, garantissant la transparence et une bonne gouvernance du secteur, au bénéfice du Trésor public et des communautés locales. Par ailleurs, la directrice générale du CENADEP a rappelé le rôle essentiel de la société civile dans le plaidoyer pour une gouvernance responsable. Elle a également évoqué plusieurs défis majeurs, notamment la limitation de la vente des crédits carbone et le manque d’information du grand public sur le fonctionnement de ce marché. Le rapport en cours vise ainsi à combler ce déficit d’information, en identifiant les différents acteurs du secteur, en analysant leurs rôles et en expliquant de manière pédagogique le mécanisme de commercialisation des crédits carbone. Bibiche Mungungu
Assemblée nationale : la CENI dépose son rapport annuel 2024-2025

Le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, a reçu, ce mardi 14 avril 2026, le rapport annuel de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des mains de son président, Denis Kadima. Le bureau de l’Assemblée nationale, composé de son président, de son premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, du rapporteur, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, de la questeure Shimene Polipoli, ainsi que de la questeure adjointe Grâce Neema, a réceptionné ce document dans la salle du Congrès du Palais du Peuple. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions de la loi organique n° 13/012 du 19 avril 2013 portant organisation et fonctionnement de la CENI, telle que modifiée et complétée, notamment en son article 28, qui fait obligation à la CENI de transmettre périodiquement ses rapports d’activités aux institutions de la République, dont l’Assemblée nationale, a précisé le rapporteur. Ce dépôt intervient également dans le cadre de l’exercice de redevabilité auquel est soumise la CENI, conformément aux principes de transparence et de bonne gouvernance. Au cours de cette remise officielle, le président de la CENI, Denis Kadima, est revenu sur les principales actions menées par son institution, les avancées enregistrées dans le processus électoral, ainsi que les défis rencontrés, notamment sur les plans logistique et financier. À cette occasion, il a également présenté ses civilités au président de l’Assemblée nationale, à la suite de son élection récente à la tête de la deuxième institution de la République, tout en lui souhaitant plein succès dans l’accomplissement de sa mission. À travers cette réception, le bureau de l’Assemblée nationale réaffirme son rôle de contrôle et d’accompagnement des institutions d’appui à la démocratie, dans le strict respect des textes légaux en vigueur. Cette étape ouvre ainsi la voie à l’examen parlementaire du rapport, qui donnera lieu à un débat en plénière, notamment sur la gestion de la CENI, l’utilisation des fonds publics et l’état d’avancement du processus électoral en République démocratique du Congo. ( Avec Cellcom Ass. Nat.)
Génération « FATSHI ASBL » : une force sociale et politique au service de la nation congolaise

La Génération Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (Génération « FATSHI ASBL ») est bien plus qu’une organisation. Elle est une conscience collective, un état d’esprit, une force militante organisée, un instrument de combat patriotique. Sur autorisation du Président de la République et Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, cette grande structure d’échelle nationale et internationale fut créée en 2018, à l’initiative directe de Son Excellence Fanny Bomanedeke Imenga et de quelques-uns de ses compagnons ; tous combattants des premières heures et proches du Chef de l’État, décidés à écrire une nouvelle page de l’histoire de la RDC, dans la droite ligne du combat de feu le Sphinx de Limete, Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba, pour l’instauration de la démocratie et de l’État de droit en RDC. Sous le leadership engagé, courageux et résolument patriotique de Son Excellence Madame Fanny Bomanedeke Imenga, présidente nationale, la Génération « FATSHI ASBL » s’est imposée comme actrice incontournable dans l’accompagnement de la vision du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que pour assurer la pérennisation de ses actions dans tous les secteurs de la vie nationale. Une vision, un leitmotiv, un combat national La Génération « FATSHI ASBL » est née d’une conviction profonde : la reconquête et le relèvement de la République démocratique du Congo passent par un engagement collectif, conscient et structuré autour de la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ainsi, la mission de cette structure est claire et sans ambiguïté : Assurer la présence nationale et la mobilisation permanente Depuis sa création jusqu’à ce jour, la Génération « FATSHI ASBL » est implantée dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo. Elle constitue une véritable armée citoyenne pacifique, disciplinée et déterminée, engagée jour et nuit sur le terrain pour : Face aux menaces, la Génération « FATSHI ASBL » ne recule pas Il sied de rappeler que notre pays, la République démocratique du Congo, fait face à des défis multiples, entre autres : Face à ces menaces, la Génération « FATSHI ASBL » se dresse comme un bouclier patriotique. « Nous refusons catégoriquement que les sacrifices consentis par le Président de la République et Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour la reconstruction de notre pays, soient sabotés par des intérêts égoïstes et obscurs », clame-t-on au sein de cette structure. Sensibilisation du peuple congolais à prendre sa part de responsabilité La Génération « FATSHI ASBL » affirme haut et fort que la reconquête de la souveraineté de la RDC, de sa dignité, de son indépendance économique et de son développement n’est pas l’apanage du seul Président de la République. C’est un devoir historique pour chaque Congolais. C’est pourquoi la Génération « FATSHI ASBL » œuvre pour une mobilisation générale, consciente et responsable des hommes et des femmes nationalistes, afin d’accompagner les réformes structurantes qu’entreprend le Président de la République pour le relèvement de notre pays, notamment : Une nouvelle génération pour un nouveau Congo Selon M. Kitoko Mpungi Odon, assistant principal du secrétaire général et chargé des questions politiques et économiques, la Génération « FATSHI ASBL » est constituée d’hommes et de femmes qui représentent aujourd’hui : Sous le leadership de leur présidente nationale, Son Excellence Fanny Bomanedeke Imenga, les membres de cette structure préparent une génération de jeunes leaders capables de : Tout compte fait, la Génération « FATSHI ASBL » démontre que le patriotisme n’est pas un slogan, mais un engagement concret, exigeant et orienté vers les résultats. Message de la Génération « FATSHI ASBL » À tous les jeunes, femmes, hommes, patriotes : l’heure n’est plus à l’observation, mais à l’action. L’heure n’est plus aux discours stériles, mais à l’engagement, afin de prêter main-forte au Chef de l’État pour la reconquête et l’appropriation totale et définitive de notre pays. « Rejoignez la Génération FATSHI ASBL au siège situé sur l’avenue Kigoma n°163, au croisement de l’avenue des Huileries, en face de la station COBIL, ou appelez aux numéros : +243 851 888 684 et +243 821 341 975. » La devise de la Génération « FATSHI ASBL » est :« Ensemble, levons-nous pour le Congo !Ensemble, défendons notre souveraineté !Ensemble, assurons la victoire totale de la vision du Chef de l’État ! » José Wakadila
Enlèvement de 13 enfants à Ango: Grâce Neema rassure la population

Une nouvelle incursion armée dans le territoire d’Ango replonge les populations dans la peur. Treize enfants ont été enlevés et restent introuvables, sur fond de vide sécuritaire et de menaces venues de la République centrafricaine. La peur s’installe de nouveau dans le territoire d’Ango, au Bas-Uele. Mercredi dernier, une attaque armée dans le secteur de Zapayi s’est soldée par l’enlèvement de 13 enfants, toujours portés disparus. Un drame qui ravive les inquiétudes dans une zone déjà marquée par l’insécurité et l’absence prolongée de forces de protection. Selon la société civile locale, les assaillants ont profité d’un contexte de vulnérabilité extrême. Une situation confirmée par la députée nationale Grâce Neema, qui évoque un vide sécuritaire consécutif au rappel de plusieurs unités des FARDC vers la cité d’Ango pour un contrôle physique, laissant plusieurs villages exposés. D’après des sources concordantes, ces incursions seraient attribuées à des éléments rebelles Séléka en provenance de la République centrafricaine, avec des complicités locales, notamment parmi certains éleveurs mbororo. Une dynamique qui complique davantage la gestion de la sécurité dans cette zone frontalière poreuse. Face à la gravité de la situation, les appels à une réaction rapide se multiplient. Les familles des enfants enlevés vivent dans une angoisse profonde, dans l’attente d’informations sur leur sort. Sur le plan institutionnel, Grâce Neema affirme avoir saisi les autorités politico-sécuritaires pour une réponse immédiate. « J’ai échangé avec les responsables attitrés et suis persuadée que les cris de la population d’Ango ont été entendus. Nous espérons une solution rapide et effective sur le terrain », a-t-elle déclaré, se voulant rassurante. Parmi les mesures envisagées figurent le redéploiement urgent des militaires dans les zones abandonnées et l’envoi d’une mission de contrôle des troupes des FARDC afin de rétablir l’ordre et prévenir de nouvelles incursions. L’élue appelle également le gouvernement à intégrer la dimension régionale de cette crise, en lien avec l’instabilité persistante en République centrafricaine. Elle met en garde contre le risque de voir le territoire congolais servir de base arrière à des groupes armés étrangers. À ce stade, aucune information officielle ne permet de localiser les enfants enlevés. Sur le terrain, l’attente reste insoutenable et la menace d’une dégradation sécuritaire continue de planer. Dans cette région enclavée, chaque attaque rappelle l’urgence d’un dispositif sécuritaire durable, capable de protéger les populations et de restaurer l’autorité de l’État. Cellcom QA/AN
Marché financier : la RDC réalise avec succès sa toute première émission d’Eurobonds d’un montant de 1,25 milliard USD

La République démocratique du Congo (RDC) a franchi un cap majeur en réalisant avec succès sa toute première émission d’Eurobonds, marquant ainsi son entrée sur les marchés internationaux de capitaux. Une opération qui consacre une nouvelle dynamique économique du pays et renforce sa crédibilité auprès des investisseurs internationaux. D’un montant de 1,25 milliard USD, cette émission s’inscrit sous le leadership du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre, et a été conduite par le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi. Structurée en deux tranches de maturité de 5 et 10 ans, avec des rendements respectifs de 8,75 % et 9,00 %, l’opération a rencontré un vif succès auprès des investisseurs internationaux. Le livre d’ordres a dépassé 5,3 milliards USD, soit une sursouscription de plus de quatre fois le montant initialement recherché, traduisant un regain de confiance des marchés envers l’économie congolaise. Ce résultat est le fruit d’un travail acharné, d’une préparation rigoureuse et d’un engagement constant des équipes du ministère des Finances. En amont de l’opération, plusieurs roadshows ont été organisés dans les principales places financières internationales, notamment à Washington, New York, Londres et Paris, permettant de présenter les réformes engagées et de renforcer la confiance des investisseurs. Dans un contexte international marqué par la volatilité des marchés, la RDC a su saisir une fenêtre d’opportunité favorable, en s’appuyant sur l’amélioration progressive de ses fondamentaux économiques. Les réformes engagées ont contribué à renforcer la stabilité macroéconomique, à améliorer la gouvernance et à consolider la discipline budgétaire. Les ressources mobilisées serviront principalement à financer des projets d’infrastructures structurants, notamment dans les secteurs des transports et de l’énergie, en cohérence avec les priorités du Plan national stratégique de développement 2024–2028. Ce succès s’inscrit également dans une stratégie globale de diversification des sources de financement, combinant financements concessionnels et recours aux marchés internationaux. Il ouvre la voie à un accès durable de la RDC aux marchés financiers internationaux et constitue un signal fort quant à l’attractivité du pays. Au-delà de la performance financière, cette opération marque une étape importante dans le positionnement de la RDC sur la scène économique internationale, en tant qu’économie réformatrice, crédible et tournée vers l’avenir. Bibiche Mungungu
34e session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique : Agir en faveur des systèmes agroalimentaires africains dans un contexte d’incertitude mondiale

Les chocs mondiaux pèsent de plus en plus lourdement sur les systèmes agroalimentaires africains. Les perturbations commerciales entraînent une hausse du coût des engrais, du carburant et du transport. Les aléas climatiques anéantissent les récoltes. Les conflits chassent les agriculteurs de leurs terres. Ces phénomènes sont bien réels et s’intensifient. Cependant, les décisions les plus déterminantes pour l’avenir de l’agroalimentaire de l’Afrique sont toujours prises sur le continent même, dans les budgets nationaux, les cadres réglementaires et les plans d’investissement sous le contrôle des gouvernements africains. La 34e session de la Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, organisée par le gouvernement de la République islamique de Mauritanie à Nouakchott du 13 au 17 avril 2026, rassemble les ministres de l’Agriculture et des portefeuilles connexes de tout le continent. Il s’agit d’un forum où les engagements politiques devraient se traduire en priorités opérationnelles. La question centrale est de savoir si cette traduction se fera avec suffisamment de rapidité et de coordination. Les chiffres ne laissent guère de place à l’ambiguïté. Selon le rapport « État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2025 », environ 307 millions de personnes, soit plus d’une personne sur cinq, souffraient de sous-alimentation en Afrique en 2024. Depuis 2010, la prévalence de la sous-alimentation a augmenté de près de cinq points de pourcentage, effaçant ainsi une décennie de progrès. Parallèlement, le coût d’une alimentation saine s’est élevé à 4,41 dollars par personne et par jour en moyenne en termes de parité de pouvoir d’achat, ce qui rend une alimentation adéquate inaccessible à la majorité des ménages africains. Il ne s’agit pas là de perturbations passagères. Elles sont le reflet de défaillances structurelles : un sous-investissement chronique dans les infrastructures rurales, des marchés fragmentés, des services de vulgarisation agricole défaillants et des systèmes agroalimentaires extrêmement vulnérables aux chocs extérieurs. Les conflits, la variabilité climatique et les ralentissements économiques s’aggravent mutuellement, et les populations les plus durement touchées (petits exploitants, éleveurs, femmes et jeunes) sont précisément celles sur lesquelles repose la production alimentaire du continent. L’Afrique ne manque pas d’atouts. Elle détient environ 60 % des terres arables non cultivées de la planète. Sa population est la plus jeune de toutes les régions. Ses systèmes de savoirs locaux, forgés au fil des siècles, et son patrimoine agricole sont adaptés à des conditions auxquelles les modèles importés ne parviennent souvent pas à répondre. La question n’a jamais été de savoir si l’Afrique disposait des ressources nécessaires pour se nourrir. La question est de savoir si ses institutions et ses choix d’investissement sont organisés de manière à y parvenir. En matière de financement, les dépenses publiques consacrées à l’agriculture en Afrique ont atteint environ 16 milliards de dollars en 2022, poursuivant ainsi une tendance positive. Cependant, cela ne représente qu’une faible part des besoins du secteur. Par ailleurs, les crédits accordés à l’agriculture représentent environ 2 % du total des prêts bancaires, un chiffre qui n’a quasiment pas évolué en dix ans, alors que le secteur emploie près de la moitié de la main-d’œuvre. Pour combler cet écart, il faut aller au-delà de simples objectifs ambitieux. Cela nécessite des cadres politiques plus solides pour le partage des risques, une utilisation plus efficace du financement mixte, ainsi que des investissements publics délibérément structurés pour attirer les capitaux privés, en particulier pour les petites et moyennes entreprises agroalimentaires, qui constituent le pilier des systèmes agroalimentaires locaux et créent des emplois. L’innovation est importante, mais seulement lorsqu’elle profite à ceux qui en ont besoin. Les services de conseil numérique, les variétés de semences améliorées, les pratiques agricoles intelligentes et les systèmes d’information sur les marchés plus performants peuvent tous contribuer à accroître la productivité et à réduire les pertes. Trop souvent toutefois, ces outils restent cantonnés à des projets pilotes ou ne sont accessibles qu’aux exploitations à grande échelle. La prochaine vague d’innovation agricole en Afrique doit prendre en compte les réalités des petits exploitants, en particulier des femmes et des jeunes, qui produisent une part importante de la nourriture du continent, mais qui sont défavorisés en matière de vulgarisation, de crédit et de technologie. La résilience ne peut être une considération secondaire. La variabilité climatique et la volatilité économique sont des caractéristiques permanentes du paysage, et non des perturbations temporaires dont il faut tenir compte dans la planification. Tout investissement dans les systèmes agroalimentaires africains, qu’il concerne l’irrigation, le stockage, les infrastructures de marché ou les chaînes de valeur, doit être soumis à des tests de résistance tenant compte des projections climatiques et conçu pour durer. Cela implique de donner la priorité à une production diversifiée, à une gestion durable des terres et à des institutions rurales plus solides, capables d’absorber les chocs sans s’effondrer. La Conférence régionale est l’endroit où les États membres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique définissent leurs priorités régionales et exposent les besoins de soutien auxquels ils sont confrontés. Pour les ministres de l’agriculture et des secteurs connexes, la tâche est concrète. Les plans nationaux d’investissement agricole doivent être davantage alignés sur les résultats des systèmes agroalimentaires. Les mécanismes de financement doivent être conçus pour atteindre les petits exploitants et les entreprises agroalimentaires qui ne sont pas pris en compte par les systèmes actuels. Enfin, les partenariats entre les pouvoirs publics, le secteur privé et les partenaires de développement doivent passer des protocoles d’accord à des résultats mesurables. Dans ce domaine, la crédibilité repose sur les résultats, et non sur les déclarations. Dans un contexte où la marge de manœuvre budgétaire se réduit et où le financement du développement est de plus en plus concurrentiel, les gouvernements capables de démontrer le retour sur investissement de leurs initiatives agricoles – en termes de productivité, d’accès aux marchés et de résultats nutritionnels – attireront davantage de ressources dans ces deux domaines. Ceux qui n’y parviennent pas prendront encore plus de retard. Il y a de quoi être confiant. Partout sur le continent, les
9è édition de la Semaine Française de Kinshasa du 22 au 24 avril 2026: La SFK se veut être un pont vers des nouvelles opportunités

En marge de la 9 éme édition de la Semaine Française de Kinshasa (SFK) , dans la capitale de la République Démocratique du Congo du 22 au 24 avril 2026 sous la thématique: » RDC-France: Perspectives Partagees », la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (C.C.I.F.C) en partenariat avec l’Ambassade de France /RDC a organisé, jeudi 09 avril 2026, une conférence de presse pour expliquer l’importance de ce grand rendez-vous économique annuel qui permet aux entreprises françaises et congolaises de se connecter, collaborer, et innover. C’était en la salle Étoile du 9éme niveau de l’hôtel Pullman de Kinshasa. Pour le Président de la C.C.I.F.C, Bertrand Bisengimana, la Semaine Française de Kinshasa 2026 mettra à l’honneur les secteurs stratégiques de croissance à savoir; mines et ressources naturelles; Energie et transition énergétique; Ville durable et infrastructures; Logistique et nouvelles voies de communication; Numérique et innovation technologique; Énvironnement et économie verte. Désormais, cette activité sera inscrite dans l’agenda national. Un lieu de rencontre dorénavant connu par les autorités avec le soutien de l’ambassade de France. A cette 9éme édition, il y aura des entreprises françaises qui, pour la toute première fois prendront part en vue de faciliter le développement de l’économie entre les deux pays. Il sied de signaler qu’à la fin de la Semaine Française de Kinshasa, on attend la signature des accords de partenariats des entreprises congolaises et françaises. Plusleurs activités sont prévues à cette plate-forme d’opportunités pour les entreprises congolaises et françaises notamment; les conférences plénières, ateliers sectoriels, etc. Une occasion pour les participants de rencontrer les décideurs publics et privés, d’identifier des opportunités concrètes de partenariat et d’investissement, de découvrir les innovations et expertises françaises adaptées au contexte congolais, d’explorer des stands présentant des produits, services et autre savoir-faire, de développer leur réseau avec d’autres entreprises. Présente à la conférence de presse parmi les intervenants, la Directrice Générale de l’ANAPI, Mme Rachel Pungu Luamba a indiqué que la RDC s’inscrit dans la transformation de son économie. Elle s’appuie sur cinq piliers à savoir; la bonne gouvernance, le renforcement du capital humain; la diversification de l’ économie, l’aménagement du territoire et le développement durable et équilibré des provinces. Pour l’ANAPi, a-t-elle souligné, ce cadre permettra de faire état des secteurs stratégiques pour développer ensemble le partenariat gagnant-gagnant, bénéfique pour les deux pays. Ainsi, la RDC s’engage sur la transformation et le développement tout en se préparant pour accueillir des investisseurs de maniere diversifiée et attend la France pour écrire l’histoire de sa transformation structurelle de son économie. Bien avant, Mme le DG a expliqué la mission assignée à son institution, celle d’améliorer le climat des affaires, d’attirer les investissements et de moderniser l’institution. Etant conseillère du Gouvernement en matière de promotion des investissements et de l’amélioration du climat des affaires, l’ANAPI accompagne l’investisseur dans sa structuration de son projet tout en faisant le suivi et évaluation du projet dans le but de renforcer la collaboration entre les communautés d’affaires. L’Ambassadeur de France accrédité en RDC, Rémi Maréchaux salue la coopération qui existe entre la France et la RDC. Pour cette 9éme édition de la SFK, la France a conclu des axes stratégiques qui reflètent les ambitions communes avec la RDC notamment dans les secteurs de l’Energie, la forêt, le transport, l’Enseignement, etc. Rappelons que la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise oeuvre au renforcement des relations économiques entre la France et la République Démocratique du Congo, en accompagnant les entreprises dans leurs projets de développement et d’investissement. Bibiche Mungungu
Guerre d’agression rwandaise: L’assistance humanitaire préoccupante des Pvh-Apv au cœur des échanges entre Me Irène ESAMBO Diata et le PAM

La Ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables (Pvh-Apv), Me Irène Esambo Diata, a reçu en audience une délégation du Programme Alimentaire Mondial (PAM), conduite par M. Diallo Ibrahima, en présence des responsables de l’ASBL la Voix des Handicapés pour l’Autonomie et le Développement, VHAD basée à Beni. . Cette rencontre a porté sur la situation humanitaire préoccupante des Pvh-Apv dans les zones de conflits à l’Est de la RDC. Au cours des échanges, la Ministre a dressé un constat alarmant, soulignant la vulnérabilité accrue des personnes handicapées, souvent marginalisées dans les interventions humanitaires, dans un contexte sécuritaire marqué par la guerre. Elle a réaffirmé la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo, fondée sur le principe de ne laisser personne pour compte. Pour répondre à cette urgence, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’application de la Résolution 2475 des Nations Unies, le renforcement de l’assistance humanitaire adaptée aux besoins spécifiques des Pvh-Apv, la mise en place d’une meilleure coordination avec le PAM, ainsi que la conclusion d’un partenariat structuré pour des interventions efficaces en période de crise. De son côté, le PAM a réaffirmé sa présence sur le terrain, notamment à Beni, Uvira et Bunia, tout en saluant l’intégration de la dimension du handicap dans les actions humanitaires. Notez que les deux parties ont convenu de mettre en place une équipe technique conjointe pour élaborer un plan d’actions concret en faveur d’une assistance inclusive et durable. (Celcom Min Pvh Apv)