Renforcement des capacités de préparation et de réponse aux menaces sanitaires en RDC : La FAO forme des formateurs sur les bonnes pratiques de gestion des urgences zoo sanitaire

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture » FAO « , a organisé mardi 10 février 2026 au cercle Elais de Kinshasa, un atelier de formation sur les bonnes pratiques de gestion des urgences zoo sanitaire (GEMP). Cet atelier de formation des formateurs sur les bonnes pratiques de gestion des urgences zoo sanitaires (GEMP) vise le renforcement des capacités de préparation et de réponse aux menaces sanitaires en RDC. L’atelier vise également le renforcement des compétences des acteurs de santé animale en matière de gestion des urgences zoo sanitaires en vue de répondre efficacement aux potentiels menaces sanitaires en RDC. Cette activité s’adresse aux formateurs nationaux, afin de constituer un noyau d’experts au sein des services vétérinaires, capables de transférer les connaissances et compétences en gestion des urgences aux agents de santé animale affectés au niveaux provincial et opérationnel. Conséquences sur la sécurité alimentaire En effet, la RDC fait face depuis plusieurs années à des crises sanitaires récurrentes à l’interface homme-animal-environnement.En cela s’ajoutent les crises humanitaires, les catastrophes naturelles et les risques chimiques ou biologiques. Et ces menaces sanitaires peuvent avoir des graves conséquences sur la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des éleveurs et la santé publique. Ainsi, pour répondre efficacement à ces menaces sanitaires, une planification fondée sur la préparation adéquate des services vétérinaires savère nécessaire. L’expérience acquise lors des crises sanitaires récentes a démontré la nécessité pour les services vétérinaires, d’être mieux préparés pour faire face aux situations d’urgence zoo sanitaires et d’en réduire l’impact. C’est la raison pour laquelle la FAO, à travers le projet SOPRAP(« Strengthening One Health Preparedness and Response capabilities Against Pandemics »), financé par le Fonds de lutte contre les pandémies, appuie l’organisation de cette formation des formateurs sur les bonnes pratiques de gestion des urgences sanitaires de santé animale. Que retenir sur la méthode GEMP ? Développée par la FAO, la méthode GEMP, constitue un cadre opérationnel pour renforcer les capacités de services vétérinaires dans la préparation et la réponse aux urgences de santé animale, afin d’établir une résilience permettant de faire face aux éventuelles menaces sanitaires. Dans son mot de circonstance lors de cet atelier, M. Judicaël PAZOU Azehoun, Chargé des Opérations de la FAO a, au nom du Représentant adjoint de cet organisme du système des Nations Unies, rappelé plusieurs facteurs comme la croissance démographique, les déplacements des populations humaines et animales et l’intensification des interactions entre populations humaines, faune sauvage et animaux domestiques, lesquels contribuent à la propagation rapide des maladies infectieuses et à d’autres conjonctures d’urgence sanitaire. Il a par ailleurs saisis l’opportunité pour souligner la collaboration étroite qui existe entre la FAO et le Ministère de la Pêche et de l’Élevage, laquelle a favorisé la tenue de cette activité. « … La FAO se réjouit de poursuivre sa collaboration avec vous, Monsieur le Secrétaire Général, dont la vision stratégique, la rigueur et la capacité de mobilisation constituent des atouts majeurs pour renforcer les systèmes nationaux, notamment dans les domaines de la santé animale, de la sécurité alimentaire et de la résilience… » a t-il dit.Peu avant de procéder à l’ouverture de l’atelier, Mr Emile-Noël M’nyampara, Secrétaire général au Ministère de la Pêche et Elevage, a dans ses propos, salué l’implication personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi et celle de la Première Ministre, Judith Suminwa, pour avoir autorisé la mise en œuvre de ce projet proposé par le ministre de tutelle, Jean-Pierre Tshimanga Bwana. «Je vous exhorte à l’appropriation de l’activité et à une bonne assimilation des enseignements qui seront dispensés, car vous serez appelé à votre tour, à faire autant au niveau opérationnel», a t-il fait savoir. Notons que deux (2) formateurs internationaux de la FAO, en l’occurrence Dr Cyprien Biaou et Dr Marcel Boka, sont venus de Libreville (Gabon) et d’Accra (Ghana) pour le renforcement des capacités nationales en République démocratique du Congo, face aux crises sanitaires récurrentes à l’interface homme-animal-environnement. José Wakadila et Science Kinkobo
Amélioration des conditions de vie et des moyens de subsistance : La FAO lance les travaux de l’atelier thématique des acteurs œuvrant dans la gouvernance des ressources naturelles en RDC

Après le lancement des activités du “ Projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance des ressources naturelles (forestières, fauniques, halieutiques) pour leur contribution durable aux économies de la RDC, du Cameroun et du Gabon le 4 décembre 2025, la FAO a officiellement lancé lundi 09 février 2026, l’atelier thématique des acteurs oeuvrant dans la gouvernance des ressources naturelles de la RDC. Cadre choisi, la salle de la Femme de la Représentation de la FAO à Kinshasa/Gombe.La FAO organise cet atelier thématique après la collecte et traitement des données, afin de permettre aux différents acteurs œuvrant dans la gouvernance des ressources concernées, d’améliorer le document sur l’amélioration de la gouvernance des ressources forestières, fauniques et halieutiques en RDC. Cet atelier permettra aux acteurs concernés de : José wakadila et Science Kinkobo
Au cours de la réunion ordinaire du Conseil d’Administration de la FIKIN : Le DG Didier Kabampele annonce l’acquisition des nouveaux manèges

» Nous sommes une équipe des jeunes à la tête de la FIKIN qui mouillons le maillot, afin de redorer l’image de cet établissement public longtemps ternie (…) « .C’est en ces termes que a le Directeur général de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN), honorable Didier Kabampele Ngabul, s’est adressé à la presse, au cours d’une réunion ordinaire du Conseil d’Administration de cet établissement public, tenue vendredi 06 février 2026 au pavillon 22. Le DG Didier Kabampele a affirmé que par rapport à leurs efforts de modernisation des installations foraines, les travaux de renouvellement du parc d’attraction débuteront bientôt : » Tous les congolais en particulier les Kinois, vont reprendre les bonnes habitudes de monter sur les manèges sophistiqués, c’est-à-dire les mêmes se trouvant à Disney Land à Paris. C’est d’ailleurs cette même maison qui a été sollicité pour monter les manèges destinés à la FIKIN « , a-t-il fait savoir. Plusieurs innovations en cours Depuis l’avènement du nouveau Comité de gestion, plusieurs innovations sont visibles, à l’exemple de la réintégration de la FIKIN au sein de l’Union des foires internationales (UFI), près de 40 ans après.À travers ce grand acquis, le DG Didier Kabampele a remercié le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, pour son accompagnement, à travers l’enterinement de ce dossier par le Conseil des ministres, avant d’être adopté par le Conseil d’Administration de la FIKIN. Au pavillon 22 de la FIKIN, il y’a déjà un lotissement des panneaux lumineux en dehors d’une vingtaine de toilettes portables acquis sur fonds propres de l’établissement. Le même lotissement des panneaux lumineux se trouve également au pavillon 10. En clair, la FIKIN dispose désormais, de ses propres panneaux et stands à la manière de la Foire de Paris, de Bruxelles… » Depuis que la FIKIN existe, c’est avec notre avènement qu’elle dispose de cette logistique moderne « , a fait savoir le DG Kabampele.Par ailleurs a poursuivi le numéro un de la FIKIN, les activités de cet établissement public seront décentralisées à travers les provinces, par la création des directions provinciales. À ce sujet, il a rappelé que le ministre du Commerce extérieur avait sollicité de tous les gouverneurs des provinces, des terrains et/ou des concessions en faveur de la FIKIN. » C’est cela le rôle de notre industrie foraine, pour booster l’économie nationale, créer des effets d’entraînement positifs, afin que l’économie congolaise ne soit pas seulement basée sur le secteur minier, mais pour qu’elle soit diversifiée « , a expliqué le DG Kabampele. A titre illustratif, il a cité l’exemple de l’expo-Japon qui a drainé près de 400 millions de forains, lesquels étaient dans les hôtels de la place, restaurants… » Cela a occasionné des effets d’entraînement sur le Trésor public de ce pays. Si notre gouvernement poursuit son accompagnement en faveur de la FIKIN en disponibilisant davantage des moyens, notre industrie foraine va rayonner « , a encore dit le DG Kabampele, appelant les autorités de continuer à garder leur confiance placée à la jeune équipe qui dirige la FIKIN, afin que l’image longtemps ternie de cet établissement public soit redorée. Aucun espace de la FIKIN n’a été spolié Auparavant, le Président du Conseil d’Administration de la FIKIN, l’honorable Kennedy Katasi Kiala a balayé toutes les rumeurs confirmant la spoliation du site de cet établissement public. » Aucun espace de la FIKIN n’a été spolié. Nous avons plutôt des partenaires qui louent des espaces en bonne et due forme, mais aucune partie de la FIKIN n’a été vendue. D’où la tenue de cette réunion dans notre propre site, pour mettre fin à toutes les rumeurs « , a indiqué le PCA Kennedy Katasi. Il a également expliqué que cette réunion est la continuité de la première réunion annuelle tenue récemment, avec pour objectif, de passer en revue l’exercice 2025, afin de projeter l’avenir pour l’année 2026 qui commence. » Il sera également question de faire l’état de lieu du site, surtout que nous comptons nous baser sur la rénovation des installations. Une manière pour nous, de répondre à notre engagement pris lors de notre avènement « , a fait savoir le PCA Katasi. Et de poursuivre : » Le Conseil d’Administration ensemble avec la direction générale et les cadres et agents, devons unir nos efforts avec l’accompagnement de notre tutelle, pour baliser l’avenir de notre établissement « . José Wakadila
Ministère des PVH : François Kasanda Lumembo reconduit SG aux Pvh-Apv

Le vice premier ministre de la fonction publique, le professeur Jean Pierre Lihau Ebua, a procédé à une nouvelle mise en place des Secrétaires généraux de l’administration publique de la République Démocratique du Congo. Ainsi, en vertu de l’arrêté ministériel signé le 28 janvier 2026, le patron de la Fonction publique de la RDC a reconduit à son poste Monsieur François Kasanda Lumembu, comme Secrétaire général du ministère des personnes vivant avec handicap et autres groupes vulnérables. Cette réorganisation voulue par la vice primature au nom du gouvernement de la Républiquevise sans conteste, à renforcer les réformes, la performance des animateurs et la transparence dans la gestion publique. Ce remaniement opéré par Jean Pierre Lihau a concerné également plusieurs Institutions clés dont la Présidence, le Parlement, la Primature et différents ministères stratégiques ainsi que celui en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables. Pour rappel, nommé par Ordonnance présidentielle n°23/183 du 7 septembre 2023, François Kasanda Lumembu avait pris officiellement ses fonctions le lundi 18 mars 2024. A l’heure actuelle, le patron de l’administration du ministère des Pvh apv, François Kasanda Lumembu, est en train de mettre en place les agents et cadres de son administration qui comprend plus de 2000 employés sur l’ensemble ayant déjà leurs notifications. La Rédaction de l’organe de presse « La Référence » : la Référence plus ( journal), la Référence plus. cd ( Journal en ligne), la Référence Magazines, la Référence dominicale lui souhaite pleins succès dans ses fonctions étatiquesainsi qu’à tous ses collègues à qui il promet une franche collaboration pour la visibilité tous azimuts de leurs actions respectives. Philippe Dephill Lipo
Province de la Tshopo: A Kisangani, les fidèles de la CBFC/ Haut – Fleuve protestent contre la spoliation des biens appartenant à l’église

Des centaines des membres de la communauté baptiste du Fleuve Congo/ Haut Fleuve sont descendus dans la rue le vendredi 30 Janvier 2026 pour protester pacifiquement contre la spoliation des biens appartenant à l’église et suite à l’arrestation arbitraire de leur secrétaire Régional, le Révérend Docteur Emmanuel Kupenza, arrêté et relâché par le parquet général de Kisangani. Commencé à 08h30 locales à l’église locale Cbfc/ Makiso, ladite marche qui avait mobilisé parmi les manifestants Fidèles appartenant aux différentes églises locales, responsables ecclésiastiques et administratifs et même des anonymes, s’était ébranlée dans le calme et la discipline sur plusieurs artères de la ville de Kisangani. Les manifestants, qui disent défendre une cause juste ne faisaient que brandir dans le calme et la discipline des banderoles et autres affiches sur lesquels des messages étaient inscrits appelant chrétiennement au respect strict du droit, de la justice et des libertés fondamentales. Face à ce non respect de la loi constaté par l’église, les chrétiens de la CBFC ont appelé les autorités politiques et judiciaires de la Tshopo à intervenir sans délai afin que justice soit faîte à l’église, œuvre de Dieu. Arrivé au gouvernorat de la province de la Tshopo qui avait constitué le point de chute, les manifestants chrétiens, par l’entremise, du secrétaire général, Rev. Dr. Emmanuel Kupenza, ont remis en bonne et due forme, un mémorandum à l’autorité provinciale empêchée mais représentée par son intérimaire , Didier Lomoyo Iteku. Ce document expose sans équivoque les faits décriés par l’église tout en sollicitant l’implication express du gouvernement provincial pour la résolution du conflit foncier opposant la CBFC a un tiers particulier et la restitution du terrain concerné à qui de droit. Pour la CBFC, sa mobilisation populaire avait tout simplement un caractère pacifique, s’inscrivant dans la logique de dialogue, de justice et de respect des droits légitimes. Il convient de rappeler à l’opinion que dans la semaine, le Secrétaire général de la CBFC Haut Fleuve, le Rev. Dr. Emmanuel Kupenza, avait été brièvement interpellé par le parquet général à par un certain Eric Mbuyi avant d’être relâché dans la soirée par le procureur général. Affaire à suivre… Philippe Dephill Lipo
Ministère de la Fonction Publique : Jean-Pierre Lihau signe un vaste mouvement de mise en place des Secrétaires Généraux. (Document)

En vertu des compétences qui lui sont dévolues par les dispositions légales et réglementaires en vigueur, le vice-premier Ministre, Ministre de la fonction publique , Jean-Pierre LIHAU, a procédé à publication de l’arrêté ministériel N°008/CAB.VPMIN/FP-MA-ISP/JPL/2026 du 28 janvier 2026 portant mise en place générale des secrétaires généraux de l’administration publique. Une nomination qui apparaît comme un nouveau vent dans le fonctionnement des services publics de l’État. une étape décisive estime une certaine opinion favorable à l’acte posé par le patron de la Fonction Publique de la République Démocratique du Congo qui a des raisons de croire que ces nouvelles nominations visentà impulser une nouvelle dynamique de performance et d’efficacité au sein des services publics. Voici le document complet Philippe Dephill Lipo
Encore une innovation de Raïssa Malu à l’EDUC-NC: La digitalisation du contrôle physique des enseignants a été lancée

La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU -NC), Raïssa Malu vient une fois de plus de marquer un point capital dans les réformes qu’elle a imprimées depuis son accession à la tête de son département ministériel Hier jeudi 29 janvier 2026, elle a procédé au lancement officiel de la digitalisation du contrôle physique des enseignants par la Direction nationale de contrôle ,de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE). Ce, après l’intégration de l’intelligence artificielle dans la correction des épreuves de l’Examen d’État.Dans son mot de circonstance, elle a souligné que cette opération marque une étape décisive dans la modernisation du système éducatif de notre pays et s’insère dans le plan quinquennal de son ministère. Elle entre également dans la vision du président de la République qui place l’éducation parmi les axes prioritaires de son mandat à la tête du pays. En plus, elle a mis en exergue le fait que la conversion des informations physiques en format numérique marque le début d’une transformation majeure dans la gestion du système éducatif congolais. Quant au Secrétaire général du ministère de l’EDU -NC, M. Alexis Yoka, il a de prime abord dans son mot de bienvenue, rappelé le contexte qui a prévalu à la digitalisation du contrôle physique mensuel des enseignants. Face aup0kzx multiples réclamations des enseignants Ww/0 teeen rapport avec les regards récurrents de paiement des salaires et après une étude approfondie de la question, a-t-il souligné, il a été décidé de digitaliser le contrôle physique des enseignants en prélude à la digitalisation de la paie.Selon lui, grâce à l’intégration de la technologie, notamment l’utilisation de tablettes pour le contrôle mensuel des enseignants et la numérisation des mouvements et des données de paie, la RDC franchit un cap vers une gestion plus efficace, transparente et en temps réel. Le nouveau système concerne tout le territoire national Par ailleurs, M. Alexis Yoka a révélé que les premiers tests réalisés à Kinshasa et au Kongo Central ont été couronnés de succès, démontrant la capacité des équipes de la DINACOPE à s’adapter et à innover. Dès ce mois de février 2026, il a indiqué que cette digitalisation s’étendra à l’ensemble de ces deux provinces, avant d’être généralisée progressivement à tout le territoire national. Il sied de savoir que la digitalisation de la paie prévoit la délivrance des cartes de service biométriques bancaires et digitales VISA à puce et multifonctionnelles aux enseignants. Avec ces cartes, a-t-il précisé, les enseignants, qui auront préalablement été identifiés avec leurs données biométriques, pourront retirer leurs salaires dans n’importe quel distributeur automatique de billets et n’importe quel opérateur de mobile money. Ces cartes seront également acceptées pour tout paiement par cette carte bancaire sur toute l’étendue du territoire national.Dans ses propos, le numéro un de l’administration de l’EDUC-NC a remercié particulièrement la Banque mondiale à travers le projet PERSE qui a appuyé la DINACOPE avec un lot important d’équipements suivants : 1.960 tablettes ; 399 ordinateurs et un serveur. Il a aussi salué l’engagement de la DINACOPE, la mobilisation des ressources humaines et le soutien des partenaires de la RDC qui rendent possible cette avancée.Il a surtout salué la clairvoyance de Mme Raïssa Malu qui a su, par son leadership conduire des réformes essentielles dans le secteur qu’elle dirige.JW
» La mécanisation de l’agriculture africaine ne fonctionnera pas si nous ne changeons pas notre manière de faire « (Beth Bechdol/Directrice générale adjointe de la FAO)

» Depuis des décennies, la mécanisation agricole en Afrique repose sur une hypothèse tenace : si les tracteurs ont transformé l’agriculture ailleurs, ils feront forcément de même ici. On a donc importé de grosses machines coûteuses, conçues pour des terrains plats et des chaînes d’approvisionnement industrielles – et déclaré qu’il s’agissait d’un progrès « , à fait savoir Mme Beth Bechdol, Directrice générale adjointe de la FAO dans un article publié dernièrement. Pourtant affirme-t-elle, les résultats sont visibles sur tout le continent : des équipements à l’arrêt, des pièces de rechange hors de portée, des coûts de maintenance supérieurs aux revenus agricoles, et des machines abandonnées après seulement quelques saisons. Ce n’est pas un échec de l’agriculture africaine ni des agriculteurs africains. C’est un échec de l’approche. À l’en croire, l’Afrique abrite plus de la moitié des terres arables non cultivées restantes dans le monde, mais l’essentiel de la production alimentaire provient encore de petits exploitants cultivant moins de deux hectares. Trop souvent, les initiatives de mécanisation ont introduit des équipements surdimensionnés et coûteux, sans financement, formation, services de réparation ni appui après-vente. Faute d’analyses approfondies des besoins et de suivi, ces interventions se sont révélées inadaptées aux terrains et aux conditions de production locales, déconnectées des réalités des agriculteurs et, en fin de compte, non durables. Pour Mme Beth Bechdol, ces limites techniques ont été aggravées par l’exclusion. Les femmes, qui assurent une grande part de la charge de travail agricole en Afrique, ont été régulièrement exclues de l’accès aux services de mécanisation, au financement, aux dispositifs de location et à la formation. Des projets à court terme et fragmentés n’ont pas permis de bâtir les écosystèmes durables de compétences, de financement, de production et de services après-vente dont la mécanisation a réellement besoin. Quid des conséquences ? Selon Lu numéro deux de la FAO mondiale, les conséquences sont claires : des millions d’agriculteurs – principalement des femmes – continuent de dépendre d’outils manuels. La productivité reste obstinément faible. Et les jeunes quittent les zones rurales, percevant l’agriculture comme physiquement éprouvante, économiquement incertaine et déconnectée des opportunités. Cette situation n’est pas inévitable. Elle est le résultat prévisible de la répétition d’approches qui ont échoué.À ce sujet explique-t-elle, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), travaille avec les gouvernements africains et leurs partenaires, pour faire évoluer la mécanisation, en passant de la simple fourniture ponctuelle d’équipements à des systèmes portés localement, capables de développer les compétences, le financement et les écosystèmes de services. La mécanisation durable offre une autre voie. Il ne s’agit pas de remplacer la main-d’œuvre, mais de la transformer. Elle englobe des outils, des équipements et des machines qui réduisent la pénibilité du travail, augmentent la productivité, améliorent l’accès aux marchés et renforcent la résilience, tout en s’adaptant aux réalités économiques, sociales et environnementales locales. Les femmes et les jeunes sont au cœur de cette transformation. La mécanisation peut transformer des vies » Lorsqu’elle est bien conçue, la mécanisation peut transformer des vies « , rassure Mme Beth Bechdol.En effet, lorsque les femmes ont accès à des technologies abordables et économes en main-d’œuvre, la productivité augmente, les revenus progressent et du temps se libère pour l’éducation, l’entrepreneuriat et la vie communautaire. Lorsque les jeunes disposent d’outils modernes, de formations et de financements, l’agriculture devient un travail qualifié et digne – des opérateurs et techniciens d’équipements aux entrepreneurs agroalimentaires et gestionnaires d’exploitations. Mais cela ne se produit que lorsque la mécanisation est adaptée aux contextes locaux, correctement financée et conçue pour inclure celles et ceux qui ont longtemps été exclus. » J’ai été témoin de cette transformation. En grandissant dans l’exploitation céréalière familiale, dans l’Indiana rural, j’ai vu l’agriculture passer de longues journées de travail manuel à une agriculture de précision appuyée par les données. Ce qui reposait autrefois principalement sur la force physique s’appuie désormais sur des équipements guidés par GPS, des capteurs de sol, des images de parcelles et des outils d’aide à la décision en temps réel, qui améliorent l’efficacité, réduisent le gaspillage d’intrants et augmentent les rendements. Aujourd’hui, cette exploitation est dirigée par ma sœur – une agricultrice qui utilise les technologies modernes pour prendre, chaque saison, de meilleures décisions de production. La mécanisation n’a pas supprimé des moyens de subsistance : elle les a transformés en emplois plus qualifiés, plus productifs et plus durables, de génération en génération « , explique Mme Beth Bechdol. Et d’ajouter : » Cette expérience façonne ma vision de l’avenir agricole de l’Afrique. Bien menée, la mécanisation combinée aux outils numériques peut également transformer des millions de vies sur le continent – en augmentant les rendements, en réduisant les travaux pénibles et en renforçant les communautés rurales « . Aller vers un système cohérent C’est pourquoi souligne-t-elle, la Conférence africaine sur la mécanisation agricole durable (ACSAM) projetée du 3 au 6 février 2026 en République-Unie de Tanzanie, est si importante. Pour elle, cette conférence n’est pas une réunion de plus : c’est plutôt l’occasion de dépasser les projets pilotes dispersés pour aller vers un système cohérent à l’échelle du continent. L’un des résultats majeurs à l’étude est la création d’un pôle permanent de mécanisation, détenu et piloté par l’Afrique – une plateforme destinée à aligner les plans nationaux, accélérer l’innovation locale, renforcer les partenariats de recherche et déployer à grande échelle des technologies respectueuses de l’environnement et centrées sur les agriculteurs. En effet, Mme Beth Bechdol fait noter que, partout en Afrique, les premiers résultats montrent ce qui est possible lorsque cette approche est mise en œuvre. En Tanzanie, des tracteurs compacts conçus localement et des outils de précision permettent aux petits exploitants, de travailler plus intelligemment, et non plus durement. Au Bénin, des coopératives de femmes utilisent des équipements de transformation à petite échelle pour produire des dérivés de soja et de manioc à plus forte valeur ajoutée. Au Ghana, des machines adaptées ont réduit la transformation du fonio, qui prenait auparavant plusieurs jours de travail manuel, à quelques heures seulement, augmentant les revenus tout en améliorant la
Respect strict de la dignité humaine et des droits humains en RDC: La VSV invite les services de sécurité d’humaniser les conditions d’interpellation ou d’arrestation

» (…) quiconque est suspecté d’être en conflit avec la loi et surtout en matière de sécurité, de sureté de l’Etat et de stabilisation des institutions, peut être interpellé ou arrêté pour répondre des actes répréhensibles lui reprochés. Cependant, cela doit se faire en respectant le droit interne et les conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l’homme « . C’est la déclaration faite ce jeudi 29 Janvier 2026, par le Directeur exécutif de la Et donc la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), Rostin Manketa, au cours d’une conférence de presse tenue au siège de cette organisation à Matonge/Kalamu. Pour l’orateur, la VSV suit avec une grande préoccupation l’évolution de la situation politico-sécuritaire actuelle en RDC, marquée depuis un temps, notamment par des arrestations et d’interpellations en cascade des personnes par les services de sécurité, principalement le Conseil National de Cyberdéfense (CNC). » La VSV est d’avis que dans n’importe quel Etat du monde, quiconque est suspecté d’être en conflit avec la loi et surtout en matière de sécurité, de sureté de l’Etat et de stabilisation des institutions, peut être interpellé ou arrêté pour répondre des actes répréhensibles lui reprochés. Cependant, cela doit se faire en respectant le droit interne et les conventions et traités internationaux relatifs aux droits de l’homme « , a fait savoir le numéro un de la VSV. Avant de poursuivre : » Et donc, la VSV n’est pas contre les interpellations justifiées, fondées des personnes par les services de sécurité si et seulement si, tout se fait dans le cadre de l’intérêt général ne frisant ainsi aucun règlement des comptes au profit des particuliers « . Pour le cas de la RDCongo, la VSV est vivement préoccupée par le fait que la plupart de ces interpellations et arrestations, se font sans que la procédure en la matière ne soit respectée comme cela se ferait dans un Etat de droit. En effet poursuit M. Manketa, dans un Etat de droit, le droit à la liberté et le droit à la sécurité de toute personne humaine, sont garantis non seulement par le droit interne notamment par la Constitution de la République Démocratique du Congo, mais également par les normes internationalement reconnues dans les conventions et traités relatifs aux droits de l’homme, dont la plupart ont été ratifiés par la RDCongo. À en croire Rostin Manketa, la VSV, à travers cette conférence de presse, tient à attirer l’attention des autorités congolaises sur le fait que le pays traverse une situation très difficile avec l’occupation des villes de Goma et de Bukavu ainsi que des territoires dans les provinces du Nord et Sud-Kivu depuis plusieurs mois par les rebelles de l’AFC/M23 soutenus officiellement par le Rwanda. Consécutivement à cela poursuit-il, les autorités congolaises devraient, en principe faire très attention à leurs faits et gestes, en vue de consolider les efforts qu’elles déploient pour la restauration de la paix et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national congolais, en évitant tout ce qui pourrait discréditer la RDCongo et certaines de ses autorités. » Une bonne partie de la communauté internationale y compris de nombreux congolais, demeurent très attachés au respect des libertés fondamentales, bref des droits des personnes. Violer ces droits pourrait refroidir certaines relations au grand dam de la population « , estime-t-on au sein de la VSV. Plaidoyer pour éviter les dérapages Selon Rostin Manketa, la VSV dénonce toutes formes d’interpellations ou d’arrestations frisant des enlèvements et violant la Constitution de la RDCongo ainsi que les normes internationales reconnues dans les Conventions et traités. Il est inadmissible dit-il, que des personnes soient interpellées dans des conditions inhumaines, les yeux bandés parfois et gardées en détention pendant plusieurs jours voire mois, sans qu’elles soient assistées par leur avocat conseil et présentées devant leur juge compétent. De même explique-t-il, les autorités congolaises doivent savoir que dans certaines familles des personnes interpellées, des épouses et enfants vivent une sorte de traumatisme et de torture psychologique suite à des interpellations opérées très tard la nuit ou en pleine nuit vers 1h , 2h, 3h du matin sans mandat, sans que les personnes qui interpellent ne s’identifient, ne présentent un mandat, ne communiquent la destination où l’on conduit la personne interpellée faisant ainsi pleurer jours et nuits de nombreuses familles car ne sachant à quel Saint se vouer. Parmi les personnes actuellement interpellées, la VSV cite des personnalités qui ont occupé de hautes fonctions en RDCongo et qui pouvaient tout simplement être invitées en bonne et due forme, de manière civilisée en cas des faits sérieux à leur charge. Rien ne justifie leur interpellation en pleine nuit pour les unes et après divers subterfuges pour les autres pendant la journée comme des vulgaires malfrats. C’est entre autres les cas de :Emmanuel RAMAZANI SHADARI, Secrétaire Permanent du PPRD;Aubin MINAKU, Vice-Président du PPRD ;KOVO INGILA BOKONDO, Ancien Député National, Cadre du MLC ;Norbert LUYEYE, Président du parti politique de l’opposition UR ;Christian KILANGA NYEMBO DUNIA, Secrétaire National du PPRD ;Norbert YAMBA YAMBA, Ex Directeur de Cabinet du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Cadre de l’UDPS ;Jeannot BINANO, Employé de Société d’Etudes des Services et des Constructions ;Nathanaël ONOKOMBA, Président du Mouvement Le Congo qui inspire ;Joseph Sarto MUKESHIMANA TUNGA, Homme d’Affaires de nationalité Belge, Arrêté à Lubumbashi le 31/12/2025 ;Erick, non autrement identifié, collaborateur de M. Joseph Sarto MUKESHIMANA TUNGA Arrêté à Lubumbashi le 31/12/2025 ;Guillaume, non autrement identifié, collaborateur de M. Joseph Sarto MUKESHIMANA TUNGA Arrêté à Lubumbashi le 31/12/2025;Parole KAMIZELO SUKAMI « Maitrisable », Communicateur du PPRD ;Dieudonné Didier ILAANI NAANGA, Petit Frère de Corneille NAANGA. Quid de quelques officiers généraux, supérieurs des FARDC interpellés ? A la liste non exhaustive ci-dessus des personnes interpellées ou arrêtées, il y a lieu de relever que la VSV est aussi vivement préoccupée par de nombreuses informations faisant état d’interpellation ou d’arrestation des Officiers Généraux, Supérieurs, etc qui sont en détention actuellement en RDCongo. Aussi, la VSV demande aux autorités congolaises, de tout mettre en œuvre pour leur présentation devant leurs juridictions compétentes respectives, en garantissant leur droit à la défense. Pour la
Vatican : Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo nommé nonce apostolique en RDC par le pape Léon XIV

Le pape Léon XIV a nommé, mercredi 28 janvier 2026, au Vatican, Mgr Relwendé Kisito Ouédraogo nonce apostolique en République démocratique du Congo. Il succède à Mgr Mitja Leskovar. Le nouveau nonce apostolique en RDC, d’origine burkinabè et âgé de 54 ans, est élevé au siège titulaire d’Ilta, avec la dignité d’archevêque. Il a été ordonné prêtre le 3 décembre 2000 pour le compte du diocèse de Ouahigouya. En 2012, ce prélat catholique est devenu le premier docteur en sainte liturgie de son pays. Depuis 2013 jusqu’à sa nomination comme représentant diplomatique du Vatican à Kinshasa, Mgr Ouédraogo a assuré les fonctions de secrétaire particulier du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Ance Tony