Recrudescence de la criminalité à Kinshasa : La VSV rappelle que les droits à la vie et à la sécurité sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la RDC et par les instruments juridiques internationaux (communiqué)

Dans son communiqué de presse n°021/VSV/CE/2025, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), dénonce la recrudescence de la criminalitéDENONCE dans la ville-province de Kinshasa et rappelle que les droits à la vie et à la sécurité, sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la RDC et par les instruments juridiques internationaux. À travers ce communiqué, la VSV exprime sa vive préoccupation face à la montée vertigineuse de cette insécurité dans la capitale, caractérisée ces derniers jours par des attaques armées meurtrières et des actes de criminalité d’une extrême violence. Les derniers cas en date renseigne le document, remontent dans la nuit du vendredi 07 au samedi 08 novembre 2025, vers 02h du matin, où une dizaine de bandits armés ont fait irruption dans la parcelle située au croisement des avenues Kumika et Kulumba au quartier 3, dans la commune de Masina, où finalement, ils ont maitrisé et ligoté deux policiers grâce à la présence de deux (02) éclaireuses. Selon le communiqué de la VSV, ces policiers affectés au Sous-Ciat installé à côté de la parcelle ciblée, n’avaient qu’une seule arme. » Une fois à l’intérieur de la parcelle, les malfrats ont menacé les occupants, afin de leur extorquer l’argent issu des opérations de change effectuée par M. José KABANGU, frère des victimes « , renseigne le communiqué. » Face à la résistance de la famille, les assaillants ont ouvert le feu, atteignant mortellement Mlle Chouchouna KABANGU, âgée d’une trentaine d’années, qui a succombé sur place. Son père nommé TSHIBUKA KABANGU, quant à lui, a été grièvement blessé au bras avant que les criminels ne s’enfuient avec une importante somme d’argent contenu dans un sac « , poursuit le document daté du 10 novembre 2025. Scène similaire dans la commune de la N’Sele Par ailleurs, poursuit le communiqué, au quartier Mutele, dans la commune de la N’sele, un médecin a été lâchement abattu par balles à son domicile situé vers le quartier » Terre Jaune » dans la nuit du Jeudi 06 au vendredi 07 novembre 2025. » Les assaillants armés, ont troué les murs de la maison pour y pénétrer avant de commettre leur forfait. Ces événements tragiques, parmi tant d’autres, traduisent le climat de tereur et d’insécurité généralisée qui s’installe malheureusement dans la ville de Kinshasa ; alors que les festivités de fin d’année 2025 approchent, période souvent marquée par une recrudescence de la criminalité « , craint la VSV dans son communiqué. Dans le même document, cette Ong de défense des droits de l’homme rappelle que les droits à la vie et à la sécurité sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution de la République Démocratique du Congo (RDCongo) et par les instruments juridiques internationaux, relatifs aux droits de l’homme ratifiés par la RDC. La VSV présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées et exprime sa solidarité avec toutes les victimes de cette insécurité persistante, tout en déplorant les pertes en vies humaines innocentes. Au finish, la VSV invite les autorités rdcongolaises à :Ouvrir sans délai une enquête approfondie et transparente, afin d’identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs de ces crimes ; José Wakadila
Décès suspect du Dr Emmanuel DIBU NAWEJ à Kolwezi : La VSV exige une enquête indépendante, l’arrestation et des poursuites judiciaires contre l’officier de la PNC qui l’avait interpellé et placé en détention

Dans son communiqué de presse n°022/VSV/CE/2025 : la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) condamne et dénonce fermement l’interpellation devant un super marché à Kolwezi, province du Lualaba, du Docteur DIBU NAWEJ Emmanuel, par un Officier de la Police Nationale Congolaise (PNC), à la suite d’un malentendu qui aurait eu lieu en lien avec la collision des voitures de deux (2) intéressés. » Fâché, l’Officier de la Police a procédé sur le champ à l’embarquement du médecin dans son véhicule vers une destination inconnue en date du dimanche 09 novembre 2025 où le médecin sera placé en détention de manière illégale « , peut-on lire dans ce communiqué qui poursuit : » Le jour suivant, soit lundi 10 novembre 2025, le médecin a été retrouvé mort prétendument à la suite d’un malaise « . Sur ces entrefaites, la VSV dénonce l’usage abusif par l’Officier de la police, de son pouvoir sans considération du rang de médecin et de la dignité humaine inhérente à toute personne. En vue de prévenir la commission de tels actes sur toute l’étendue de la RDCongo en général et dans la province du Lualaba en particulier, la VSV exige l’arrestation et des poursuites judiciaires contre cet Officier de la police qui a terni l’image d’un corps aussi important en l’occurrence la Police Nationale Congolaise, au mépris du respect des droits humains. La VSV saisit cette occasion pour demander à l’Etat congolais, de multiplier des sessions de formation aux Droits Humains en faveur de la Police Nationale Congolaise (PNC) et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour que tous ces services demeurent des institutions nobles et respectées par tous. J. W
Paie des enseignants du territoire d’Idiofa : Kennedy Kamulete gagne le pari de la délocalisation d’Afriland à Equity BCDC

Le jeune notable du territoire d’Idiofa, Kennedy Kamulete, Directeur administratif et financier (DAF) de la Mutuelle de santé des enseignants de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU -NC), vient de réussir un grand coup en délocalisant la paie des enseignants de ce coin de la province du Kwilu, d’Afriland bank à Equity BCDC. Cette décision a été prise il y a deux jours lors d’une rencontre de travail qui a mis autour du Directeur national,chef de service de la Direction nationale de contrôle de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif (DINACOPE), les délégués d’Equity BCDC et le jeune notable ci-haut cité. Ils ont échangé autour de l’épineuse question de la délocalisation de la paie des enseignants de ce coin du pays qui ont souffert durant des années à cause de l’incapacité de l’ancienne banque payeuse,l’Afriland bank, qui n’a pas satisfait aux attentes des chevaliers de la craie. L’objectif principal de cette réunion stratégique facilitée par M.Kennedy Kamulete a été d’accélérer le processus de délocalisation des enseignants mécanisés d’Idiofa jusque-là pris en charge par une banque qui ne s’est pas acquittée correctement de la tâche lui confiée. En fait, cette décision fait suite à la récente crise ayant vu plus de 19.000 enseignants privés de leurs salaires pendant trois mois, entraînant grève et paralysie des activités scolaires dans plusieurs sous-divisions de la province éducationnelle du Kwilu 3. Au cours de cette réunion, les parties ont convenu de mettre en place une feuille de route claire. Dans son intervention, le notable Kennedy Kamulete a déclaré qu’en tant qu’originaire du coin, il a été sensible aux cris de détresse de ses compatriotes qui ont vécu des moments difficiles à cause d’impaiement dont ils ont été victimes. Il a exprimé sa satisfaction pour la réussite de cette démarche. Quant au Directeur Boniface Mbaka, il a indiqué que sur instruction de la haute hiérarchie du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU -NC), nous devrions trouver une solution adéquate à ce problème. C’est dans ce contexte que cette rencontre a eu lieu pour échanger avec les délégués d’Equity BCDC, jugée capable de prendre en charge tout le personnel enseignant d’Idiofa. Il est évident que les chevaliers de la craie du territoire d’Idiofa vont applaudir de deux mains cette délocalisation qui ouvre une perspective heureuse pour leur avenir et celui de leurs familles. L’honneur revient au jeune notable Kamulete qui s’est impliqué pour la réussite des échanges entre la DINACOPE et la nouvelle banque payeuse, Equity BCDC. Aux âmes bien nées,la valeur n’attend point le nombre d’années. José Wak.
Célébration de la Journée mondiale de l’alimentation : La Fao met en place un cadre programmatique pour intensifier et accélérer l’action aux populations vulnérables

Comme de coutume, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) célèbre le 16 octobre de chaque année, la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) , qui coïncide avec la date de sa propre création en 1945. L’édition 2025 marque également, les 80 ans de la création, en 1945 à Québec, au Canada, de cette agence spécialisée de l’ONU qui œuvre pour l’éradication de la faim et la promotion de la sécurité alimentaire. Le thème retenu cette année est « Main dans la main pour des aliments et un avenir meilleur ». Un thème qui appelle l’importance de la collaboration mondiale pour construire un avenir pacifique, durable, prospère et en sécurité alimentaire. En RDC, l’édition 2025 a été célébré mardi 11 novembre 2025, au site touristique » Chez le Conseiller « , situé dans la commune de Maluku à Kinshasa, en présence des plusieurs personnalités, notamment les acteurs politiques, les Ong et la société civile. Dans son mot de circonstance, Son excellence Muhindo Nzangi Butondo, Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, a lancé un appel aux acteurs du secteur agricole, de se mettre ensemble, main dans la main, pour faire des actions concrètes, en vue de lutter contre l’insécurité alimentaire. Dans ses propos le ministre Muhindo veut mettre une stratégie de mise en œuvre de sa révolution agricole agressive qui tient compte de quelques préalables, notamment de la réorganisation, entre autres, du secteur de l’agriculture ; du financement des projets agricoles ; de la cohérence de différentes initiatives dans le domaine agricole et de la redynamisation du système de vulgarisation agricole. Les 5 facteurs pour la réussitte de ce projet Pour le ministre Muhindo, il y a 5 facteurs épinglés pour la réussitte de ce projet ambitieux qui cadrent avec les besoins de la réforme. il s’agit de : l’accès à la bonne semence agricole ; la mécanisation de l’agriculture ; la production ; la mise en place des unités de conservation d’engrais, mais également le stockage et la transformation des produits agricoles. Au nom des Agences du système des Nations unies, le Représentant adjoint de la FAO/RDC, M. Ibrahim Abdoul Nasser, a laissé entendre qu’au cours de ces huit décennies, la FAO a œuvré auprès de tous les Etats membres des Nations Unies, en faveur d’« un monde libéré de la faim » 8,2% de la population souffre de sous-alimentation chronique Poursuivant son intervention, M. Ibrahim Abdoul Nasser a également fait savoir qu’à l’heure actuelle, environ 8,2% de la population souffre de la sous-alimentation chronique, en raison des catastrophes d’origine naturelle ou anthropique, parmi lesquelles on retrouve les conflits, les dérèglements climatiques répétés, les inégalités et les récessions économiques. Mise en place d’un cadre programmatique Selon, M. Ibrahim Abdoul, la FAO, fidèle à ses engagements, a mis en place un cadre programmatique afin d’intensifier et d’accélérer l’action en faveur des populations vulnérables. Pour lui, « L’Initiative Main dans la main de la FAO » permet également de repérer les possibilités d’investissements et d’orienter les fonds en priorité vers les régions les plus touchées par la pauvreté et la faim et où le potentiel agricole est le plus important. « … Nous mettons également en œuvre des programmes clés comme : « Le programme de coopération Sud-Sud et de coopération triangulaire » ; « Un pays, un produit prioritaire » ; « l’économie bleue » ; « L’initiative Villages Numériques » ; « l’Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté » et « les programmes de coopération technique », qui ont également pour objectif, la sécurité alimentaire et la nutrition à moyen et à long terme dans un grand nombre de pays… » a t-il confié. Il a saisi l’occasion pour remercier le gouvernement congolais, pour la confiance en faveur les différents partenaires qui interviennent à travers le pays. Et d’enrichir : « … Ensemble, nous pouvons retrouver le chemin qui mène à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui est notre promesse collective d’agir pour l’humanité, pour la planète et pour la prospérité, en ne laissant personne de côté… » Pour sa part, le Directeur Maniana Olivier, qui a parlé au nom du point focal de la JMA (Journée mondiale de l’alimentation), a fait savoir que, cette journée est une invitation à l’action pour travailler main dans la main, producteurs et consommateurs pour vaincre la faim, valoriser les produits locaux en assurant un avenir meilleur aux populations congolaises. Il a par ailleurs régreté le fait que la RDC fait encore face à quelques défis entre autres la faim, la malnutrition, le faible accès aux produits nutritifs et la faible valorisation de des produits locaux, à la pauvreté et aux effets du changement climatique. Il sied de souligner que le ministre d’État Muhindo Nzangi a aussi procédé à la remise symbolique des kits agricoles à quelques associations et Ong sélectionnées pour la circonstance. José Wakadila et Science Kinkobo
Célébration de la Journée internationale du Nanisme en RDC :“Le monde ne peut pas évoluer en excluant les personnes atteintes de nanisme”, dixit Irène Esambo Diata

Sous le thème « Non au mot nain, en route vers une République inclusive : droits, dignité et participation des personnes de petite taille », la journée internationale du Nanisme a été célébrée en République Démocratique du Congo le jeudi 06 novembre 2025 Organisée par le Ministère délégué chargé des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, cette journée a été une opportunité pour les organisateurs de mener une action de sensibilisation contre les stéréotypes et la stigmatisation dont sont victimes les personnes de petite taille. Également un moment fort pour faire un plaidoyer pour leur pleine inclusion dans la société congolaise. Prenant la parole, Mme Corine Ngengan, représentante du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, a réaffirmé l’engagement des Nations-Unies à accompagner le gouvernement congolais dans la lutte contre les discriminations et à promouvoir l’inclusion des personnes vivant avec handicap, notamment celles atteintes de nanisme. De son côté, Mme Gloria Sembula, présidente de la Synergie des personnes des petites tailles, a salué la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, et l’action de la Ministre déléguée Irène Esambo Diata. “Grâce à cette vision, les personnes atteintes de nanisme sont désormais visibles, reconnues et valorisées. La petite taille a sa place dans la République, elle peut fonder un foyer, travailler, diriger… et contribuer à la nation”, a-t-elle déclaré, avant d’appeler la population à “changer le regard sur la différence, à aimer et à soutenir ces personnes pleines de talents et de capacités.” Au nom du Gouvernement, Me Irène Esambo Diata, Ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, a salué la volonté politique du Chef de l’État : “Le monde doit savoir que nous ne pouvons pas évoluer en excluant une catégorie, notamment les personnes atteintes de nanisme. C’est grâce au Président de la République que cette catégorie, longtemps oubliée, est aujourd’hui reconnue et célébrée.” Et de souligner que les personnes de petite taille sont désormais intégrées au sein de l’administration dédiée aux personnes vivant avec handicap, occupant des postes de responsabilité, parmi les chefs de bureaux et divisions : “Elles représentent la quatrième catégorie au sein de notre administration, preuve que l’inclusion est en marche.” La cérémonie haute en couleurs, organisée dans le beau cadre de l’hôtel Sultani, s’est clôturée dans une ambiance festive, animée par l’orchestre des personnes atteintes de nanisme, symbole d’une inclusion vécue et célébrée. Et pour joindre l’utile à l’agréable, un cocktail communautaire a été offert à l’assistance. Philippe Dephill Lipo & celcom Min pvh apv
Transformation du climat productive et inclusive des systèmes agricoles et alimentaires : Le gouvernement de la RDC lance la phase 2 du projet de Politique agricole Régionale de la SADC en partenariat avec la FAO

En collabation avec la FAO, le gouvernement de la RDC, a lancé, mercredi 5 novembre 2025, la phase 2 du projet de Politique agricole Régionale de la SADC (STOSAR II). Ce projet qui soutien l’opérationnalisation de la politique agricole régionale de la SADC, connu sous le nom de STOSAR II, vise à transformer l’agriculture en Afrique Australe et à améliorer la vie et les moyens de subsistance des millions de personnes qui en dépendent. Une initiative mise en œuvre de 2018 à 2024 et a donné des résultats très intéréssants dans toute la région de la SADC, et particuliérement la RDC.De ce fait, l’Union européenne a réaffirmé son engagement en accordant 10 millions d’euros pour financer STOSAR II (2025-2028) en faveur de la région de la SADC. Et la RDC en particulier, a bénéficié du renforcement des capacités de acteurs étatiques et non étatiques dans quelques domaines, parmi lesquels on peut citer : (i) Techniques de diffusion en temps réel de l’information sur les marchés agricoles ; (ii) Surveillance (suivi/contrôle) et mise en quarantaine végétale et animale ; (iii) Techniques d’identification des maladies et ravageurs transfrontaliers ; (iv) Techniques d’identification et de gestion des épizooties et (v) Politique, approches et outils de vulgarisation agricole en RD Congo. L’agriculture, un moteur clé de l’emploi, des moyens de subsistance et du développement rural Au nom de la FAO, le Représentant adjoint, M. Ibrahim Abdoul Nasser a fait savoir qu’en République Démocratique du Congo, l’agriculture n’est pas seulement une source de nourriture, mais aussi un moteur clé de l’emploi, des moyens de subsistance et du développement rural. Il a également précisé que l’agriculture soutient les ménages, contribue à la stabilité économique et est essentielle au renforcement de la résilience face au changement climatique. « … Notre travail est guidé par les objectifs de développement durable : l’élimination de la pauvreté (ODD 1), l’objectif de parvenir à l’élimination de la faim (ODD 2) et la réduction des inégalités (ODD 10). En RDC, la FAO est fière de travailler main dans la main avec le gouvernement, les agriculteurs, la société civile et le secteur privé, sur des projets et des programmes qui incluent la gouvernance, le développement des filières agricoles, le changement climatique et la gestion durable des ressources naturelles, ainsi que la gestion des urgences et des crises humanitaires… « , a déclaré M. Ibrahim Abdoul Nasser Un projet de la numérisation des producteurs agricoles Avant de procéder au lancement de cet atelier, le ministre d’État à l’Agriculture et à la Sécurité Alimentaire, Muhindo Nzangi, a recommandé aux participants à ces travaux, de pouvoir consacrer le plein de moyens qu’ils ont pour l’amélioration de ce projet, à l’intégration des prix concrets. Il a également rappelé que projet le STOSAR II met un accent particulier sur la numérisation des producteurs agricoles, l’utilisation des technologies innovantes pour lutter contre les ravageurs et les maladies des cultures, ainsi que sur l’amélioration de l’accès des agriculteurs aux marchés locaux et internationaux. Quatre axes prioritaires du projet Il sied de souligner qu’au cours des (4) quatre prochaines années, le projet s’articulera autour de quatre axes prioritaires notanment : José wakadila et Science Kinkobo
COP 30 : » l’époque des proclamations de bonnes intentions est révolue : l’heure est venue des plans d’action » (Président Lula/Brésil)

Aujourd’hui commence, dans l’Amazonie brésilienne, le Sommet de Belém, qui précède la 30e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP30). » J’ai convoqué les leaders du monde entier pour cette réunion, peu de jours avant l’ouverture de la COP, afin que tous s’engagent à assumer leur responsabilité multilatérale d’agir avec l’urgence qu’exige la crise climatique « , fait savoir dans un message, le président Luiz Inácio Lula da Silva. Selon le président brésilien, si le monde n’agit pas de façon effective, au-delà des discours, nos sociétés ne croiront plus, de façon générale, aux COP, au multilatéralisme et à la politique internationale. Il a rappelé que le Brésil a accueilli le Sommet de la Terre en 1992. » Nous avons approuvé les conventions sur le Climat, la Biodiversité et la Désertification, de même que les principes qui ont établi un nouveau paradigme et la voie pour préserver la planète et l’humanité « . Il ajoute qu’au cours de ces 33 ans, les rencontres ont abouti à des accords et des objectifs importants pour la réduction des gaz à effet de serre (atteindre zéro déboisement, tripler l’utilisation de l’énergie renouvelable, entre autres). Brésil : plaque tournante du changement climatique Plus de trois décennies après poursuit-il, le monde revient au Brésil pour discuter de la lutte contre le changement climatique. » Ce n’est pas un hasard si la COP30 a lieu au cœur de la forêt amazonienne. C’est l’occasion pour les responsables politiques, diplomates, activistes et journalistes, de connaître la réalité de l’Amazonie « , relève le président Lula. Et de poursuivre : » Nous voulons que le monde voie la situation réelle des forêts, du plus grand bassin hydrographique de la planète et des millions d’habitants de la région « . Pour le chef de l’Etat brésilien, les COP ne doivent pas être seulement une foire de bonnes idées ni un voyage annuel des négociateurs. Elles doivent être l’occasion d’un contact avec la réalité et d’une action effective dans la lutte contre le changement climatique. » Pour combattre ensemble la crise climatique, nous avons besoin de ressources. Et aussi de reconnaître que le principe des responsabilités communes mais différenciées, continue d’être la base incontournable de tout pacte climatique légitime « , a-t-il indiqué. Pour cette raison fait-il savoir, le Sud global exige plus d’accès aux financements. Non par charité, mais par justice. Les pays riches ont été les grands bénéficiaires de l’économie fondée sur le carbone. Ils doivent, en conséquence, être à la hauteur de leurs responsabilités. Non seulement assumer des engagements, mais honorer leurs dettes. Le Fonds Forêts Tropicales pour Toujours, une opportunité à saisir À en croire le président Lula, le Brésil est en train de faire ce qui lui revient. » En deux ans, nous avons déjà réduit de moitié la surface déboisée en Amazonie, démontrant qu’il est possible d’agir concrètement pour le climat. Nous irons lancer, à Belém, une initiative innovante pour préserver les forêts : le Fonds Forêts Tropicales pour Toujours (TFFF, en anglais). Il est innovant car il s’agit d’un fonds d’investissement et non d’un don « . En clair président le président Lula, le TFFF rémunérera ceux qui maintiendront et protégeront leurs forêts et aussi ceux qui investiront dans le fonds. Une logique gagnant-gagnant dans la lutte contre le changement climatique. » Donnant l’exemple, le Brésil a annoncé un investissement d’un milliard de dollars dans le TFFF et nous attendons des contributions tout aussi ambitieuses d’autres pays. En outre, nous avons donné l’exemple en devenant le deuxième pays à présenter sa nouvelle Contribution Déterminée au niveau National (CDN) « . En outre, précise le président Lula, le Brésil s’est engagé à réduire entre 59 et 67 % de ses émissions, incluant tous les gaz à effet de serre et tous les secteurs de l’économie. C’est dans cette perspective dit-il, que le Brésil appelle tous les pays, à présenter des CDN aussi ambitieuses et à les mettre en œuvre sans délai.En outre, le président Lula affirme que la transition énergétique est fondamentale pour atteindre les objectifs de la CDN brésilienne. » Notre matrice énergétique est l’une des plus propres du monde, avec 88 % de l’électricité provenant de sources renouvelables. Nous sommes les leaders en biocarburants et nous progressons dans les énergies éolienne, solaire et hydrogène vert » . Pour lui, affecter les ressources issues de l’exploitation du pétrole pour financer une transition énergétique juste, ordonnée et équitable sera fondamental. Les sociétés pétrolières du monde dit-il, comme la société brésilienne Petrobras, se transformeront, avec le temps, en entreprises d’énergie, puisqu’il est impossible de continuer indéfiniment avec un modèle de croissance fondé sur les combustibles fossiles. D’autre part, le président Lula reste d’avis que les populations doivent être au cœur des décisions politiques sur le climat et la transition énergétique. » Il faut reconnaître que les secteurs les plus vulnérables de notre société sont les plus touchés par les effets du changement climatique ; les plans de transition juste et d’adaptation doivent donc viser à réduire les inégalités. Nous ne devons pas oublier que deux milliards de personnes n’ont pas accès à la technologie et à des sources d’énergie propres pour cuisiner, et que 673 millions de personnes ont encore faim dans le monde « . Comment relever le défi ? Pour répondre à ce défi, le président Lula propose de lancer à Belém, une Déclaration sur la Faim, la Pauvreté et le Climat. Car dit-il, il est essentiel que l’engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique soit directement lié à la lutte contre la faim. Il est également fondamental d’avancer dans la réforme de la gouvernance mondiale. » Aujourd’hui, le multilatéralisme souffre de la paralysie du Conseil de sécurité de l’ONU. Créé pour préserver la paix, il ne parvient pas à empêcher les guerres. Pour cela, c’est notre devoir de lutter pour la réforme de cette institution. À la COP30, nous proposerons la création d’un Conseil du Changement Climatique à l’ONU, rattaché à l’Assemblée générale. Une nouvelle structure de gouvernance, forte et légitime, pour garantir que les pays tiennent leurs
Du 1er au 05 novembre 2025 : La FICKIN organise le 9e salon international » Expo-vente » avec l’Egypte

Après l’organisation réussie de la 47e édition foraine aux mois d’août et septembre derniers, la Foire internationale du Congo-Kinshasa (FICKIN, ex-FIKIN) en collaboration avec l’Egypte, abritera du 1er au 5 novembre 2025, le 9e Salon international multisectoriel expo-vente sous le thème » Commerce général RDC-Egypte : défis ou opportunités ? « Selon le Directeur général de la FICKIN, honorable Didier Kabampele Ngabul, l’organisation des salons fait partie intégrante des missions statutaires de cette structure foraine. Mais cela fait pratiquement trois années que la FICKIN n’organisait plus ce genre d’activités. » C’est donc le premier Salon que nous organisations depuis notre avènement en 2022 « , a-t-il rappelé. À l’en croire, ce Salon qui se tient au pavillon 22 de la FICKIN sous le haut patronage du président de la République et Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, rassemblera les opérateurs économiques de plusieurs pays, dont l’Egypte et le Liban sur le commerce général. » C’est un rendez-vous d’échanges entre les opérateurs économiques de différents pays qui y prendront part, au motif qu’en termes davantage comparatif, lorsqu’un pays décide de se spécialiser dans la production d’un bien ou service, c’est en fonction des coûts de production au niveau national. Mais si les coûts de production sont très élevés, le pays dont question décidera d’importer le bien concerné. Par contre, si les coûts sont très bas, il va décider de produire sur place au bénéfice de la population « , à expliqué le DG Kabampele, avant d’ajouter : » Cela augmente le PIB et entraîne par conséquent, l’augmentation de la balance commerciale « . Or, poursuit cet économiste de formation, on ne peut pas parler de la balance commerciale sans faire allusion au Commerce extérieur. Par rapport à l’organisatione de ce salon, le Didier Kabampele a remercié le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, tutelle de la FICKIN, pour son accompagnement sans cesse. Il a également rendu un vibrant hommage au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour sa vision de reconstruire la FICKIN, afin de lui permettre de mieux jouer son rôle de carrefour de toutes les activités commerciales. Il n’a pas manqué de lancer un appel pathétique aux opérateurs économiques de tous les horizons, pour participer à ce grand rendez-vous d’echanges dont les portes s’ouvrent su 1er au 5 novembre 2025. José Wak
Paix et réconciliation en RDC : L’ADIR organise une conférence citoyenne au centre interdiocesain

Mardi 28 octobre 2025, une rencontre citoyenne s’est tenue au centre interdiocésain de la Gombe, mettant aux prises les représentants de la société civile, dans le but de débattre pour l’avènement d’une paix durable en RDC. C’est donc face aux enjeux de paix, de sauvegarde et d’intégrité de la RDC, que le Mouvement sociopolitique Alliance pour le Dialogue inclusif et la réconciliation (ADIR), en collaboration avec le Centre d’Entrainement aux Méthodes d’Education Active au Congo (CEMEACO, membre de la Fédération internationale des CEMEAS basée en Belgique), ont organisé cette rencontre avec l’appui technique du Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa (CWB), sous le thème central : » La République Démocratique du Congo au bord de son implosion : quel remède ? « Il ressort de cette rencontre, quela RD Congo porte en elle une histoire millénaire, une diversité culturelle et une richesse humaine et naturelle qui forcent l’admiration. Seul le dialogue restaure la confiance Pour le président de l’ADIR, Docteur Msabi Tambwe Priss qui intervenait à l’issue de la rencontre, « L’histoire du monde, comme celle de notre pays, nous enseigne que les armes imposent le silence, mais seul le dialogue restaure la confiance. Aucune guerre, aucune tension, aucun conflit n’a jamais connu de solution durable sans le dialogue sincère entre les fils et filles d’un même pays « , a-t-il dit. Il a ensuite rappelé que la RDC depuis son accession à l’indépendance en 1960, a traversé des crises politiques, ethniques, sécuritaires et économiques. Mais, chaque fois que la nation a frôlé l’abîme, c’est le dialogue qui a permis au pays de se relever. Il a cité à titre illustratif, la tenue en 1992, de la Conférence Nationale Souveraine qui a ouvert la voie à une transition démocratique. Il poursuit qu’en 2002, les Accords de Sun City ont également mis fin à la guerre la plus meurtrière du continent africain, suivi du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine en 2016, qui a permis de préserver la stabilité institutionnelle. Aujourd’hui encore dit-il, face aux menaces de balkanisation, d’insécurité à l’Est, et de divisions internes, le dialogue inclusif demeure le seul remède possible. » C’est dans la parole partagée et dans l’écoute réciproque que naissent les solutions durables « , affirme-t-il. Adressant un message aux acteurs politiques, Docteur Mwabi Tambwe insiste sur le fait quele peuple congolais a trop souffert des querelles de positionnement. » L’histoire retiendra non pas ceux qui ont gagné une bataille électorale, mais ceux qui auront préservé la nation de la division et de la honte « , a-t-il plaidé. Et d’ajouter : » L’ADIR vous appelle à la sagesse, à la lucidité et au courage moral.Car, le véritable leadership n’est pas dans la domination, mais dans la capacité à rassembler. Mettons nos intelligences ensemble, au-delà des partis et des camps, pour bâtir un Congo qui ne se disloquera pas, mais qui se reconstruira » , a interpellé le président de l’ADIR. Et d’enchaîner : » Nous avons besoin d’un dialogue inclusif, sans exclusion ni calcul politique, où chacun vient non pour accuser, mais pour proposer « . Le chef de l’Etat interpellé Dans son interpellation, le président de l’ADIR n’a pas laissé de côté le chef de l’Etat. Il s’est adressé respectueusement à lui en ces termes : » C’est ici l’occasion pour ADIR qui élève la VOIX DU PEUPLE après les enquêtes fouillés, d’interpeler la bonne foi de Son Excellence Mr le Président de la République Démocratique du Congo, Garant du Bon Fonctionnement des Institutions, de se détacher de mauvais conseils des « applaudisseurs et zélateurs» ennemis de plusieurs générations et de privilégier l’Unité Nationale en acceptant la Feuille de Route de nos pères spirituels ainsi que des autres organisations qui veulent un Dialogue Inclusif pour l’émergence du Congo à l’horizon 2060 « . Il a invité tous les orateurs du jour, de solliciter en toute humilité, un rendez-vous avec Son Excellence Mr le président de la République, pour présenter les conclusions de cette conférence et en faire large diffusion en étant protégé par les services de sécurité. Message de l’ADIR aux femmes et jeunes Aux différentes femmes congolaises,le président de l’ADIR est d’avis qu’ellessont les gardiennes de la vie et les premières victimes des guerres. » Sans votre voix, aucun dialogue ne peut être inclusif. L’ADIR vous invite à prendre toute votre place non pas à la marge, mais au cœur du processus de réconciliation. Que votre courage, votre sens du pardon et votre engagement, deviennent les piliers d’une nouvelle culture de paix. Car une nation qui écoute ses femmes, construit son avenir « . A la jeunesse congolaise, le président de l’ADIR rappelle qu’elle est l’avenir de la RDC, mais aussi son présent. » Ne te laisse pas manipuler par les discours de haine, de tribalisme ou de division. » Tu dois devenir la génération du réveil, celle du dialogue et du développement. ADIR te tend la main pour que tu participes activement à la construction d’un Congo réconcilié, où le travail, la créativité et l’unité remplacent la haine et la méfiance « . L’espoir est permis Très optimiste et confiant à l’avenir, Docteur Mwabi Tambwe reste d’avis que la RDC est peut-être au bord de l’implosion, mais il n’est pas condamné à disparaître. » Tant qu’il y aura des hommes et des femmes de bonne volonté pour dialoguer, pardonner, reconstruire et aimer la patrie, l’espoir demeurera vivant « . Pour lui, que cette conférence ne soit pas une fin, mais un commencement. Un point de départ vers un processus national de dialogue permanent, ouvert et inclusif. » Nous venons de vivre des échanges riches, empreints de sincérité, de courage et d’une volonté commune de bâtir une République Démocratique du Congo unie, forte et tournée vers l’avenir. Les voix qui se sont élevées ici, qu’elles soient politiques, sociales, communautaires ou citoyennes, témoignent que le temps est venu de nous parler, de nous écouter, et surtout, de nous comprendre. Je tiens à saluer les grands hommes et femmes politiques qui ont pris part à cette rencontre. Leur présence et leurs paroles ont montré que,
Disparition de la diversité végétale de l’Afrique : MM. Abebe Haile et Yurdi Yasmi de la FAO appellent à la conservation des ressources phytogénétiques du continent (Communiqué)

L’Afrique se trouve à la croisée des chemins. Autrefois célébré pour son incroyable diversité agricole – où les agriculteurs cultivaient des milliers de variétés uniques adaptées à chaque sol et à chaque climat – le continent assiste aujourd’hui à une érosion silencieuse de cette richesse génétique. C’est pour tirer la sonnette d’alarme que M. Abebe Haile Gabriel, Sous-directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique et M. Yurdi Yasmi, Directeur de la Division de la production et de la protection des plantes de la FAO ont appelé conjointement à une action urgente pour conserver les ressources phytogénétiques du continent. En effet, le Troisième rapport sur l’état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde (RPGAA) lance un avertissement clair : le patrimoine génétique végétal de l’Afrique, socle de sa sécurité alimentaire et de son héritage culturel, est en train de disparaître. Sur l’ensemble du continent, plus de 70 pour cent des apparentés sauvages des cultures et des plantes alimentaires sauvages sont désormais considérés comme menacés – soit deux fois la moyenne mondiale. Les variétés locales et les variétés paysannes, fruits de générations d’adaptation et de sélection, disparaissent à un rythme sans précédent. En Afrique subsaharienne seulement, 16 pour cent des 12 000 variétés locales et variétés paysannes recensées sont en danger, les cultures de base telles que le riz, le coton, l’igname, le sorgho et le mil étant les plus touchées. Des progrès et des périls dans la conservation L’Afrique a accompli des progrès dans la conservation des ressources génétiques. Dans 56 banques de gènes, environ 220 000 accessions provenant de près de 4 000 espèces sont conservées. Mais ces avancées masquent des lacunes préoccupantes. Seuls 10 pour cent de ces collections sont correctement dupliquées à des fins de sécurité, exposant ainsi un matériel génétique irremplaçable aux risques de catastrophes naturelles ou d’instabilité politique. Les apparentés sauvages et les plantes alimentaires sauvages – réservoirs essentiels de caractères favorisant la résilience face au climat – ne représentent qu’une faible part des collections : respectivement 14 pour cent et 7 pour cent. Sans investissements accrus dans la régénération, la cryoconservation et la duplication de sécurité, l’Afrique pourrait perdre des gènes végétaux vitaux avant même que les scientifiques n’aient eu la possibilité de les étudier. L’innovation existe, mais demeure fragmentée Il est encourageant de constater que les scientifiques africains s’emploient à mieux intégrer les efforts de conservation et d’utilisation durable. Les pays ont indiqué que 44 pour cent de leurs accessions de ressources génétiques végétales ont été caractérisées, un chiffre nettement supérieur à la moyenne mondiale. Cependant, de nombreux programmes de sélection continuent de s’appuyer principalement sur des caractères morphologiques, avec une adoption limitée d’outils moléculaires susceptibles d’améliorer la résilience et les qualités nutritionnelles des cultures. Les efforts visant à valoriser les cultures sous-utilisées – y compris des denrées locales comme l’aubergine africaine et des espèces introduites riches en nutriments comme le moringa et l’amarante – témoignent d’une transition vers des systèmes alimentaires plus diversifiés et plus résilients. Cependant, ces initiatives demeurent fragmentées et sous-financées. Une crise des capacités Le défi le plus persistant demeure celui des capacités humaines et institutionnelles. Seuls cinq pays d’Afrique subsaharienne disposent d’une stratégie nationale sur les ressources phytogénétiques. La documentation sur la conservation à la ferme et in situ reste limitée, et le partage de données entre institutions demeure fragmenté. Les systèmes d’enseignement et de formation révèlent une tendance préoccupante : les programmes d’études supérieures consacrés aux RPGAA, sont absents dans 27 pour cent des pays, tandis que près des deux tiers ne disposent d’aucun programme au niveau secondaire. À mesure que les experts qualifiés partent à la retraite, peu de jeunes professionnels sont formés pour assurer la relève, ce qui creuse un déficit critique de compétences. Tracer la voie à suivre Les recommandations du rapport sont claires. Les décideurs et les partenaires techniques et financiers doivent accorder la priorité à l’inventaire de la diversité végétale – sauvage et cultivée –, au renforcement des banques de gènes et à la duplication de sécurité, ainsi qu’à l’investissement dans des infrastructures modernes de conservation telles que les installations de cryoconservation. Les gouvernements devraient élaborer ou actualiser d’urgence leurs stratégies nationales relatives aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, en s’appuyant sur de solides systèmes d’information reliant agriculteurs, banques de gènes, institutions de recherche et banques communautaires de semences. L’investissement dans le capital humain est tout aussi essentiel. L’Afrique a besoin d’une nouvelle génération de généticiens végétaux, de sélectionneurs et de scientifiques spécialisés dans la conservation, soutenus par des programmes académiques solides, des partenariats régionaux et des perspectives de carrière stables. Sans ce soutien, la mémoire institutionnelle et la capacité technique continueront de s’éroder.Les ressources phytogénétiques de l’Afrique constituent le fondement de sa sécurité alimentaire future. Elles détiennent les clés de l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques, de l’amélioration en matière de nutrition et de la sauvegarde des moyens de subsistance. Cependant, sans investissements coordonnés et durables, cette biodiversité disparaîtra – silencieusement et irrémédiablement.Le continent doit se mobiliser autour d’une vision commune : conserver, régénérer et utiliser sa richesse génétique végétale au profit de tous.Les semences de l’avenir de l’Afrique sont littéralement en train de lui échapper des mains.La question est de savoir si le continent – et le reste du monde – agiront avant qu’il ne soit trop tard. José Wakadila