Inclusivite des PVH : Le projet We are able implique les Agences du système des Nations Unies, les Ong internationales et les bailleurs de fonds

Dans le cadre du consortium We are able (WaA) , qui met en œuvre un projet sur l’inclusion des personnes vivant avec handicap (PVH) au niveau local et national, notamment à Kinshasa, il a été organisé vendredi 05 septembre 2025 dans la salle Kundelungu du bâtiment administratif du ministère de l’Intérieur, une séance de plaidoyer des PVH envers les représentants des organisations du système des Nations Unies, des organisations internationales et des bailleurs de fonds oeuvrant dans le domaine humanitaire, de la sécurité alimentaire et de celui pourtant protection et promotion des PVH. Pour Me Patrick Pindu-di-Lusanga, Coordonnateur national de la FENAPHACO (Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo) qui est l’une des structures membres du consortium We are able, les PVH éprouvent beaucoup des difficultés pour accéder à la sécurité alimentaire inclusive et à l’aide humanitaire, notamment dans les zones des conflits armés à l’est et à l’ouest de la RDC, où leurs droits sont violés. Elles sont tuées, massacrées, violées (les femmes PVH), dans un silence total. Selon Me Pindu, les différents rapports publiés par les ONG internationales, les Nations Unies ainsi que les partenaires techniques et financiers, nulle part il est fait allusion à la situation que traverse les PVH. D’où cette interpellation, afin que tous les partenaires ci-haut cités prennent en compte les PVH dans leurs différents programmes de financement, afin de leur permettre de mettre en oeuvre des projets liés à la sécurité alimentaire inclusive. Dans le même ordre d’idées, poursuit Me Pindu, tous ces partenaires doivent également aider les PVH dans les projets liés à l’aide humanitaire et à la promotion et protection de leurs droits. » Nous voulons qu’il y ait un changement, de manière que ces différents partenaires puissent respecter les instruments juridiques régionaux, nationaux et internationaux qui protègent les PVH, notamment : la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ; le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique ; la Loi Organique portant sur la protection et la promotion des PVH au niveau de la RDC et ses mesures d’application et surtout la Charte des Nations Unies sur l’inclusion des personnes handicapées à l’action humanitaire non ratifiée par la RDC « , a expliqué Me Pindu, avant d’inviter le gouvernement de la République, à procéder à sa ratification. À en croire Me Pindu, We are able est en train de multiplier des efforts, afin d’arriver à un engagement public. C’est ainsi qu’il est prévu très prochainement, la tenue d’une rencontre avec les députés nationaux et senateurs, afin de les pousser par rapport à la proposition de loi sur la sécurité alimentaire qui se trouve au niveau de l’Assemblée nationale, pour que la prise en compte des PVH soit effective. Il sera également question de faire un plaidoyer auprès de ces députés nationaux et senateurs, pour une proposition de loi qui pourra autoriser la RDC le Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. Intervenant pour sa part, M. Raphaël Mulamba, Directeur des programmes au de TLM/Congo (Mission contre la lèpre en RDC) qui reconnaît les bénéfices et avantages générés depuis la mise en œuvre du projet We are able, à expliqué l’importance de cette rencontre de plaidoyer. » Le projet We are able devant se clôturer le 18 septembre 2025, il était important d’impliquer tous les partenaires ci-haut cités, afin qu’ils puissent prendre la relève et pourquoi pas penser à une autre phase du même projet, surtout que dans l’Agenda des Nations Unies, la question de la sécurité alimentaire et de l’inclusion des PVH, est déjà prise en compte « , a-t-il dit. À savoir À noter que We are able travaille avec quelques structures partenaires dont les Ong internationales ADF (African Disability Forum), TLM (The Leprosy Mission International), The Hague Academy, ZOA, VNGI. Au niveau national, We are able travaille en étroite collaboration avec la FENAPHACO.En Afrique, ce projet financé par le Ministère Néerlandais des Affaires étrangères, est actif dans six pays dont la RDC, le Soudan, le Burundi, l’Éthiopie, l’Ouganda et le Soudan du Sud. José Wakadila
Hommage à Paul Malembe: ISTI /De l’origine à nos jours

La 1ere école de journalisme en RDC vit le jour à l’ Université Officielle du Congo à Lubumbashi (UOC). C’était au début des années 70. Son fondateur, Ferdinand NGOMA Ngabu fut, avec Mgr Tharcisse Tshibangu Tshishiku, les deux premiers recteurs noirs nommés en 1967.Le premier à l’Université Officielle du Congo de Lubumbashi et le second, à l’Université Lovanium de Kinshasa. Deux ans après la création de l’Université Nationale du Zaïre en 1971-72, l’école de journalisme de l’UOC fut transférée à Kinshasa où l’Etat venait d’ouvrir un institut supérieur de journalisme autonome dénommé Institut Supérieur des Sciences et Techniques de l’information (ISTI) . La 1ere année académique de l’ISTI 73-74 démarra avec le groupe d’étudiants qui avaient commencé les enseignements à Lubumbashi.Le 1er Directeur Général nommé fut Paul Malembe TAMANDIAK, ancien journaliste à Radio Congo et présentateur du premier JOURNAL à la création de la télévision au Congo en 1966. Malembe mit alors fin à ses activités de professeur à l’Unaza-L’shi où il enseignait,entre autres,la sociologie politique approfondie à la faculté des Sciences Politiques et Sociales du doyen Young Crawford. La 1ere promotion des diplômés de l’Isti sortit en 1976. Composée majoritairement du convoi venu de L’shi. Dans le lot : NYANGI Lelo, Atufuga Mbunze, Nkelani Koby, Bikini Inday, Luboya Mvidie, Bongi Diana, Kazadi Muswaswa, Tshimini Mundele, Mavungu ma Tsakala, jr Makwena, Omari, … … Pas de femmes. Le prof Malembe TAMANDIAK est resté jusqu’à sa mort l’unique responsable académique à diriger un établissement d’enseignement supérieur pendant plus d’un quart de siècle. À savoir L’ISTI, devenu IFASIC en 1997, a été officiellement promu en Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC) le 12 février 2024, officialisé par son Recteur, Jean Kambayi Bwatsha.L’UNISIC propose une formation dans les métiers des sciences de l’information et de la communication, organisée en plusieurs facultés, notamment : Faculté de Journalisme, Presse et Médias Cette faculté forme aux métiers du journalisme, tant sur la presse imprimée et numérique que sur l’audiovisuel et les médias en ligne. Faculté de Communication des Organisations Elle est spécialisée dans la formation des professionnels en communication pour les entreprises, la sphère financière et la politique. Faculté de Communication Publique et Développement Cette faculté se concentre sur la communication dans les domaines social, culturel, de la santé, de l’environnement et des droits humains. Faculté des Arts du Spectacle, Cinéma, Médias et Culture Elle offre des formations en arts du spectacle vivant, au cinéma et aux médias et cultures. Faculté des Sciences de l’Écrit, de l’Information Technique et Documentaire Cette faculté forme aux métiers de la bibliothéconomie, médiathèque, muséologie, éditologie, documentation et archivistique.L’UNISIC propose le système LMD (Licence-Master-Doctorat), et les étudiants choisissent leur faculté dès la première année de licence. José Wakadila (Référence : Bateka Ndomingadi)
Rentrée scolaire 2025-2026: Raïssa Malu réaffirme l’engagement du gouvernement à bâtir une école moderne, inclusive et citoyenne.

La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Raïssa Malu, a lancé la rentrée scolaire 2025-2026, à Moanda(Kongo central) précisément à l’école St Louis , première école primaire d’Afrique centrale , inaugurée en 1889. Dans son discours de circonstance, elle a réaffirmé l’engagement indéfectible du gouvernement à bâtir une école moderne, inclusive et citoyenne.Dans la foulée, elle a rappelé que « l’école est bien plus qu’un lieu d’enseignement. Elle est le creuset de la nation. Elle est l’endroit où nos enfants apprennent les compétences de base,mais aussi à vivre ensemble.(…). Elle est un espace de formation à la citoyenneté, où les valeurs essentielles de discipline, de respect, d’unité et d’engagement civique prennent racine . Ces valeurs sont les piliers sur lesquels repose notre nation ».En plus, elle s’est félicitée de la gratuité de l’enseignement primaire public qui a permis la scolarisation de milliers d’enfants supplémentaires , ouvrant ainsi des perspectives d’avenir à de millions de familles auparavant exclues de l’éducation. En outre, la ministre d’État a indiqué que l’année scolaire 2025-2026 s’inscrit dans la continuité des efforts du gouvernement pour transformer notre système éducatif . Selon elle, il est crucial de concentrer les actions nationales sur des priorités stratégiques qui garantiront un avenir éducatif équitable, de qualité, et résolument tourné vers l’innovation. Ces priorités s’alignent avec les objectifs du Plan quinquennal 2024-2029 du ministère de l’EDU-NC et sont portées par la vision du chef de l’État d’une éducation inclusive, moderne et citoyenne. Il s’agit de l’accès et équité, de la qualité, de l’innovation et modernisation, de l’inclusion et résilience, et de la nouvelle citoyenneté. Aux élèves, elle leur a fait comprendre qu’ils ont la responsabilité d’être des bâtisseurs de leur avenir. Aux parents, elle leur a rappelé qu’ils sont les premiers modèles et guides, et qu’ils ont le devoir de transmettre les valeurs de respect,de solidarité et de responsabilité. Aux enseignants et inspecteurs, elle leur a dit qu’ils sont les véritables architectes de l’avenir de notre pays. »Votre mission est exigeante,mais combien noble », a-t-elle martelé. Concernant les partenaires, elle s’est réjouie de leur soutien qui est un pilier essentiel dans la quête de la RDC pour une éducation de qualité.JW
Diaspora congolaise au Kenya : Lancement officiel de l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs

L’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs de la Diaspora congolaise au Kenya, a débuté le Samedi 30 août 2025 à KAYOLE Nairobi, après son lancement officiel par le vice président de la Commission électoral independent (CEI). En effet, la Commission électoral independent (CEI) de la Diaspora a lancée cette opération en vue de permettre à la population congolaise habitant le Kenya de s’enrôler massivement pour avoir la carte qui va leur permettre d’élire leurs candidats préfèrer aux prochaines élections. De ce fait, , la CEI a conseillé aux Congolais de remplir les informations relatives à leur identité pour une transparence et l’inclusion. Ainsi, la communauté congolaise vivant au Kenya a mis sa volonté commune pour venir sur le lieu pour l’obtention de ladite carte et attends avec impatient ces élections prévues le 11 octobre 2025. Mr Ibrahim lingo, Président honoraire de la diaspora congolaise vivant au Kenya, a lancé un message fort aux congolais, de participé massivement pour la reconnaissance des vrais congolais et pour un vote crédible d’un comité de cette diaspora D’après la CEI, cette opération prendra 22 jours, soit du 30 août au 19 septembre 2025 à Nairobi et différentes Provinces du kenya. Science Kinkobo
Projet PAAF dans 10 provinces de la République Démocratique du Congo: Un webinaire pour façonner et optimiser le futurde l’appel d’offre international

Le Projet PAAF, Projet d’apprentissage et d’autonomisation des Filles, a organisé mardi 26 août 2025 au Silikin village, situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa, un webinaire au cours duquel ses responsables ont eu à fournir aux participants un aperçu clair dudit projet, l’acquisition envisagée des matériels devant servir à sa mise effective dans les milieux de sa réalisation. Pendant plus de deux heures, les organisateurs et les participants ont eu à échanger dans une atmosphère de compréhension mutuelle sur les informations utiles de manière à façonner et optimiser le futur appel d’offre international pour la fourniture et installation des matériels didactiques. Après avoir suivi des explications luminaires sur ce projet par M. Yannick Dumbi, les participants qui sont d’éventuels fournisseurs, ont été appelés à partager leur expertise en présentant brièvement leurs expériences antérieures sur des projets similaires, plus particulièrement soit en Afrique, soit dans des contextes à fortes contraintes logistiques. les discutions avaient également tourner autour des options techniques, des approches de déploiement et des services de support que leurs entreprises respectives pourraient offrir en lien avec le projet PAAF. A travers leurs commentaires qui étaient largement constructifs, les participants ont, non seulement posé des questions, mais aussi des points d’amélioration dans les attentes et spécifications préliminaires du projet tout en suggérant des alternatives Si certaines ont été en public, la majorité des participants ont opté pour une communication privée, question de ne pas dévoiler leurs stratégies personnelles des affaires. Quoi qu’il en soit, cet événement d’engagement précoce du Marché a permis au PAAF d’obtenir suffisamment des retours des experts du marché pour s’assurer que les matériels sollicités seraient adaptés aux besoins éducatifs en Rdc, mais aussi techniquement réalisables, durables et au meilleur rapport qualité-prix. D’éventuels fournisseurs ont aussi évoqué la problématique autour du volume important de ces équipements, aux contraintes logistiques et aux exigences de support technique dans le contexte de la République Démocratique du Congo. Après ce webinaire, l’organisation a promis d’analyser objectivement toutes les informations qui seront mises à sa disposition par les participants dans le but de monter une stratégie propre d’approvisionnement des matériels à acquérir. Et de rassurer à leurs partenaires du jour que leurs informations partagées à l’occasion de ladite rencontre seront examinées sans favoriser les uns et écarter les autres. La rédaction du document d’appel d’offre international sera claire, juste, concurrentiel et attractif pour les fournisseurs qualifiés tout en répondant au mieux aux objectifs du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des Filles, avait insisté l’organisation. Présents lors de cette séance, le partenaire du projet, à savoir la Banque mondiale, a, à travers ses experts dans le domaine de passation des marchés publics, donner des informations et consignes quant à l’élaboration d’un dossier d’appel d’offre international qui consiste pour le cas d’espèce à la fourniture et l’installation de deux lots : Quid du PAAF ? Placé sous la responsabilité du ministère de l’Education Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, le projet d’Apprevissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) a pour objectif améliorer et de rendre sûres et équitables les conditions d’accès aux études, en particulier pour les filles. Autant pour les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans les établissements publics d’enseignement secondaire. Il sera réalisable dans 10 provinces de la Rdc dont 5 sont les principales. Pour atteindre ses assignations, la PAAF comporte 4 composantes principales : Amélioration de l’accès à des écoles de qualité et adaptées aux filles, Amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage pour tous, Gestion, suivi et évaluation du projet et l’intervention d’urgence contingente. Dans les 5 provinces principales que sont le Kasaï oriental, le Kasaï central, le Kasaï, le Sud Kivu et l’ituri, le PAAF prévoit d’installer, et ce, en deux phases : des Smart Labs ( 128 puis 260) et fournir des équipements informatiques pour les classes numériques à environs 5700 écoles publiques. En outre, le projet prévoit la mise en place de 5 centres d’excellence au sein des Instituts supérieurs Pédagogiques pour la formation numérique des enseignants. Le PAAF dotera également les réseaux d’écoles de proximité d’environs 17. 824 ordinateurs convertibles en tablettes comme soutien au développement professionnel continu des enseignants du secondaire et à l’amélioration de l’observation en classe avec l’outil Teach. Philippe Dephill Lipo
Cour de cassation : Constat Mutamba sera fixé sur son sort ce Mercredi

Sera-t-il condamné où acquitté? S’interrogent l’opinion! La réponse sera connue dans quelques heures car, c’est ce mercredi 27 août courant, que le juge de la cour de cassation prononce sa sentence, au procès public opposant l’État Congolais à au prévenu Constant Mutamba Tungunga, poursuit pour un détournement présumé de 19,9 millions de dollars américains alloués au projet de construction d’une prison à Kisangani chef-lieu de la province de la Tshopo, en RDC. Dans son réquisitoire, lors de l’audience du 13 août dernier, l’organe de la loi avait requis 10 ans des travaux forcés et 5 ans d’inéligibilité pour l’inculpé Constant Mutamba. Le ministère public avait aussi sollicité de la cour le refus d’accorder à l’accusé le bénéfice d’une libération conditionnelle ou d’une quelconque mesure de grâce. Il a également insisté sur la nécessité d’une restitution intégrale des sommes présumées détournées. Dans sa prise de parole à la barre lors de la dernière audience, le prévenu Mutamba, d’une voix blanche, ponctuée de longues pauses, semblait extrêmement touché. Il s’en était d’abord remis aux saintes écritures qui fondent sa foi chrétienne, en évoquant le livre des Psaumes, chapitre 34, verset 19 : « Le malheur atteint souvent les justes et Dieu les en délivre toujours ». Dans la foulée, les partisans de l’ex minétat à la justice et garde des sceaux, multiplient les actions de mobilisation associées aux veillées de prière devant sa résidence à Kinshasa demandant son acquittement et dénonçant une cabale politique, tandis que les autorités appellent au respect des procédures judiciaires et à la préservation de l’ordre public. Par ailleurs, à vingt-quatre heures, du prononcé du verdict tant attendu, le Parquet près le Tribunal de grande instance (TGI) de Kinshasa/Gombe, a, instruit la Police judiciaire de lancer des opérations de recherche et d’arrestation contre toute personne diffusant, sur les réseaux sociaux, des messages de menace et d’offense contre les Magistrats et autres ou incitant à des troubles à l’ordre public dans le cadre de l’affaire impliquant le prévenu Mutamba Tungunga Constant . Cependant, les personnes concernées devront être interpellées et traduites devant la justice pour répondre de leurs actes, rapporte la réquisition d’information du parquet près le TGI/Kinshasa-Gombe. Ance Tony
RDC : John BANZA et Irène ESAMBO Diata s’activent pour doter l’Administration aux Pvh-Apv des infrastructures adaptées à Kinshasa et en provinces

La volonté manifeste du Président de la République à travers sa vision novatrice dans le secteur du Handicap ainsi que l’accompagnement du Gouvernement Suminwa sont très palpables en vue de matérialiser l’inclusion sociale des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables de la République démocratique du Congo. Dans le cadre de finaliser les réformes mises en place dans le secteur du Handicap notamment l’Administration dédiée à cette catégorie longtemps marginalisée, Me Irène ESAMBO DIATA, Ministre déléguée en charge des Pvh-Apv, a été reçue en audience ce mardi 26 août par le Ministre des Infrastructures et Travaux publics, John BANZA Lunda pour parler accessibilité dont les infrastructures adaptées à cette catégorie à travers les bureaux de leur administration à Kinshasa ainsi que dans les divisions provinciales. “Cette Administration a plusieurs services notamment des services publics pour rencontrer des besoins spécifiques de cette catégorie. Dans notre pays, une telle administration n’a jamais existé et nous n’avons pas de patrimoines, nous n’avons pas d’infrastructures, nous n’avons pas des bureaux. Même moi, là où je travaille comme Ministre dans mon Cabinet, vous allez vous rendre compte que ce n’est pas accessible”, a déclaré Me Irène ESAMBO DIATA à l’issue de l’audience. Et d’ajouter : “Je suis venue rencontrer Son Excellence pour que nous puissions voir, ensemble, comment doter cette nouvelle Administration des infrastructures qui soient adaptées aux besoins des personnes avec handicap mais aussi avoir les bureaux pour mettre en place les divisions provinciales de l’administration dédiée aux personnes vivant handicap commençant par Kinshasa jusqu’en provinces”. La Ministre déléguée a, en outre, annoncé une descente dès la semaine prochaine, sur le terrain avec le patron des ITP pour concrétiser ces pourparlers. “L’Excellence m’a écouté a mis en place dès aujourd’hui une équipe composée de ses experts et de mes experts pour commencer à travailler. Et la semaine prochaine, nous pouvons avoir une descente sur le terrain afin de voir comment nous pouvons rendre effective cette vision novatrice du Président de la République dans le secteur du Handicap ». Notez que le processus du recrutement au sein de l’Administration aux Pvh-Apv a déjà été bouclé. “Nous sommes maintenant au niveau des Affectations et il faut que la personne affectée ait un bureau où travailler et c’est ce qui m’amène ici aujourd’hui”, a conclu la Ministre déléguée en charge des Pvh-Apv, Me Irène ESAMBO DIATA. Celcom ministère PVH APV
Lutte contre le banditisme à Kisangani : Victimes, les habitants du bloc artisanal mettent en place leur propre stratégie

Les habitants du bloc artisanal situé dans la commune de la Makiso à Kisangani chef lieu de la province de la Tshopo sont plongés dans une grande colère contre les autorités urbaines et provinciales. En cause : l’insécurité grandissante qui règne dans leur milieu En effet, en l’espace de trois semaines seulement, ce quartier a été la cible de plus ou moins de voleurs armés qui ont réussi avec assez de facilité à emporter divers biens de valeur dans une ville censée être bien protégée au regard des patrouilles nocturnes mixte policiers et militaires. Face à cette recrudescence de cas de banditisme, des notables locaux avaient convoqué la population du terroir à une réunion communautaire, plus de 400 jeunes gens y avaient répondu présents. L’objectif de cette rencontre dominicale avait un seul objectif : échanger sur les voies et moyens à mettre en place pour lutter contre les vols dans leurs milieux. Cela est d’autant juste que les habitants de ce milieu urbain ne peuvent plus rester en retrait, ils subissent la loi des criminels et autres hommes armés qui opèrent nuitamment chez eux. À l’issue de leur réflexion, les participants avaient adopté de mettre en place un mécanisme de surveillance reposant notamment sur la mobilisation des jeunes, la multiplication des rondes de surveillance et une collaboration renforcée avec les forces de l’ordre. Au regard de cette stratégie, les habitants du bloc Artisanal voudraient effectivement s’impliquer dans la sécurité de leur propre environnement social, la vigilance tous azimuts. Un exemple à emboîter par les autres habitants de la ville de Kisangani où le banditisme, la criminalité et l’insécurité tous azimuts font ces derniers rage en dépit de l’opération Ndobo, une stratégie mise en place par le vice premier ministre chargé de l’intérieur et sécurité Jacquemin Shabani Lukoo lors de son récent séjour à l’ex Stanleyville. Philippe Dephill Lipo
Mort du boxeur et catcheur Biko Botowamungu : Le colosse s’est affaissé… au bout de ses rêves

Avec le catcheur Kelekele Lituma, il était le plus grand sportif ayant fait la pluie et le beau temps dans la grande province orientale. Vincent Botowamungu lkomonya alias Biko, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est décédé le dimanche 24 août 2025 dans une clinique à Vienne en Autriche à l’âge de 68 ans de suite d’une maladie. Voici le témoignage rendu à ce Colosse congolais d’origine par son jeune frère, Botowamungu Kalome de (AEM) depuis l’Europe où il vit depuis plusieurs années. Kisangani 22 janvier 1957 – Vienne 24 août 2025, fin de la trajectoire d’un champion qui s’est éteint hier à la capitale d’Autriche. Je prends l’histoire à partir de ce soir de 1976 où, l’air ailleurs, mon frère aîné Vincent me confie une lettre « à remettre à Maman » avec une attitude du genre « ne pose pas de questions ». Vincent est connu de tout Kisangani sportif sous le nom de « Biko Botowamungu » catcheur et éphémère boxeur ; Biko étant la contraction de son nom de famille Botowamungu et de son postnom Ikomonya. Elève redoublant sa 4ème année scientifique à l’Athénée de Kisangani, Biko vient de décider d’arrêter l’école et de se rendre à Kinshasa pour devenir catcheur professionnel. Assommée, la maman va s’y résoudre non sans avoir freiné des quatre fers. Le catch professionnel n’existait point à l’époque au pays, Kelekele Lituka qui venait de remporter le titre mondial des mi-lourds était en quasi-inactivité faute de compétitions. Le rêve de Biko parut objectivement fou, illusoire. Mais cela me renvoyait à une anecdote de notre enfance. Gamin, j’étais passionné par la lecture et pendant les grandes vacances, faute de bouquins, je prenais les cahiers de mes frères aînés et les dévorais. Sur l’une des pages restées vierges dans un des cahiers de la 5ème année primaire de mon frère Biko, il avait écrit : « Je suis le futur champion du monde de judo ». À l’époque, nous confondions, en effet, catch et judo. Forcée au parricide de Kelekele Lituka À Kinshasa, Biko est pris sportivement en charge par le champion du monde Kelekele Lituka et, pour sa part, l’homme politique Nendaka Bika décide de le prendre en charge et de l’envoyer en Europe faire carrière. La logique voulut qu’il y aille auréolé du titre de champion du Zaïre qu’il faudrait le disputer à… Kelekele Lituka. Le champion du monde, qui avait au moins le double de son âge, ne se présentera pas sur le ring. Après ce combat, Biko va s’envoler pour Berlin en Allemagne, jadis place forte du catch international. Chaque année, il va faire des tournées dans une quinzaine de pays occidentaux en plus de l’Australie pour tenter d’arracher la couronne mondiale. En vain. Le catcheur congolais est convaincu d’en avoir les capacités sportives et ne supporte plus le système qui « désigne » le champion du monde. Son impatience le pousse à ne plus perdre des combats sur ordre. Lors d’une étape en France, des inconnus vont le menacer dans sa chambre d’hôtel avec une arme à feu. Sa réaction fut radicale : il abandonna le catch, quitta l’Allemagne pour s’installer en Autriche où il va se souvenir qu’il avait brièvement pratiqué la boxe à Kisangani sous la direction de Kwabima Mata Raoul. Jeux olympiques de Séoul en 1988, rencontres avec Ali, Foreman, Don King et sparring partner de Mike Tyson, Dancing stars ( version autrichienne de « Danse avec les stars » ) sur une télé autrichienne… Finalement, c’est en boxe amateur qu’il va connaître des moments de gloire. Cinq fois d’affilée champion d’Autriche poids lourds de boxe amateur, plusieurs fois en demi-finale de championnat européen, il va se qualifier à 31 ans pour les jeux olympiques de Séoul sous les couleurs de l’Autriche. Il devint une immense star dans ce pays et y rencontre Mohamed Ali, Georges Foreman et le promoteur Don King. À 38 ans, il se rêve une carrière en boxe professionnelle et signe avec Don King. Il va s’installer brièvement aux États-Unis où il va servir de sparring partner à Mike Tyson pendant une séance d’entraînement. C’était la dernière marche, le dernier « step » du sportif qui entrait dans la quarantaine. Le champion est adopté et adulé par l’Autriche qui en a fait une star très médiatisée avec des partenariats avec Adidas, Queen Anne la célèbre discothèque de l’Autriche, un joaillier, une chaîne de vêtements, des actions de bienfaisance, des amitiés en politique… et va même participer à l’émission « Danse avec les stars » version autrichienne. L’ultime combat contre la maladie La soixantaine entamée, Biko va commencer à avoir des oublis, des trous de mémoire puis lancinant, le mal va prendre de l’ampleur au fil du temps commençant à lui voler de la vigueur. Lui qui avait placé toute sa carrière sportive à essayer d’envoyer les adversaires au tapis ou à les maintenir scotchés sur le tapis. Lui qui, toute sa carrière, a tenu à ne pas être mis par terre, il a perdu peu à peu ses forces, a essayé de tenir bon, de tenir debout mais s’est affaissé peu à peu sans s’écrouler. Du gamin du quartier Pumuzika à Kisangani qui découpait les photos de Mohamed Aki, de George Foreman, des catcheurs Jimmy Dula, Otto Wanz et qui les collectionnait au champion qui a eu la chance de s’asseoir avec eux, ses rêves fous se sont réalisés. De toi, Vincent, Biko, on retiendra qu’il n’y a finalement pas des rêves fous. | Biko Botowamungu lkomonya devenu Autrichien par naturalisation sera certainement enterré dans son pays d’adoption loin de la terre de ses ancêtres. Ce qui n’empêche pas que des gommages mérités lui soient par le monde sportif congolais et sa communauté éthique ‘ les Lokele ‘. Philippe Dephill Lipo
Amélioration de la sécurité alimentaire en RDC : Des semences et poissons pour la production et la consommation d’aliments à forte valeur nutritive dans les territoires de Gungu

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lance, en collaboration avec le gouvernement provincial de Kwilu, représenté par les Ministères provinciaux de l’Agriculture et Sécurité alimentaire et de la Santé publique, à Gungu, territoire qui porte le même nom, la distribution des semences et des poissons, à travers les foires aux semences et des poissons. La cérémonie a été présidée par les Ministères provinciaux de l’Agriculture et Sécurité alimentaire Pêche et Elevage et développement rural Mme Clémentine Mindanda et le Ministre provincial de la Santé Publique Robert Dinsodi, en présence de l’Administrateur du territoire intérimaire, chargé d’Économie et Finances, Madame Jolie Katofu et du Coordonnateur provincial de Service national des semences (SENASEM) , Ir Claude Lufungula.Pour le volet agricole, au site Gungu, 124 tonnes de semences sont positionnées et sont constituées essentiellement de 37 tonnes de niébé, 25 tonnes de soja et 62 tonnes d’arachide, en cours de distribution à 6196 ménages. Il y a lieu de préciser que chaque ménage reçoit, un kit de 20 kg constitué de 6 kg de niébé, 4 kg de soja et 10 kg d’arachide. Cette assistance de la FAO permet d’améliorer la disponibilité et l’accès aux protéines animales des ménages bénéficiaires.Quant au volet piscicole ce sont des poissons essentiellement des tilapias qui sont également distribués. Toujours dans le site de Gungu constitué de 2880 ménages, chaque bénéficiaire reçoit 5 kg de poisson. Cette assistance de la FAO permet d’améliorer la disponibilité et l’accès aux protéines animales des ménages. Réponse de la FAO à l’appel du Gouvernement congolais La distribution des semences et poissons dans le territoire du projet PMNS permet aux Ministères sectoriels (Agriculture et Sécurité alimentaire et Pêche et Elevage et Santé Publique) de se rendre compte de l’engagement de la FAO à répondre à l’appel du Gouvernement, consistant à améliorer la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le territoire de Gungu. Par cette action, la FAO est également engagée à assurer la formation des agents étatiques et non étatiques pour la mise en place des équipes d’accompagnement à l’amélioration des semences et géniteurs. Cela passe par l’octroi d’équipements performants pour la production des semences de haute qualité ainsi que par l’implantation ou réhabilitation des centres d’alevinage. Le Chef devprojet PMNS, l’expert FAO, Guy Bungubetshi Mbahetang, a précisé : « C’est un jour heureux pour la FAO, car elle donne une réponse attendue par la population de Gungu. Nous remettons les semences et les poissons aux populations bénéficiaires ciblées, des familles avec des enfants malnutries. Cette une réponse concrète que nous apportons aux problèmes d’insécurité alimentaire que nous constatons dans cette partie du pays. Pour répondre à ce problème il faut aller à la base. La FAO a donné des semences et la population va planter, produire, manger et vendre une autre partie. Et nous avons donné des poissons pour manger. Cela signifie que, face à la situation d’insécurité alimentaire, la FAO donne des solutions à plusieurs niveaux. D’abord calmer rapidement la faim à travers les poissons, afin de leur permettre de travailler et produire eux-mêmes grâce aux semences qu’on leur distribue. En peu de temps, ils peuvent retrouver leur indépendance alimentaire. En ayant produit le surplus, ils peuvent vendre, afin d’avoir des moments pour répondre à d’autres besoins cruciaux ». Le satisfecit du ministère provincial de la Santé publique Le Ministre provincial de la Santé Publique, Robert Dinsodi, quant à lui s’est dit satisfait de cette action de la FAO :« Etant donné que le projet est multisectoriel, ma présence, montre le volet santé et nutrition. Quand on produit les arachides, on mange pour la santé. Je suis ravi de joie de constater que ce que l’on nous disait à distance se réalise en réalité sur terrain. Mon impression est très grande au point qu’au niveau du gouvernement provincial, nous allons appuyer fortement ce projet qui vient soutenir notre population en détresse. Cette assistance de la FAO intervient dans la zone de santé de Gungu, qui est la première bénéficiaire, et qui doit tout faire pour étendre cette action dans toutes les autres zones de santé. Raison pour laquelle dans notre intervention, nous avons demandé aux bénéficiaires que cette action de la FAO, à travers le projet PMNS, doit être pérennisée et doit s’étendre dans d’autres zones de santé de Gungu. Nous remercions les organisateurs d’avoir associé la province. En étant témoins de cette assistance, la province sera la première à témoigner partout sur cette intervention de la FAO et du projet PMNS. » Impact du projet dans les zones ciblées A travers cette assistance qu’apporte par la FAO, le projet PMNS met également en exergue le besoin de renforcer de façon substantielle, les capacités humaines et matérielles locales pour asseoir des piliers de promotion de la production agricole qui sont les semences et les géniteurs d’animaux tant pour l’élevage que la pisciculture. Il permet de développer une plate-forme communautaire capable d’améliorer les comportements nutritionnels clés et l’accès à des aliments de haute qualité nutritionnelle ainsi que contribuer au renforcement du pouvoir d’achat des ménages vulnérables. Comme on le constate, cette assistance de la FAO qui s’inscrit dans le cadre du « Programme Multisectoriel de nutrition et de santé en République démocratique du Congo », PMNS, vise à améliorer la situation de la sécurité alimentaire des populations bénéficiaires. Elle contribue certainement à prévenir la malnutrition à travers l’appui à la production et la consommation d’aliments à forte valeur nutritive pour combler les carences en protéines (végétales et animales) et micronutriments. José Wakadila