Burundi : expulsions et fermeture des frontières avec le Rwanda

Les autorités burundaises ont annoncé jeudi, la fermeture des toutes leurs frontières terrestres avec le Rwanda. Gitega reproche à Kigali de servir de base à ses ennemis, selon le terme utilisé par le ministre burundais de l’intérieur et de la sécurité. Dans la foulée, il a annoncé par ailleurs, l’expulsion des ressortissants rwandais qui résident sur leur territoire. Les autorités burundaises, le chef de l’État en tête, ont accusé fin 2023, le Rwanda de financer, armer, héberger et nourrir les rebelles burundais de RED-Tabara. La rébellion est, selon Gitega responsable de l’attaque qui a fait 20 morts à Gatumba, ville burundaise frontalière de la RDC. L’opposition burundaise déplore ces mesures. Alors que le Rwanda rejette les allégations de son voisin. Et regrette la fermeture des frontières qu’il qualifie de décision ‘’ unilatérale’’. Cette nouvelle donne intervient environ une année après la réouverture des frontière avec le Rwanda après 7 ans de fermeture. (Avec AfricaNews)
France : A 34 ans, Gabriel Attal devient chef du gouvernement de la France !

À trois ans de la fin de son second mandat quinquennal, le Président de la République française Emmanuel Macron a nommé le mardi 09 janvier 2024 Gabriel Attal son nouveau premier ministre en remplacement de Elisabeth Borne à l’issue d’un remaniement ministériel sensé donner un nouveau souffle à la présidence d’Emmanuel Macron. Ancien ministre de l’éducation, l’homme qui a seulement 34 ans fait déjà parler de lui à cause de son jeune âge pour la Matignon. Très populaire, ouvertement homosexuel, il est considéré comme le plus jeune chef du gouvernement de la France de la Vème République. Ancien ministre de l’éducation, Gabriel Attal était entré au gouvernement en 2017. Il avait connu une ascendance spectaculaire jusqu’à succédé à une femme, un poids lourd de 27 ans plus âgé que lui. Philippe Dephill Lipo
USA : Décès de Henry Kissinger, diplomate du siècle et figure controversée !
Henry Kissinger, le dernier diplomate est mort dans la nuit de mercredi à ce jeudi à 100 ans. Il fut l’un des principaux artisans de la politique étrangère des Etats-Unis au XXe siècle, mais également l’un des grands théoriciens des équilibres du monde. Henry Kissinger, n’était pas seulement le magicien de la diplomatie, mais aussi le symbole du particularisme unique des Etats-Unis. Tout en ayant conservé au long de sa vie l’accent grave de son pays d’origine – « je ne parle aucune langue sans accent », ironisait-il -, il était l’incarnation de l’American Dream qui permet à un fils d’émigré allemand fuyant les persécutions de l’Europe des années trente de connaître gloire et renommée internationale. Et de devenir, aux yeux du monde, le « dernier grand diplomate », tant il a tenu un rôle de premier plan et laissé son empreinte du Vietnam et de la Chine au Moyen-Orient, mais aussi en Amérique latine où il renforça, dans l’ombre des dictatures militaires et des coups d’Etat, l’influence des Etats-Unis. Personnage controversé, clivant et s’entourant de mystère, il fut à la fois le conseiller et le ministre des « princes », Richard Nixon et Gerald Ford, mais aussi l’un des grands penseurs de la politique et des relations internationales de l’après Seconde Guerre mondiale, façonnant pendant plusieurs décennies la place et le rôle des Etats-Unis dans le monde. Homme d’action et de réflexion Véritable Richelieu, qu’il admirait tant d’ailleurs, Kissinger fut, après avoir quitté le gouvernement, l’oracle, le sage à qui l’on demandait conseil sur les affaires du monde continuant à être l’architecte de la politique étrangère des Etats-Unis. « C’était un homme de pouvoir, désireux de toujours rester l’éminence grise des puissants », raconte Dominique Moïsi, le cofondateur de l’Ifri, qui l’a bien connu depuis les années soixante-dix. Kissinger, un siècle de géopolitique Passionné aussi de foot, il fut à la fois un homme d’action et de réflexion sur l’état du monde et les relations internationales, laissant derrière lui une oeuvre impressionnante et riche sur la politique et sur le monde contemporain. Avec un objectif sans cesse répété, la prééminence des Etats-Unis sur le monde, comme d’ailleurs la France était parvenue à la maintenir sur l’Europe de « l’apparition en 1624 de Richelieu à la proclamation de l’empire allemand en 1871 » en parvenant à maintenir la division des Etats du centre du continent, écrivait-il dans « L’ordre du Monde » (Fayard, 2016). Engagé contre l’Allemagne nazie Quel parcours pour cet originaire de Fürth, petite cité industrielle en Bavière près de Nuremberg où il est né le 27 mai 1923, dans une famille juive pratiquante. Quelques mois avant la « nuit de cristal » en 1938, il a quitté l’Allemagne à l’âge de 15 ans avec ses parents pour l’Amérique. Heinz, qui change son prénom en Henry, travaille alors pendant la journée dans une usine fabriquant des blaireaux de rasage, et suit des cours la nuit. Son avenir est alors tracé : la comptabilité, comme son père. Mais en 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale où l’engagement des Etats-Unis sera décisif contre l’Allemagne nazie, sa vie change totalement. Il est l’un des 2.800 étudiants engagé dans un programme spécial de la 84e division d’infanterie. Par sa connaissance de l’allemand, il est envoyé en Allemagne dans les services de renseignement américains pour participer à la dénazification du pays après la guerre. Son mentor est un universitaire, également réfugié allemand, Fritz Kraemer, qui lui conseille après sa démobilisation de s’inscrire à Harvard. La passion de la politique En 1950, il y décroche sa licence en sciences politiques avec les honneurs grâce à une dissertation sur la diplomatie de Metternich, le chancelier impérial d’Autriche qui voulait maintenir l’ordre établi et supprimer toute tentative de le remettre en question. « Une leçon qui n’a pas été perdue pour Kissinger », soulignait l’historien Theodore Draper dans le « New York Times » en 1992. L’autre grand homme de l’histoire dont l’oeuvre l’a inspiré était le chancelier allemand Bismarck. « Remarquables manipulateurs de l’équilibre des forces », écrit-il dans un ouvrage récent. Se décrit-il ? Plus tardivement, Henry Kissinger a trouvé une autre source d’inspiration chez Raymond Aron. « Mon maître à penser », confie-t-il un jour à Dominique Moïsi qui lui présentait une lettre d’introduction du philosophe historien français. Un premier ouvrage en 1957 Tout en enseignant à Harvard, le jeune docteur en sciences politiques fait ses débuts comme théoricien avec son premier ouvrage « Nuclear weapons and foreign policy » en 1957. Sa conclusion met en perspective ce qui allait devenir sa conduite dans les affaires internationales. Pour lui, le défi pour les Etats-Unis est de faire la preuve que « la démocratie est capable de déterminer une certitude morale pour agir sans recourir au fanatisme et aussi de prendre des risques sans la garantie de réussir ». Mais il s’engage aussi en 1964 dans la campagne, infructueuse, de Nelson Rockefeller, gouverneur de l’Etat de New York, pour les primaires républicaines dans la course à la Maison-Blanche. Il y rencontrera Nancy Maginess, sa deuxième femme, qui le dépasse au moins d’une tête et sa cadette de 12 ans. Le tournant de la guerre du Vietnam La guerre du Vietnam marque un autre tournant. A l’occasion d’une mission sur le terrain en 1964, il tire des conclusions extrêmement pessimistes sur les objectifs des Américains dans cette partie de l’Asie. Et c’est la consécration, avec sa nomination en 1969 comme conseiller à la Sécurité nationale du président Richard Nixon, puis en 1973 comme secrétaire d’Etat. Une fonction qu’il gardera jusqu’en janvier 1977, après la démission de Nixon en 1974 et sous la présidence de Gerald Ford. Henry Kissinger fut l’architecte des deux plus grandes réussites du président Richard Nixon : l’ouverture à la Chine avec la diplomatie du ping-pong et la fin de la guerre du Vietnam. Après les accords de Paris de janvier 1973, il reçoit le prix Nobel de la Paix en compagnie du négociateur vietnamien Le Duc Tho qui, lui, le
Brigitte Macron évoque sa différence d’âge avec Emmanuel Macron : « Pour moi, un garçon si jeune, c’était rédhibitoire »
Dans un entretien exclusif accordé à Paris Match, Brigitte Macron s’est confiée sur sa différence d’âge avec Emmanuel Macron. Voici ce qu’il faut savoir. Il est né en 1977 et elle en 1953. C’est sur les bancs de l’école qu’Emmanuel Macron et Brigitte Trogneux se sont rencontrés. Bien avant qu’il devienne président de la République, Brigitte Macron était sa professeure de théâtre au lycée de la Providence d’Amiens, dans la Somme. À l’époque, Emmanuel Macron a 16 ans. Brigitte Trogneux quant à elle est mariée et mère de trois enfants. C’est dans les colonnes de Paris Match que l’ancienne professeure de lettres s’est confiée sur cette différence d’âge. “C’était le bazar dans ma tête. Au moment de la mort de mon père, j’étais prise dans un ouragan intérieur. Pour moi, un garçon si jeune, c’était rédhibitoire.” a-t-elle expliqué. Elle a poursuivi : “Emmanuel devait partir à Paris. Je me suis dit qu’il allait tomber amoureux de quelqu’un de son âge. Ce n’est pas arrivé. De mon côté, je n’ai plus jamais fait de théâtre à La Providence…”. Brigitte Macron a expliqué que le regard de ses proches a été difficile à gérer : “Le seul obstacle était mes enfants. J’ai pris du temps pour ne pas saccager leur vie. Ça a duré dix ans; le temps de les mettre sur les rails. Vous imaginez ce qu’ils ont entendu… Mais moi je ne voulais pas passer à côté de ma vie. Je ne sais pas comment mes parents, qui étaient l’exemple de la fidélité, de l’éducation, auraient vécu notre mariage.” a confié la première dame de France. Le week-end des Macron Dans cet entretien exclusif accordé à Paris Match, Brigitte Macron s’est confiée sur son quotidien auprès du président de la République. Elle a expliqué qu’il travaille tout le temps, y compris les week-ends ! “Le week-end, nous allons à la Lanterne. Il fait ses courriers. Tous ses calls. On lui apporte des tonnes de parapheurs (preuve qu’il décide de tout). Nous faisons notre agenda à deux, entrons en négociation. Nous décidons si je l’accompagne ou non dans ses déplacements. Moi aussi j’ai mon emploi du temps !” peut-on lire dans les colonnes de nos confrères. Ce n’est qu’une fois que son travail est fini que les deux tourtereaux prennent l’air. “Ensuite, on va marcher.” a confié Brigitte Macron. Gala/actu des stars
Cameroun : Paul Biya fête ses 41 ans au pouvoir
Le parti au pouvoir, le RDPC, célèbre ce lundi en grande pompe à Yaoundé le 41è anniversaire de l’accession à la présidence de Paul Biya. Arrivé aux commandes le 6 novembre 1982, l’ancien Premier ministre a succédé à Ahmadou Ahidjo, le premier président, qui s’était retiré pour des problèmes de santé après 22 ans de règne. Affaibli par le poids de l’âge, sa dernière apparition publique remonte à juillet dernier, lors du sommet Russie-Afrique à Pétersbourg. Alors qu’une partie du Cameroun jubile et salue la longévité de Paul Biya, de larges pans du pays se révoltent en l’occurrence les zones anglophones du nord-ouest et du sud-ouest. Depuis 2016, plusieurs groupes de jeunes ont pris les armes contre le pouvoir central pour protester contre la mauvaise gouvernance et la corruption. Ils réclament entre autres leur indépendance. Outre la crise anglophone, Paul Biya a fait également face à une insurrection du groupe Boko Haram dans l’extrême nord. Et deux ans après son arrivée au pouvoir, il avait survécu à une tentative de coup d’état en 1984. À deux ans de la prochaine présidentielle, ses partisans, l’invitent à se représenter, il aura 92 ans. Sous sa coupole, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais a obtenu la majorité absolue lors des élections législatives de mars 1997, de juin 2002, de juillet 2007 et de septembre 2013. (Avec Africanews)
À bord d’un Airbus A320 d’air France : la cigarette électronique d’un passager s’enflamme !
En avion, les cigarettes électroniques (de tous types) doivent être protégées dans des étuis adaptés, Leur utilisation et leur recharge sont interdites pendant le vol. Le dernier rapport du BEA met en lumière les risques sérieux liés aux cigarettes électroniques en vol. Un incident à bord d’un Airbus A320, en novembre 2022, souligne l’importance de respecter les réglementations en vigueur et de sensibiliser les passagers aux dangers potentiels des batteries au lithium. S’il y a encore des interrogations sur les risques que représentent les cigarettes électroniques pour la santé, il n’y a aucun doute sur leur danger. Un vol sous tension Le 2 novembre 2022, un Airbus A320 ( Paris-CDG) est le théâtre d’un incident qui aurait pu se révéler tragique. En approche de Paris, à une altitude de 2 000 pieds, une cigarette électronique transportée par un passager a pris feu dans sa poche de pantalon. Malgré la rapide intervention de l’équipage de cabine et les premiers soins prodigués, il est grièvement blessé. En dépit des difficultés rencontrées, l’un des membres de l’équipage réussit à éteindre l’incendie à l’aide d’un extincteur. La batterie en feu est finalement éteinte et placée dans un récipient d’eau afin de la refroidir. La batterie en feu est finalement éteinte et placée dans un récipient d’eau afin de la refroidir. La batterie en feu est finalement éteinte et placée dans un récipient d’eau afin de la refroidir. L’enquête n’a pas permis de déterminer les causes de cet « emballement thermique » de la vapoteuse. Cependant, plusieurs facteurs aggravants ont été identifiés : le non-respect de signes de dysfonctionnement préalables un transport inapproprié de la cigarette électroniquel’absence de vérification de son extinction avant le vol. Sensibilisation des passagers Suite à une série d’incidents similaires, il est bon de rappeler que les briquets, les e-cigarettes ou encore les batteries de rechange au lithium sont interdits en soute. Ainsi, les cigarettes électroniques (de tous types) doivent être protégées dans des étuis adaptés. Leur utilisation et leur recharge sont interdites pendant le vol. Dans ses conclusions le BEA constate que « les cigarettes électroniques et autres dispositifs assimilés sont devenus en quelques années des objets familiers du quotidien, que leurs utilisateurs ne perçoivent souvent pas comme une source de danger. Ainsi, comme le montre cet événement, les passagers ne sont la plupart du temps pas conscients des enjeux liés à une batterie défectueuse et/ou transportée dans des conditions non conformes aux prescriptions. » Les batteries au lithium équipant désormais smartphones, tablettes et autres équipements électroniques sont considérées comme des menaces dans les avions. Leurs « émanations toxiques » peuvent mener à une interruption volontaire du vol. Un risque qu’il ne faut donc pas prendre à la légère. 3 occitanie
Nucléaire civil : du Burkina Faso à l’Égypte, quelle influence russe en Afrique ?
L’agence nucléaire russe Rosatom a signé un accord de construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso vendredi 13 octobre, en plus d’annoncer le même jour un accord de coopération pour développer le nucléaire civil au Mali. Cette stratégie économique de la Russie permet au pays de développer son influence sur le continent. Cette opportunité pour l’Afrique est aussi un rêve pour l’instant inaccessible. Un accord de construction d’une centrale au Nigeria en 2017, un accord sur le nucléaire civil au Soudan en 2018, un projet de centre de recherche sur le nucléaire au Rwanda en 2019, etc. En l’espace de quelques années, l’agence nucléaire russe Rosatom a noué des partenariats nucléaires avec une dizaine de pays africains. L’Égypte est le plus avancé d’entre eux avec un accord signé en 2015 et une livraison de 4 réacteurs nucléaires prévus pour 2026 dans la commune d’El-Dabaa, à 300 kilomètres du Caire. Lorsque la mise en service sera effective, ce pays d’Afrique du Nord deviendra le deuxième Etat du continent à posséder une centrale. Seule l’Afrique du Sud en a une depuis 1984 et elle est opérée par la société nationale locale Eskom. L’annonce de construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso vendredi 13 octobre par la Russie est une opportunité, explique Emmanuelle Galichet. Les deux pays ont signé un mémorandum à l’occasion de la Semaine russe de l’énergie qui se tenait à Moscou du 11 au 13 octobre. L’enseignante-chercheure en physique nucléaire au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) à Paris poursuit : “Le pays ne produit pas assez d’électricité. Il doit sortir du sous-développement et le pouvoir politique se tourne vers les énergies qu’il peut”. Près de 80 % des plus de 700 millions de personnes sans électricité dans le monde se trouve en Afrique. L’intérêt est d’aussi développer les énergies décarbonées. Développer le nucléaire permettra aussi au Burkina Faso “de sortir de la pauvreté. La haute technologie est une solution sûre pour un pays”, précise Emmanuelle Galichet. Une perte de souveraineté “Le nucléaire donne une assise importante. Les pays qui comptent réellement dans le monde sont ceux qui l’ont”, note également l’enseignante-chercheure. Mais accéder au nucléaire a un coût conséquent que le Burkina Faso ne peut pas actuellement s’offrir. Le PIB du pays en 2020 s’élève à 15 milliards d’euros, soit environ le prix brut d’une centrale nucléaire à réacteur à eau pressuré, selon les estimations de Lova Rinel. La chercheure associée à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris et membre de la Commission de régulation de l’énergie, estime que le coût primaire, incluant la construction d’infrastructures type routes et logements indispensables au fonctionnement de la centrale atteint les 30 milliards d’euros pour 15 ans de travaux. Le coût et le temps total sont encore plus élevés s’ils incluent la formation d’ingénieurs, l’acheminement et le transport sur des lignes à haute tension, etc. “Il faut 1 400 ouvriers qualifiés pour construire une centrale. Sauf qu’il n’y en a pas un seul au Burkina Faso et il faut compter 20 ans pour en former”, ajoute Emmannuelle Galichet Si aucune information n’a été donnée sur les moyens de financement, plusieurs solutions existent. En Égypte, la Russie finance par un prêt 85 % des 25 milliards d’euros d’investissement dans la construction de cette première centrale nucléaire du pays. Le pays nord-africain commencera le remboursement de sa dette après l’ouverture de la centrale. En Turquie, les premiers réacteurs sont entièrement financés par l’agence nucléaire russe Rosatom, qui en échange l’exploitera jusqu’à sa fermeture, en plus d’en tirer des bénéfices. Le risque au Burkina Faso d’un financement russe est “la perte de souveraineté sur l’énergie. La Russie maîtrisera une partie du réseau électrique et possédera indirectement le pays”, explique Lova Rinel. “Attention aux effets d’annonce” “La Russie à l’heure actuelle essaye de renforcer son influence dans l’Ouest de l’Afrique”, note David Teurtrie, spécialiste de la Russie et chercheur associé au Centre de Recherches Europes-Eurasie. Rosatom est le principal exportateur de centrales nucléaires au monde. Avec ses 25 projets actuellement en cours, il devance respectivement la Chine (18), l’Inde (4) et la Corée (4). Selon le chercheur, le projet de la Russie cherche aussi à tracer de nouvelles perspectives pour conserver dans son giron les régimes actuels et suivants en Afrique. “Le pouvoir russe souhaite aller au delà de sa présence militaire pour dire : ‘on va contribuer à votre développement régional’. Le pays doit crédibiliser sa présence sur le continent”. La chercheure Emmanuelle Galichet explique également que le nucléaire est “l’atout principal de la Russie dans son expansion mondiale. La stratégie est politique avant d’être industrielle”. “Attention aux effets d’annonce”, alerte Lova Rinel. Selon la chercheure associée au FRS, ces accords permettent à la Russie d’accroître son influence à moyen terme et à moindre coût dans ces pays. Pour ces derniers, ça leur offre également la possibilité de faire “un pied de nez à l’Occident, et surtout la France”. La chercheure ajoute : “Ces annonces n’auront aucun effet sur les 10 prochaines années minimum”. (Avec Tv5)
Au Gabon, Sylvia Bongo-Ondimba, des ors du pouvoir à la prison
Elle est soupçonnée de détournement d’argent public. L’épouse franco-gabonaise de l’ex-président du Gabon Ali Bongo, Sylvia Bongo Ondimba Valentin, a été incarcérée à la prison centrale de Libreville dans la nuit de mercredi à jeudi 12 octobre. C’était son outil de communication préféré. Depuis le 26 août 2023, la page Facebook de Sylvia Bongo-Ondimba est en sommeil. Sur sa dernière publication, elle pose tout sourire aux côtés de son mari Ali Bongo-Ondimba. Le couple présidentiel vient de voter pour la présidentielle à laquelle le chef de l’État sortant est candidat. “N’oublions jamais la chance que nous avons de vivre dans un pays qui nous donne l’opportunité de choisir notre avenir. Ne laissons pas les autres décider pour nous”, peut-on lire dans cet ultime “post”. Quatre jours plus tard, son destin va pourtant lui échapper. Au milieu de la nuit, alors que la réélection controversée de son époux vient d’être annoncée, un groupe de militaires s’empare du pouvoir et dépose le président. Avec la chute d’Ali Bongo Ondimba, c’est la fin d’une dynastie ancrée à la tête du Gabon depuis plus de cinq décennies. Et le début de la dégringolade pour Sylvia, son épouse. L’histoire de Sylvia Valentin, de son nom de jeune fille, commence à Paris en 1963. Mais elle prend rapidement la direction de l’Afrique, où son père fait des affaires. Le Cameroun puis la Tunisie, et, dès 1974, le Gabon où Édouard Valentin crée l’OGAR, l’Omnium gabonais d’assurances et de réassurances, “leader de l’assurance au Gabon” peut-on lire aujourd’hui sur son site internet. Sylvia, elle, est à l’époque scolarisée à l’Institut Institution Immaculée conception de Libreville. Bachelière, elle rentrera en France pour suivre des études universitaires de gestion avant de retourner au Gabon où elle se met au travail. Employée d’une agence immobilière, elle en devient la directrice commerciale avant de monter, en 1988, sa propre entreprise. « Dans la famille, on a le sens des affaires”, estime le mensuel panafricain Jeune Afrique dans un portrait qu’il consacre à l’ex-Première dame en octobre 2010. Mais 1988 est aussi l’année d’une rencontre importante. À 25 ans, Sylvia Valentin rencontre Ali Bongo-Ondimba, 28 ans, fils du président Omar Bongo au pouvoir, alors, depuis déjà vingt ans, figure incontournable de la vie politique africaine et de la Françafrique. Un an plus tard, en 1989, à 25 ans, le jeune couple se marie. Au début des années 2000, le couple adoptera trois enfants, Noureddin Edouard, Jalil et Bilal. Le quotidien Le Parisien rappelle que Ali Bongo “était déjà père d’une fille, Malika, issue d’une précédente relation”. En 2009, le Gabon tourne une page, ou tout du moins referme un chapitre. Omar Bongo, le vieux président décède à l’âge de 73 ans. Et c’est son fils qui lui succède. Ali Bongo président, Sylvia devient Première dame. “Dynamique, cordiale, mais réservée”, relate Jeune Afrique, “Sylvia se bat sur le terrain de l’action culturelle et sociale, en particulier pour améliorer l’accès aux soins et permettre une meilleure prise en charge des familles touchées par la drépanocytose, le VIH et le paludisme”. Une action qu’elle partage via ses réseaux sociaux, muets depuis la fin août. La Première dame et Noureddin ont gaspillé le pouvoir d’Ali Bongo Brice Oligui Nguema, président de la transition gabonaise Depuis le mercredi 11 octobre au soir, Sylvia Bongo-Ondimba est sous les verrous, incarcérée à la prison centrale de Libreville. Une nouvelle étape dans la chute de la désormais ex-Première dame, déjà en résidence surveillée depuis le coup d’Etat du 30 août. Que lui reproche-t-on au juste ? Fin septembre, elle avait été inculpée notamment de « blanchiment de capitaux et de faux et usages de faux ». L’un de ses avocats français s’étonnait alors des conditions de cette inculpation et du fait qu’elle n’ait pas droit à une défense. Elle est au coeur d’une enquête sur des détournements massifs d’argent public en compagnie de son fils Noureddin Bongo Valentin, déjà incarcéré comme six de leurs proches, ex-responsables du cabinet présidentiel. Mercredi, avant son incarcération, elle avait été longuement confrontée à un ancien pilier du pouvoir, tombé en disgrâce, Brice Laccruche Alihanga. L’ex-Première dame été incarcérée en pleine nuit, ce jeudi 12 octobre, à la prison centrale de Libreville, selon Me Eyue-Bekale, son avocate. Un pénitencier de sinistre réputation et surpeuplé. Mais elle est « certainement » dans le quartier des femmes, « rénové récemment, dans une aile neuve où les détenues ont leur propre lit, une salle d’eau et même une buanderie », précise l’avocate. La nuit même du putsch, Noureddin Bongo ainsi que plusieurs de ses jeunes proches et proches de sa mère au sein du cabinet présidentiel avaient été arrêtés. La télévision nationale avait alors diffusé les images du fils Bongo au pied d’innombrables malles, valises et sacs débordant de billets de banque pour des centaines de millions d’euros saisis au domicile familial. Les militaires qui ont renversé Ali Bongo soupçonnent son entourage, Sylvia et Noureddin en tête, d’avoir « manipulé » l’ex-président souffrant des séquelles d’un grave AVC en 2018, et d’avoir été les « véritables » dirigeants de facto du pays depuis cinq ans. « La Première dame et Noureddin ont gaspillé le pouvoir d’Ali Bongo, assénait le 18 septembre le général Oligui Nguema, parce que depuis son AVC, ils ont falsifié la signature du président, ils donnaient des ordres à sa place », en plus « du blanchiment d’argent et de la corruption ». Et le nouveau numéro un gabonais de se demander : « Qui dirigeait le pays alors ?” Riche et corrompu Le Gabon, troisième pays le plus riche d’Afrique par habitant grâce notamment à son pétrole, est classé 136e sur 180 pour la perception de la corruption par Transparency International (2022). (Avec Tv5)
Coopération culturel Japon-République du Congo: Signature de l’Echange de Notes avec le PAM dans le cadre d’une assistance alimentaire en appui au Programme des Cantines Scolaires.
Le mardi 10 octobre 2023 à Brazzaville, en présence de Son Excellence Monsieur Jean-Luc MOUTHOU, Ministre de l’Enseignement Préscolaire, Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation, Son Excellence Monsieur MINAMI Hiro, Ambassadeur du Japon en République du Congo, a procédé à la signature de l’Echange de Notes avec Monsieur Sidi Mohamed BABAH, Directeur-Pays Adjoint du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) en République du Congo, dans le cadre d’une assistance alimentaire en appui au Programme des Cantines Scolaires. Cette assistance du Japon, dont le montant s’élève à environ un million sept cent mille dollars américains (1.700.000 USD), soit près de 1 milliard de FCFA, va permettre la fourniture d’environ 570 tonnes de riz japonais, 190 tonnes d’aliments enrichis et 60 tonnes des conserves de poissons, en vue d’assurer un repas quotidien durant toute l’année scolaire, et ainsi améliorer la sécurité alimentaire et lutter contre la malnutrition dans les milieux scolaires en République du Congo. Dans son allocution, Son Excellence Monsieur MINAMI a souligné que cette assistance du Japon démontre encore une fois de plus, l’attachement du pays du Soleil levant, à la vision de Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, et du Gouvernement congolais, qui font du développement agricole et de l’amélioration de la sécurité alimentaire, l’un des principaux axes du Plan National de Développement (PND) 2022-2026. Son Excellence Monsieur MINAMI a par ailleurs rappelé que le Japon, dans le cadre de sa coopération, met l’accent sur l’aspect de la contribution à une « croissance inclusive et durable ». C’est dans cette optique que le Japon continue de soutenir très activement plusieurs programmes d’aide agricole, en vue d’améliorer le cadre de vie de base de la population congolaise, a-t-il martelé. Convaincu que cette assistance permettra non seulement d’augmenter le taux de scolarisation mais aussi de garantir le développement des ressources humaines fondé sur l’idée que ce sont les élèves qui constituent l’avenir et la prospérité d’un pays, Son Excellence Monsieur MINAMI a émis le souhait que les aliments qui seront servis dans le cadre de ce don du Japon, soient ceux de la croissance des enfants, qui serviront de pont pour le raffermissement des relations entre le Japon et la République du Congo. Au finish, Son Excellence Monsieur MINAMI Hiro a réitéré l’engagement du Japon de continuer à accompagner les efforts du Gouvernement de la République du Congo non seulement pour l’amélioration de la situation nutritionnelle en milieux scolaires, mais également et surtout pour le développement de la filière rizicole, pour le bien-être social de toute la population congolaise. José Wakadila
Guerre Israël-Hamas: plus de 600 morts côté israélien, au moins 100 prisonniers aux mains du Hamas
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a promis, samedi 7 octobre, de venger cette « journée noire » pour Israël, la plus sanglante depuis le début de la guerre du Kippour il y a 50 ans, qui a coûté la vie à plus de 600 Israéliens, selon les derniers décomptes du ministère israélien de la Santé en milieu de journée dimanche. Le gouvernement précise qu’il y a « plus de 100 » prisonniers aux mains du Hamas. À Gaza, le dernier bilan fait état de 370 morts. Israël a multiplié ce dimanche les frappes aériennes sur la bande de Gaza, au lendemain de l’assaut du Hamas sur son territoire. Une offensive qui a coûté la vie à « plus de 600 » Israéliens, selon les derniers décomptes du ministère israélien de la Santé en milieu de journée dimanche. « Plus de 100 prisonniers » israéliens sont également aux mains des hommes du Hamas. Un responsable du Bureau de presse du gouvernement ajoute à l’AFP que le nombre de morts « n’est pas définitif » et qu’on dénombre 2 000 blessés, dont 200 « dans un état critique ». Du côté palestinien, le ministère de la Santé du mouvement islamiste a annoncé, dans l’après-midi de ce dimanche, que « 370 citoyens ont été tués et 2 200 autres ont été blessés ». Ces bilans vont sans doute encore s’alourdir car les combats continuent dans le sud d’Israël, où ils ont même gagné en intensité. Les combats se poursuivent dans le sud d’IsraëlAu cours de la nuit, les raids aériens des forces israéliennes ont visé des immeubles, des tunnels, une mosquée et les domiciles de responsables du Hamas dans la bande de Gaza. Dans le sud d’Israël, 24 heures après le déclenchement de l’offensive surprise du Hamas, des combattants du groupe islamiste palestinien continuent d’affronter les forces de sécurité israéliennes. D’après le porte-parole de l’organisation, des renforts seraient arrivés ces dernières heures. L’armée israélienne a dit avoir repris le contrôle de la plupart des points d’infiltration par lesquels des centaines d’hommes armés avaient pénétré la veille dans l’État hébreu. Tsahal a ajouté avoir tué des centaines d’assaillants et fait des dizaines de prisonniers. Israël se prépare à une action militaire d’envergure contre Gaza. Les évacuations s’accélèrent aux abords de l’enclave. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a intimé samedi aux habitants de Gaza de partir, mais prisonniers du territoire sous blocus depuis 2007, ils n’ont nulle part où aller. Le pire est redouté, et des organisations sur place lancent un appel pour mettre en place un corridor humanitaire. L’attaque de samedi constitue la plus vaste et sanglante incursion en Israël depuis l’assaut surprise lancé par les forces syriennes et égyptiennes au début de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973. (Avec RFI)