Insécurité grandissante en RDC:  La motion de défiance contre Jacquemain Shabani au cœur de la plénière de ce mercredi à l’Assemblée nationale 

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo s’apprête à vivre une séance plénière sous haute tension ce mercredi 29 avril à 14 heures, dans la salle des Congrès du Palais du Peuple. Au centre des enjeux : l’examen d’une motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani. Déposée le lundi 13 avril à l’Assemblée nationale, cette motion est portée par le député Laddy Yangotikala. Les pétitionnaires accusent le membre du gouvernement d’une gestion jugée inefficace de la sécurité, évoquant notamment une recrudescence des actes criminels à Kinshasa ainsi que dans plusieurs grandes villes du pays. Pour l’initiateur, cette situation révèle des défaillances dans la coordination des services de sécurité et une incapacité à apporter des réponses adaptées aux préoccupations de la population. Convoqués par le Bureau de la Chambre basse, les députés nationaux devront ainsi se prononcer sur cette initiative parlementaire qui met également en cause le fonctionnement des institutions provinciales et locales.  Cette motion constitue le point névralgique de la séance, reléguant au second plan les autres matières inscrites à l’ordre du jour. Après l’adoption de celui-ci, les élus ouvriront le débat sur cette question sensible, dont l’issue pourrait fragiliser davantage l’exécutif en cas d’adoption. Outre cette motion, la plénière prévoit également un contrôle parlementaire à travers deux questions orales avec débat. La première, portée par le député Lotika Likwela Théoveul, s’adresse au ministre de l’Industrie sur la relance de la Société textile de Kisangani (SOTEXKI). La seconde, initiée par la députée Kavira Mapera Jeannette, vise la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique sur la politique générale de son ministère. Mais malgré ces points à l’ordre du jour, tous les regards restent tournés vers la motion de défiance contre Jacquemain Shabani. Dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant et face aux critiques croissantes sur la gouvernance, l’issue de ce débat pourrait marquer un tournant politique majeur. Eldad Bwetu 

Assemblée nationale: Adoption des rapports sur les accords RDC–USA, RDC–Rwanda et les auditions gouvernementales

Après une période de trêve liée aux intenses travaux dans les différentes commissions permanentes, la Chambre basse du Parlement a tenu une séance plénière ce lundi 27 avril 2026, sous la conduite de l’honorable premier vice-président, le professeur Isaac JC Tshilumbayi. Quatre points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir : l’examen et l’analyse du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national ; l’examen et l’analyse du rapport de la commission mixte Relations extérieures – Défense et sécurité – Économique, financière et contrôle budgétaire sur l’accord stratégique signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et les États-Unis d’Amérique ; l’examen et l’analyse du rapport de la commission précitée sur l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda ; l’examen et l’analyse du rapport de la commission Défense sur l’audition de sept membres du gouvernement. Après l’adoption de l’ordre du jour, la parole a été accordée au ministre d’État en charge de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, qui a présenté l’économie du projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire national. Sans amendement, ce texte émanant du gouvernement a été déclaré recevable dans son intégralité, puis adopté article par article. Par la suite, la plénière a procédé à l’analyse de deux rapports de la commission mixte Relations extérieures – Défense et sécurité – Économique, financière et contrôle budgétaire. Ces rapports ont été présentés tour à tour par les honorables Berthold Ulungu et Serge Bahati, respectivement président et rapporteur de la commission mixte, qui ont insisté sur le caractère innovant de ce processus diplomatique et législatif. Bien qu’empêché pour des raisons d’État, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji, a formulé quelques recommandations, lues par le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli, en rapport avec deux projets de loi, notamment : l’accélération du processus d’amélioration du climat des affaires afin d’attirer davantage d’investissements dans le secteur minier ; l’impératif de créer une task force nationale afin d’évaluer la mise en œuvre des accords. La plénière a également examiné les conclusions du rapport de la commission Défense et sécurité relatives aux auditions de sept membres du gouvernement, présentées successivement par le président et le rapporteur de la commission, les honorables Rubens Mikindo et Serge Bahati. Sur les sept membres du gouvernement invités par la commission, cinq se sont présentés physiquement, tandis que deux autres se sont excusés pour des raisons d’État. Après audition de ces membres du gouvernement, la commission a recommandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire dans plusieurs ministères, notamment ceux de l’Intérieur, de la Défense, du Budget et des Finances. Il sied de noter que le premier vice-président a rassuré l’opinion sur la transparence, la redevabilité et la responsabilité des élus nationaux dans cette démarche parlementaire. Sur 372 votants, 370 ont voté pour, 1 contre et 1 abstention. Les conclusions de ces différents rapports ont été adoptées et transmises au gouvernement pour exécution, ainsi qu’à la commission Suivi et évaluation pour exploitation. CELLCOM/AN

Dans une interaction avec les étudiants de l’ISC à Kinshasa: Martin Fayulu dresse une ligne rouge contre le « fruit interdit » de Tshisekedi

Le climat politique s’alourdit à Kinshasa et même à l’intérieur du pays Alors que l’Union Sacrée pour la Nation (USN) a officiellement lancé, au courant de ce mois d’avril 2026, un processus de collecte de propositions pour réviser la Constitution, Martin Fayulu passe à l’offensive. Devant les étudiants de l’ISC-Kinshasa, le leader de l’ECiDé a transformé sa conférence en un véritable serment de résistance. Le spectre d’un troisième mandat Pour les analystes, la manœuvre de l’Union Sacrée ne laisse que peu de place au doute. Si le camp présidentiel invoque une Constitution « obsolète » et inadaptée aux réalités congolaises, l’opposition y voit une tentative désespérée de verrouiller le pouvoir. Le nœud du conflit réside sans conteste dans l’article 220, que Fayulu qualifie de « fruit interdit ». Cet article, qui limite le nombre de mandats présidentiels, est perçu comme le dernier rempart contre une présidence à vie. Réviser la Loi fondamentale dans un contexte de « chaos sécuritaire » à l’Est, marqué par l’agression rwandaise, est jugé par l’opposition politique et certaines organisations des droit de l’homme comme une manœuvre périlleuse qui pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale. L’éveil des partisans :La rue comme rempart Sur le terrain, la base de l’ECiDé n’attend pas les consignes pour donner de la voix. Dès l’annonce du projet, des mobilisations spontanées ont éclaté. À Kinshasa, la jeunesse l’ECiDé s’est déjà mobilisée à Kintambo Magasin, affirmant que l’alternance ne doit pas être un prétexte pour modifier les règles du jeu. En province, de Goma au Maindombe, les cadres et militants multiplient les points de presse et les actions de sensibilisation pour appeler la population à faire barrage aux velléités de l’UDPS. Union Sacrée des Opposants : Pour la première fois depuis longtemps, une unité d’action semble se dessiner. Martin Fayulu a récemment rencontré Moïse Katumbi pour coordonner la riposte, promettant une large coalition et des manifestations à travers tout le pays ainsi que dans la diaspora. Un avertissement au frère d’hier « S’il ose, il me trouvera sur son chemin. » Cette menace, bien que politique, est empreinte d’une amertume personnelle. En rappelant qu’il considérait autrefois Félix Tshisekedi comme un frère de lutte, Fayulu Madidi place le successeur de Joseph Kabila devant ses propres contradictions de l’époque Kabila. Pour désamorcer la crise, l’opposant maintient son offre, à savoir : un dialogue national inclusif sous l’égide de la CENCO et de l’ECC. Sans ce consensus, la RDC semble s’engager sur une voie où la légitimité ne se discutera plus dans les hémicycles, mais se disputera dans la rue. Philippe Dephill Lipo

Modification ou changement de la Constitution :  » La Génération FATSHI ASBL  » invite à un débat national souverain, inclusif et responsable

La question cruciale sur la modification ou du changement de la Constitution en RDC, fait la une de l’actualité au sein de la classe politique et de la société civile. Au niveau de l’ASBL Génération FATSHI, Monsieur KITOKO MPUNGI Odon, haut cadre de cette structure chargé des questions politiques, a livré ses commentaires, en se basant sur un meeting populaire tenu à Kisangani le 23 octobre 2024 dans la province de la Tshopo par le Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, au cours duquel ce dernier avait déclaré publiquement pour la première fois que  » notre Constitution était devenue inadaptée par rapport aux réalités actuelles, ainsi cela nécessite impérativement sa mise à jour « . Pour M. KITOKO MPUNGI Odon, qui est également Assistant Principal du Secrétaire Général de ladite structure, la prise de position du Magistrat suprême sur cette question, a donné lieu à des débats houleux non seulement dans les états majors des partis et regroupements politiques, mais également dans l’opinion publique.  » ‎Ainsi, il était temps pour que la GÉNÉRATION FATSHI ASBL, structure chère à la Présidente Nationale, Son Excellence Madame Fanny BOMANDEKE IMENGA, de donner sa position sur cette question cruciale qui engage la survie de la RDC comme nation et de ses habitants « , a-t-il dit. ‎Et d’ajouter : ‎En conséquence, nous à la GÉNÉRATION FATSHI ASBL, force politique et sociale au service de la nation, estimons qu’il est plus que temps pour le peuple congolais, souverain primaire, de s’exprimer afin de reprendre pleinement possession de son destin qui passe par l’adhésion de la population congolaise à la démarche que prône le Chef d’État sur le changement ou modification de la Constitution dans notre pays « . ‎Pour la Génération FATSHI ASBL, la reconquête et l’appropriation réelle, effective et totale de la République Démocratique du Congo par les Congolais, ne se fera ni dans la complaisance ni par la peur des discours des complotistes et ennemis de la RDC, mais à travers des choix courageux, des ruptures assumées et des actes historiques forts. Révision ou changement de la Constitution : une nécessité nationale (…) ‎Parmi ces actes, la Génération FATSHI ASBL estime que la question du changement ou révision de la Constitution, vœu exprimé par la majorité de la population congolaise de toutes tendances, notamment dans la classe politique et corps scientifique, s’impose aujourd’hui comme une nécessité nationale, urgente, légitime et irréversible. ‎En effet poursuit-on au sein de cette structure, nul n’ignore que la Constitution actuellement en vigueur depuis février 2006, n’est pas dans son essence, l’expression souveraine et authentique du peuple congolais. Elle est le produit d’un contexte exceptionnel de sortie de crise, façonnée sous contraintes, dictée par des compromis entre forces belligérantes et influencée directement par des intérêts extérieurs que tout le monde connait. ‎Raison d’ailleurs de son rejet par 49% des congolais lors du référendum en 2005, car elle porte en elle, des limites structurelles qui entravent la pleine souveraineté du pays, affaiblissent l’autorité de l’État et ne permettent pas toujours de répondre efficacement aux aspirations profondes de notre Nation. La Génération FATSHI ASBL cite à titre exemplatif, certains articles qui portent des gènes separatistes, ou d’autres susceptibles  d’hypothéquer implicitement la souveraineté dans certaines parties de la RDC ou encore d’autres qui fragilisent la gouvernance  harmonieuse de ses provinces, etc…  » ‎Ainsi, s’y attacher de manière dogmatique reviendrait à accepter la perpétuation d’un ordre hérité, qui ne reflète ni notre identité, ni notre ambition de grandeur, ni notre volonté d’émergence en tant que puissance africaine « , craint-on au sein de la Génération FATSHI ASBL. ‎Il est donc temps pense-t-on au sein de cette structure, d’ouvrir, sans tabou ni peur, un débat national souverain, inclusif et responsable sur l’avenir de notre Constitution. Non pas dans une logique de destruction, mais dans une dynamique de refondation profonde de notre État. ‎Se faisant, la GÉNÉRATION FATSHI ASBL, structure regroupant en son sein des congolaises et congolais au travers toute l’étendue du territoire national et partageant des idéaux républicains, appelle à l’élaboration d’une nouvelle loi fondamentale ou à une révision substantielle qui soit :‎- L’émanation directe de la volonté populaire ;‎- Le socle d’une souveraineté renforcée ;‎- Le garant d’une gestion rigoureuse et patriotique de nos ressources naturelles et de nos deniers publics ;‎- Un instrument de consolidation de l’autorité de l’État ;‎- Et un levier puissant pour le développement durable et l’émergence nationale.‎ Le peuple congolais doit écrire son propre histoire ‎Le peuple congolais ne doit plus subir l’histoire dictée par d’autres. Il doit désormais l’écrire par lui-même, pour lui-même et dans l’intérêt des générations futures, comme d’ailleurs l’avait prédit notre héros National Patrice Emery LUMUMBA  » que l’histoire du Congo sera écrite au Congo et par les Congolais « . ‎C’est dans cet esprit que la GÉNÉRATION FATSHI ASBL lance un appel solennel à la mobilisation patriotique de toutes les forces vives de la nation : la jeunesse, les Intellectuels, les leaders d’opinions, la société civile et la diaspora, pour dire :‎L’heure n’est plus à l’hésitation, mais à l’engagement, à la lucidité et au courage politique. Car sans une Constitution véritablement congolaise, conçue par et pour les Congolais, il ne peut y avoir ni indépendance réelle, ni liberté spirituelle, ni souveraineté effective, ni développement durable, ni dignité nationale. « ‎Le Congo doit appartenir aux Congolais et cela commence par la refondation de notre Constitution « , soutient-on au sein de la ‎GENERATION FATSHI ASBL, espoir du peuple. José Wakadila‎

Assemblée nationale : Aurélien Taché plaide pour un partenariat renouvelé entre la RDC et la France

Le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, a ouvert, ce vendredi 24 avril 2026, au nom du Bureau, une audition de la Commission des relations extérieures consacrée au député français Aurélien Taché, élu du Val-d’Oise et co-rapporteur d’un rapport parlementaire sur l’avenir de la Francophonie. Organisée dans le cadre du groupe d’amitié RDC–France, cette séance s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations parlementaires et de renforcement de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et la France. Prenant la parole, Aurélien Taché a plaidé pour l’instauration d’un nouveau cadre de partenariat entre les deux pays, fondé sur des liens historiques, humains et linguistiques profonds. Évoquant son expérience dans la ville de Cergy, où vit une importante communauté d’origine congolaise, il a souligné l’existence d’une relation étroite, presque familiale, entre les deux peuples. Le député français a rappelé que la France, berceau de la langue française, et la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde en nombre de locuteurs, portent une responsabilité particulière dans la consolidation de la Francophonie. « La grande famille francophone doit être illustrée par l’amitié entre nos deux pays », a-t-il déclaré. Au cours de ses échanges à Kinshasa, il a affirmé avoir été marqué par une attente forte des partenaires congolais : celle d’une présence française plus visible et plus active en RDC, un message qu’il s’est engagé à relayer auprès des autorités françaises. Parmi les perspectives évoquées figure la création d’une Académie francophone, un projet appelé à renforcer la coopération culturelle et linguistique entre les deux nations. Il a également insisté sur la nécessité pour les gouvernements de s’approprier les propositions issues des travaux menés avec les institutions congolaises. Mobilisation politique et enjeux de la Francophonie Pour le président de la Commission des relations extérieures, le professeur Berthold Ulungu, les attentes autour de cet élan de coopération parlementaire repositionnent la RDC au cœur de l’avenir de la Francophonie. Dans ce contexte, le député Aurélien Taché est présenté comme une figure politique montante, dont l’influence ne cesse de croître en France et dans l’espace francophone. Les autorités congolaises comptent sur son engagement pour renforcer la mobilisation française en faveur de la candidature de Juliana Amato Lumumba, une initiative portée au plus haut sommet de l’État par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Par cette séance d’information parlementaire, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, à travers ses groupes d’amitié, notamment RDC–France, se mobilise activement pour soutenir cette candidature et en assurer le succès. Cellule de communication / Assemblée nationale

Assemblée nationale: La Commission Défense et Sécurité remet un rapport stratégique sur des dossiers sensibles au président Aimé Boji Sangara

La Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale, dirigée par l’honorable Mikindo, a achevé une série d’auditions jugées cruciales, portant sur des questions hautement sensibles liées à la défense du territoire et à la sécurité nationale. En raison du caractère confidentiel des informations traitées, le bureau de la Commission a procédé, ce jeudi 23 avril 2026, à la remise solennelle de son rapport entre les mains du président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara. À cette occasion, le rapporteur adjoint, l’honorable Joseph Nkoy Wembo, s’est exprimé au nom de la Commission pour présenter les grandes lignes des travaux menés ainsi que la portée des conclusions issues des auditions. Ces travaux ont impliqué plusieurs membres du gouvernement directement concernés par les enjeux sécuritaires. Ont notamment été auditionnés les vice-Premiers ministres en charge de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que le ministre des Finances, en sa qualité d’ordonnateur des dépenses publiques, particulièrement celles liées aux opérations militaires. L’objectif était de s’assurer que ces opérations bénéficient d’un financement adéquat et régulier. Dans le souci de garantir de meilleures conditions sociales aux forces de défense et de sécurité, le vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, a également été entendu. Les échanges ont porté notamment sur la situation de l’affiliation des éléments des FARDC et de la PNC à la Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État, un aspect essentiel du bien-être des militaires et policiers. La Commission s’est également penchée sur la question stratégique de la sécurisation des sites miniers, dans un contexte marqué par des tensions liées à l’exploitation des ressources naturelles. À cet effet, les ministres des Affaires étrangères et des Mines ont été consultés afin d’évaluer les mécanismes de protection mis en place pour sécuriser ces zones sensibles, au cœur des enjeux économiques et géopolitiques du pays. S’agissant de la suite du processus, il appartient désormais au bureau de l’Assemblée nationale, conformément à son calendrier, d’inscrire l’examen de ce rapport à l’ordre du jour. Cette étape permettra à la plénière, c’est-à-dire à l’ensemble des députés nationaux, de prendre connaissance des constats établis ainsi que des recommandations formulées par la Commission. Fruit d’un travail rigoureux, ce rapport constitue un outil stratégique de premier plan. Il servira de base d’analyse pour les questions de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national, tout en permettant aux élus de porter un jugement éclairé et objectif sur ces enjeux fondamentaux pour la stabilité et la souveraineté de la République. (Avec Cellule de comm. / Assemblée nat.)

Sénat RDC : Sama Lukonde et l’ambassadeur de Suède renforcent la coopération parlementaire

Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a reçu ce jeudi en audience, à son cabinet du Palais du Peuple, l’ambassadeur de Suède en République démocratique du Congo, Joakim Vaverka.Au cœur des échanges figuraient le renforcement de la coopération parlementaire bilatérale, la situation sécuritaire dans l’Est du pays ainsi que l’accompagnement des réformes institutionnelles en cours. Les deux personnalités ont également abordé les enjeux liés à la bonne gouvernance et au rôle des parlements dans la consolidation de la paix. À l’issue de cette rencontre, le diplomate suédois a salué la qualité des relations entre la Suède et la RDC, tout en réaffirmant la volonté de son pays de soutenir les efforts congolais en matière de paix et de développement. Il a souligné l’importance du dialogue entre les institutions législatives des deux nations, notamment pour le partage d’expériences en matière de contrôle parlementaire et de production législative. Évoquant le modèle institutionnel de son pays, caractérisé par un parlement monocaméral, Joakim Vaverka a émis le vœu de voir le président du Sénat effectuer prochainement une visite officielle à Stockholm. De son côté, Jean-Michel Sama Lukonde a remercié son hôte pour cette visite de courtoisie. Il a réitéré l’engagement du Sénat à œuvrer pour la paix, la sécurité et l’amélioration des conditions de vie des Congolais, en droite ligne de la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.Cette audience s’inscrit dans le cadre de la diplomatie parlementaire active menée par la Chambre haute, visant à diversifier les partenariats et à renforcer le rayonnement international de la RDC. Bibiche Mungungu

Enjeux stratégiques RDC – USA : Controverses autour du séjour des migrants à Kinshasa

Le Président colombien, Gustavo Petro, demande le rapatriement immédiat de ressortissants de son pays expulsés par les États-Unis vers la République démocratique du Congo. Gustavo Petro dénonce une situation d’ostracisme après l’arrivée à Kinshasa, la capitale, d’un premier groupe de 15 migrants latino-américains transférés dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et Kinshasa. Dans un message publié sur le réseau social X, consulté par la Rédaction du journal la Référence plus mercredi 22 avril 2026, le chef de l’État colombien a indiqué avoir instruit à sa ministre des Affaires étrangères de faire revenir leurs ressortissants. Des témoignages recueillis par le quotidien espagnol El País, font état que plusieurs migrants espèrent un retour rapide dans leurs pays d’origine, en dépit des menaces qui les avaient poussés à fuir leur patrie et à chercher refuge aux États-Unis. Et d’estimer que c’est une meilleure option pour eux au regard de la situation désagréable dans leur pays d’accueil. Des témoignages points Parmi ces expulsés, figure Jorge Cubillos, Colombien de 42 ans. A l’en croire, il aurait appris en centre de détention américain qu’il serait envoyé en République Démocratique du Congo. « Nous étions enchaînés vers un pays que nous ne connaissions pas », a-t-il déclaré à son arrivée dans la capitale congolaise. Un autre ressortissant colombien, nommé Carlos Rodelo, a relaté un transfert sous escorte, menotté, avec escales à Dakar puis Accra, recevant uniquement « un sandwich et de l’eau » durant le voyage. Les 15 migrants arrivés la semaine dernière à Kinshasa sont de nationalités colombienne, péruvienne et équatorienne. Ils sont hébergés dans un hôtel du faubourg de la capitale congolaise avec l’appui de l’organisation Internationale pour les migrations (OIM). La RDC, un cas non isolé ! La République Démocratique du Congo n’est pas un cas isolé, unique. En acceptant temporairement sur son sol des migrants expulsés de pays tiers dans le cadre d’une opération financée par Washington. Kinshasa a rejoint ainsi plusieurs pays africains ayant déjà conclu des accords similaires avec les États-Unis. Notamment le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud et Eswatini. Selon des estimations citées par des parlementaires américains, relayées par certaines sources fiables, ces derniers mois, Washington aurait engagé jusqu’à 40 millions de dollars pour ces accords, soit plus de 130.000 dollars par migrant expulsé en moyenne. Quid de l’accord migratoire RDC -USA ? L’accord entre Washington et Kinshasa, qui aurait été officialisé le 5 avril 2026, est un dispositif à la fois inédit et controversé au sein même de l’opinion nationale.Il vise à faire de la RDC une terre d’accueil temporaire pour des migrants expulsés des États-Unis. Accueil temporaire : Kinshasa insiste sur le fait que ce séjour est strictement transitoire et ne constitue en aucun cas une réinstallation permanente ou une relocalisation définitive. Cet accord concerne uniquement des migrants qui ne sont pas originaires de la République Démocratique du Congo, mais que les États-Unis ne peuvent ou ne veulent pas renvoyer directement dans leur pays d’origine pour diverses raisons juridiques ou de sécurité. Sur le plan financier, Washington prend en charge la totalité des coûts liés à l’accueil, à l’hébergement et au soutien des migrants.Infrastructures : Des sites d’accueil ont été préparés aux abords de la capitale Kinshasa pour loger les arrivants. Bien que le nombre total resterait encore flou, ce qui suscite des réactions négatives d’une certaine opinion, les rapports évoquent l’arrivée de groupes d’environ 50 à 100 migrants par mois. La RDC affirme que chaque migrant est soumis à une revue individuelle selon les lois nationales et les exigences de sécurité. Les premiers arrivants auraient été admis avec des permis de séjour temporaires. La société civile de la Rdc, et l’opposition congolaise critiquent cet accord et dénoncent un manque de transparence et une décision prise sans débat parlementaire. Contreparties stratégiques : Certains observateurs et analystes de la politique et des enjeux stratégiques lient cet accord à des partenariats plus larges, notamment un soutien financier de 900 millions de dollars pour le secteur de la santé en RDC et des accords sur les minerais critiques. Réactions négatives des pays d’origine : Des pays dont les ressortissants ont été migrés en RDC ont exprimé leurs indignations face au transferts de leurs citoyens en RDC. C’est dans ce cadre que la Colombie, par la voix de son Président, a énergiquement dénoncé le transfert de ses citoyens vers un pays tiers sans leur consentement A la suite de la Colombie, le Pérou et l’Équateur ont également réagi, bien que de manière plus nuancée La réaction de l’Équateur : Le ministère des Affaires étrangères de l’Équateur a confirmé la présence de trois de ses ressortissants à Kinshasa. Contrairement au ton frontal de la Colombie, d’Équateur a.plutôt choisi de projeter une certaine calme tout en signalant qu’il surveillait la situation de très près. Les autorités équatoriennes ont précisé être en contact régulier avec les familles de ces expulsés et assurent que leurs citoyens sont logés en sécurité dans un hôtel. Pour ce qui est de leur retour à d’Équateur, le gouvernement a indiqué que le devenir des migrants dépendrait d’entretiens individuels pour déterminer s’ils souhaitent rester temporairement en RDC ou demander un retour assisté vers l’Équateur En ce qui concerne la situation pour le Pérou, les ressortissants péruviens feraient pression au retour. A en croire des rapports récents, les migrants péruviens, tout comme les autres membres du groupe, affirmeraient subir des pressions pour accepter un retour volontaire dans leur pays d’origine, car aucune option d’intégration crédible ne leur est proposée en RDC Protection juridique bafouée : Des avocats basés aux États-Unis évoquent une protection juridique bafouée soulignant que ces migrants bénéficiaient de protections judiciaires américaines empêchant leur renvoi direct vers leur pays d’origine, rendant leur transfert vers un pays tiers comme la RDC juridiquement problématique Plusieurs organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme en RDC ont vivement réagi et auraient même entrepris des démarches pour dénoncer cet accord. Jean-Claude Katende, président de l'[ASADHO (Association africaine de défense des droits de

Sankuru : Jules Lodi élu provisoirement gouverneur de province avec 15 voix

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé, le mercredi 15 avril 2026, à titre provisoire le candidat Jules Lodi Emongo gouverneur de province du Sankuru en RDC avec 15 voix sur 25 votants contre 10 pour son adversaire Joseph Lumu Akutu ; au terme d’un vote à suffrage indirecte organisé à Lusambo chef-lieu de ladite province. Dans cette même ligne droite, le candidat Charles Motomoke Yanape a été élu également à titre provisoire vice-gouverneur de cette province. Pour cette élection, 10 Candidats gouverneurs dont deux femmes étaient en lice. Tout compte fait, les deux vainqueurs devront sans nul doute prendre leur mal à patience en attendant la publication des résultats définitifs par la cour d’appel du Sankuru après examen des éventuels recours. Le nouveau chef de l’exécutif provincial remplace à ce poste Victor Kitenge Kanyama, éjecté de son fauteuil le 26 mai 2025, suite à une motion de défiance. Il sied de noter que le sénateur Jules Lodi qui fait son come-back fut gouverneur de la province du Sankuru en 2022. Pour rappel, lors des élections de décembre 2023, ce dernier était successivement élu député provincial, député national puis sénateur. Ance Tony

Assemblée nationale : la CENI dépose son rapport annuel 2024-2025

Le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji Sangara, a reçu, ce mardi 14 avril 2026, le rapport annuel de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des mains de son président, Denis Kadima. Le bureau de l’Assemblée nationale, composé de son président, de son premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, du rapporteur, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, de la questeure Shimene Polipoli, ainsi que de la questeure adjointe Grâce Neema, a réceptionné ce document dans la salle du Congrès du Palais du Peuple. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions de la loi organique n° 13/012 du 19 avril 2013 portant organisation et fonctionnement de la CENI, telle que modifiée et complétée, notamment en son article 28, qui fait obligation à la CENI de transmettre périodiquement ses rapports d’activités aux institutions de la République, dont l’Assemblée nationale, a précisé le rapporteur. Ce dépôt intervient également dans le cadre de l’exercice de redevabilité auquel est soumise la CENI, conformément aux principes de transparence et de bonne gouvernance. Au cours de cette remise officielle, le président de la CENI, Denis Kadima, est revenu sur les principales actions menées par son institution, les avancées enregistrées dans le processus électoral, ainsi que les défis rencontrés, notamment sur les plans logistique et financier. À cette occasion, il a également présenté ses civilités au président de l’Assemblée nationale, à la suite de son élection récente à la tête de la deuxième institution de la République, tout en lui souhaitant plein succès dans l’accomplissement de sa mission. À travers cette réception, le bureau de l’Assemblée nationale réaffirme son rôle de contrôle et d’accompagnement des institutions d’appui à la démocratie, dans le strict respect des textes légaux en vigueur. Cette étape ouvre ainsi la voie à l’examen parlementaire du rapport, qui donnera lieu à un débat en plénière, notamment sur la gestion de la CENI, l’utilisation des fonds publics et l’état d’avancement du processus électoral en République démocratique du Congo. ( Avec Cellcom Ass. Nat.)