Congo-Brazzaville : Denis Sassou-Nguesso réélu président de la République et brigue un 5ᵉ mandat consécutif

Le président sortant de la République du Congo et candidat à sa propre succession, Denis Sassou-Nguesso, a été réélu président de la République avec 94,82 % des voix, au terme de l’élection présidentielle tenue le dimanche 15 mars dernier au Congo-Brazzaville, face à six candidats, dans un scrutin marqué par le boycott d’une partie de l’opposition. L’annonce de ce résultat a été rendue publique mardi 17 mars 2026 par le ministre de l’Intérieur, Raymond Mboulou. Signalons que, âgé de 82 ans, Sassou-Nguesso est au pouvoir depuis 42 ans cumulés et brigue ainsi un nouveau quinquennat à la présidence du Congo-Brazzaville. « Qui vivra, verra ! » Ance Tony

Ouverture de la session de mars à l’Assemblée nationale: Aimé Boji prône un dialogue national au service de la cohésion

L’Assemblée nationale a procédé, lundi 16 mars, à l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars 2026 dans la salle des Congrès du Palais du Peuple. Une session consacrée au contrôle de l’action gouvernementale. Dans son discours, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Aimé Boji, a indiqué que cette session s’ouvre dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques, des tensions sécuritaires persistantes dans plusieurs régions du monde, ainsi que des incertitudes économiques qui affectent les chaînes d’approvisionnement, les marchés financiers et les équilibres énergétiques. « Les rivalités stratégiques autour des ressources naturelles critiques, indispensables à la transition énergétique et aux technologies du futur, redessinent progressivement les rapports de puissance entre les États. Plus récemment, les escalades au Moyen-Orient nous rappellent combien la paix est fragile et combien les drames humanitaires interpellent la conscience universelle. Cette situation place les nations face à l’exigence de résilience et d’adaptation. Notre pays, la RDC, n’échappe pas à cette réalité », a-t-il déclaré. À l’en croire, dans ce nouvel environnement mondial, la République démocratique du Congo occupe une place particulière et est appelée à jouer un rôle croissant dans la recomposition économique et géopolitique mondiale, du fait de l’abondance de ses ressources stratégiques, de sa position géographique au cœur du continent africain et de son grand potentiel démographique et économique. « La RDC doit néanmoins continuer à affirmer sa vocation de nation responsable, attachée à la paix et au respect du droit international », a-t-il martelé. Par ailleurs, le speaker de la chambre basse du Parlement congolais a fait savoir que les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu restent au cœur d’une grave crise sécuritaire marquée par l’occupation de certaines portions du territoire congolais par les rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, selon les autorités congolaises. Depuis le début de l’année 2025, ces forces contrôlent notamment les villes de Goma et de Bukavu, une situation dénoncée comme une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, ainsi que des règles du droit international. Pour lui, en décembre 2025, l’occupation temporaire de la ville d’Uvira avait provoqué un déplacement massif de populations. Des milliers de Congolais avaient alors fui vers les pays voisins, principalement le Burundi et la Tanzanie. Leur retour volontaire est attendu dans les prochains jours, selon plusieurs sources locales. « Au Nord-Kivu, notamment dans les territoires de Beni et de Lubero, ainsi que dans une partie de l’Ituri, les ADF/ISCAP continuent de semer mort et désolation. Ce groupe terroriste radical, affilié à l’État islamique depuis 2017, mène des attaques meurtrières contre les civils dans une guerre asymétrique d’une brutalité hors pair, comme c’est le cas depuis le 11 mars dans les villages de Muchacha, Mavuvu et Penge, dans le territoire de Mambasa, en Ituri », a déclaré Aimé Boji. Et d’ajouter : « Toujours sur le registre sécuritaire, il subsiste d’autres préoccupations urgentes qui exigent du gouvernement une action plus soutenue. Il s’agit notamment de la milice Mobondo, qui continue de poser des actes de violence et d’exactions dans les provinces du Maï-Ndombe, du Kwango et du Kwilu, ainsi que dans les périphéries de la ville de Kinshasa ; et de la criminalité urbaine avec le phénomène Kuluna, principalement dans la ville de Kinshasa. » Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale a salué le patriotisme, la bravoure et la résistance des compatriotes dans les territoires occupés, qui refusent de se soumettre à cette imposture de l’occupation étrangère de nos terres, en complicité avec quelques compatriotes égarés. « Trop, c’est trop. Voilà pourquoi nous devons donc, quel qu’en soit le prix, tous unis derrière le président de la République, chef de l’État, commandant suprême de nos forces de défense et de sécurité, nous mettre debout, conformément à l’article 63 de notre Constitution, assumer notre droit et notre devoir sacré de restaurer la paix et de défendre l’intégrité de notre territoire. Congolais, to telema ! », a déclaré Aimé Boji. L’occasion faisant le larron, l’honorable Aimé Boji a affirmé que les femmes congolaises portent un fardeau particulièrement lourd dans cette tragédie prolongée dans la partie orientale de la RDC : violences sexuelles, perte de leurs proches, déracinement, précarité extrême, et bien d’autres souffrances. « Malgré ces souffrances indicibles vécues durant plusieurs décennies, les femmes de l’Est de notre pays, faisant preuve d’une résilience hors du commun, affrontent chaque jour de leur vie avec une dignité et un optimisme admirables », a-t-il affirmé. Et d’ajouter : « C’est pourquoi l’Assemblée nationale, au nom de tout le peuple congolais, rend un hommage mérité à leur courage et réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives visant à restaurer la paix, la justice, la réparation pour les victimes et à lutter contre les inégalités de genre. » Dans son discours, Aimé Boji a tenu à rappeler que l’accord de paix conclu entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, le 27 juin 2025 à Washington DC, vise avant tout à mettre un terme au cycle persistant d’insécurité qui sévit dans l’Est de notre pays. « Cet accord, conclu sous les auspices de la communauté internationale et validé par les deux chefs d’État en présence du président des États-Unis d’Amérique le 4 décembre 2025, constitue une étape décisive dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs. Il appartient désormais à notre Parlement d’examiner avec responsabilité le projet de loi autorisant la ratification de cet accord de paix, réceptionné des mains de Madame la Première ministre le samedi 7 mars 2026. Cet examen devra être mené dans l’intérêt supérieur de la Nation, avec la conviction que la paix véritable repose à la fois sur la sécurité, la justice et le respect de la souveraineté de chaque État », a-t-il indiqué. En outre, il a salué le rôle central joué par les États-Unis d’Amérique et leur président, dont l’implication personnelle a contribué à la création des conditions pour un dialogue responsable entre les deux pays et un engagement ferme vers une

Assemblée nationale-Session de Mars: l’Honorable Grâce Neema, l’Artisane d’une rentrée parlementaire saine et équilibrée

L’Honorable Grâce Neema Paininye, Questeure Adjointe de l’Assemblée nationale, a une fois de plus démontré son professionnalisme et son engagement en jouant un rôle clé dans l’organisation de la rentrée parlementaire de la session de mars 2026. Grâce à son travail acharné, la cérémonie d’ouverture a pu se dérouler dans les meilleures conditions, réunissant les députés nationaux, les membres du cabinet du Président de la République et du gouvernement, les ambassadeurs et le corps diplomatique, ainsi que les autorités judiciaires et administratives. Voilà l’une des raisons qui a motivé le Président de l’Assemblée nationale, Aimé BOJI SANGARA, à saluer les mérites de ses trois collègues femmes membres du bureau de l’Assemblée nationale : la gardienne de la logistique, Grâce Neema Paininye ; la Questeure Polipoli Chimène ; et l’Honorable rapporteur adjoint MUTITA KALUNGA Clotilde. Parlant toujours de la masculinité positive, Aimé BOJI SANGARA, Président de la chambre basse du Parlement, a également salué l’implication du Chef de l’État en faveur de la promotion de la femme, qui a permis d’atteindre une représentativité de près de 32 % dans les institutions du pays. Il s’agissait, bien évidemment, de souligner l’importance de la masculinité positive prônée par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.Revenant sur l’actualité du jour, le Président de l’Assemblée nationale a mis l’accent sur les questions sécuritaires, notamment la situation explosive dans l’Est du pays, où les violences, les déplacements massifs et la destruction environnementale ont atteint des niveaux alarmants. Il a également évoqué le problème du taux de change macroéconomique, qui devra être abordé avec prudence, ainsi que la nécessité de promouvoir la masculinité positive. La cérémonie a réuni un parterre d’invités de marque : la Première ministre, le Président du Sénat, les membres du cabinet du Chef de l’État et du gouvernement, les ambassadeurs et le corps diplomatique, les autorités judiciaires et administratives, les représentants des organisations internationales, les leaders de la société civile, les représentants des partis politiques, les chefs traditionnels et les invités spéciaux. L’ouverture solennelle de la session de mars 2026, débutée à 13h50, a pris fin à 14h45, après une durée d’environ une heure. Les députés nationaux sont désormais appelés à se mettre au travail pour relever les défis qui attendent le pays. L’Honorable Grâce Neema Paininye, Questeure Adjointe de l’Assemblée nationale, est prête à jouer son rôle pour contribuer à la réussite de cette session. Cellcom

Assemblée Nationale: Ouverture ce lundi de la session ordinaire de mars 2026

C’est officiel !Tout est fin prêt pour la rentrée parlementaire de la session de mars 2026 ! Grâce au leadership éclairé de l’Honorable Grâce Neema Paininye, questeure adjointe de l’Assemblée nationale et chargée de la logistique de la Chambre basse du Parlement, les conditions sont réunies pour un démarrage en trombe de la nouvelle session. Après une série de visites d’inspection, l’Honorable Grâce Neema Paininye a pu constater que les travaux de préparation sont terminés. L’hémicycle du Palais du Peuple est prêt à accueillir les députés, et les équipes de logistique ont mis les bouchées doubles pour que tout soit parfait pour le grand jour. La rentrée parlementaire aura bel et bien lieu ce lundi 16 mars 2026, dans la salle du Congrès du Palais du Peuple. Les députés se réuniront pour aborder les dossiers importants de l’heure et prendre des décisions cruciales pour l’avenir du pays. L’Honorable Grâce Neema Paininye a mis tout en œuvre pour que cette rentrée soit un succès, et son engagement est un gage de la qualité des travaux qui seront menés au cours de cette session. Nous lui adressons nos félicitations et nos encouragements pour la suite de ses fonctions. Retenez que la rentrée parlementaire de la session de mars 2026 s’annonce sous les meilleurs auspices, et nous attendons avec impatience le début des travaux. Avec Cellcom / Assemblée nationale

Paix durable et réconciliation en RDC : Le journaliste volontaire Adelin Job Mbangu appelle à un dialogue national

Des voix s’élèvent de plus en plus pour inviter les autorités congolaises, en particulier le Président de la République et chef de l’Etat Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de convoquer un dialogue national inclusif, afin de cimenter une paix durable et de sceller la réconciliation nationale au pays. En dehors de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) et de l’ECC (Église du Christ au Congo) qui ont lancé l’initiative d’un dialogue pour la paix dans la région des Grands Lacs, plusieurs autres structures et personnalités joigent leurs voix aux princes des églises catholiques et protestantes. Parmi eux se trouve en bonne place le journaliste volontaire de paix et acteur humanitaire, Adelin Job Mbangu, qui a réaffirmé dans une récente déclaration, son engagement pour la stabilité et la cohésion nationale en RDC. En effet, Adelin Job Mbangu, spécialiste de la communication de crise et du journalisme en zones de conflit, encourage dans sa déclaration, toutes les forces vives de la nation, à privilégier un dialogue national inclusif, afin de consolider une paix durable et cimentée. Dans sa démarche, ce journaliste volontaire de paix affirme que la paix reste sa priorité principale pour l’avenir du pays.  » Seule une démarche de dialogue réunissant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays, peut permettre de construire une stabilité réelle et durable « , a-t-il dit. Et d’ajouter : « Ma priorité demeure la paix. Et cette paix passe par un dialogue national inclusif sous la co-médiation de la CENCO-ECC, avec l’appui de Luanda ». À en croire Adelin Job, la situation nationale que vit les populations congolaises, requiert impérativement une approche responsable fondée sur la concertation et la recherche de solutions consensuelles. C’est la raison pour laquelle a-t-il salué l’initiative portée par la CENCO et l’ECC, deux structures religieuses qui œuvrent en symbiose, pour favoriser un cadre de dialogue entre les acteurs politiques et sociaux de la RDC Le journaliste volontaire Adelin Job Mbangu considère ces deux structures religieuses, comme des acteurs crédibles capables de faciliter des discussions constructives et de renforcer la confiance entre les différentes parties prenantes. Il estime que l’implication des Églises dans les efforts de médiation, constitue un levier important pour encourager la réconciliation et la recherche d’un consensus national. Il a par ailleurs condamné toute initiative visant à fragiliser la CENCO, estimant que toutes les flèches et diatribes orientées contre cette structure religieuse, risquent de compromettre les efforts de médiation et d’affaiblir les initiatives de dialogue nécessaires à la stabilité de la République démocratique du Congo. Adelin Job Mbangu, croît dur comme fer, que la consolidation de la paix en RDC passe par l’implication responsable de tous les congolais, partant des dirigeants politiques, organisations de la société civile, confessions religieuses, partenaires régionaux… Dans ce même ordre d’idées, il a rappelé l’importance du soutien diplomatique régional, notamment celui de Luanda (Angola), dans les initiatives visant à instaurer un climat propice au dialogue et à la réconciliation nationale. Tout compte fait, le journaliste volontaire de paix, invite l’ensemble des acteurs nationaux à privilégier la voie du dialogue, afin d’éviter toute escalade des tensions. Adelin Job Mbangu pense en effet que, l’avenir et la stabilité de la RDC reposent avant tout sur un engagement sincère en faveur de la paix, de l’unité et de l’intérêt national. José Wakadila

Moyen-Orient : Mojtaba Khamenei succède à son père comme nouveau Guide suprême de l’Iran

Ça y est ! Mojtaba Khamenei a été désigné comme le troisième Guide suprême de la République islamique d’Iran le dimanche 8 mars 2026 par l’Assemblée des experts, suite à la mort de son géniteur, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février dernier lors de frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël dans le cadre d’un conflit majeur. Sa prise de fonction intervient dans une période de fortes tensions, alors que l’Iran fait face à des opérations de combat majeures déclenchées par les forces armées américaines depuis le 28 février dernier. Âgé de 56 ans, le nouveau Guide suprême de l’Iran est le deuxième fils d’Ali Khamenei, réputé proche des milieux conservateurs et des services de renseignement. Ce dernier a survécu à la campagne de bombardements aériens conduite par les États-Unis et Israël. Par ailleurs, le président américain Donald Trump a exprimé son désaccord face à cette désignation, tout en soulignant que ce nouveau Guide suprême ne pourrait se maintenir sans son soutien et serait tué comme son père. Signalons qu’à moins de 24 heures après sa désignation, l’Iran a lancé des attaques directes contre Israël et certains pays du Golfe, en réponse aux frappes américano-israéliennes. Ance Tony

RDC: Didier Budimbu apporte son soutien au 3ème mandat de Tshisekedi

Le territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, a vibré le samedi 7 mars au rythme d’un grand meeting populaire chargé d’émotions et d’enjeux politiques. L’Autorité morale du parti Autre Vision du Congo (AVC), une des figures de proue du présidium de l’Union Sacrée de la Nation, Me Didier Budimbu Ntubwanga, a signé un retour triomphal sur ses terres du Manianga. Comme le veut à la coutume, il a débuté sa journée par une étape à forte portée symbolique au village Nienge, terre de ses ancêtres, où il s’est recueilli sur la tombe de son géniteur, feu Ntubwanga. Selon son entourage, ce moment de recueillement visait à « communier avec les ancêtres » avant d’entamer un programme marathon marqué par plusieurs rencontres avec la population, notamment après la traversée du fleuve vers la cité de Luozi-centre. À son arrivée au beach de Luozi, une foule nombreuse l’attendait pour un véritable bain de foule. Accompagné du gouverneur du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, ainsi que de plusieurs députés nationaux et cadres du parti AVC, il a été escorté par la population jusqu’au stade Bidimio où s’est tenu le meeting populaire. Dans son allocution, l’Autorité morale de l’AVC a salué les efforts de développement engagés par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, dans la province du Kongo Central, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Temps fort du meeting Le moment le plus marquant de son intervention a été sa prise de position politique claire : l’engagement de son parti à accompagner le Chef de l’État pour un éventuel troisième mandat. Selon lui, la continuité du leadership actuel est nécessaire pour parachever plusieurs projets de développement encore en cours. Devant le public enthousiasmé venu nombreux écouter le fils du terroir, Me Didier Budimbu s’est engagé à proposer à l’Union sacrée de soutenir une révision de la Constitution afin de permettre ce troisième mandat, insistant que « le pays tient désormais un chef dont l’amour du pays est indéniable ». De son côté, la population du Manianga, tout en exprimant sa satisfaction quant aux projets déjà réalisés, a profité de cette tribune pour rappeler certaines promesses importantes. Parmi les attentes majeures figure la dotation de deux nouveaux bacs, annoncée par le Chef de l’État. Cet équipement est jugé essentiel pour désenclaver la région et faciliter les échanges fluviaux entre les deux rives du fleuve Congo, notamment entre Luozi-centre et le village de Kimbemba. Signalons que l’entourage de ce maillot jaune de Félix Tshisekedi, l’on indique qu’après Luozi, Didier Budimbu va poursuivre sa tournée dans d’autres villes et cités du Kongo Centrale, notamment : à Seke-Banza, Moanda et Kasangulu où il est l’élu. Par ailleurs, il est prévu des meetings à Kinshasa pour vulgariser, sans complexe, le projet porté par le parti Autre Vision du Congo, celui du troisième mandat pour Félix Tshisekedi. DMK

Révision constitutionnelle en RDC: Le Sénat se désolidarise des propos de son deuxième vice-président Bahati Lukwebo

Dans un communiqué officiel rendu public le samedi 6 mars, le Bureau  du Sénat a tenu à clarifier sa position après les déclarations de son deuxième vice-président Modeste Bahati Lukwebo sur le non changement de la Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006. A en croire, ce document signé par la rapporteure et porte-parole du Sénat, Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula, le Bureau précise que les propos tenus lors du point de presse du 4 mars 2026 l’ont été à titre strictement personnel et n’engagent en aucune manière l’institution sénatoriale dans son ensemble. Par ailleurs, le Sénat indique que l’opinion publique nationale et internationale a largement suivi ces déclarations relatives à la question du changement de la Constitution. Face aux réactions suscitées, l’institution a tenu à apporter des éclaircissements afin d’éviter toute confusion sur sa position officielle. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires auxquels fait face la République démocratique du Congo, le Bureau du Sénat appelle les sénateurs à faire preuve de responsabilité, de retenue et d’un sens élevé de l’intérêt supérieur de la Nation dans leurs prises de position publiques. Le communiqué rappelle également que les institutions de la République doivent demeurer des espaces de cohésion, de stabilité et de responsabilité politique, et non des cadres d’expressions individuelles susceptibles de fragiliser l’unité nationale. En outre, le Bureau du Sénat réaffirme son attachement aux idéaux de paix, d’unité et de souveraineté nationale défendus par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels à observer la discipline républicaine et à renforcer la solidarité nationale. Dans la foulée, le Sénat réitère son engagement à accompagner toutes les initiatives visant à préserver la stabilité des institutions et à consolider la cohésion nationale en cette période jugée cruciale pour l’histoire du pays. Pour rappel, lors de sa conférence de presse tenue mercredi 4 mars à Kinshasa, Bahati Lukwebo, membre du bureau de la chambre haute du Parlement a qualifié de faux débat la question du changement ou de la révision de la Constitution, une option soutenue par plusieurs acteurs  politiques du régime. Selon lui, la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un problème de textes juridiques, mais plutôt d’un déficit dans l’application des lois par les acteurs chargés de les mettre en œuvre. Il a ainsi appelé à un débat politique davantage centré sur la bonne gouvernance et l’efficacité des institutions plutôt que sur une modification du cadre constitutionnel actuel. Eldad Bwetusanga

RDC : le Gouvernement dépose au Parlement les projets de loi de ratification des accords avec le Rwanda et les États-Unis

Le Gouvernement congolais a déposé, ce samedi 07 mars au Parlement, deux projets de loi portant ratification de l’accord de paix conclu avec le Rwanda et de l’accord stratégique signé avec les États-Unis d’Amérique. La délégation gouvernementale était conduite par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, accompagnée de plusieurs membres du Gouvernement. Les textes ont été remis au président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, en présence du président du Sénat, Jean‑Michel Sama Lukonde, ainsi que des membres des bureaux des deux chambres du Parlement. A en croire la première ministre, ces instruments juridiques concernent notamment l’accord de paix signé en juin 2025 entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. À cet accord s’ajoute une annexe relative au cadre d’intégration régionale conclue en décembre de la même année. Leur transmission au Parlement intervient après la finalisation de l’ensemble des dispositions prévues. L’exécutif dit avoir profité de la période des vacances parlementaires pour engager les démarches nécessaires au dépôt de ces projets de loi avant la prochaine rentrée parlementaire, conformément aux dispositions constitutionnelles. Notons que l’examen de ces textes par les deux chambres du Parlement constitue une étape déterminante du processus de ratification. Les autorités estiment que ces accords s’inscrivent dans la volonté de consolider la paix, de préserver la souveraineté nationale et de renforcer l’intégrité territoriale de la RDC. Au-delà de leur portée sécuritaire et diplomatique, le Gouvernement présente également ces accords comme des instruments susceptibles de soutenir la dynamique de développement du pays et d’améliorer les conditions de vie des populations. Il y a lieu d’indiquer que la Première ministre Judith Suminwa Tuluka était accompagnée notamment du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, de la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, ainsi que du ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe. Eldad Bwetu

Assemblée nationale: Plusieurs membres du Gouvernement consultés en prélude à la rentrée parlementaire 

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, entouré des autres membres du Bureau, notamment le premier vice-président Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musau, le deuxième vice-président Christophe Mboso, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli et la questeure Shimene Polipoli, a reçu, jeudi 5 mars, plusieurs membres du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des consultations engagées en prélude à la prochaine rentrée parlementaire. Leurs échanges ont principalement porté sur l’exécution du budget de la République démocratique du Congo. Parmi les responsables gouvernementaux reçus figurent notamment le vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, ainsi que la vice-ministre des Finances, Grâce Yamba Kazadi. Selon le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, ces consultations ont permis d’évaluer l’état d’exécution du budget au cours du premier trimestre de l’année, afin de dégager les grandes tendances en matière de mobilisation des recettes et de dépenses publiques. « Nous avons reçu les informations du ministère du Budget et de celui des Finances. Nous leur avons également transmis les attentes de l’Assemblée nationale. En tant qu’autorité budgétaire, notre responsabilité est de veiller au respect strict des règles fixées par la loi de finances », a-t-il déclaré. Notons qu’au cours de ces échanges, le Bureau de l’Assemblée nationale a également informé le ministère des Finances que l’examen de la loi portant reddition des comptes n’interviendra plus en septembre, mais au plus tard le 15 mai, dans le but de renforcer le contrôle parlementaire sur l’exécution du budget de l’État. Par ailleurs, la question du taux d’exécution des recettes et des dépenses publiques a aussi été évoquée. Le Parlement insiste notamment sur la nécessité d’assurer davantage de fluidité dans la gestion budgétaire, en particulier pour garantir la paie régulière des agents de l’État. Il y a lieu de signaler qu’à travers ces consultations, le Bureau de l’Assemblée nationale entend préparer la prochaine rentrée parlementaire sur des bases concertées avec le gouvernement, avec un avant-projet de calendrier destiné à assurer un travail parlementaire efficace et apaisé. Eldad Bwetu