Contrôle parlementaire et finances publiques au cœur de la session de mars : le Bureau de l’Assemblée nationale en réunion préparatoire

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a présidé, mercredi 4 mars 2026, une réunion du Bureau de la Chambre basse consacrée aux préparatifs de la session parlementaire ordinaire prévue le 15 mars prochain. Cette rencontre a permis d’examiner les dispositions organisationnelles et stratégiques nécessaires à la tenue de cette session de mars, traditionnellement consacrée au contrôle parlementaire de l’action gouvernementale. À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale a fixé les grandes orientations des travaux, en tenant compte des contextes politique, économique, diplomatique et social, tant sur le plan national qu’international. Dans cette perspective, Aimé Boji Sangara a insisté sur la rationalisation des travaux parlementaires, notamment en ce qui concerne le traitement des initiatives législatives. À ce jour, près de 80 initiatives législatives sont enregistrées. À celles-ci s’ajoutent les questions d’actualité, les questions orales avec débat ainsi que d’autres mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale. La session sera également consacrée à l’audition des rapports des institutions d’appui à la démocratie, notamment la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) et la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Par ailleurs, le président de l’Assemblée nationale a mis l’accent sur le renforcement du contrôle des finances publiques, tant au niveau de l’institution parlementaire qu’au sein du gouvernement. Dans ce cadre, il a instruit le rapporteur d’inscrire dans l’avant-projet de calendrier le débat d’orientation budgétaire, prévu par la loi relative aux finances publiques mais encore jamais appliqué. Ce mécanisme devrait permettre au Parlement d’intégrer davantage les attentes de la population dans l’élaboration du budget de l’État. S’agissant de l’organisation interne, Aimé Boji Sangara a également insisté sur le retour effectif des députés après les vacances parlementaires. Il a chargé la Questeure de prendre toutes les dispositions nécessaires pour faciliter ce retour et améliorer les conditions de travail des élus, ainsi que celles des membres de l’administration, des cadres et fonctionnaires de l’Assemblée nationale. Dans la poursuite de ces préparatifs, le Bureau tiendra, jeudi 5 mars, une réunion avec les membres du gouvernement en charge des finances et du budget afin d’évaluer l’exécution du premier trimestre de l’année, tant au niveau des recettes que des dépenses publiques. Enfin, vendredi, l’Assemblée nationale recevra la cheffe du gouvernement pour un échange avec le Bureau autour de l’agenda diplomatique, notamment en ce qui concerne la ratification de plusieurs accords internationaux.

Guerre dans l’est de la RDC : La VSV salue les récentes sanctions américaines contre l’armée rwandaise et à quatre de ses hauts cadres

À travers son communiqué de presse n°004/VSV/CE/2026, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a salué les sanctions prises lundi 02 mars 2026 contre l’armée rwandaise et quatre (4) de ses hauts responsables par les Etats Unis d’Amérique via le Département du Trésor, suite à leur appui opérationnel au Mouvement du 23 Mars (M23) et au non-respect des accords de Washington signés le 4 décembre 2025. Les hauts cadres des Forces de défense Rwandaises (RDF) concernés par lesdites sanctions sont : le Chef d’Etat-Major Général des armées, MUBARAKH MUGANGA ; le Chef d’Etat-Major de l’armée de terre, Vincent NYAKARUNDI ; le Commandant de la 5ème Division d’infanterie, RUKI KARUSISI ; le Chef des Forces d’opérations spéciales, Stanislas GASHUGI. La VSV rappelle que les avoirs de ces hauts cadres ciblés relevant de la juridiction américaine, sont de fait bloqués et toute transaction en dollars américains avec l’armée rwandaise est interdite. La VSV salue et apprécie positivement les sanctions des Etats Unis contre l’armée rwandaise et ses hauts cadres, en ce qu’elles font partie des actions concrètes que la République Démocratique du Congo, les personnes éprises de paix et de justice et les organisations de la société civile ne cessent de réclamer auprès de la communauté internationale en lieu et place de simples condamnations et déclarations très souvent entendues, mais pour la plupart sans impact réel sur terrain. Pour la VSV, seul ce type d’actions concrètes pourra contribuer au rétablissement de la paix et de la sécurité dans l’Est de la RDCongo et permettre ainsi à la population congolaise et à celle de toute la Sous-Région, de vivre enfin en paix et de mettre fin aux violations graves et massives des droits humains. Par conséquent, la VSV invite les autres Etats et puissances du monde, les organisations tant régionales qu’internationales, à emboiter les pas aux Etats Unis d’Amérique, en optant pour des sanctions exemplaires contre tous les Etats, individus, firmes et organisations impliqués directement ou indirectement dans l’insécurité et la déstabilisation quasi permanente et systématique tant décriées de l’Est de la RDCongo depuis plusieurs décennies. J. W

RDC: Denis Mukwege appelle à un isolement accru du Rwanda

Le Prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, a salué, mardi 03 mars, l’imposition de nouvelles sanctions américaines visant le régime de Kigali, estimant qu’elles pourraient contribuer à modifier le rapport de force dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces sanctions, annoncées le 2 mars par le Département du Trésor américain, ciblent les Rwanda Defence Force (RDF) ainsi que quatre officiers supérieurs de l’armée rwandaise, accusés d’implication dans l’instabilité persistante au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Dans une déclaration officielle, Denis Mukwege considère que la guerre illégale d’agression et d’occupation menée par le Rwanda et ses alliés du M23 depuis novembre 2021, pourrait prendre fin sous l’effet de pressions internationales accrues. Pour lui, cette décision de Washington constitue un signal fort, bien que nécessaire mais non suffisant, pour mettre un terme à la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe l’Est congolais depuis plusieurs décennies. Dans la foulée, le médecin congolais appelle ainsi les partenaires internationaux à adopter des sanctions coordonnées afin d’isoler politiquement, diplomatiquement et économiquement le régime de Kigali. Il exhorte notamment la communauté internationale à veiller à l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui exige un cessez-le-feu immédiat, le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la fin de tout soutien au M23. Par ailleurs, Denis Mukwege estime également que les mesures américaines devraient conduire au retrait du Rwanda en tant que pays contributeur de troupes aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Denis Mukwege juge « inacceptable » que les Nations Unies puissent employer une armée qu’il accuse d’être impliquée depuis trois décennies dans la déstabilisation de la région des Grands Lacs et dans des violations graves du droit international humanitaire, largement documentées par des rapports onusiens et des organisations de la société civile. L’occasion faisant le larron, le Prix Nobel de la paix appelle l’Union européenne ainsi que des États membres, tels que la France et la Pologne, à suspendre leur coopération sécuritaire et militaire avec Kigali et à geler l’aide budgétaire directe accordée au Rwanda. Selon lui, seule une mobilisation politique forte et coordonnée permettra de restaurer durablement la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs africains. Eldad Bwetu

FOMIN : Un présumé détournement de plus de 100 millions USD signalé

‎Les représentants syndicaux du Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) dénoncent une gestion qu’ils qualifient de « calamiteuse » et accusent la direction générale de graves irrégularités financières, évoquant un détournement présumé de plus de 100 millions de dollars américains.‎‎Selon Patrick Badibanga, président de la délégation syndicale du FOMIN, un montant de 102 millions de dollars aurait été détourné au profit d’une société dénommée Fast Réseau de Service au Congo.‎‎Le syndicaliste affirme que les statuts de cette entreprise feraient apparaître trois actionnaires portant le nom de Biringanine, dont deux auraient été mineurs au moment de la création de la société. Une situation qui, si elle était confirmée, soulèverait de sérieuses interrogations sur la régularité juridique de cette structure et sur l’éventuel conflit d’intérêts impliquant le directeur général, Faustin Biringanine.‎‎La délégation syndicale évoque également des faits de surfacturation et d’abus de pouvoir, appelant à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités. Autre point sensible soulevé par les syndicalistes : le financement de la société Babil Mining à hauteur de plus de 18 millions de dollars.‎‎D’après leurs déclarations, ce financement serait intervenu dans une zone alors sous occupation des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 mars.‎‎Une telle opération, si elle est avérée, poserait la question de l’opportunité, de la conformité légale et du respect des principes de prudence dans la gestion des fonds publics destinés aux générations futures.‎‎La délégation syndicale pointe également l’acquisition d’un immeuble situé sur l’avenue Cocotier, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, pour un montant de 15 070 000 dollars américains. Or, selon les syndicalistes, ce même bien aurait été proposé à la vente à 9 millions de dollars, à discuter, à travers des publications attribuées à la députée honoraire Jolie Kenda.‎‎L’écart de plus de 6 millions de dollars alimente les soupçons de surfacturation et de dilapidation des ressources publiques, alors que le FOMIN a pour mission de sécuriser les revenus miniers au bénéfice des générations futures.‎Face à la gravité des faits allégués, les syndicalistes appellent le président de la République à « ouvrir l’œil » et à prendre des mesures urgentes pour « sauver le FOMIN ».‎‎Ils réclament un audit indépendant et transparent afin de faire toute la lumière sur ces accusations qui, si elles étaient confirmées, pourraient constituer l’un des plus importants scandales financiers liés à la gestion des ressources minières en République démocratique du Congo. À ce stade, la direction générale du FOMIN n’a pas encore officiellement réagi à ces allégations.‎( Avec Actu 30)

Tête-à-tête entre Tshisekedi et Macron : Paris réaffirme son soutien à l’intégrité territoriale de la RDC

Le Chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a été reçu mercredi 25 février au Palais de l’Élysée à Paris, par son homologue français, Emmanuel Macron, dans le cadre d’un déjeuner de travail. Leurs échanges ont tourné autour de la dégradation du climat sécuritaire dans les zones sous occupation militaire rwandaise et les perspectives d’une désescalade durable dans la région des Grands Lacs.  À l’issue des entretiens, Paris a réitéré son attachement au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, tout en soutenant les initiatives de médiation en cours en faveur d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique du conflit. « La France soutient pleinement les efforts de médiation pour une solution politique durable dans la région des Grands Lacs, la cessation des hostilités, un cessez-le-feu et le respect de l’autorité de l’État et de l’intégrité territoriale de la RDC », a écrit le Président Français Emmanuel Macron sur son compte X.  Outre le volet sécuritaire, les deux chefs d’État ont passé en revue l’état de la coopération entre Kinshasa et Paris, notamment dans les domaines politique, économique et culturel.  La prochaine candidature de la RDC au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie a également figuré à l’agenda des discussions, un dossier stratégique pour la diplomatie congolaise. Notons que cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des consultations régulières engagées entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes à l’Est de la RDC. Eldad Bwetu 

RDC : Félix Tshisekedi remanie les directions de la RVA, de l’ARE, de la SAKIMA, de la SOKIMO et de la Gécamines

Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a procédé à une nouvelle vague de nominations à la tête de plusieurs entreprises publiques stratégiques. Les ordonnances présidentielles ont été les ce lundi 23 février sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) par la porte-parole du Président de la République, Tina Salama. RVA À la Régie des voies aériennes (RVA), Tryphon Kin-Kiey Mulumba est reconduit au poste de président du conseil d’administration (PCA).Louis-Blaise Londole est nommé directeur général, tandis que Vincent Puka occupe les fonctions de directeur général adjoint. ARE Du côté de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), Jean-Marie Beya est nommé président du conseil d’administration.Soraya Souleymane prend la direction générale, épaulée par Marco Kuyu, nommé directeur général adjoint. SAKIMA À la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA), Makolo Kamuena Kanana est désigné PCA. Guy-Robert Lukiama Kuzi est nommé directeur général, avec Nguama Mahuma Théodore comme directeur général adjoint. SOKIMO La Société minière de Kilomoto (SOKIMO) voit François Kakese Kimaza accéder à la présidence du conseil d’administration.Yannick Nzonde est nommé directeur général et Placide Nkala directeur général adjoint. Gécamines À la Gécamines, Deogratias Ngele Masudi est porté à la tête du conseil d’administration.Baraka Kabemba est nommé directeur général. Jacques Masangu devient directeur général adjoint chargé des questions financières, tandis que Ludovic Munga prend en charge les opérations minières et le développement en qualité de directeur général adjoint. Notons que ces nominations interviennent dans un contexte de restructuration et de consolidation de la gouvernance des entreprises publiques, piliers des secteurs aérien, énergétique et minier en République démocratique du Congo. Eldad B.

Kwilu : en raison d’ordre logistique, la 13e Conférence des gouverneurs de provinces décalée du 24 au 28 mars à Bandundu

Initialement prévue du 3 au 7 mars à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu en RDC, la 13e session de la Conférence des gouverneurs de provinces a été décalée du 24 au 28 mars prochain, dans le même lieu, en raison d’ordre logistique. En effet, dans un télégramme du vendredi 20 février, adressé aux présidents des organes délibérants et aux gouverneurs, le vice-Premier ministre de l’Intérieur a précisé la tenue de ces assises du 24 au 28 mars à Bandundu. Il sied de rappeler que la session précédente de la Conférence des gouverneurs de provinces s’est tenue à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba. Ance Tony

RDC : dix mois après l’instruction de Félix Tshisekedi, les institutions budgétivores toujours en place

L’ancien argentier national Nicolas Kazadi avait révélé que 53 institutions avaient été créées durant le premier quinquennat de Félix Tshisekedi sans se soucier des maigres recettes de l’État. En mai 2025, le président de la République avait instruit un travail « rigoureux » d’évaluation devant déboucher à la suppression de certaines de ces institutions ou à leur reconfiguration de manière optimisée. Dix mois après, la Cheffe du Gouvernement Judith Suminwa semble jeter dans les oubliettes cette instruction du chef de l’État alors qu’elle est indispensable pour le redressement et l’assainissement des Finances publiques congolaises. « Nous devons être conscients qu’une offre économique innovante est indispensable pour dégager les ressources nécessaires aux projets structurants, porteurs d’amélioration du bien-être de notre population. Cette offre économique ne saurait être dissociée d’un redressement réfléchi, efficace et durable de nos finances publiques ». Ces mots sont ceux du président de la République, Félix Tshisekedi, concluant son propos devant les membres du Gouvernement réunis en Conseil des ministres le 2 mai 2025, réunion au cours de laquelle il a instruit la Première ministre Judith Suminwa, avec l’appui étroit de son Cabinet, de proposer, « dans les plus brefs délais », une méthodologie claire et de conduire « avec célérité et rigueur » l’évaluation des institutions à supprimer ou à réévaluer. Il était depuis lors attendu, des mesures allant de la suppression pure et simple de certaines de ces 53 institutions ou envisager carrément la reconfiguration optimisée de certaines structures. Parallèlement au président de la République, Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances sous le Gouvernement Sama 1 et 2, avait eu à dénoncer la prolifération des institutions budgetivores sans cohérence avec les moyens de l’État. « Comment expliquer qu’au premier mandat du président, l’État ait créé cinquante-trois nouveaux établissements publics ? Ce sont des fonctionnaires à payer, et pourtant ils sont mis en place en cours d’année, sans aucune prévision budgétaire. Ensuite, ils recrutent, sans cadre défini. Comment peut-on espérer une bonne gestion dans ces conditions ? », s’était interrogé Nicolas Kazadi dans une interview accordée à notre consœur Paulette Kimuntu. Dès lors, Félix Tshisekedi avait instruit le Gouvernement de lancer un processus d’identification des structures créées ces dernières années, notamment au sein des Ministères, et d’analyser leur valeur ajoutée au regard des ressources qui leur sont allouées tant en termes de dépenses directes provenant du Trésor public qu’en ressources publiques indirectement mobilisées, alors qu’elles auraient pu être centralisées dans le compte général du Trésor. Le président de la République avait même insisté sur le fait que son Cabinet était également concerné par cet « effort de rationalisation ». Aujourd’hui dix mois après, la Primature n’a jamais pipé mot sur ce travail qui était nécessaire pour assainir les dépenses publiques par leur rationalisation. La conséquence de cette inertie de la cheffe du Gouvernement est que les dépenses de fonctionnement des ministères et des institutions de la République ont culminé à 1 milliard 529 millions USD à fin décembre 2025, en dépassement budgétaire de 22%. Autant dire que cette inaction de la Première ministre a fait fi de cette volonté du président de la qui a soutenu l’assainissement des Finances publiques en ces termes : « Ce redressement repose principalement sur des efforts accrus de mobilisation des recettes. Cependant, l’augmentation de ces recettes peut se révéler inélastique face aux efforts engagés, d’autant plus que certaines réformes fiscales nécessitent du temps pour produire les résultats escomptés. En revanche, la rationalisation des dépenses publiques constitue un levier plus réactif à court terme ». Bien plus, Félix Tshisekedi est convaincu que « l’amélioration des finances publiques par cette voie aurait un impact positif sur la situation monétaire, en facilitant le maintien d’une politique monétaire restrictive, contribuant ainsi à la maîtrise de l’inflation et à la stabilisation du taux de change ». Pour le chef de l’État, cette stabilisation, à son tour, représente une des armes les plus efficaces contre la dollarisation de notre économie, car elle influence favorablement la mémoire inflationniste et renforce la confiance envers le Franc Congolais. Par ailleurs, le Président de la République, à cette même réunion du 2 mai 2025 expliquant la nécessité de l’assainissement des Finances publiques, avait rappelé que la RDC a pris des engagements importants vis-à-vis des institutions de Bretton Woods, en particulier le Fonds Monétaire International, dans le cadre d’un programme d’appui fondé sur la Facilité Elargie de Crédit et la Facilité pour la Résilience et la Durabilité. En effet, les mesures exceptionnelles nécessaires sur la rationalisation des dépenses relatives qui devraient porter sur certaines institutions dont la pertinence n’est plus avérée, mais qui continuent de mobiliser des ressources publiques importantes, ne sont jamais prises à ce jour. Privilégier les dépenses de fonctionnement, une tare de la gouvernance Suminwa C’est pourquoi, en début de l’année, lors de la réunion du Conseil des ministres du 9 janvier, le président de la République est revenu sur la nécessité de rationaliser les dépenses publiques comme l’atteste le compte rendu  » le Président de la République a appelé au renforcement de la discipline des finances publiques. Il a réaffirmé que la rationalisation des dépenses publiques demeure un levier immédiat, crédible et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques. Elle implique une allocation plus efficiente des ressources, fondée sur l’élimination des dépenses non prioritaires ou insuffisamment justifiées. Il sied de rappeler qu’à la suite de l’occupation de Goma et de Bukavu, Félix Tshisekedi avait ordonné la réduction du train de vie des institutions et même de leurs animateurs. Cette autre instruction est aussi restée lettre morte. Le Gouvernement Suminwa continue, même en cet exercice budgétaire 2026, à privilégier les dépenses de fonctionnement des ministères et des institutions au détriment des investissements porteurs de croissance économique. Ceci donne raison à Nicolas Kazadi, qui avait publiquement dénoncé cette mauvaise gouvernance consistant à privilégier les primes et autres avantages des animateurs des institutions tout en reléguant au second plan les dépenses susceptibles d’améliorer significativement les conditions de vie des Congolais. « Nous avons une culture de la jouissance immédiate. Quand il y a de l’argent, on se le partage d’abord, puis on réfléchit

Bruxelles : Fifi MASUKA implante son parti « FIDEC » en Europe

C’est le jeudi 5 février 2026 que deux représentants du Front des Indépendants pour la Démocratie Chrétienne ont fait spécialement le voyage à Bruxelles afin d’installer officiellement le bureau de ce noble parti cher à Son Excellentissime Madame Fifi Masuka, pour la zone Europe. Il revenait à Son Excellence Monsieur Roy Philippe Kaumba, troisième vice-président chargé de l’implantation du parti, et à Monsieur Micky Saini, arrivés à 14h00 à l’aéroport de Zaventem où les attendait une vingtaine de sympathisants du parti, d’accomplir cette noble tâche. À leur arrivée, ils ont eu une petite entrevue avec le Secrétaire exécutif fédéral de la zone Europe, Monsieur Maxime Ngila, avant de rejoindre leur hôtel, au centre de Bruxelles. Le rendez-vous était donc donné pour le lendemain, vendredi 6 février 2026, à 18h00 pour l’inauguration des bureaux de cette fédération zone Europe. C’est donc à 18h00 ce vendredi que la cérémonie a commencé par une prière dite par l’Abbé Gilbert Yamba, prêtre congolais exerçant à Bruxelles, invité pour la circonstance. Son Excellence Roy Philippe Kaumba a par la suite pris la parole pour rappeler le slogan du parti à la trentaine de membres présents dans la salle de réunion du grand bâtiment qui abrite les bureaux de la Fidec. En procession, tous se sont dirigés vers le couloir où se situent les trois bureaux de la fédération Fidec Zone Europe, en esprit de prière, évoquant le Saint-Esprit pour qu’il soit le maître principal de ces lieux de travail. Le ruban symbolique a été coupé par Son Excellence Monsieur Kaumba qui a, par la suite, versé du vin pour respecter la tradition. Après la bénédiction des trois bureaux par le prêtre, le troisième vice-président, avec tous les membres de la fédération zone Europe présents à Bruxelles pour la circonstance, a visité longuement les trois bureaux magnifiquement équipés par le parti en fonds propres. Après cette inauguration, Son Excellence Monsieur Roy Philippe Kaumba a tenu à féliciter toute l’équipe présente pour le travail énorme abattu afin de rendre le parti Fidec présent, vivant et visible. Le rendez-vous était donc pris le samedi 7 février 2026, à 13h00, pour la rencontre avec la diaspora congolaise. Le sommet du séjour du troisième vice-président, Son Excellence Monsieur Roy Philippe Kaumba, et de Monsieur Micky Saini, fut la grande rencontre avec les sympathisants de Fidec Europe. La rencontre a eu lieu dans la somptueuse salle Bristol du Thon Hôtel, situé sur la magnifique avenue Louise à Bruxelles. La double salle Bristol (Bristol 1 et Bristol 2) a semblé exiguë au regard du grand nombre de personnes qui ont participé à cette rencontre. C’est sur le coup de 15h00 que Son Excellence Roy Philippe Kaumba a fait son entrée, vêtu de la tenue du parti. Dans la salle, tout le monde portait soit une chemise, un polo ou un képi aux couleurs du parti et à l’effigie de Madame l’autorité morale du parti, affectueusement appelée Maman Fifi. Il revenait au secrétaire général de la fédération, Monsieur Lorris Umba, modérateur du jour, de procéder à la prière d’ouverture et de faire exécuter l’hymne national. Puis, durant une trentaine de minutes, le troisième vice-président a expliqué l’historique, les objectifs et les motivations du parti à s’installer à Bruxelles, capitale de l’Europe et porte d’entrée vers le monde pour la République Démocratique du Congo. Après quoi s’en est suivi un échange de questions-réponses, exercice auquel s’est gracieusement soumis Son Excellence Monsieur Kaumba, en pédagogue aguerri et fin connaisseur de l’idéologie de Fidec. C’est finalement le dimanche 8 février au soir, accompagnés de quelques membres du bureau Fidec Europe, que les deux notables ont pris leur avion à l’aéroport de Zaventem, avec le sentiment du travail bien accompli. Quant aux membres du bureau Fidec Europe, le travail de fond a alors sérieusement commencé. Qu’en est-il de Fidec ?« Aux choses majeures, il faut accorder une valeur majeure. » Cette maxime résume parfaitement toute la beauté et la splendeur qui ont entouré et marqué les événements organisés à Bruxelles à l’occasion de l’installation de la section Europe du Front des Indépendants pour la Démocratie Chrétienne, Fidec, parti cher à Son Excellentissime Fifi Masuka Saini, gouverneure du Lualaba. Au-delà du simple parti politique, Fidec est une école, un état d’esprit et surtout un mode de vie. « Front » comme position en avant, situation de mouvement vers un horizon à atteindre. Au Fidec, l’accent est mis, à travers le F de Front, sur une communauté : cette rencontre des uns et des autres venus de tous horizons, de diverses couches de la population, pour conjuguer des efforts en vue d’un idéal commun. Ainsi, Fidec accueille toute la lignée des hommes et des femmes congolais, convaincus que le Front nécessite le génie de l’un et l’énergie de l’autre. Front appelle donc à la communauté. Mais la communauté a pour sève la communion, sans laquelle elle est fragile et manque de consistance. C’est la communion qui irrigue la communauté. Fidec, c’est le Front des Indépendants. Personne n’adhère au Fidec par contrainte et n’y évolue sans conviction. On y entre librement et on y vit en étant convaincu que la liberté est une responsabilité. Elle est l’essence de l’existence politique pour un parti efficace et efficient. Fidec, c’est le Front des Indépendants pour la Démocratie. Habituellement, et de manière assez simpliste, on la définit comme le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ; mais la Démocratie fidécienne doit être comprise comme un exercice vital où les choix sont conçus par tous et pour le bien de tous. La Démocratie rime avec liberté, égalité, mais aussi, pour l’école fidécienne, avec équité comme option préférentielle visant à permettre à chaque membre de s’exprimer à travers son génie et/ou son énergie et d’œuvrer pleinement pour le bien commun qu’est la République Démocratique du Congo. C’est donc une vision plus large qu’a Fidec. À l’école fidécienne, c’est la Démocratie Chrétienne. Ce concept vient renforcer les raisons de croire en ce parti. Les valeurs chrétiennes de justice, de paix, de

Est de la RDC : Kinshasa accepte le cessez-le-feu proposé par l’Angola

La République démocratique du Congo a annoncé, vendredi 13 février, son adhésion au principe d’un cessez-le-feu dans le cadre d’une initiative diplomatique conduite par le président angolais João Lourenço. Dans un communiqué officiel, Kinshasa salue « les efforts constants » de Luanda pour favoriser un retour durable à la paix dans la région des Grands Lacs. Le chef de l’État congolais a accepté cette démarche « dans un esprit de responsabilité et d’apaisement », privilégiant une solution politique au conflit qui affecte l’Est du pays. Une trêve sous surveillance internationale Le cessez-le-feu repose sur le mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha, au Qatar. Ce cadre prévoit une cessation « effective, contrôlée et durable » des hostilités, assortie d’un dispositif structuré de suivi des incidents. Le texte impose un gel immédiat des positions militaires, l’arrêt de tout renforcement offensif, la suspension des rotations et approvisionnements à caractère militaire, ainsi que l’interdiction de toute modification du statu quo sur le terrain. Il exige également la fin de tout appui extérieur aux groupes armés actifs en territoire congolais et rappelle l’obligation de protéger les populations civiles conformément au droit international humanitaire. Mise en garde contre toute violation Kinshasa avertit que toute tentative de consolidation unilatérale des positions ou de modification de l’équilibre militaire durant la période de trêve compromettrait gravement la crédibilité du processus. Les autorités congolaises réaffirment, par ailleurs, leur attachement à la souveraineté nationale et à l’intégrité territoriale, soulignant que la paix recherchée doit garantir la sécurité des citoyens. Cette séquence diplomatique marque une nouvelle étape dans les efforts régionaux visant à stabiliser une zone toujours marquée par des tensions persistantes et des affrontements sporadiques. La rédaction