RDC : lancement d’une coalition nationale pour renforcer la protection des défenseurs des droits humains

Les défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo disposent désormais d’un cadre de référence commun. Une coalition nationale inclusive, indépendante et participative a été officiellement lancée afin de renforcer leur protection, tant préventive qu’active, et de porter leur cause à tous les niveaux. La cérémonie de lancement s’est tenue le jeudi 30 avril 2026 à Kinshasa, au Fleuve Congo Hotel. L’initiative, portée par le projet de protection des défenseurs des droits humains DefendDefenders et le réseau panafricain Africadefenders, a été largement saluée par les acteurs de la société civile congolaise. Dans son allocution, la présidente du Forum pour les droits des jeunes et enfants au Congo (FODJEC) et membre d’Africadefenders, Mme Annie Bambe, a insisté sur l’urgence de renforcer l’engagement de la société civile, qu’elle qualifie de « voix des sans-voix » dans la lutte contre l’impunité. Selon elle, cette coalition constitue une réponse concrète aux insuffisances des mécanismes actuels de protection. De son côté, le directeur exécutif de DefendDefenders, Hassan Shire, a indiqué qu’il s’agit de la 23ᵉ coalition du genre sur le continent africain. Il a rappelé que l’idée de sa création remonte à près de vingt ans, mais qu’elle avait jusque-là buté sur l’absence de consensus, en raison de contextes variés. Il a qualifié cette journée d’historique, marquée également par un hommage rendu aux défenseurs des droits humains tombés dans l’exercice de leurs fonctions. La nouvelle coalition se donne pour mission de renforcer la protection de ses membres, d’assurer le suivi des cas de violations, notamment ceux ayant contraint certains défenseurs à l’exil, et de documenter ces situations. Elle ambitionne également de renforcer les capacités en matière de sécurité physique, de bien-être, de techniques de monitoring des violations des droits humains, et de plaidoyer auprès de l’Union africaine, des autorités nationales et des Nations unies. Intervenant à cette occasion, le président honoraire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), le professeur Rémy Ngoy Lumbu, a exhorté les défenseurs à travailler dans l’unité, la solidarité et la cohérence du discours. « L’unité et la solidarité vont toujours de pair. Vous êtes des défenseurs des droits du peuple. Ensemble, vous êtes plus forts et plus efficaces dans vos interactions avec le gouvernement », a-t-il déclaré. Par visioconférence, le président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Paul Nsapu Mukulu, a rendu hommage aux femmes et aux hommes engagés pour la dignité humaine. Il a encouragé les défenseurs à s’enregistrer auprès de son institution afin de bénéficier de mécanismes de protection, tout en réaffirmant l’engagement de la CNDH à accompagner cette nouvelle coalition. Hommage aux héros tombés La cérémonie a également été marquée par la présentation d’un rapport actualisé sur la situation des droits humains en RDC, intitulé « Héros au prix ultime ». Initialement élaboré en 2024, ce document met en lumière la dégradation de la situation des droits humains, en particulier dans les zones sous occupation de l’AFC/M23, et attire l’attention sur le sort préoccupant des veuves et des orphelins des défenseurs disparus.Une minute de silence a été observée en mémoire de ces acteurs engagés, tombés dans l’exercice de leur mission. Selon le directeur exécutif du Partenariat pour la protection intégrée (CPPI), Jonathan Magoma, ce rapport souligne l’urgence de réformer le cadre de travail des défenseurs des droits humains. Parmi les pistes proposées figurent la révision des textes législatifs pour mieux protéger les acteurs de terrain, le renforcement du secteur des médias en tant qu’allié stratégique, la consolidation de l’indépendance de la CNDH, ainsi que la mise en place d’un fonds commun pluriannuel pour répondre aux besoins prioritaires. Présent à la cérémonie, le représentant des communautés autochtones pygmées, Jhon Kumu, a dénoncé les exactions et discriminations subies par les populations vivant dans des zones isolées. Il s’est toutefois réjoui du lancement de cette coalition, qu’il considère comme un processus inclusif. « Nous sommes prêts à unir nos efforts pour que nos voix soient entendues. Cette coalition va renforcer nos droits et notre capacité d’action », a-t-il affirmé.
RDC : Dorcas Mbombo salue le lancement de la coalition nationale des défenseurs des droits humains

La coordonnatrice régionale Afrique et internationale du Forum International des Femmes Africaines (FIFAF), Mme Dorcas Mbombo, a salué l’initiative de la mise en place de la coalition nationale des défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo. Présente à la cérémonie officielle de lancement organisée jeudi 30 avril 2026 à Fleuve Congo Hôtel, Mme Dorcas Mbombo a félicité l’organisation DefendDefenders pour cette action jugée « louable », tout en rappelant l’importance du projet de protection des défenseurs des droits humains, mené en partenariat avec le Centre Carter. Elle a indiqué que ce projet a permis de renforcer les capacités des membres de son organisation, notamment dans le domaine de la protection des défenseurs des droits des femmes. À l’issue de ces travaux, plusieurs recommandations avaient été formulées, parmi lesquelles la mise en place d’une coalition nationale des défenseurs des droits humains, avec un accent particulier sur les femmes. « Je suis très fière de la matérialisation de l’une de ces recommandations. Un grand merci à DefendDefenders, au Centre Carter, aux autorités qui nous accompagnent, ainsi qu’aux défenseurs des droits humains et à la société civile », a déclaré Mme Dorcas Mbombo. Selon elle, cette coalition a pour mission de coordonner les actions liées à la protection des droits humains et des défenseurs, en particulier ceux engagés dans la promotion des droits des femmes. « Nous passons tout notre temps à défendre les autres en nous oubliant nous-mêmes. Cette coalition est la bienvenue pour les défenseurs des droits humains en RDC et en Afrique. Elle constitue un cadre d’accompagnement et de protection », a-t-elle ajouté.Mme Dorcas Mbombo a également souligné que cette structure permettra d’améliorer l’identification, la coordination et l’organisation des actions sur le terrain. « La coalition vient renforcer les initiatives déjà existantes. Elle vise à accroître notre efficacité, dans le respect des lois du pays et en collaboration avec les mécanismes en place », a-t-elle insisté. Il convient de rappeler que le FIFAF est un programme de l’ONG « Éveil de la Femme congolaise », qui œuvre pour la promotion et la protection des droits des personnes en général, et des femmes en particulier. Bibiche Mungungu
Dotation d’un outil national modèle pour orienter les questions des droits carbones : La FAO appuie la tenue de la réunion d’information et d’échanges sur la titularité des émissions réduites et le mécanisme de partage des bénéfices

» Mobiliser les experts nationaux (étatique, société civile, scientifique et le secteur privé) pour dialoguer sur la question des droits carbones, du mécanisme de partage des bénéfices, (incluant les sauvegardes sociales et environnementales) dans le contexte REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts), en RDC « , tel est l’objectif global de l’atelier d’information et d’échanges sur la titularité des émissions réduites et le mécanisme de partage des bénéfices. Lancée jeudi 30 Avril 2026 au Cercle ELAIS à Kinshasa par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable et Économie du Climat, en collaboration avec la FAO, cette réunion technique ouverte et participative vise également à : Réalisation d’une revue documentaire sur la titularité des émissions réduites En effet, il est impérativement important de souligner que la FAO vient de réaliser le travail d’une première revue documentaire sur la titularité des émissions réduites et le partage de bénéfices en RDC. Ctte revue a engendré la production d’une note d’analyse sur la base des résultats obtenus à l’issue des enquêtes ciblées qui pourrait servir à compléter la section 6 du document d’enregistrement ART- TREES. Les experts consultés dans cet ordre d’idées, ont noté la nécessité pour la RDC, de se doter d’un outil national modèle pour orienter les questions des droits carbones et de partage des bénéfices. Un outil qui pourra être actualisé au niveau des provinces, en tenant compte des spécificités. Engagement depuis 2009 de la RDC dans le processus REDD+ A cette occasion, Mr Ikoleki Eloma Henri Paul, qui a parlé au nom de Monsieur Athman Mravili, Représentant ad intérim de la FAO en RDC, a rappelé que la RDC s’est engagée depuis 2009 dans le processus REDD+. Elle est actuellement considéré comme un pays pionnier, ayant franchi les étapes de préparation pour entrer de plein-pied dans les phases d’investissement et de paiement basé sur la performance. » … C’est dans ce cadre que le programme ONU – REDD+ (qui est un partenariat entre la FAO, le PNUD et le PNUE) joue un rôle de conseiller technique et stratégique auprès de la RDC, pour l’accompagnement dans la structure de sa lutte contre la déforestation sur 63,5% du territoire national d’ici 2030 et de réduire ses émissions de 56%… » a fait savoir Mr Ikoleki Eloma Henri Paul. Et d’enrichir : « … La FAO pour sa part, réaffirme son engagement à accompagner le gouvernement congolais dans la mobilisation des ressources pour la REDD+ à partir du système de paiement basé sur les résultats, de marché de carbone et d’autres transactions au titre de l’article 6 de l’Accord de Paris… » De son côté, Mr Guy Ipanga, Coordonnateur national de REDD+, a précisé que la RDC est entrée dans le processus de réduction des émissions depuis 2019, ayant connu trois phases au total.«… Actuellement, nous sommes en pleine troisième phase, qui est la phase de paiement basé sur les résultats. Et cela se concrétise, bien entendu, par des programmes et projets REDD+, plus spécialement pour celles qui valorisent les crédits carbone… » a t’il dit. Selon M. Ipanga, la RDC est dotée de quelques instruments ou outils de transparence REDD+, dont un mécanisme de partage des bénéfices.Peu avant de procéder à l’ouverture de cette réunion, Mr Daniel Mukubi, chef de Division au ministère de l’Environnement, Développement Durable et Économie du Climat, représentant Mme le Secrétaire général empêchée, a fait savoir qu’il est question de renforcer l’intégration des sauvegardes environnementales et sociales REDD+ dans l’architecture institutionnelle, d’examiner la revue documentaire sur la titularité et le partage de bénéfices, mais également d’enrichir l’analyse grâce à des apports techniques qui viennent des tous les participants. « … L’ambition commune est de bâtir un système national crédible, transparent et équitable, un système adapté aux réalités congolaises… » a-t-il ajouté. José Wakadila et Science Kinkobo
En collaboration avec la FAO : L’asbl “ Club des etudiants en sciences de l’environnement (CESEN) et l’ONG “ Horizons verts” célèbrent la Journée internationale des forêts

En marge de la Journée internationale des forêts célébrée le 21 mars de chaque année, l’asbl “ Club des etudiants en Sciences de l’Environnement (CESEN), et l’ONG “ Horizons Verts”, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), ont célébré le mercredi 29 avril 2026, à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), cet événement. L’objectif principal était d’organiser une conférence – débat interactive avec les experts, chercheurs et femmes leaders ; de sensibiliser 500 participants aux enjeux forestiers climatiques et biodiversité ; de réaliser la plantation de 1500 arbres locaux et créer un espace vert durable sur le campus universitaire, mais également de mettre en lumière les initiatives féminines dans la conversation et l’agroforesterie. Placé sous le thème : » Un arbre, une femme, une vie. Préservons nos forêts », cette rencontre a connu une forte mobilisation collective de la jeunesse estudiantine, en vue de préserver l’environnement qui fait face à la déforestation. Les femmes doivent s’engager pour la préservation de l’environnement Dans son intervention, Mme Bosingizi Sulia Jeannette, Coordonnatrice de l’ONG “ Logos 1er”, est intervenue sur l’importance de l’arbre qui est comparable à la femme qui donne vie.Dans sa communication, elle a invité les femmes congolaises à un engagement citoyen pour préserver l’environnement qui aujourd’hui fait l’objet de menace accrue. Elle a par ailleurs précisé que, sans l’arbre, il n’y a pas de vie comme sans la femme, il n’y a pas non plus la vie. “ L’arbre donne la nourriture, l’eau, la fraîcheur, comme aussi la femme qui donne vie ”, a-t-elle insisté, avant d’ajouter : “ Nous devons marcher ensemble avec l’environnement, être toujours à son côté ” Pour sa part, Mr Liège Mosolo, président de l’asbl CESEN de la Faculté des Sciences de l’Unikin, n’a pas manqué des mots pour sensibiliser les jeunes de cet Alma mater, à se mobiliser pour préserver l’environnement qui fait face à la déforestation.Avant même de remercier la FAO et le Fonds forestier national (FFN) pour leur accompagnement dans la matérialisation de cette activité après plusieurs reports liés au problème de financement, M. Mosolo, a appelé à cette jeunesse estudiantine, qu’elle est un moteur de développement. Par conséquent, elle doit s’impliquer davantage dans la préservation de nos ressources forestières. Lutter contre la déforestation De son côté, M. Bamolona Fabrice, Directeur Exécutif de l’ONG “ Horizons Verts”, a également profité de l’occasion pour rappeler l’assistance à des changements des comportements, et d’adopter des pratiques responsables pour lutter contre la déforestation, l’exploitation non durable de ressources et les effets croissants du changement climatique “ Protéger nos forêts, c’est contribuer activement à la stabilité climatique mondiale et à la préservation des équilibres environnementaux dont dépend le pays ”, a-t-il fait savoir, avant d’enrichir : « … En tant qu’actrices de premier rang au niveau des communautés, les femmes doivent bénéficier d’un accès équitable aux ressources, aux opportunités et aux espaces de décision, condition indispensable à une gouvernance inclusive… » Dans un autre angle, le professeur Azangidi Jean-Pierre, a salué la contribution considérable des femmes face aux effets du changement climatique en milieu urbain. Il a aussi indiqué que, la femme joue un rôle important dans l’adaptation et l’atténuation aux effets du changement climatique. Pour le professeur Azangidi, la femme pratique une agriculture écologique et intelligente, sélectionne les cultures, se livre dans l’activité agro-pastorale.Soulignons que d’autres orateurs ont parlé entre autres des tourbières de la RDC, du cinétique de séchage de colocaciae esculenta. Accompagnement de la FAO L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) accompagne les populations locales et autochtones dans la gestion durable des forêts.Et cet appui vise à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et les revenus, tout en luttant contre la déforestation et la pauvreté rurale. Raison pour laquelle, elle accompagne cette conférence – débat. José Wakadila et Science Kinkobo
Rejet de la motion contre Shabani : l’Union Sacrée salue, la population déçue !

La motion de défiance visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a été rejetée le mercredi 29 avril à l’Assemblée nationale sans examen au fond, à la suite d’une motion incidente et préjudicielle du député Garry Sakata. 490 députés ont pris part à la plénière. Déposée le 13 avril par Laddy Yangotikala, l’initiative dénonçait la dégradation de la situation sécuritaire, marquée par la recrudescence de la criminalité et des failles dans la coordination des services de sécurité. En amont, Garry Sakata a qualifié la motion de « corrompue », évoquant la présence de signataires non députés, une surcharge de signatures et des soupçons de faux en écriture. Des arguments soutenus par le député Paul-Gaspard Ngondankoy, qui a également invoqué le non-respect des procédures parlementaires. Réagissant à la décision de la plénière, Laddy Yangotikala a refusé de parler d’échec. Devant la presse, il a soutenu que sa démarche n’était pas dirigée contre Jacquemain Shabani, mais visait à alerter sur la situation sécuritaire et sur ce qu’il considère comme une immixtion de l’exécutif dans les pouvoirs législatif et judiciaire. « Je n’ai pas échoué. Je crois qu’à partir de maintenant ils vont commencer à sécuriser la population. Je pense qu’ils ont compris », a-t-il déclaré. Du côté de la majorité, le secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN), André Mbata Mangu, a salué le rejet de la motion, félicitant les députés pour le respect de leurs engagements. Il a également loué la conduite de la plénière par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, affirmant qu’il n’y avait eu « ni vainqueurs ni vaincus » et évoquant une « maturité démocratique ». Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement de la majorité à lutter contre l’insécurité, qu’il attribue notamment à la gouvernance passée et à la situation à l’Est liée, selon lui, à « l’agression du Rwanda et de ses supplétifs de l’AFC/M23 ». À l’opposé, dans l’opinion publique, la décision suscite de vives critiques. À Kinshasa, plusieurs habitants expriment leur déception face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de prise en compte des préoccupations sécuritaires. « Nous comprenons que nos députés sont ailleurs, ils ne voient que leurs intérêts et la population n’est pas au centre de leurs débats », déplore un Kinois. « Quand le Parlement devient une caisse de résonance du gouvernement, ceux qui sont censés contrôler deviennent ceux qui protègent… et le peuple est abandonné », ajoute un autre, sous anonymat. Quelques heures avant la plénière, l’Union Sacrée de la Nation avait déjà appelé ses députés à voter contre cette motion, dans un contexte marqué par l’annonce d’un remaniement gouvernemental imminent par le président Félix Tshisekedi. El.B.
FITA 2026 : l’ANAPI primée meilleure agence de promotion des investissements en Afrique

L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) de la République démocratique du Congo poursuit son ascension sur la scène internationale. À l’occasion de la 9ᵉ édition de la Conférence internationale « Financing Investment and Trade in Africa » (FITA 2026), tenue du 28 au 29 avril à Tunis, l’institution congolaise a été sacrée « Agence de promotion de l’investissement de l’année ». Cette distinction de prestige a été réceptionnée par la directrice générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba. Elle récompense les efforts soutenus de l’Agence visant à renforcer l’attractivité de la RDC et à améliorer l’accompagnement des investisseurs.Institution stratégique au cœur de la politique économique nationale, l’ANAPI joue un rôle déterminant dans la facilitation des investissements. Elle propose un accompagnement intégré aux investisseurs, depuis la conception jusqu’à la mise en œuvre de leurs projets. L’Agence contribue également à l’amélioration du climat des affaires à travers des réformes structurelles, des incitations fiscales et la promotion d’un cadre réglementaire plus lisible et compétitif. Grâce à cette approche proactive, l’ANAPI met en valeur des secteurs à fort potentiel tels que les infrastructures, l’énergie, l’agro-industrie et les mines, participant ainsi activement à la transformation économique de la RDC. Une reconnaissance dans la continuité des performances de 2025 Ce nouveau sacre s’inscrit dans la continuité des distinctions obtenues en 2025, confirmant la montée en puissance de l’ANAPI sur les plans africain et international. L’Agence s’était déjà illustrée à travers plusieurs récompenses saluant notamment son leadership en matière de promotion des investissements en Afrique centrale, ses réformes en faveur de l’amélioration du climat des affaires, ainsi que la qualité de ses services d’accompagnement. Ces distinctions avaient consacré les progrès notables réalisés par la RDC dans la simplification des procédures administratives et la mise en place d’un environnement plus attractif pour les investisseurs. Une crédibilité renforcée sur la scène internationale L’attribution du prix « Agence de promotion de l’investissement de l’année » en 2026 vient ainsi consolider cette dynamique ascendante. Elle témoigne de la crédibilité accrue de l’ANAPI et de la confiance grandissante des partenaires économiques envers la République démocratique du Congo. En renforçant sa visibilité à l’échelle internationale, l’ANAPI confirme son positionnement comme un acteur clé de la promotion des investissements en Afrique et contribue à inscrire durablement la RDC au cœur des dynamiques de croissance du continent Bibiche Mungungu
Haut Katanga : Élan de solidarité pour les enfants atteints d’albinisme aux Cliniques Universitaires de Lubumbashi

Grâce au mécénat de l’honorable Benatar Tshilufia et en partenariat avec l’OBEAC, Organisation pour le Bien-être des personnes atteintes d’albinisme en République Démocratique du Congo, plus de trente enfants atteints d’albinisme ont bénéficié, le lundi 27 avril 2026 d’une journée de consultations et de soins spécialisés entièrement gratuits. Le hall des Cliniques Universitaires de Lubumbashi (CUL) affichait une effervescence particulière le lundi 27 avril 2026. En pour cause : Plus de 30 enfants atteints d’albinisme accompagnés de leurs parents, ont convergé vers l’établissement sanitaire pour une prise en charge médicale multisectorielle. Cette initiative humanitaire, portée par l’honorable Benatar Tshilufia, visait à répondre aux besoins sanitaires pressants d’une catégorie de la population souvent marginalisée dans la société à cause de leur physique différenciée Une prise en charge complète et gratuite Durant toute la journée, les jeunes patients ont été orientés vers trois pôles stratégiques, à savoir : la dermatologie, la chirurgie et l’ophtalmologie. Pour ces enfants dont la peau et la vision sont particulièrement vulnérables aux conditions climatiques du milieu lushois, cet accès gratuit à des spécialistes constitue une opportunité rare tant dans le chef lieu de la province du Haut Katanga et le reste du pays. « Redonner espoir et dignité », tel est donc le crédo de l’honorable Benatar Tshilufia. Présente sur les lieux, l’élue a réaffirmé son engagement indéfectible en faveur des groupes vulnérables. Au-delà du volet sanitaire, elle a plaidé pour une mobilisation accrue des autorités afin de garantir une meilleure insertion éducative et socio-professionnelle des personnes concernées. Cap sur la 6ᵉ édition de « Tous Pareils » Cette action a été réalisée en étroite collaboration avec l’OBEAC. dont la secrétaire, Bella Tetemba, a salué une réponse concrète aux défis quotidiens de ses membres. Cette responsable de l’organisation a profité de l’occasion pour rappeler que cette journée s’inscrit dans une campagne de sensibilisation plus large. En effet, cet événement sert de prélude à la 6ᵉ édition de l’initiative « Tous Pareils », prévue pour le 13 juin 2026. L’objectif reste le même : briser les préjugés, renforcer la visibilité de la cause et bâtir une société congolaise plus inclusive où chaque citoyen, quelle que soit sa pigmentation, est traité avec le même respect. Philippe Dephill Lipo
Est de la RDC: en fin de mission, James Swan plaide pour un cessez-le-feu effectif

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), James Swan, a clôturé sa première mission de terrain dans l’est du pays sur un constat préoccupant : la persistance de l’insécurité et des déplacements de populations, malgré les efforts en cours pour ramener la paix. De Beni à Bunia, en passant par Goma, le chef de la MONUSCO dit avoir pris la mesure des défis sécuritaires qui continuent d’affecter les civils. « Cette visite m’a permis d’évaluer les défis persistants et d’écouter les préoccupations des communautés », a-t-il déclaré, au terme de sa tournée. Sur le plan opérationnel, la mission onusienne entend recentrer ses priorités sur la protection des civils et l’appui au cessez-le-feu. James Swan a notamment évoqué l’implication de la MONUSCO dans le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), en coordination avec le Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. À Goma, où il a achevé sa mission, le diplomate onusien a insisté sur l’urgence d’une désescalade rapide. En outre, il appelle à la concrétisation d’un cessez-le-feu « effectif » pour ouvrir la voie à une paix durable dans cette région en proie à des conflits armés récurrents. Il a également remis en avant les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité, adoptées en 2025, qui réaffirment le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Les échanges menés sur place ont par ailleurs porté sur la mise en œuvre des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ainsi que sur l’avancement des processus diplomatiques de Doha et de Washington, soutenus par l’Union africaine. James Swan a exhorté les différentes parties à respecter leurs engagements. Signalons, par ailleurs, que malgré un contexte tendu, la MONUSCO assure vouloir maintenir son engagement aux côtés des autorités congolaises, avec pour priorités la protection des civils, la désescalade et le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones affectées. Eldad Bwetu
RDC : l’Inspection générale des mines annonce la création d’une Garde minière pour sécuriser le secteur

L’Inspection Générale des Mines (IGM) a officiellement annoncé la création de la Garde minière, une unité paramilitaire destinée à renforcer la sécurité dans le secteur extractif en République démocratique du Congo. L’annonce a été faite dans un communiqué de presse rendu public, avec embargo levé ce lundi 27 avril 2026 à 8 heures, heure de Kinshasa. Selon l’IGM, cette nouvelle force spécialisée aura pour mission principale de sécuriser l’ensemble de la chaîne d’exploitation des minerais, depuis les sites d’extraction jusqu’aux postes frontaliers, en passant par les unités de traitement. Elle s’inscrit dans une volonté des autorités congolaises d’assainir le secteur minier, longtemps fragilisé par des pratiques illégales et un déficit de contrôle. « La volonté du Président de la République est d’assainir l’ensemble du secteur minier de la RDC, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais », a déclaré l’Inspecteur général, Rafael Kabengele. Ce communiqué indique que le projet prévoit, d’ici fin 2028, le déploiement progressif de plus de 20 000 agents à travers les 22 provinces minières du pays. Un premier contingent de 2 500 à 3 000 recrues sera constitué à l’issue d’un processus de sélection annoncé comme rigoureux. Les futurs éléments de la Garde minière bénéficieront d’une formation intensive de six mois, organisée en collaboration avec la Maison militaire. Ils seront également dotés d’équipements de dernière génération afin de répondre efficacement aux défis sécuritaires du secteur. Par ailleurs, le calendrier de mise en œuvre prévoit le lancement du recrutement dès mai 2026, sans distinction de genre. La formation de la première promotion est attendue entre juin et décembre 2026, suivie du déploiement du premier contingent opérationnel avant la fin de la même année. La couverture sécuritaire complète des zones stratégiques, notamment dans le Grand Katanga et la Grande Orientale, est prévue pour fin 2027, avant une extension à l’ensemble des provinces minières en 2028. Financé à hauteur de 100 millions de dollars, le programme bénéficie de partenariats stratégiques avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Il sera mis en œuvre au sein d’infrastructures d’entraînement déjà opérationnelles. Outre la sécurisation des sites miniers, la Garde minière aura également pour mission d’assurer le convoyage sécurisé des minerais et de remplacer progressivement les éléments des forces de défense actuellement déployés dans les zones minières. Pour l’IGM, la mise en place de cette unité devrait permettre, à terme, d’optimiser la valorisation des ressources naturelles du pays, tout en garantissant un environnement stable et sécurisé, propice aux investissements. Pour rappel, créée par le décret n°23/19 du 9 juin 2023, l’Inspection Générale des Mines est chargée du contrôle, de l’audit et de la lutte contre la fraude dans le secteur minier en RDC. Eldad Bwetu
Dans une interaction avec les étudiants de l’ISC à Kinshasa: Martin Fayulu dresse une ligne rouge contre le « fruit interdit » de Tshisekedi

Le climat politique s’alourdit à Kinshasa et même à l’intérieur du pays Alors que l’Union Sacrée pour la Nation (USN) a officiellement lancé, au courant de ce mois d’avril 2026, un processus de collecte de propositions pour réviser la Constitution, Martin Fayulu passe à l’offensive. Devant les étudiants de l’ISC-Kinshasa, le leader de l’ECiDé a transformé sa conférence en un véritable serment de résistance. Le spectre d’un troisième mandat Pour les analystes, la manœuvre de l’Union Sacrée ne laisse que peu de place au doute. Si le camp présidentiel invoque une Constitution « obsolète » et inadaptée aux réalités congolaises, l’opposition y voit une tentative désespérée de verrouiller le pouvoir. Le nœud du conflit réside sans conteste dans l’article 220, que Fayulu qualifie de « fruit interdit ». Cet article, qui limite le nombre de mandats présidentiels, est perçu comme le dernier rempart contre une présidence à vie. Réviser la Loi fondamentale dans un contexte de « chaos sécuritaire » à l’Est, marqué par l’agression rwandaise, est jugé par l’opposition politique et certaines organisations des droit de l’homme comme une manœuvre périlleuse qui pourrait fragiliser davantage la cohésion nationale. L’éveil des partisans :La rue comme rempart Sur le terrain, la base de l’ECiDé n’attend pas les consignes pour donner de la voix. Dès l’annonce du projet, des mobilisations spontanées ont éclaté. À Kinshasa, la jeunesse l’ECiDé s’est déjà mobilisée à Kintambo Magasin, affirmant que l’alternance ne doit pas être un prétexte pour modifier les règles du jeu. En province, de Goma au Maindombe, les cadres et militants multiplient les points de presse et les actions de sensibilisation pour appeler la population à faire barrage aux velléités de l’UDPS. Union Sacrée des Opposants : Pour la première fois depuis longtemps, une unité d’action semble se dessiner. Martin Fayulu a récemment rencontré Moïse Katumbi pour coordonner la riposte, promettant une large coalition et des manifestations à travers tout le pays ainsi que dans la diaspora. Un avertissement au frère d’hier « S’il ose, il me trouvera sur son chemin. » Cette menace, bien que politique, est empreinte d’une amertume personnelle. En rappelant qu’il considérait autrefois Félix Tshisekedi comme un frère de lutte, Fayulu Madidi place le successeur de Joseph Kabila devant ses propres contradictions de l’époque Kabila. Pour désamorcer la crise, l’opposant maintient son offre, à savoir : un dialogue national inclusif sous l’égide de la CENCO et de l’ECC. Sans ce consensus, la RDC semble s’engager sur une voie où la légitimité ne se discutera plus dans les hémicycles, mais se disputera dans la rue. Philippe Dephill Lipo