Kinshasa : Dr Jean-Denis Balako Liyanza, un nouveau souffle pour l’assainissement au FONAK

Nouvellement nommé Directeur général adjoint du Fonds d’assainissement de Kinshasa (FONAK), le Dr Jean-Denis Balako Liyanza place son mandat sous le signe de l’intégrité et du dévouement. Face au défi colossal de la gestion des déchets dans la capitale, ce jeune leader dynamique s’engage à soutenir la vision du gouverneur Daniel Bumba Lubaki. Dans un message officiel, il a exprimé sa gratitude envers l’exécutif provincial et a réaffirmé sa volonté de traduire en actes la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. Issu des rangs du MLC de Jean-Pierre Bemba, le Dr Balako promet d’insuffler une nouvelle énergie au FONAK pour transformer durablement le visage de Kinshasa. Science Kinkobo

RDC : Le gouvernement saisit la justice après une vague d’attaques numériques contre la Première ministre

Le ton est ferme et l’avertissement sans équivoque. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement saisi les autorités judiciaires pour répondre à la multiplication des attaques diffamatoires visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que d’autres hauts responsables de l’État. L’annonce a été faite samedi dans un communiqué du Ministère de la Communication et des Médias. Depuis plusieurs semaines, les réseaux sociaux et autres espaces numériques sont le théâtre d’une avalanche de publications jugées offensantes par l’Exécutif : injures, diffamations, menaces, outrages et atteintes à l’honneur. Des contenus que le gouvernement ne perçoit pas comme de simples dérapages individuels, mais comme le fruit de campagnes organisées et coordonnées, visant à manipuler l’opinion publique, à fragiliser la cohésion nationale et à ébranler l’autorité de l’État congolais. Face à cette situation, les services compétents ont été mandatés pour identifier les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires de ces publications, y compris ceux qui opèrent sous couvert de l’anonymat, depuis l’étranger ou à travers des dispositifs numériques dissimulés. Des poursuites judiciaires pourraient s’ensuivre, conformément à la législation en vigueur. Dans son communiqué, le gouvernement prend soin de rappeler que la Constitution garantit la liberté d’expression et la liberté d’opinion, deux piliers fondamentaux de l’État de droit. Mais il insiste sur le fait que ces libertés s’exercent dans le strict respect des lois de la République et des droits d’autrui. Dès lors, la diffamation, le harcèlement numérique, les incitations à la haine ou toute tentative de déstabilisation des institutions ne sauraient, selon lui, se réclamer de la liberté d’expression. En appelant les citoyens à un usage responsable des espaces numériques et à préserver la dignité du débat public, le gouvernement envoie un signal clair : la tolérance zéro face aux dérives en ligne qui menacent, selon lui, la stabilité des institutions et la cohésion de la Nation. Eldad B.

Modification ou changement de la Constitution :  » La Génération FATSHI ASBL  » invite à un débat national souverain, inclusif et responsable

La question cruciale sur la modification ou du changement de la Constitution en RDC, fait la une de l’actualité au sein de la classe politique et de la société civile. Au niveau de l’ASBL Génération FATSHI, Monsieur KITOKO MPUNGI Odon, haut cadre de cette structure chargé des questions politiques, a livré ses commentaires, en se basant sur un meeting populaire tenu à Kisangani le 23 octobre 2024 dans la province de la Tshopo par le Président de la République, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, au cours duquel ce dernier avait déclaré publiquement pour la première fois que  » notre Constitution était devenue inadaptée par rapport aux réalités actuelles, ainsi cela nécessite impérativement sa mise à jour « . Pour M. KITOKO MPUNGI Odon, qui est également Assistant Principal du Secrétaire Général de ladite structure, la prise de position du Magistrat suprême sur cette question, a donné lieu à des débats houleux non seulement dans les états majors des partis et regroupements politiques, mais également dans l’opinion publique.  » ‎Ainsi, il était temps pour que la GÉNÉRATION FATSHI ASBL, structure chère à la Présidente Nationale, Son Excellence Madame Fanny BOMANDEKE IMENGA, de donner sa position sur cette question cruciale qui engage la survie de la RDC comme nation et de ses habitants « , a-t-il dit. ‎Et d’ajouter : ‎En conséquence, nous à la GÉNÉRATION FATSHI ASBL, force politique et sociale au service de la nation, estimons qu’il est plus que temps pour le peuple congolais, souverain primaire, de s’exprimer afin de reprendre pleinement possession de son destin qui passe par l’adhésion de la population congolaise à la démarche que prône le Chef d’État sur le changement ou modification de la Constitution dans notre pays « . ‎Pour la Génération FATSHI ASBL, la reconquête et l’appropriation réelle, effective et totale de la République Démocratique du Congo par les Congolais, ne se fera ni dans la complaisance ni par la peur des discours des complotistes et ennemis de la RDC, mais à travers des choix courageux, des ruptures assumées et des actes historiques forts. Révision ou changement de la Constitution : une nécessité nationale (…) ‎Parmi ces actes, la Génération FATSHI ASBL estime que la question du changement ou révision de la Constitution, vœu exprimé par la majorité de la population congolaise de toutes tendances, notamment dans la classe politique et corps scientifique, s’impose aujourd’hui comme une nécessité nationale, urgente, légitime et irréversible. ‎En effet poursuit-on au sein de cette structure, nul n’ignore que la Constitution actuellement en vigueur depuis février 2006, n’est pas dans son essence, l’expression souveraine et authentique du peuple congolais. Elle est le produit d’un contexte exceptionnel de sortie de crise, façonnée sous contraintes, dictée par des compromis entre forces belligérantes et influencée directement par des intérêts extérieurs que tout le monde connait. ‎Raison d’ailleurs de son rejet par 49% des congolais lors du référendum en 2005, car elle porte en elle, des limites structurelles qui entravent la pleine souveraineté du pays, affaiblissent l’autorité de l’État et ne permettent pas toujours de répondre efficacement aux aspirations profondes de notre Nation. La Génération FATSHI ASBL cite à titre exemplatif, certains articles qui portent des gènes separatistes, ou d’autres susceptibles  d’hypothéquer implicitement la souveraineté dans certaines parties de la RDC ou encore d’autres qui fragilisent la gouvernance  harmonieuse de ses provinces, etc…  » ‎Ainsi, s’y attacher de manière dogmatique reviendrait à accepter la perpétuation d’un ordre hérité, qui ne reflète ni notre identité, ni notre ambition de grandeur, ni notre volonté d’émergence en tant que puissance africaine « , craint-on au sein de la Génération FATSHI ASBL. ‎Il est donc temps pense-t-on au sein de cette structure, d’ouvrir, sans tabou ni peur, un débat national souverain, inclusif et responsable sur l’avenir de notre Constitution. Non pas dans une logique de destruction, mais dans une dynamique de refondation profonde de notre État. ‎Se faisant, la GÉNÉRATION FATSHI ASBL, structure regroupant en son sein des congolaises et congolais au travers toute l’étendue du territoire national et partageant des idéaux républicains, appelle à l’élaboration d’une nouvelle loi fondamentale ou à une révision substantielle qui soit :‎- L’émanation directe de la volonté populaire ;‎- Le socle d’une souveraineté renforcée ;‎- Le garant d’une gestion rigoureuse et patriotique de nos ressources naturelles et de nos deniers publics ;‎- Un instrument de consolidation de l’autorité de l’État ;‎- Et un levier puissant pour le développement durable et l’émergence nationale.‎ Le peuple congolais doit écrire son propre histoire ‎Le peuple congolais ne doit plus subir l’histoire dictée par d’autres. Il doit désormais l’écrire par lui-même, pour lui-même et dans l’intérêt des générations futures, comme d’ailleurs l’avait prédit notre héros National Patrice Emery LUMUMBA  » que l’histoire du Congo sera écrite au Congo et par les Congolais « . ‎C’est dans cet esprit que la GÉNÉRATION FATSHI ASBL lance un appel solennel à la mobilisation patriotique de toutes les forces vives de la nation : la jeunesse, les Intellectuels, les leaders d’opinions, la société civile et la diaspora, pour dire :‎L’heure n’est plus à l’hésitation, mais à l’engagement, à la lucidité et au courage politique. Car sans une Constitution véritablement congolaise, conçue par et pour les Congolais, il ne peut y avoir ni indépendance réelle, ni liberté spirituelle, ni souveraineté effective, ni développement durable, ni dignité nationale. « ‎Le Congo doit appartenir aux Congolais et cela commence par la refondation de notre Constitution « , soutient-on au sein de la ‎GENERATION FATSHI ASBL, espoir du peuple. José Wakadila‎

Kisangani : vives tensions au quartier Simi-Simi face à la menace de démolitions massives

Le climat est extrêmement tendu ce vendredi 24 avril 2024 au quartier Simi-Simi, dans la commune de Makiso à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Le déploiement d’un piquet militaire au niveau du site dit « Cabine » a mis le feu aux poudres, les habitants craignant une démolition imminente de leurs habitations au profit d’un projet aéroportuaire. Le spectre des bulldozers hante désormais le quartier Plateau Médical. Selon plusieurs sources locales, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont pris position dans la zone de la « Cabine », délimitant un périmètre allant de la 1re à la 4e avenue jusqu’à l’aéroport de Simi-Simi. Un projet d’extension aéroportuaire en cause Sur le terrain, les militaires affirment agir pour le compte de la Régie des voies aériennes (RVA). L’objectif affiché est la récupération d’une concession réservée à la modernisation et à l’extension de l’aéroport de Simi-Simi. D’après les forces de l’ordre présentes, les matériels de construction seraient déjà mobilisés à Kinshasa, n’attendant que le feu vert administratif pour le début des travaux. La population entre colère et désespoir L’annonce de ces démolitions a provoqué une onde de choc parmi les résidents. Pour manifester leur désarroi, certains habitants ont brièvement érigé des barricades avant l’intervention des autorités militaires venues superviser la situation. Pour les riverains, dont beaucoup affirment détenir des titres de propriété, cette opération imminente est synonyme de catastrophe sociale. Dans l’attente du Palais de la Nation Si le marquage au sol et la présence militaire confirment la détermination des autorités, l’opération reste officiellement suspendue à une dernière formalité. « Tout est prêt, nous n’attendons plus que la signature présidentielle », confie une source sécuritaire sur place. En attendant, le quartier Simi-Simi retient son souffle, oscillant entre colère et incertitude face à ce qui pourrait être l’une des plus importantes opérations d’expropriation de la ville ces dernières années. Philippe Dephill Lipo

Transfert migratoire en RDC : les Afghans disent formellement non !

Au moins 1 100 réfugiés afghans, actuellement bloqués dans un camp au Qatar, ont officiellement refusé d’être relocalisés en République démocratique du Congo, rapportent des médias étrangers. Cette situation découle d’un projet de l’administration américaine visant à transférer ces anciens alliés (interprètes, agents de sécurité) vers des pays tiers comme la RDC. Pourquoi refusent-ils de venir ? À en croire les propos rapportés par les migrants, par la voix de leurs représentants et d’ONG, plusieurs raisons majeures sont invoquées : En RDC, cette éventualité suscite également de vives critiques. Des figures de l’opposition, comme Martin Fayulu, auraient qualifié ce projet d’acte de « sabotage », s’inquiétant de la capacité du pays à absorber de nouveaux réfugiés alors qu’il compte déjà des millions de déplacés internes. Pour l’heure, bien que des négociations soient rapportées par des médias étrangers, les autorités de la RDC n’auraient pas encore fait de déclaration officielle confirmant l’accueil de ce groupe spécifique. Philippe Dephill

Enjeux stratégiques RDC – USA : Controverses autour du séjour des migrants à Kinshasa

Le Président colombien, Gustavo Petro, demande le rapatriement immédiat de ressortissants de son pays expulsés par les États-Unis vers la République démocratique du Congo. Gustavo Petro dénonce une situation d’ostracisme après l’arrivée à Kinshasa, la capitale, d’un premier groupe de 15 migrants latino-américains transférés dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et Kinshasa. Dans un message publié sur le réseau social X, consulté par la Rédaction du journal la Référence plus mercredi 22 avril 2026, le chef de l’État colombien a indiqué avoir instruit à sa ministre des Affaires étrangères de faire revenir leurs ressortissants. Des témoignages recueillis par le quotidien espagnol El País, font état que plusieurs migrants espèrent un retour rapide dans leurs pays d’origine, en dépit des menaces qui les avaient poussés à fuir leur patrie et à chercher refuge aux États-Unis. Et d’estimer que c’est une meilleure option pour eux au regard de la situation désagréable dans leur pays d’accueil. Des témoignages points Parmi ces expulsés, figure Jorge Cubillos, Colombien de 42 ans. A l’en croire, il aurait appris en centre de détention américain qu’il serait envoyé en République Démocratique du Congo. « Nous étions enchaînés vers un pays que nous ne connaissions pas », a-t-il déclaré à son arrivée dans la capitale congolaise. Un autre ressortissant colombien, nommé Carlos Rodelo, a relaté un transfert sous escorte, menotté, avec escales à Dakar puis Accra, recevant uniquement « un sandwich et de l’eau » durant le voyage. Les 15 migrants arrivés la semaine dernière à Kinshasa sont de nationalités colombienne, péruvienne et équatorienne. Ils sont hébergés dans un hôtel du faubourg de la capitale congolaise avec l’appui de l’organisation Internationale pour les migrations (OIM). La RDC, un cas non isolé ! La République Démocratique du Congo n’est pas un cas isolé, unique. En acceptant temporairement sur son sol des migrants expulsés de pays tiers dans le cadre d’une opération financée par Washington. Kinshasa a rejoint ainsi plusieurs pays africains ayant déjà conclu des accords similaires avec les États-Unis. Notamment le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud et Eswatini. Selon des estimations citées par des parlementaires américains, relayées par certaines sources fiables, ces derniers mois, Washington aurait engagé jusqu’à 40 millions de dollars pour ces accords, soit plus de 130.000 dollars par migrant expulsé en moyenne. Quid de l’accord migratoire RDC -USA ? L’accord entre Washington et Kinshasa, qui aurait été officialisé le 5 avril 2026, est un dispositif à la fois inédit et controversé au sein même de l’opinion nationale.Il vise à faire de la RDC une terre d’accueil temporaire pour des migrants expulsés des États-Unis. Accueil temporaire : Kinshasa insiste sur le fait que ce séjour est strictement transitoire et ne constitue en aucun cas une réinstallation permanente ou une relocalisation définitive. Cet accord concerne uniquement des migrants qui ne sont pas originaires de la République Démocratique du Congo, mais que les États-Unis ne peuvent ou ne veulent pas renvoyer directement dans leur pays d’origine pour diverses raisons juridiques ou de sécurité. Sur le plan financier, Washington prend en charge la totalité des coûts liés à l’accueil, à l’hébergement et au soutien des migrants.Infrastructures : Des sites d’accueil ont été préparés aux abords de la capitale Kinshasa pour loger les arrivants. Bien que le nombre total resterait encore flou, ce qui suscite des réactions négatives d’une certaine opinion, les rapports évoquent l’arrivée de groupes d’environ 50 à 100 migrants par mois. La RDC affirme que chaque migrant est soumis à une revue individuelle selon les lois nationales et les exigences de sécurité. Les premiers arrivants auraient été admis avec des permis de séjour temporaires. La société civile de la Rdc, et l’opposition congolaise critiquent cet accord et dénoncent un manque de transparence et une décision prise sans débat parlementaire. Contreparties stratégiques : Certains observateurs et analystes de la politique et des enjeux stratégiques lient cet accord à des partenariats plus larges, notamment un soutien financier de 900 millions de dollars pour le secteur de la santé en RDC et des accords sur les minerais critiques. Réactions négatives des pays d’origine : Des pays dont les ressortissants ont été migrés en RDC ont exprimé leurs indignations face au transferts de leurs citoyens en RDC. C’est dans ce cadre que la Colombie, par la voix de son Président, a énergiquement dénoncé le transfert de ses citoyens vers un pays tiers sans leur consentement A la suite de la Colombie, le Pérou et l’Équateur ont également réagi, bien que de manière plus nuancée La réaction de l’Équateur : Le ministère des Affaires étrangères de l’Équateur a confirmé la présence de trois de ses ressortissants à Kinshasa. Contrairement au ton frontal de la Colombie, d’Équateur a.plutôt choisi de projeter une certaine calme tout en signalant qu’il surveillait la situation de très près. Les autorités équatoriennes ont précisé être en contact régulier avec les familles de ces expulsés et assurent que leurs citoyens sont logés en sécurité dans un hôtel. Pour ce qui est de leur retour à d’Équateur, le gouvernement a indiqué que le devenir des migrants dépendrait d’entretiens individuels pour déterminer s’ils souhaitent rester temporairement en RDC ou demander un retour assisté vers l’Équateur En ce qui concerne la situation pour le Pérou, les ressortissants péruviens feraient pression au retour. A en croire des rapports récents, les migrants péruviens, tout comme les autres membres du groupe, affirmeraient subir des pressions pour accepter un retour volontaire dans leur pays d’origine, car aucune option d’intégration crédible ne leur est proposée en RDC Protection juridique bafouée : Des avocats basés aux États-Unis évoquent une protection juridique bafouée soulignant que ces migrants bénéficiaient de protections judiciaires américaines empêchant leur renvoi direct vers leur pays d’origine, rendant leur transfert vers un pays tiers comme la RDC juridiquement problématique Plusieurs organisations de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme en RDC ont vivement réagi et auraient même entrepris des démarches pour dénoncer cet accord. Jean-Claude Katende, président de l'[ASADHO (Association africaine de défense des droits de

Investissements en RDC : l’ANAPI se positionne comme guichet unique pour attirer les investisseurs

Lors de la session consacrée au thème « Développer ses affaires et investir en RDC », organisée en marge de la cérémonie inaugurale de la Semaine française de Kinshasa (SFK), mercredi 22 Avril, la directrice générale de l’ANAPI, Mme Rachel Pungu Luamba, a présenté les opportunités d’investissement qu’offre la République démocratique du Congo. Cette session était présidée par le ministre d’État, ministre du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya.Dans son intervention, la responsable de l’Agence nationale pour la promotion des investissements a mis en avant les efforts déployés par la RDC pour améliorer le climat des affaires et accompagner les investisseurs à chaque étape de leurs projets. Un dispositif d’accompagnement structuré Engagée dans une dynamique de transformation économique, la RDC entend attirer des investissements diversifiés pour soutenir son développement. À cet effet, le pays s’est doté d’un plan stratégique visant à renforcer son attractivité. Présentée comme un guichet unique, l’ANAPI joue un rôle central dans ce dispositif. Sa mission principale consiste à promouvoir les investissements, à améliorer le climat des affaires et à accompagner les investisseurs. L’agence agit également comme conseiller du gouvernement en matière de réformes et assure l’agrément des projets au Code des investissements, permettant ainsi aux opérateurs de bénéficier d’avantages fiscaux et douaniers. Elle assure en outre le suivi et l’évaluation des projets, tout en menant des actions de plaidoyer en cas de difficultés rencontrées par les investisseurs. L’ANAPI facilite également les démarches administratives en orientant les investisseurs vers les secteurs concernés et en proposant des solutions adaptées, y compris via des plateformes numériques. Des échanges fructueux avec les opérateurs économiques Cette session a permis aux chefs d’entreprises présents d’engager des échanges directs avec les autorités et les structures d’appui à l’investissement.Le directeur général de l’Agence des zones économiques spéciales (AZES), Auguy Bolanda, a notamment exposé les conditions d’investissement au sein des zones économiques spéciales, présentées comme des leviers de développement industriel. Signature de projets structurants Par ailleurs, l’inauguration des stands s’est tenue au chapiteau en présence des autorités congolaises et françaises. La cérémonie a également été marquée par la signature du projet Kia Mona, entre le ministre d’État en charge de l’Urbanisme et Habitat, Alexis Gisaro, le coordonnateur du Comité stratégique de supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa, Thierry Katembwe Mbala, et l’entreprise Dassault Systèmes. Bibiche Mungungu

Semaine française de Kinshasa : la RDC appelle à des partenariats économiques plus ambitieux et équilibrés

Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a procédé au lancement officiel de la 9ᵉ édition de la Semaine française de Kinshasa (SFK), organisée à l’hôtel Pullman, dans la capitale congolaise. Dans son allocution, il a affirmé que « la République démocratique du Congo est prête pour des partenariats plus ambitieux, plus équilibrés et plus transformateurs ». Prévue du 22 au 24 avril 2026 autour du thème « RDC–France : perspectives partagées », cette rencontre est organisée par la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise (CCIFC), en partenariat avec l’Ambassade de France en RDC. Elle vise à favoriser les échanges entre entreprises françaises et congolaises, en vue de stimuler la collaboration et l’innovation Des thématiques en phase avec les enjeux mondiaux Pour Daniel Mukoko Samba, cette plateforme constitue un cadre stratégique d’échanges autour de problématiques majeures telles que l’économie verte et durable, les infrastructures résilientes, la transformation numérique ou encore la valorisation des ressources minières. Il a souligné que ces thématiques s’inscrivent dans un contexte international marqué par des mutations profondes, notamment les tensions géopolitiques, la transition énergétique et l’urgence climatique. Selon lui, « les choix économiques sont désormais indissociables des enjeux de souveraineté, de sécurité et de stabilité », ajoutant que les chaînes d’approvisionnement, l’accès à l’énergie et la maîtrise des technologies critiques sont devenus des priorités stratégiques. La RDC, acteur clé de la transition énergétique Le ministre de l’Économie a insisté sur le rôlestratégique de la RDC dans la transition mondiale vers une économie bas carbone, en raison de ses importantes réserves en minerais critiques, notamment le cobalt. S’appuyant sur des analyses internationales, il a indiqué que cette transition offre une opportunité historique aux pays en développement, à condition de dépasser le modèle purement extractif pour s’engager dans l’industrialisation et la création de valeur locale. Dans cette optique, la RDC a récemment mis en place une stratégie de réserve stratégique de cobalt et d’autres minerais critiques, accompagnée d’un système de quotas, afin de mieux défendre sa souveraineté économique. Vers une nouvelle dynamique franco-congolaiseDaniel Mukoko Samba a appelé à une refondation des relations économiques entre la RDC et la France, fondée sur des partenariats structurants dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures, le numérique, l’agro-industrie et la logistique. « La richesse naturelle seule ne suffit pas. Ce qui fera la différence, c’est ce que nous déciderons d’en faire », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de promouvoir la transformation locale, la création d’emplois et le renforcement de la souveraineté productive. Un appel aux investisseurs français S’adressant aux entreprises françaises, le ministre a présenté la RDC comme « une position stratégique à investir » et un pivot géoéconomique du continent africain. Il a invité les investisseurs à s’inscrire dans une logique de long terme, en misant sur des partenariats durables et structurants, dans un contexte de compétition mondiale axée sur l’accès aux ressources, l’industrialisation et la résilience économique. Selon les projections du Fonds monétaire international, la RDC devrait enregistrer une croissance de 5,9 % en 2026, avec une inflation maîtrisée à 3,3 %. Le pays a également réussi récemment sa première émission d’eurobond de 1,25 milliard de dollars, témoignant de la confiance croissante des investisseurs. La CCIFC et les partenaires saluent l’initiative Le président de la CCIFC, Bertrand Bisengimana, a rappelé que cette organisation, créée en 1987 à Kinshasa, œuvre à promouvoir les relations économiques entre la France et la RDC.De son côté, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a salué la participation de 24 entreprises françaises à cette édition, avec pour objectif d’encourager l’implantation de nouveaux investisseurs. Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Robert Malumba Kalombo, a souligné que la présence des entreprises françaises contribue à la modernisation de l’environnement des affaires et à la diffusion des standards internationaux. ANAPI : un guichet unique pour les investisseurs Lors de la session consacrée à l’investissement en RDC, la directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), Rachel Pungu Luamba, a présenté les opportunités qu’offre le pays ainsi que les dispositifs d’accompagnement des investisseurs. Elle a rappelé que l’ANAPI agit comme un guichet unique chargé de promouvoir les investissements, d’améliorer le climat des affaires et d’accompagner les porteurs de projets, notamment à travers des avantages fiscaux et douaniers. Signature de projets et perspectives En marge de cette ouverture, plusieurs activités ont été organisées, notamment l’inauguration des stands et la signature du projet Kia Mona, en présence des autorités congolaises et françaises. Bibiche Mungungu

RDC : Esambo et Lemarquis unissent leurs efforts pour des actions humanitaires et inclusives coordonnées dans le secteur du handicap

La Ministre déléguée en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, a reçu en audience Bruno Lemarquis, Coordonnateur des agences humanitaires des Nations-Unies en République démocratique du Congo. Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs enjeux majeurs liés à l’inclusion des personnes handicapées dans le contexte humanitaire. Parmi les priorités évoquées figurent la mise en œuvre de la Résolution 2475 des Nations-Unies sur la protection des personnes handicapées en zones de conflits armés, l’organisation d’une visite aux populations sinistrées, ainsi que l’évaluation de la politique nationale et de la stratégie d’autonomisation des Pvh. Les discussions ont également porté sur la préparation de la défense, par la RDC à Genève, de son rapport initial relatif à la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Plaidant pour un renforcement de l’appui des partenaires, la Ministre a insisté sur la nécessité d’un accompagnement technique et financier accru. En réaction, Bruno Lemarquis a salué les efforts du Gouvernement congolais et a promis de mobiliser les partenaires humanitaires afin d’intégrer systématiquement l’indice handicap dans leurs interventions, en vue d’une meilleure coordination des actions sur le terrain. Quant à l’évaluation de la politique nationale et de la stratégie nationale de l’autonomisation des Pvh, le haut fonctionnaire des nations-Unis s’est montré disponible à accompagner le Ministère en charge des Pvh-Apv avec tous les autres partenaires afin de coordonner ensemble les actions dans ce secteur longtemps marginalisé. Celcom Min Pvh Apv

Atelier d’endossement du Cadre de Programmation Pays 2025–2029 : « … L’atelier qui nous réunit aujourd’hui n’est pas une simple formalité.Il constitue un acte d’appropriation nationale au plus haut niveau technique… » (FAO)

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), en partenariat avec le Ministère des Affaires Étrangères, Coopération Internationale, Francophonie et Diaspora Congolaise, a organisé mardi 21 avril 2026 à Kinshasa, un atelier d’endossement du Cadre de Programmation Pays (CPP) 2025–2029, en faveur des Secrétaires Généraux des Ministères Sectoriels membres du Comité Interministériel de Coordination et de Suivi des Interventions de la FAO en RDC (CICSI-FAOCD). L’objectif principal de cette rencontre est de valider, de manière participative et consensuelle, le Cadre de Programmation Pays (CPP) 2025–2029, afin de garantir son appropriation et l’implication de l’ensemble des parties prenantes. Cette rencontre vise aussi d’une maniére spécifique à :a) Présenter aux Secrétaires Généraux le contenu du CPP 2025–2029, notamment : Comprendre le CPP Il est important de rappeler que la RDC et la FAO ont élaboré ce cadre qui constitue le principal cadre stratégique de coopération entre les deux parties dans les domaines de l’agriculture, de la peche, de l’élevage, du développement rural, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et de la gestion durable des ressources naturelles.Il est aligné sur : CPP 2025-2029 une réponse structurante M. Ibrahim Abdoul Nasser, a également profité de l’occassion pour rappeler que la RDC dispose d’un potentiel agroalimentaire et naturel exceptionnel, mais reste confrontée à des défis majeurs : une insécurité alimentaire persistante, touchant plus de 25 millions de personnes, une faible productivité agricole et une dépendance accrue aux importations, une vulnérabilité élevée aux chocs climatiques et aux conflits et une pression croissante sur les ressources naturelles. Face à cette réalité dit-il, le CPP 2025-2029 propose une réponse structurante, intégrée et territorialisée, fondée sur une théorie du changement claire et des priorités programmatiques réalistes. « … En endossant aujourd’hui le Cadre de Programmation Pays FAO–RDC 2025-2029, vous posez un acte fort de leadership et de responsabilité collective, au service de la transformation durable des systèmes agroalimentaires et de l’amélioration des conditions de vie des populations congolaises… »a-t-il laissé entendre. De son côté, Mr MUSAMBYA SANGANYA Vincent, Secrétaire général à la Coopération internationale et Francophonie, a profité de l’occasion pour rappeler à l’assistance que ce document pragmatique est le reflet d’une coopération étroite et d’une maturité croissante dans le partenariat entre la RDC et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il intervient avant la signature du document stratégique de la FAO et poursuit deux principaux objectifs, à savoir : José Wakadila et Science Kinkobo