1ère édition de la Conférence sur l’Agriculture, l’environnement de la province du Maniema : la FAO présente son avantage comparatif dans la transformation durable des systèmes agricoles et le renforcement de la sécurité alimentaire, grâce à son mandat et son rôle normatif mondial

Officiellement invitée par le Gouverneur de province du Maniema, Moise Mussa Kabwankumbi, la FAO a pris une part active lors des travaux de la 1ère Conférence sur l’Agriculture, l’Environnement, le Tourisme et l’Eau pour le développement durable du Maniema, tenue du 8 au 10 avril 2026 à Kindu, chef-lieu de ladite province. Cadre choisi, l’amphithéâtre de l’Université de Kindu. L’équipe de cette agence des Nations unies était conduite par M. Henri-Paul Eloma, Assistant du Représentant en charge de Programme.Dans son mot introductif, le gouverneur du Maniema, Moise Mussa Kabwankumbi, a insisté sur la nécessité de passer du potentiel à l’action, en identifiant clairement les contraintes et les solutions adaptées aux réalités locales. À son tour, le chargé de Programme de la FAO, M. Henri-Paul Eloma, a commencé par un rappel sur la présentation de cet organisme du système des Nations Unies et sa mission. « L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), est l’agence spécialisée des Nations Unies qui mène des efforts internationaux vers l’élimination de la faim. Notre mission est d’atteindre la sécurité alimentaire pour tous et d’assurer un accès régulier à une nourriture de haute qualité, permettant à chacun de mener une vie saine et active », a-t-il fait savoir, avant de d’expliquer sur le mode de fonctionnement de la FAO, qui passe par le Cadre de Programmation-Pays (CPP), un engagement stratégique entre le Gouvernement de la RDC et la FAO. Pour la période 2025-2029 a-t-il dit, l’engagement passe par le Cadre Programmatique Pays (CPP) 2025-2029 et la FAO mobilise tous ses efforts autour de 4 domaines prioritaires à savoir : Initiative Main dans la Main M. Henri-Paul Eloma s’est ensuite étendu sur l’Initiative « Main dans la Main » (Hand-in-Hand – HiH) qui constitue un levier pour l’investissement.Lancée en 2019 par le Directeur général de la FAO, cette initiative vise à accélérer la transformation agricole et le développement durable pour éliminer la pauvreté et la faim au travers la mobilisation des investissements privés. Il a précisé que la RDC est dans la dynamique mondiale : Les 5 filières prioritaires et stratégiques de la RDC M. Eloma a renchéri en présentant les 5 filières prioritaires et stratégiques de la RDC sélectionnées par le Gouvernement congolais : il s’agit de Café et Cacao : Pour renforcer le » Couloir Vert » Kivu-Kinshasa ;Maïs : Pour s’aligner sur la dynamique du Corridor de Lobito ; Aviculture et Aquaculture : Pour booster la production de protéines animales locales.Avant de clore avec son intervention, M. Henrti-Paul Eloma a encouragé le Gouvernement Provincial du Maniema ainsi que les acteurs du secteur privé local, à s’approprier cette initiative.Il a insisté sur les opportunités de la création des Agropoles pour l’entrepreneuriat des jeunes.Il a ensuite exhorté l’autorité provinciale, à développer un Programme d’Investissement Agricole Provincial basé sur les filières porteuses spécifiques au Maniema.Il a enfin réitéré l’engagement de la FAO, à accompagner les autorités provinciales du Maniema, dans l’élaboration de ce plan, facilitant ainsi la mobilisation des financements nécessaires à la relance du secteur agricole dans ladite province. Rcommandation phare sur le retour de la FAO dans le Maniema Parmi les recommandations, il y a la réouverture du Bureau de la FAO au Maniema.Le Gouverneur de province Moise Mussa Kabwankumbi s’est ensuite engagé dans son mot de clôture, à préparer un projet de relance agricole de la province, avec l’appui financier de la BAD (Banque africaine de développement) et l’appui technique de la FAO. À noter que l’ouverture officielle des travaux a été assurée par Mme Marie Nyange Ndambo, Ministre nationale de l’Environnement, du Développement Durable et de l’Économie du Climat, en présence du gouverneur de province du Maniema, Mussa Kabwankubi Moïse. La conférence était placée sous le haut patronage du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et les travaux ont réuni plus de 500 participants, nationaux et internationaux, y compris des autorités politico-administratives provinciales et nationales, des experts sectoriels, des acteurs de la société civile et des partenaires techniques et financiers. José Wakadila
34e session de la Conférence Régionale de la FAO pour l’Afrique : Agir en faveur des systèmes agroalimentaires africains dans un contexte d’incertitude mondiale

Les chocs mondiaux pèsent de plus en plus lourdement sur les systèmes agroalimentaires africains. Les perturbations commerciales entraînent une hausse du coût des engrais, du carburant et du transport. Les aléas climatiques anéantissent les récoltes. Les conflits chassent les agriculteurs de leurs terres. Ces phénomènes sont bien réels et s’intensifient. Cependant, les décisions les plus déterminantes pour l’avenir de l’agroalimentaire de l’Afrique sont toujours prises sur le continent même, dans les budgets nationaux, les cadres réglementaires et les plans d’investissement sous le contrôle des gouvernements africains. La 34e session de la Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, organisée par le gouvernement de la République islamique de Mauritanie à Nouakchott du 13 au 17 avril 2026, rassemble les ministres de l’Agriculture et des portefeuilles connexes de tout le continent. Il s’agit d’un forum où les engagements politiques devraient se traduire en priorités opérationnelles. La question centrale est de savoir si cette traduction se fera avec suffisamment de rapidité et de coordination. Les chiffres ne laissent guère de place à l’ambiguïté. Selon le rapport « État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde 2025 », environ 307 millions de personnes, soit plus d’une personne sur cinq, souffraient de sous-alimentation en Afrique en 2024. Depuis 2010, la prévalence de la sous-alimentation a augmenté de près de cinq points de pourcentage, effaçant ainsi une décennie de progrès. Parallèlement, le coût d’une alimentation saine s’est élevé à 4,41 dollars par personne et par jour en moyenne en termes de parité de pouvoir d’achat, ce qui rend une alimentation adéquate inaccessible à la majorité des ménages africains. Il ne s’agit pas là de perturbations passagères. Elles sont le reflet de défaillances structurelles : un sous-investissement chronique dans les infrastructures rurales, des marchés fragmentés, des services de vulgarisation agricole défaillants et des systèmes agroalimentaires extrêmement vulnérables aux chocs extérieurs. Les conflits, la variabilité climatique et les ralentissements économiques s’aggravent mutuellement, et les populations les plus durement touchées (petits exploitants, éleveurs, femmes et jeunes) sont précisément celles sur lesquelles repose la production alimentaire du continent. L’Afrique ne manque pas d’atouts. Elle détient environ 60 % des terres arables non cultivées de la planète. Sa population est la plus jeune de toutes les régions. Ses systèmes de savoirs locaux, forgés au fil des siècles, et son patrimoine agricole sont adaptés à des conditions auxquelles les modèles importés ne parviennent souvent pas à répondre. La question n’a jamais été de savoir si l’Afrique disposait des ressources nécessaires pour se nourrir. La question est de savoir si ses institutions et ses choix d’investissement sont organisés de manière à y parvenir. En matière de financement, les dépenses publiques consacrées à l’agriculture en Afrique ont atteint environ 16 milliards de dollars en 2022, poursuivant ainsi une tendance positive. Cependant, cela ne représente qu’une faible part des besoins du secteur. Par ailleurs, les crédits accordés à l’agriculture représentent environ 2 % du total des prêts bancaires, un chiffre qui n’a quasiment pas évolué en dix ans, alors que le secteur emploie près de la moitié de la main-d’œuvre. Pour combler cet écart, il faut aller au-delà de simples objectifs ambitieux. Cela nécessite des cadres politiques plus solides pour le partage des risques, une utilisation plus efficace du financement mixte, ainsi que des investissements publics délibérément structurés pour attirer les capitaux privés, en particulier pour les petites et moyennes entreprises agroalimentaires, qui constituent le pilier des systèmes agroalimentaires locaux et créent des emplois. L’innovation est importante, mais seulement lorsqu’elle profite à ceux qui en ont besoin. Les services de conseil numérique, les variétés de semences améliorées, les pratiques agricoles intelligentes et les systèmes d’information sur les marchés plus performants peuvent tous contribuer à accroître la productivité et à réduire les pertes. Trop souvent toutefois, ces outils restent cantonnés à des projets pilotes ou ne sont accessibles qu’aux exploitations à grande échelle. La prochaine vague d’innovation agricole en Afrique doit prendre en compte les réalités des petits exploitants, en particulier des femmes et des jeunes, qui produisent une part importante de la nourriture du continent, mais qui sont défavorisés en matière de vulgarisation, de crédit et de technologie. La résilience ne peut être une considération secondaire. La variabilité climatique et la volatilité économique sont des caractéristiques permanentes du paysage, et non des perturbations temporaires dont il faut tenir compte dans la planification. Tout investissement dans les systèmes agroalimentaires africains, qu’il concerne l’irrigation, le stockage, les infrastructures de marché ou les chaînes de valeur, doit être soumis à des tests de résistance tenant compte des projections climatiques et conçu pour durer. Cela implique de donner la priorité à une production diversifiée, à une gestion durable des terres et à des institutions rurales plus solides, capables d’absorber les chocs sans s’effondrer. La Conférence régionale est l’endroit où les États membres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Afrique définissent leurs priorités régionales et exposent les besoins de soutien auxquels ils sont confrontés. Pour les ministres de l’agriculture et des secteurs connexes, la tâche est concrète. Les plans nationaux d’investissement agricole doivent être davantage alignés sur les résultats des systèmes agroalimentaires. Les mécanismes de financement doivent être conçus pour atteindre les petits exploitants et les entreprises agroalimentaires qui ne sont pas pris en compte par les systèmes actuels. Enfin, les partenariats entre les pouvoirs publics, le secteur privé et les partenaires de développement doivent passer des protocoles d’accord à des résultats mesurables. Dans ce domaine, la crédibilité repose sur les résultats, et non sur les déclarations. Dans un contexte où la marge de manœuvre budgétaire se réduit et où le financement du développement est de plus en plus concurrentiel, les gouvernements capables de démontrer le retour sur investissement de leurs initiatives agricoles – en termes de productivité, d’accès aux marchés et de résultats nutritionnels – attireront davantage de ressources dans ces deux domaines. Ceux qui n’y parviennent pas prendront encore plus de retard. Il y a de quoi être confiant. Partout sur le continent, les
9è édition de la Semaine Française de Kinshasa du 22 au 24 avril 2026: La SFK se veut être un pont vers des nouvelles opportunités

En marge de la 9 éme édition de la Semaine Française de Kinshasa (SFK) , dans la capitale de la République Démocratique du Congo du 22 au 24 avril 2026 sous la thématique: » RDC-France: Perspectives Partagees », la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (C.C.I.F.C) en partenariat avec l’Ambassade de France /RDC a organisé, jeudi 09 avril 2026, une conférence de presse pour expliquer l’importance de ce grand rendez-vous économique annuel qui permet aux entreprises françaises et congolaises de se connecter, collaborer, et innover. C’était en la salle Étoile du 9éme niveau de l’hôtel Pullman de Kinshasa. Pour le Président de la C.C.I.F.C, Bertrand Bisengimana, la Semaine Française de Kinshasa 2026 mettra à l’honneur les secteurs stratégiques de croissance à savoir; mines et ressources naturelles; Energie et transition énergétique; Ville durable et infrastructures; Logistique et nouvelles voies de communication; Numérique et innovation technologique; Énvironnement et économie verte. Désormais, cette activité sera inscrite dans l’agenda national. Un lieu de rencontre dorénavant connu par les autorités avec le soutien de l’ambassade de France. A cette 9éme édition, il y aura des entreprises françaises qui, pour la toute première fois prendront part en vue de faciliter le développement de l’économie entre les deux pays. Il sied de signaler qu’à la fin de la Semaine Française de Kinshasa, on attend la signature des accords de partenariats des entreprises congolaises et françaises. Plusleurs activités sont prévues à cette plate-forme d’opportunités pour les entreprises congolaises et françaises notamment; les conférences plénières, ateliers sectoriels, etc. Une occasion pour les participants de rencontrer les décideurs publics et privés, d’identifier des opportunités concrètes de partenariat et d’investissement, de découvrir les innovations et expertises françaises adaptées au contexte congolais, d’explorer des stands présentant des produits, services et autre savoir-faire, de développer leur réseau avec d’autres entreprises. Présente à la conférence de presse parmi les intervenants, la Directrice Générale de l’ANAPI, Mme Rachel Pungu Luamba a indiqué que la RDC s’inscrit dans la transformation de son économie. Elle s’appuie sur cinq piliers à savoir; la bonne gouvernance, le renforcement du capital humain; la diversification de l’ économie, l’aménagement du territoire et le développement durable et équilibré des provinces. Pour l’ANAPi, a-t-elle souligné, ce cadre permettra de faire état des secteurs stratégiques pour développer ensemble le partenariat gagnant-gagnant, bénéfique pour les deux pays. Ainsi, la RDC s’engage sur la transformation et le développement tout en se préparant pour accueillir des investisseurs de maniere diversifiée et attend la France pour écrire l’histoire de sa transformation structurelle de son économie. Bien avant, Mme le DG a expliqué la mission assignée à son institution, celle d’améliorer le climat des affaires, d’attirer les investissements et de moderniser l’institution. Etant conseillère du Gouvernement en matière de promotion des investissements et de l’amélioration du climat des affaires, l’ANAPI accompagne l’investisseur dans sa structuration de son projet tout en faisant le suivi et évaluation du projet dans le but de renforcer la collaboration entre les communautés d’affaires. L’Ambassadeur de France accrédité en RDC, Rémi Maréchaux salue la coopération qui existe entre la France et la RDC. Pour cette 9éme édition de la SFK, la France a conclu des axes stratégiques qui reflètent les ambitions communes avec la RDC notamment dans les secteurs de l’Energie, la forêt, le transport, l’Enseignement, etc. Rappelons que la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise oeuvre au renforcement des relations économiques entre la France et la République Démocratique du Congo, en accompagnant les entreprises dans leurs projets de développement et d’investissement. Bibiche Mungungu
Guerre d’agression rwandaise: L’assistance humanitaire préoccupante des Pvh-Apv au cœur des échanges entre Me Irène ESAMBO Diata et le PAM

La Ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables (Pvh-Apv), Me Irène Esambo Diata, a reçu en audience une délégation du Programme Alimentaire Mondial (PAM), conduite par M. Diallo Ibrahima, en présence des responsables de l’ASBL la Voix des Handicapés pour l’Autonomie et le Développement, VHAD basée à Beni. . Cette rencontre a porté sur la situation humanitaire préoccupante des Pvh-Apv dans les zones de conflits à l’Est de la RDC. Au cours des échanges, la Ministre a dressé un constat alarmant, soulignant la vulnérabilité accrue des personnes handicapées, souvent marginalisées dans les interventions humanitaires, dans un contexte sécuritaire marqué par la guerre. Elle a réaffirmé la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo, fondée sur le principe de ne laisser personne pour compte. Pour répondre à cette urgence, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment l’application de la Résolution 2475 des Nations Unies, le renforcement de l’assistance humanitaire adaptée aux besoins spécifiques des Pvh-Apv, la mise en place d’une meilleure coordination avec le PAM, ainsi que la conclusion d’un partenariat structuré pour des interventions efficaces en période de crise. De son côté, le PAM a réaffirmé sa présence sur le terrain, notamment à Beni, Uvira et Bunia, tout en saluant l’intégration de la dimension du handicap dans les actions humanitaires. Notez que les deux parties ont convenu de mettre en place une équipe technique conjointe pour élaborer un plan d’actions concret en faveur d’une assistance inclusive et durable. (Celcom Min Pvh Apv)
Clôture du mois de la femme à la FENAPHACO : « Droits garantis et autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles handicapées en RDC » : thème choisi par les femmes du RENAPHAC

Le Réseau national des associations des femmes vivant avec handicap du Congo (RENAFHAC), qui est une structure réunissant les associations des femmes vivant avec handicap de la FENAPHACO, a clôturé vendredi 03 avril 2026, les activités du mois de mars dédié aux droits des femmes. C’était à travers une cérémonie organisée dans la salle de conférence Me Kinkela, au siège de la FENAPHACO. Dans sa prise de parole, Madame Sisi Ndilu, cadre du RENAFHAC, a dans son mot de bienvenue, salué l’engagement des femmes vivant avec handicap dans la lutte pour leurs droits. De son côté, la présidente du RENAFHAC, Mme Rachel Kabongo Mbuyi, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’inclusion et d’autonomisation des femmes handicapées, lesquelles sont confrontées à de nombreuses discriminations jusqu’à ce jour. Autonomiser la femme vivant avec handicap, c’est la rendre libre, indépendante… Pour Mme Rachele Mbuyi, autonomiser la femme vivant avec handicap, c’est la rendre libre, indépendante, en plus de l’inclure dans toutes les politiques nationales. Il s’agit également a-t-elle poursuivie, de la mettre à l’abri de la mendicité et de promouvoir ses droits dans toute sa spécificité. Dans son mot d’orientation et d’ouverture, Me Patrick Pindu -di- Lusanga, Coordonnateur national de la FENAPHACO (Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo), a invité les femmes du RENAPHAC à une synergie d’actions entre les institutions et les organisations de la société civile, pour une inclusion effective. Revenant sur le sens de cette cérémonie, Me Pindu explique que, c’est pour encourager les femmes vivant avec handicap, à continuer dans la démarche qui consiste à se sensibiliser davantage sur leurs droits et de pouvoir organiser beaucoup d’activités sur l’entrepreneuriat, en faveur de leur autonomisation. Elles doivent également assister à des grands forums et grandes réunions qui parlent sur les droits des femmes tant au niveau national, de la sous-région (SADC, CEEAC, Grands Lacs), au niveau de la région Afrique et à travers le monde ainsi qu’à toutes les rencontres relatives aux conditions des droits des femmes qui sont organisées au mois de mars de chaque année à New York et à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine. Pour Me Pindu, les femmes vivant avec handicap peuvent aussi apporter quelque chose, pour que l’Afrique et général et l’UA en particulier, puissent porter la voix sur les droits des femmes vivant avec handicap dans la sous-région Afrique, en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie.Elles doivent également continuer à multiplier des activités de plaidoyer auprès du gouvernement, pour que la question des femmes vivant avec handicap en RDC, puisse être prise en compte dans les programmes qui sont adoptés au niveau national. Des interventions riches en enseignements Au cours de ladite cérémonie,Mme Hortence Ikobonga, présidente provinciale des femmes vivants avec handicap de la FENAPHACO, a saisi cette opportunité pour présenter les instruments juridiques internationaux, nationaux et régionaux qui garantissent les droits des femmes et des filles handicapées. Mme Rachele Mbuyi, présidente du RENAPHAC, est revenue pour rappeler la place des femmes et des filles handicapées dans les instances de prise de décision à tous les niveaux. Clôturant cette série d’interventions, Me Patrick Pindu, Coordonnateur national de la FENAPHACO, a axé son intervention sur les forces, les faiblesses et les opportunités actuelles des femmes et des filles handicapées, en vue de leur autonomisation effective. A noter que cette activité organisé par le RENAPHAC, marque non seulement la fin du mois de la femme, mais aussi le début d’un engagement renouvelé en faveur des droits des femmes et filles handicapées en RDC. Le clou de la cérémonie a été marqué par une photo de famille, symbole d’unité et d’engagement collectif.Placée sous le thème « Droits garantis et autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles handicapées en RDC », cette activité a mises aux prises quelques partenaires du RENAFHAC, dont la FENAPHACO, le Ministère du Genre, Famille et Enfant, ainsi que l’ASBL Dignité humaine. José Wakadila
Inauguration des nouveaux plateaux de production de la RTEDUC: Le DG Shungu plaide pour l’augmentation des moyens de fonctionnement en faveur de son média

Mme Raïssa Malu, ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU -NC) a procédé jeudi 2 avril 2026 à l’inauguration des nouveaux plateaux de production de la Radio télévision de l’éducation nationale ( RTEDUC), un média public spécialisé dans le domaine de l’éducation. En guise de lancement de ces nouveaux plateaux, la patronne de l’éducation nationale et son collègue de la Communication et médias, Patrick Muyaya, ont répondu à quelques questions d’une journaliste de la RTEDUC, question d’apprécier la qualité des équipements y installés. Doter la RTEDUC des moyens appropriés Dans son intervention, la ministre d’État a déclaré qu’elle et ses collègues s’impliqueront pour doter ce média des moyens appropriés. Son collègue de la Communication a indiqué qu’il faut initier une réflexion qui ferait de la RTEDUC une branche spécialisée de la RTNC, avant d’en appeler à l’amélioration du contenu programmatique des émissions. De son côté, le Directeur général de cette station de radio et de télévision, Guy Shungu a, après avoir décliné son bilan élogieux à la tête de cette chaîne de radio et télévision, plaidé pour l’octroi des moyens importants pour lui permettre de faire mieux que ce qu’il est en train de réaliser actuellement. Il a rendu hommage particulièrement à la ministre d’État Raïssa Malu pour son accompagnement, qui a permis que ce média sorte du bas où il se trouvait pour être propulsé actuellement au niveau national et même international. Avant l’inauguration des nouveaux plateaux de production, et du Jardin d’éducation,un espace où pourront s’enregistrer certaines émissions à diffuser par la RTEDUC,la ministre a d’abord procédé à la remise symbolique au DG du bus pour les reportages. Des agents courageux, dévoués et résilients Dans la présentation de sa structure de communication, le DG a loué la qualité de ses agents qui ont fait preuve de courage,de dévouement,de résilience et d’abnégation pendant la période des vaches grasses qu’a connues son média. Selon lui, s’il a pu réaliser des prouesses avec peu de moyens, il est capable de faire de loin mieux que maintenant. À son actif, il a cité notamment la construction ,grâce aux frais de fonctionnement, d’une grande salle de réunion de 150 places, l’achat d’un bus pour le reportage et des nouveaux plateaux de production de standard international, l’installation d’une station de radio à Kananga, plébiscitée actuellement comme la meilleure de l’espace Grand Kasaï. Néanmoins, en dépit de ces réalisations, il se dresse sur son chemin des grands défis à relever dont le plus grand est l’augmentation des frais de fonctionnement pour permettre à son média d’améliorer la qualité de ses prestations. C’est dans ce cadre qu’il a sollicité du ministre de la Communication et médias l’obtention de certains avantages à l’instar de ceux octroyés à la chaîne mère,la RTNC. Aux partenaires du ministère, Guy Shungu a lancé l’appel à un appui ferme et important. José Wak.
Kwilu : L’inclusion sociale en marche avec l’installation de la division provinciale des PVH-APV

Dans le cadre du déploiement de l’administration de proximité prônée par le Chef de l’État, la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap (PVH-APV), Me Irène Esambo Diata, a officiellement installé, ce 31 mars 2026, la division provinciale de son secrétariat général à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, ce qui constitue une avancée administrative majeure pour cette province de l’ouest de la République démocratique du Congo. Accompagnée du gouverneur de cette entité administrative, le Dr Philippe Akamituna Ndolo, la ministre déléguée, Me Irène Esambo Diata, a présidé la cérémonie solennelle d’investiture de Me José Zubi, désormais à la tête de cette nouvelle branche provinciale de l’administration publique. Une administration de proximité pour une gouvernance inclusive Pour Me Irène Esambo, cette installation n’est pas qu’une formalité bureaucratique, mais l’expression d’une volonté politique claire : rapprocher l’État des citoyens les plus vulnérables. Lors de son allocution, la ministre déléguée chargée des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables a rendu un hommage appuyé à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, soulignant que la question du handicap est désormais une priorité transversale des politiques publiques nationales. « L’extension de cette administration au niveau provincial s’inscrit dans une dynamique de proximité, pour le bénéfice direct des populations », a-t-elle déclaré, avant d’exhorter les autorités locales à soutenir cette structure naissante. Vers une autonomisation par le « handipreneuriat » Au-delà de l’aspect administratif, Irène Esambo Diata a profité de cette tribune pour plaider en faveur de projets structurants. Elle a sollicité l’appui du gouverneur pour l’octroi de concessions foncières destinées à promouvoir le « handipreneuriat » et le handisport, deux leviers essentiels pour l’autonomisation économique des personnes vivant avec handicap dans la région. Un engagement réaffirmé des bénéficiaires De son côté, le nouveau chef de division, Me José Zubi, a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement pour l’intégration massive des PVH au sein de la fonction publique. Il a assuré les autorités de la détermination de ses pairs à devenir des acteurs du développement local plutôt que de simples assistés. La cérémonie s’est conclue par l’inauguration symbolique des nouveaux bureaux, marquant ainsi le point de départ d’une ère nouvelle pour l’inclusion sociale dans le Kwilu. Philippe Dephill Lipo
Infrastructures télécoms en RDC : Helios Towers et l’ANAPI signent une convention d’investissement 2026

Helios Towers DRC et l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) ont procédé, le mardi 31 mars à Kinshasa, à la signature d’une convention d’investissement 2026, portant sur un montant estimé entre 110 et 150 millions de dollars. A travers cet accord, les deux parties franchissent un nouveau cap dans le renforcement des infrastructures de télécommunications en République démocratique du Congo, alors que le pays fait face à une demande croissante en connectivité et à une accélération soutenue de sa transformation numérique. Dans son allocution, M. Maixent Bekangba, Directeur Général de Helios Towers DRC, a indiqué que leur réseau de partenaires sur le terrain participe quotidiennement à l’exploitation et à la maintenance des infrastructures, contribuant ainsi au soutien de plus de 4 000 emplois directs et indirects. « Derrière chaque tour, comme on le dit communément à Kinshasa, chaque antenne, vous trouverez des équipes locales très engagées, dont 98 % sont des Congolais. Notre écosystème de partenaires sur le terrain contribue chaque jour à faire fonctionner et à maintenir nos infrastructures, soutenant ainsi plus de 4 000 emplois directs et indirects. Le partenariat solide avec les opérateurs, qui sont nos clients privilégiés et qui œuvrent au quotidien avec toutes sortes de technologies, la 4G et très bientôt la 5G. Nous avons également une très grande présence en zones rurales, auprès des communautés où la connectivité est le seul moyen de désenclavement », a-t-il indiqué. À l’en croire, cela passe naturellement par une excellence opérationnelle, dont ils sont les plus fiers, et qui permet la résilience de leur système de fonctionnement. « Notre engagement en matière de durabilité est également un crédo, avec notamment des solutions solaires qui nous permettent de protéger l’environnement. Nous y construisons des infrastructures durables et, naturellement, nous investissons dans les compétences locales ; nous contribuons à créer les conditions d’un développement numérique durable », a déclaré le directeur général de Helios Towers DRC. Par ailleurs, il a indiqué que cette cérémonie marque une nouvelle étape très importante. Elle reflète, selon lui, la qualité de leur partenariat avec les institutions de la République et leur ambition commune de continuer à développer les infrastructures essentielles au futur numérique de la République démocratique du Congo. L’occasion faisant le larron, le Directeur Général de Helios Towers DRC, Maixent Bekangba, a estimé que cette convention marque une nouvelle étape dans leur engagement à long terme en République démocratique du Congo. « Elle nous permet de continuer à investir dans des infrastructures essentielles, qui soutiennent la connectivité, la croissance économique et l’inclusion numérique », a-t-il déclaré. De son côté, le président-directeur général de Helios Towers, Tom Greenwood, a estimé que cette signature va bien au-delà d’un accord : c’est une nouvelle phase du développement numérique de la République démocratique du Congo. À l’en croire, derrière chaque infrastructure existent des opportunités : des entreprises qui grandissent, des services qui deviennent accessibles, des communautés qui se connectent au monde, des générations qui accèdent à des perspectives sans limites. « Aujourd’hui, notre infrastructure permet de connecter plus de 37 millions de personnes et, grâce aux investissements que nous réalisons, ce sont plus de 3 millions de Congolais supplémentaires qui pourront en bénéficier en 2026 », a déclaré le président-directeur général de Helios Towers. Prenant la parole, la Directrice Générale de l’ANAPI, Rachel Pungu Luamba, a salué le choix stratégique opéré par le groupe Helios Towers de consolider et d’étendre ses investissements en RDC, une terre d’opportunités en constante transformation. « Je salue également l’engagement constant de la Chambre de commerce britannique en RDC pour le renforcement des relations économiques entre la RDC et le Royaume-Uni, ainsi que l’ensemble des partenaires ayant contribué à l’organisation de cette activité », a-t-elle déclaré. À l’en croire, la tenue de cet événement intervient dans un contexte marqué par la transformation profonde des économies, où la connectivité numérique, l’innovation technologique et la robustesse des infrastructures constituent désormais des leviers essentiels de croissance, de compétitivité et d’inclusion socio-économique. « Pour la RDC, ces enjeux revêtent une importance particulière. Ils traduisent avant tout la volonté politique affirmée de Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui, depuis son accession à la magistrature suprême en 2019, porte une grande vision de développement de notre pays. Il a fait du numérique l’une des priorités nationales et a ainsi mis la RDC sur la voie de la transformation digitale, afin de faire de ce secteur transversal un levier d’intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès social. En effet, notre pays s’est doté d’un cadre légal et institutionnel propice à l’essor du secteur, notamment avec la promulgation de la loi n° 23/010 du 13 mars 2023 portant Code du numérique, la création de l’Agence pour le développement du numérique (ADN), ainsi que l’opérationnalisation du Fonds de développement du service universel visant à promouvoir l’accès aux services numériques au bénéfice des populations, en particulier dans les zones rurales et sous-desservies », a-t-elle martelé. La Directrice Générale de l’ANAPI a indiqué que le Plan national du numérique, horizon 2025, document stratégique de politiques publiques, a été élaboré pour baliser la matérialisation de cette vision, dans le cadre du programme d’action du gouvernement, dont la vision « DRC Digital National » est la continuité. Par ailleurs, elle a fait savoir que, dans le prolongement de cette impulsion politique, le gouvernement de la République, sous le leadership de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, s’est résolument engagé à faire du numérique un pilier structurant du développement économique et social, notamment à travers la mise en œuvre de la vision « DRC Digital National 2030 ». « C’est dans cette dynamique que s’inscrit le programme d’investissement de Helios Towers RDC, récemment agréé au taux d’investissement par le Conseil d’agrément de l’ANAPI. Cet investissement structurant illustre de manière concrète la confiance renouvelée des investisseurs internationaux dans le potentiel de notre pays ainsi que la pertinence des réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité de la RDC
Clôture du projet d’appui à la formation professionnelle des PVH : Les leaders des associations membres de la Fenaphaco gratifiés par des brevets de participation par l’Ambassade du Canada

Débuté depuis quelques semaines, la formation sur l’autonomisation des personnes vivant avec handicap (PVH) organisée en faveur des leaders des associations membres de la FENAPHACO (Federation nationale des associations des personnes handicapées du Congo), s’est clôturée lundi 30 mars 2026 dans la salle Maïko du bâtiment administratif du Ministère de l’Intérieur, situé dans la commune de Lingwala. L’activité a connu la participation du Conseiller politique de l’Ambassade du Canada, M. Kevin Mudinga, qui a remis des brevets de participation aux bénéficiaires de ladite formation. A cette occasion, le Coordonnateur national de la FENAPHACO, Me Patrick Pindu-di-Lusanga, s’est réjoui de l’accompagnement de l’Ambassade du Canada à travers le Projet d’appui à la formation professionnelle des PVH pour leur autonomisation dans le secteur économique appuyé par le Fonds de contribution aux initiatives locales. Pour Me Pindu, la formation ayant touché à sa fin, la prochaine étape reste centrée sur les efforts à fournir, afin d’amener les bénéficiaires d’appliquer les connaissances acquises sur terrain. C’est pour cette raison dit-il, que d’autres partenaires ont été associé à la cérémonie, pour les inciter à disposer des financements susceptibles d’aider les PVH à pouvoir mettre en pratique les leçons apprises en plus d’organiser des campagnes de sensibilisation sur la vulgarisation du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. Dans le même chapitre, la FENAPHACO compte mener des plaidoyers, pour inciter le Parlement de la RDC, à voter une loi pouvant permettre au gouvernement de la République, de ratifier ledit Protocole. Il a par la même occasion, sollicité l’appui des différents partenaires, afin que la formation des PVH se poursuive à travers toutes les provinces du pays. Pour sa part, le Conseiller politique de l’Ambassade du Canada en RDC, M. Kevin Mudinga, a expliqué les raisons du soutien de cette activité : » Pour le Canada, les questions des PVH sont une priorité. C’est ainsi que lorsque la FENAPHACO a soumis ce projet ambitieux consistant à soutenir les jeunes vivant avec handicap pour leur autonomisation, l’Ambassade a répondu favorablement « , a-t-il dit, avant de soutenir que l’Ambassade du Canada reste ouverte à d’autres propositions, surtout que le Fonds de contribution aux initiatives locales ouvrira des consultations dans les prochaines semaines. À en croire M. Kevin Mudinga, tous les projets nécessitant un accompagnement financier, sont les bienvenus au sein de l’Ambassade du Canada.À noter que les formations obtenues par les leaders des associations membres de la FENAPHACO, ont été orientées sur le développement personnel, l’épargne, le leadership entrepreunerial, l’agriculture, l’élevage. José Wak
Accès difficile des populations Kinoises à l’eau potable et à l’électricité : la VSV invite le gouvernement à doter la Regideso et la SNEL des moyens matériels et financiers nécessaires

» La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est très préoccupée par les énormes difficultés qu’éprouvent les habitants de plusieurs quartiers des communes de la ville de Kinshasa pour jouir effectivement de certains de leurs droits Economiques, Sociaux et Culturels (DESC) dont particulièrement l’accès à l’eau potable et à l’électricité « . C’est en ces termes que M. Serge-Pierre Ntumba, deuxième vice-président exécutif de la VSV, a introduit son intervention, lors d’une conférence de presse organisée par cette Ong de défense des droits de l’homme à son siège de Matonge/Kalamu. La VSV demande en effet aux autorités congolaises, de respecter les droits de la population à l’eau potable et à l’électricité.Selon M. Pierre-Serge Ntumba, des informations et lamentations parvenues à la VSV font état de la carence d’eau et d’électricité avec des conséquences négatives sur le vécu quotidien des milliers de personnes dans la ville de Kinshasa.Parmi les conséquences de cette malheureuse situation, il y a le fait que les habitants de Kinshasa ne savent pas du tout faire convenablement face à leurs multiples besoins quotidiens en eau et en électricité. Risque des maladies d’origine hydrique » La quête d’eau potable est devenue le lot quotidien des résidents de plusieurs quartiers des communes de Kinshasa, obligés de se déplacer avec des récipients vides pour acheter l’eau des forages en pleine capitale de la RDCongo « , a-t-il renseigné, ajoutant que la VSV craint de voir dans l’avenir, la population être dangereusement et régulièrement exposée aux maladies d’origine hydrique consécutives au manque d’eau potable d’une part. D’autre part dit-il, le manque d’électricité expose très souvent la même population à l’insécurité caractérisée entre autres par la montée du banditisme urbain, le braquage, l’extorsion et même par les assassinats, les viols favorisés par l’obscurité due au manque permanent de l’électricité. Accès à l’eau potable à Kinshasa : quid ? À en croire M. Pierre-Serge Ntumba, les données collectées sur terrain par la VSV font état des robinets secs où l’eau ne coule plus depuis plusieurs semaines dans certains quartiers, voire plusieurs mois dans d’autres. » Dans certains quartiers où la population a un peu plus de chance, l’eau coule aux robinets par intermittence c’est-à-dire pendant un (1), deux (2) ou trois (3) jours par semaine « , a-t-il informé. Il cité à titre illustratif, le cas de quartiers Uele, Mfidi, Kisantu, Lemba/ village et Bagata dans la commune de Makala et des quartiers Ngafani, Herady, Camp Ping et Mbala dans la commune de Selembao, où les habitants n’ont plus accès à l’eau depuis plus de deux (2) mois. Il en est de même des quartiers Mbuku, Amba, Révolution, Regideso, Kabila, Ngomba et Kumba dans la commune de Kisenso, où l’eau ne coule plus aux robinets depuis plus d’un (1) mois. Il poursuit que la situation est plus que pire dans la commune de Mont Ngafula, particulièrement sur l’avenue Tshitenge au quartier Masanga Mbila, où les robinets de la REGIDESO se sont séchés depuis plus de cinq (5) ans. Au quartier Mazamba situé dans la même commune, la population est dépourvue de l’eau potable depuis plusieurs mois.Dans le même lot, il évoque le cas des résidents de la commune de Kasa-Vubu, singulièrement ceux des avenues Lisala, Gemena, Bosobolo,… au quartier Anciens Combattants, qui ne sont pas du tout épargnés de cette carence qui les prive de l’eau potable et rend en même temps leur quotidien intenable depuis le début de l’année 2026 en cours. » En vue de faire face à cette situation du reste insupportable, les victimes de la carence d’eau dans les différents quartiers et communes de Kinshasa sont obligés d’effectuer des longues distances à la recherche de cette denrée vitale ou encore de recourir à l’eau des puits ou des forages qui n’est pas du tout bonne pour la consommation et la santé humaines « , a-t-il indiqué. Quid de l’électricité à Kinshasa ? Comme pour l’accès à l’eau potable, M. Pierre-Serge Ntumba informe que l’accès à l’énergie électrique pose également d’énormes problèmes à travers la ville de Kinshasa, au détriment des milliers de ses habitants qui ne cessent de se plaindre suite au fait que leurs quartiers, avenues et rues, ne bénéficient plus régulièrement de la fourniture en électricité. En réalité dit-il, les habitants de certains quartiers et de certaines communes de Kinshasa n’accèdent à l’électricité que durant quelques heures de la nuit ou de la journée selon les cas, tandis que dans certains autres, l’électricité est totalement absente depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois. » Et si par hasard l’électricité est rétablie, celle-ci est de très mauvaise qualité et n’est bonne que pour brûler des appareils des abonnés dont certains sont des démunis « , informe-t-il, citant le cas notamment de la commune de Makala, où de nombreux quartiers dont Bagata, Kisantu, Uele, Mfidi, Lemba-village, Makasi … demeurent sans électricité depuis des longs mois. Pour dénoncer cette carence persistante en énergie électrique et ses conséquences ainsi que pour exprimer leur mécontentement quant à ce, les habitants du quartier Makasi ont organisé mardi 10 mars 2026, à la fois une marche pacifique et un sit-in devant le Centre de Vente des Services (CVS) de la SNEL/commune de Makala. Ils en ont aussi profité pour dénoncer le fait que la SNEL continue à leur envoyer les factures mensuelles de consommation du courant ; alors qu’ils n’en bénéficient plus depuis plusieurs mois. La même difficulté à travers la capitale Selon l’orateur, les abonnés de la SNEL résidant dans les différents quartiers de la commune de Kisenso sont eux également butés aux mêmes difficultés. C’est le cas de ceux des quartiers Gare, Dingi Dingi, Mujinga et Amba qui, malgré l’absence du courant depuis plusieurs mois, continuent à recevoir régulièrement les factures mensuelles de consommation de la part de la SNEL. Dans la commune de Mont-Ngafula poursuit-il, si les habitants de certains quartiers parmi lesquels ceux du quartier Masanga-Mbila ont reconnu avoir l’accès à l’énergie électrique, ceux de certains autres quartiers dont Mazamba, Mama Yemo et Kindele ont au contraire dénoncé pour leur part, les