Recommandations de l’étude sur le diagnostic de la corruption dans le secteur Minier (Cupro-cobaltifère) en RDC: Les participants apportent des critiques, des observations et améliorations

Les membres de la société civile, de l’administration publique (ministères de l’Environnement et Mines) ainsi que les services techniques publics de l’Etat dans le secteur Minier se sont réunis, vendredi 27 mars 2026 pour enrichir, améliorer les recommandations du draft du rapport de NRGI sur le diagnostic de la corruption dans le secteur Minier ( Cupro-cobaltifère ) en République Démocratique du Congo. Organisée par l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO) en partenariat avec NRGI (Natural Resource Governance Institute) à Sultani hôtel de la Gombe, cette rencontrel a enregistré les améliorations, les critiques et les observations des recommandations de l’étude. Ces dernières seront transmises à NRGI pour les intégrer dans le rapport final . La conclusion de l’étude atteste que la corruption dans les filières de cuivre et cobalt dans les provinces du Haut Katanga et de Lualaba demeure très présente. L’étude a proposé une approche holistique. Des recommandations ont été formulées sur trois axes à savoir; l’octroi des titres, licences et contrats miniers; la gestion des entreprises minières publiques et la gestion des impacts sociaux et environnementaux. Chaque axe contient des recommandations appropriées qui ont été améliorées pour une cause juste. Bibiche Mungungu
Vernissage de The Best Influence Magazine: « Femme leader, pilier du développement », Grâce Neema lance un appel à l’action

L’espace Silikin Village a abrité, le samedi 28 mars, le vernissage de l’édition spéciale de mars 2026 de The Best Influence Magazine, intitulée « Femme pour le développement en RDC et en Afrique ». L’événement a réuni des personnalités de marque, dont l’honorable Grâce Neema Paininye, députée nationale et questeure adjointe de l’Assemblée nationale, qui a présidé la cérémonie. L’éditeur du magazine, monsieur Maxime José Kalonji, a ouvert les travaux en exprimant sa fierté de présenter ce numéro qui met la femme à sa juste place et souligne son importance dans la société. Le thème de l’édition a été développé par quatre panélistes de renom, qui ont abordé des sujets cruciaux tels que la résilience, la sécurité sanitaire, l’autonomisation de la femme rurale et l’entrepreneuriat. Résilience : un atout pour le développement Mme Alia Elesse Bomboko, conseillère au gouvernement, a défini la résilience comme la capacité de rebondir face aux défis. Elle a souligné l’importance du changement et du courage pour les femmes congolaises, qui doivent être capables de se relever face aux obstacles et de prendre leur place dans la société. Autonomisation de la femme rurale : un défi à relever Fideline Bulemvo, entrepreneure, a mis en avant les besoins des femmes rurales, qui souffrent d’un manque de financement, de structuration et d’accompagnement. Elle a appelé l’honorable Grâce Neema Paininye à porter une attention particulière à ce défi auprès du gouvernement. Monsieur Eugène Kandolo, troisième intervenant, a également pris la parole pour souligner l’importance de l’entrepreneuriat dans le développement de la RDC. Selon lui, le constat est amer : très peu de personnes sont suffisamment riches, tandis que la majorité de la population est extrêmement pauvre. Pour remédier à cette situation, il est essentiel de créer une classe moyenne avec des besoins réels. Et pour cela, l’entrepreneuriat est la clé, notamment l’industrie, moteur du développement d’un pays. Le docteur Kayembe Brandon, autre panéliste, a souligné l’importance de la sécurité sanitaire dans le développement de la RDC. Selon lui, la sécurité sanitaire ne se limite pas à soigner, mais consiste également à protéger les populations contre les risques sanitaires. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les systèmes de santé pour garantir une meilleure prise en charge des patients et prévenir les épidémies. L’honorable Grâce Neema Paininye : une voix pour les femmes L’honorable Grâce Neema Paininye, questeure adjointe de la Chambre basse du Parlement congolais, a, dès l’entame de son discours, condamné avec fermeté l’incident malheureux qui a circulé sur les réseaux sociaux, montrant un médecin en train de tabasser une patiente sur un lit d’accouchement. Elle a, par la même occasion, remercié l’initiateur du magazine pour son thème accrocheur et a souligné l’importance de la femme dans le développement de la RDC et de l’Afrique. Selon l’honorable Grâce Neema Paininye, la femme congolaise est souvent reléguée au second plan, oubliée dans des décisions qui pourtant touchent son avenir et celui de sa famille. Pourtant, elle est la première à se lever pour nourrir, éduquer et soigner. Il est temps de reconnaître son rôle crucial dans le développement de la RDC et de l’Afrique. Poursuivant son allocution, la porte-voix de la Grande Orientale, via le Bas-Uélé, l’honorable Grâce Neema Paininye l’a bien compris. Lors de ce vernissage de The Best Influence Magazine, elle a lancé un appel vibrant à l’action, soulignant que la femme est la clé du développement. Mais il ne s’agit pas seulement de paroles : il faut des actes. Il faut des politiques publiques qui soutiennent les femmes, les encouragent à prendre leur place dans la société et les protègent contre les violences et les discriminations. C’est par une vente aux enchères des exemplaires du magazine que la cérémonie s’est clôturée, permettant à de nombreux invités de s’en procurer. Une photo de famille a mis fin à l’activité, qui a réuni des députés nationaux, des représentants de l’Union européenne ainsi que plusieurs scientifiques et chercheurs. En somme, le vernissage de The Best Influence Magazine a été un succès, mettant en avant la femme comme un acteur clé du développement en RDC et en Afrique. Les thèmes abordés ont souligné l’importance de la résilience, de l’autonomisation de la femme rurale et de l’entrepreneuriat pour un avenir meilleur. (Avec CELCOM QA/AN)
La Fondation Bomoko clôture le mois de la femme sous le thème : « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles »

La Fondation Bomoko a procédé le week-end, à la clôture du mois de la femme sous le thème : « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles ». L’événement s’est articulé autour du discours de l’honorable Sarah Kambwala, députée provinciale de Kinshasa élue de la commune de la N’sele et vice-présidente de la dite Fondation. Devant des milliers des femmes réunies dans la salle » La Duchesse » situé au quartier Badara sur avenue Kabasele n°9, l’honorable Sarah Kambwala, a exhorté les femmes à être autonome dans la société. Elle a invité les mamans d’adhérer massivement au sein de la Fondation Bomoko, où elles bénéficieront de plusieurs formations, lesquelles vont concourir à leur autonomisation. Même son de cloche de la part de Maman Sarah Kimbay, présidente des mamans de la Fédération des familles pour la paix mondiale (FFPM), qui a également mis en avant, l’importance de l’autonomisation de la femme. C’est ce qui a justifié la séquence de démonstration de fabrication des produits, par les mamans bénéficiares des formations dispensées par la Fondation Bomoko. Dans son mot de circonstance lu par M. Eugène Bitende, Secrétaire général de ladite structure, honorable Sarah Kambwala s’est dit particulièrement honorée pour cette circonstance consacré au rôle et aux responsabilités de la femme dans la société congolaise. » Tout au long de ce mois de mars, nous avons célébré la femme dans toute sa dignité, sa force et son rôle indispensable dansl’édification de notre société « , a-t-elle dit, avant de soutenir : » Pour mieux dire, la femme est au cœur de la famille, de l’éducation, de l’économie et dudéveloppement de notre nation « . Rappelant le thème de l’édition 2026 de la Journée internationale des droits des femmesplacée sous le thème :« Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », honorable Sarah Kambwala a laissé entendre que ce thème constitue un appel à transformer les différents discours en actions concrètes, afin de garantir l’égalité des opportunités, la justice et le respect de la dignité des femmes et des filles dans la société congolaise. Elle a saisi l’occasion pour lancer un appel de soutien de la Fondation Bomoko, à toutes les mamans et filles de l’Est de la République Démocratique du Congo, qui continuent de vivre dans des conditions précaires en raison de l’insécurité causée par la guerre injuste imposée par les ennemis du pays, avant de faire observer une minute de silence en leur mémoire. Honorable Sarah Kambwala a néanmoins rassuré que c’est une guerre pour laquelle le Chef de l’Etat, Son Excellence Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Champion de la masculinité positive, ne cesse de ménager aucun effort, en vue du retour définitif de la paix. » Malgré les épreuves, ces femmes demeurent des symboles decourage, de résilience et d’espoir « , fait-elle savoir.En effet affirme-t-elle, ces femmes soutiennent leurs familles, reconstruisent leurs communautés et continuent de croire à un avenir meilleur pour la RDC. Aussi a-t-elle adressée l’entière solidarité et la profonde reconnaissance de tous les congolais. » Votre courage est une véritable leçon pour toute la nation « , a mentionné l’honorable Sarah Kambwala dans son discours. Encourager les adhésions au sein de la Fondation Bomoko Dans un autre chapitre, elle a invité les mamans de la Fondation Bomoko de s’investir pour l’adhésion massive des nouveaux membres. » Cette occasion constitue également une occasion de vous rappeler que chacune de vous est une véritable ambassadrice de notre fondation au sein de la communauté. Je vous invite donc àpoursuivre vos efforts avec détermination, afin d’élargir notre base, de sensibiliser d’autres mamans et d’encourager de nouvelles adhésions au sein de la Fondation Bomoko « , a-t-elle lancé, avant d’encourager les membres à collaborer étroitement avec leurs coordonnateurs communaux ainsi qu’avec les présidentssectionnaires, afin de renforcer l’organisation, la mobilisation et le fonctionnement de la fondation sur terrain. À en croire l’honorable Sarah Kambwala, c’est dans l’unité, la collaboration et la solidarité que l’on pourrait faire progresser la Fondation Bomoko, accroître son impact dans lacommunauté et contribuer davantage au bien-être des familles. Elle a par ailleurs indiqué que la clôture du mois de la femme ne signifie pas la fin de leur engagement.Au contraire mentionne-t-elle, elle doit marquer le début d’une nouvelle dynamique, visant à renforcer les actions en faveur de la promotion de la femme, à soutenir l’éducation des jeunes filles, à encourager l’autonomisation des femmes et à promouvoir leur participation dans les instances décisionnelles. » Ensemble, continuons à bâtir une société où la femme est respectée, protégée et valorisée, car éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation « , a-t-elle soulignée, avant d’encourageret de rendre un hommage mérité àtoutes les femmes de la commune de la N’sele,particulièrement celles de la Fondation Bomoko, pour leur courage, dévouement etcontribution au développement de ladite fondation et de la RDC. Invitation à habillement approprié et une alimentation saine Présent à la cérémonie, Dr.Ghyslain Tamko, Expert en Nutrition et Consultant en Bien-être de nationalité camerounaise, a axé son message sur l’importance de l’alimentation et de l’habillement. Il a invité l’assistance d’éviter la consommation des aliments congelés et des vivres, facteurs de plusieurs troubles dont les myomes et les difficultés d’accouchement. A la place, il a recommandé les aliments bio, notamment les légumes.Sur le plan de l’habillement, Dr Ghyslain Tamko a interdit les femmes de porter des sous-vêtements pendant des longs moments. Elles doivent les changer deux à trois fois par jour pour éviter des infections. Il a également insisté sur le choix de la texture, en recommandant le coton.En guise de solution, il a recommandé la prise du produit » Double Red Rose « , un super aliment et antioxydant très puissant, fabriqué par la société Affluence Global, qui évolue dans la vente directe et le E-commerce, et qui a son siège à la 12eme rue Limete, Q/industriel, Avenue Kabasele 14.Ce produit a-t-il dit, lutte également contre les infections et agit sur la faiblesse sexuelle chez l’homme. La cérémonie s’est clôturée dans une ambiance pleine de convivialité, à travers l’intervention du bourgmestre de la commune de N’sele,
Kwilu : agents et cadres de l’administration provinciale aux PVH-APV à l’écoute de la ministre déléguée Irène Esambo Diata

À Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, un moment fort de dialogue social s’est tenu ce samedi 28 mars 2026 entre la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, et les bénéficiaires de ce secteur. Placée sous le signe de la gouvernance inclusive, cette rencontre a réuni les agents et cadres de la division provinciale ainsi que plusieurs personnes vivant avec handicap venues exprimer leurs préoccupations et attentes. Dans son allocution, la ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne laisser personne de côté, en droite ligne avec la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle a également rappelé les avancées significatives enregistrées sur le plan juridique en faveur des droits des personnes vivant avec handicap. « Nous sommes venus dans le cadre de l’installation de notre administration. L’une des grandes réformes engagées est la mise en place du Secrétariat général aux PVH-APV, appelé à s’étendre sur toute l’étendue du territoire national », a-t-elle déclaré. Poursuivant son intervention, Me Irène Esambo Diata a souligné que cette réforme vise à rapprocher l’administration des populations locales, en commençant par les chefs-lieux de provinces avant de s’étendre jusque dans les territoires les plus reculés. « La province du Kwilu a compris que le ministère ne se limite pas à Kinshasa. Notre action doit se faire sentir partout, jusque dans les coins les plus éloignés de la République », a-t-elle insisté. Ce face-à-face a également permis un échange direct et constructif entre la ministre et les participants. Plusieurs préoccupations ont été soulevées, auxquelles des réponses concrètes ont été apportées, renforçant ainsi la collaboration entre l’administration centrale et les structures locales. Profitant du mois dédié à la femme, la ministre a procédé à une remise symbolique de pagnes aux femmes vivant avec handicap, les exhortant à l’unité, à la solidarité et à l’engagement dans le travail. Cette activité s’inscrit dans la dynamique de l’implantation prochaine de la division provinciale du Secrétariat général aux PVH-APV dans le Kwilu, dont l’installation officielle est prévue dans les prochains jours. Une avancée majeure qui marque la volonté du gouvernement de rapprocher davantage l’action publique des réalités locales et de promouvoir une inclusion effective à travers tout le pays. Min. Celcom Min. PVH-APV
RTNC : le crépuscule des idoles, l’aube d’un défi

C’est un séisme symbolique pour le paysage audiovisuel congolais. Des voix mythiques, des visages qui ont habité nos salons pendant des décennies s’effacent de l’écran. En effet, Chantal Kanyimbo, Kabulo Mwana Kabulo, Jean Kasangana Mbengu… Au total, 500 agents et cadres de la RTNC tirent leur révérence. Plus qu’un simple départ à la retraite, c’est une page d’histoire qui se tourne pour le média public. Ces figures de proue ne sont plus seulement des journalistes ; elles sont devenues des repères, des témoins privilégiés des soubresauts de la République. Mais aujourd’hui, l’heure de la relève a sonné. Ce vaste plan de rajeunissement propulse une nouvelle génération sous les projecteurs : jeunes reporters, techniciens et administrateurs héritent désormais des manettes.L’enjeu est colossal : au-delà du simple remplacement numérique, c’est la « renaissance » du média national qui est en jeu. Dans un paysage médiatique en pleine mutation, dominé par l’instantanéité des réseaux sociaux et une concurrence féroce, une question brûle toutes les lèvres : cette jeunesse est-elle prête ? Entre l’héritage de la rigueur des anciens et l’exigence de modernité, la nouvelle garde devra prouver qu’elle peut être à la hauteur du prestige de la « Maison de Lingwala ». Le départ à la retraite de la figure emblématique du journalisme sportif, Kabulo Mwana Kabulo, marque certainement la fin d’une époque pour la RTNC. L’éviction de ces voix historiques, reconnues par des millions de Congolaises et Congolais à travers le pays pour leur style unique et leur expertise, plonge le média public dans une incertitude identitaire, laissant une jeune garde face au défi de maintenir la crédibilité et l’audience. Le défi est désormais lancé. Le futur de l’information publique au pays de Simon Kimbangu s’écrit dès aujourd’hui. Philippe Dephill Lipo
Désintéressement ou mauvaise foi du Gouvernement sur l’élection au Sankuru : le RECIC appelle à un leadership responsable et au financement de la CENI

Par rapport au report de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur de Sankuru par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) faute des ressources financières adéquates dont le budget s’élève à 155.610 USD, le Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC) recommande au Gouvernement de la République de faire preuve d’un leadership plus responsable en allouant les fonds nécessaires à la Centrale Electorale pour l’organisation de cette élection. Cette organisation de la société civile spécialisée dans les questions du suivi et accompagnement du processus électoral, de la gouvernance participative, de la démocratie et des droits de l’homme s’est posé la question suivante: « Désintéressement ou mauvaise foi du Gouvernement ? », indique un communiqué du RECIC, signé mardi 24 mars 2026 par son Secrétaire Exécutif, Me Jean Michel Mvondo. Poursuivant avec attention soutenue l’évolution du processus d’orgàisatisation de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur du Sankuru, le ŔECIC a pris acte des signaux positifs et négatifs en rapport avec l’organisation de ce scrutin. Signaux positifs Le Recic a enregistré des signanux positifs en rapport avec l’organisation de ce scrutin notamment; La décision N°003/CENI/AP/2026 du 12 Février 2026 portant publication du calendrier réaménagé de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur du Sankuru) ; élaboration du budget de l’ordre de 155.610,00$ (US dollars Cent Cinquante-CinqMille Six Cent Dix) pour l’organisation de cette élection ; la réception et le traitement de 25 Candidatures par le BRTC ; 18 cas de contentieux enregistrés, dont les arrêts ne sont pas encore disponibles au regard du calendrier ; le Courrier du Directeur de Cabinet de la Première Ministre N°CAB/PM/DIRCAB/MO/SEC/2026/466 du 27 Février 2026 demandant respectivement au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget et au Ministre des Finances de liquider et d’ordonnancer le montant relatif à l’organisation de cette élection prévue pour le 07 Avril 2026 ; la volonté de la CENI d’organiser cette élection, à travers la publication du calendrier réaménagé, l’ouverture du BRTC, ainsi que les démarches administratives auprès de la Primature et des Ministères du Budget et des Finances pour recouvrer le fonds nécessaire à cette élection. Signaux négatifs Quant aux signaux négatifs, le Recic constate qu’aucune suite favorable n’a été réservée à la demande de la CENI par les Ministèresdu Budget et des finances, et pire encore, à l’instruction de la Primature pour la liquidation et l’ordonnancement dudit Budget; l’évitement d’organiser cette élection par la CENI à travers son communiqué N° 005/CENI/2026 du 20 Mars 2026, faute de moyens mis à sa disposition par le Gouvernement; le refus du Gouvernement de débloquer le fonds sollicité par la CENI pour l’organisation de cette élection. Tous ces signaux inquiètent et alimentent un climat général de pessimisme sur l’organisation de cette élection. Le RECIC constate la faible volonté politique du Gouvernement de doter la province des autoritésélues. Tout en reconnaissant l’urgence accordée par le Gouvernement aux actions visant lapacification du pays, il ne reste pas moins vrai que le pays doit impérativement continuer à tourner dans le sens d’impulser la bonne gouvernance démocratique dans tous les autres domaines de la vie nationale. Recommandations Le RECIC recommande au Président de la République: D’user de ses prérogatives constitutionnelles de veiller au bon fonctionnement des institutions et à leur bonne collaboration. Au Gouvernement, de faire preuve d’un leadership plus responsable non seulement en allouant les fonds nécessaires à la CENI pour l’organisation de cette élection du Gouverneur et du ViceGouverneur de Sankuru, mais aussi en assurant le suivi des instructions données par lecabinet de la Première Ministre quant à ce (Voir lettre N° CAB/PM/DIRCAB/MO/SEC/2026/466 du 27 Février 2026) ; de faire preuve de volonté politique en soutenant et en accompagnant effectivement la CENI dans sa mission. A la CENI d’éviter de prendre des positions extrêmes et de se référer, en ultime recours, au Président de la République, Garant du bon fonctionnement des Institutions, car la question relève de la collaboration interinstitutionnelle ; de continuer à faire pression au Gouvernement pour obtenir le décaissement de ladite somme. Aux OSC, de rester en alerte, en fédérant leurs forces pour un plaidoyer plus efficace auprès duGouvernement afin de mettre à la disposition de la CENI les fonds exigés pour l’organisation de cette élection afin de doter la province des autorités élues ; de poursuivre le suivi-contrôle du processus électoral et d’accompagner l’OGE. Par Bibiche Mungungu
Kinshasa : Le Roi TV5, un élément très dangereux de Sangamba et Mfinda brûlé vif par la population à Ngaliema

« Quelque que soit la durée de la nuit, le soleil fini toujours par apparaître ». Le Rois TV5, un présumé kuluna et criminel de grand chemin et invisible, a été brûlé vif par la population dans la nuit du lundi 23 et mardi 24 mars 2026, alors qu’il revenait de commettre son forfait comme à l’accoutumée ensemble avec ses lieutenants cette fois-là au quartier Mfinda, localité Bahumbu, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, envolant une importante somme d’argent et un téléviseur malheureusement, cette opération s’est mal soldée car, la population ayant été alerté, s’est mis à leur trousse , ses acolytes ont pris la poutre d’escampette, mais dommage le général a été mordu par un chien, puis maîtrisé par la population qui l’a réglé son compte. Selon les personnes interrogées, ses disciples ont ramené le corps de leur « guide suprême » dans leur quartier général situé dans la localité 2.000ans au quartier Djelo Binza. Il aurait fallut l’intervention mixte des policiers et militaires avec quelques crépitement des balles pour récupérer le corps sans vie du « djene » ( Général TV5) pour le ramener au sous ciat de la police avant de l’évacuer à la morgue de l’hôpital général de référence de Kintambo avant son inhumation au cimetière de Kintambo selon les instructions du commandant hiérarchique. En effet, ce vingtenaire longtemps recherché par les services de sécurité suite aux nombreuses plaintes et désolations qu’il a eu à causer au sein de la population de Sangamba, malueka, Molende, Elima, 2.000 ans, Bahumbu, et ses environs a quitté le stade de kuluna pour monter en grade de Criminels rapporte les potentiels victimes. Pour certains, TV5 et sa bande se déguisés en femme avec des perruques sur la tête et pagnes pour passer inaperçu avant d’opérer. » Nous sommes très heureux d’apprendre la mort de TV5 il n’était plus un simple kuluna mais plutôt un grand criminel. Il a tué le mari de ma soeur aujourd’hui cette veuve se retrouve au village. Il a cambriolé des magasins, ravi des moto, nous espérons que sa mort nous apportera la paix en tout cas je célèbre son décès il était extrêmement dangereux au sein de la population », a témoigné une victime. Selon la police et les maîtres volontaires de Sangamba, ce présumé criminel disparaissait lorsqu’il arrivait devant un arbre où il se tenait face à un mur : » Nous avons recherché TV5 durant plusieurs années il était invisible. Ce petit nous a tourné des scènes horrible imaginez, vous entrer à la maison pour l’appréhender soudainement il disparaît en laissant son petit déjeuner à table. Si nous le poursuivons une fois qu’il est face à un mur où devant n’importe quel arbre il disparaît à coup sûr. Il a violé, tué, éventré les femmes enceintes, extorqué, imposé sa loi aux motocyclistes de lui donner 5000fc par jour, il déshabillait même les vieilles personnes mais aujourd’hui, il a eu sa récompense », rapportent-ils. Par ailleurs, depuis un bon moment population de Sangamba et ses environs vivement dans l’insécurité totale il ne se passe pas une semaine sans qu’un corps sans vit soit jetté quelque part, sans que les motocyclistes soient tués et leur engin extorqué, sans que les criminels visitent un domicile de leur choix. Signalons que, la population de Mfida et Sangamba, à Ngaliema ne savent plus à quel ange se confier, demandent cependant aux autorités compétentes l’installation urgente d’un nouveau sous/ciat pour leur sécurité et celà, en remplacement de celui qui a été saccagé naguère par la bande de TV5 promettant de venger la mort de leur Général. Ance Tony
L’Hémorragie de N’Djili : entre vidéo de luxe et saisies records, le grand déballage de la corruption à Kinshasa

Le décor est celui d’une chambre d’hôtel feutrée, mais le spectacle est d’une violence inouïe pour le citoyen congolais. Dans une vidéo devenue virale, des « montagnes » de billets verts s’étalent avec une indécence rare, jetant une lumière crue sur les circuits opaques qui irriguent la capitale. Entre valises de dollars, sorties de fonds suspectes à la Banque centrale et saisies aéroportuaires, l’État congolais fait face à un séisme de crédibilité. Le déshonneur filmé en haute définition L’image est insoutenable pour un peuple congolais qui lutte désespérément chaque jour pour sa survie. Sur la séquence, un homme filme, presque avec désinvolture, des liasses de billets de 100 dollars s’empilant par centaines de milliers. On y parle de 200 000 dollars américains promis à un certain « X », tandis que le narrateur se targue d’avoir déjà empoché un million de dollars américains en liquide. Le plus glaçant ? La provenance revendiquée de ce trésor de guerre n’est, curieusement, autre que la Banque centrale du Congo (BCC). Dans l’hypothèse où ces affirmations seraient avérées, elles révéleraient une faille béante dans le coffre-fort de la nation, suggérant que les fonds publics s’évaporeraient au profit de réseaux privés avant même d’avoir servi l’intérêt général. L’ombre d’un système organisé Cette affaire, qui affecte les consciences populaires, ne s’arrête pas à une chambre d’hôtel. Elle s’étire jusqu’au tarmac de l’aéroport de N’Djili, où la saisie spectaculaire de 1,9 million de dollars a fini de mettre le feu aux poudres. Les protagonistes de la vidéo seraient liés à une structure d’assainissement de sites publics, bénéficiant de connexions hautement placées jusque dans les cercles du pouvoir. La question brûle désormais toutes les lèvres : comment des sommes aussi colossales peuvent-elles circuler en espèces, hors de tout contrôle bancaire, dans les mains d’individus liés à la gestion publique ? La justice au pied du mur Face à l’indignation de l’opinion qui gronde, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête et la mise sous scellés des fonds. La CENAREF et les institutions nationales qui luttent contre le blanchiment des fonds sont désormais sur le pont pour traquer les traces de ce qui ressemble à un vaste système organisé. Quoi qu’il en soit, pour l’opinion publique, le verdict est déjà tombé : ce scandale n’est pas un incident isolé, c’est le symptôme même d’un mal profond qui ronge depuis plusieurs années les rouages de l’État. Le peuple congolais attend désormais de voir si, pour une fois, la justice frappera aussi haut que le mal s’est propagé. Philippe Dephill Lipo
Kinshasa : clôture du séminaire de formation sur la maîtrise du référentiel SYCEBNL et ses implications pour le contrôle des comptes

Les Auditeurs et Cadres de la Cour des comptes, les Experts de l’Inspection Générale des Finances (IGF), les magistrats ainsi que les Responsables administratifs et financiers des projets financés par la Banque Africaine de Développement (BAD) formés sur le nouveau référentiel comptable SYCEBNL et ses implications pour le contrôle des comptes, se sont engagés à réaliser un travail efficace et professionnel. C’était lors de la clôture du séminaire de formation sur l’acte uniforme relatif au Système comptable des entités à but non lucratif (SYCEBNL), samedi 21 mars 2026 au village Venus/Bibwa dans la commune de la N’sele, dans le cadre du Projet d’Appui à la Relance de l’Économie Congolaise (PAREC), supervisé par la Cellule d’exécution des Financements en faveur des Etats Fragiles (CFEF) avec l’appui de la Banque Africaine de Développement. Les participants ont, pendant cinq jours, renforcé leurs capacités par des matières enrichissantes pour le contrôle juridictionnel et technique, au regard des nouvelles exigences de transparence et de gouvernance financière applicables aux associations, fondations et projets de développement. Au cours de ce séminaire de formation de haute portée, animé par le Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo (CPCC), les participants ont aiguisé leurs connaissances sur trois référentiels à savoir : SYCEBNL, COZO et IZA.Le spécialiste principal en gestion financière à la BAD, Mafouta Lossombot Vurce Arsène, a, lors de son exposé, expliqué comment établir des rapports en se référant aux normes IZA adaptées aux projets. » Vu la qualité de la matière dispensée par les experts sur les trois référentiels (SYCEBNL, COZO et IZA), à l’issue de cette formation, je suis convaincu que les participants quittent le cadre avec un corpus complet de normes devant leur permettre de réaliser leur travail de manière efficace et professionnelle », a souligné monsieur Christian Leboyer Mudina, Président de Chambre à la Cour des comptes. Il a salué l’appui déterminant de la Cellule d’exécution des Financements en faveur des Etats Fragiles (CFEF). Un appui qui n’est pas seulement financier mais technique pour l’expertise des experts sélectionnés. Il a saisi cette occasion pour inviter les participants à mettre en pratique les théories apprises pour un travail de qualité et de produire enfin d’excellents rapports qui seront acceptés par la BAD.Pour sa part, le reviseur d’entreprises et expert-comptable ONEC, M. Francis Humble Nkumba, a rappelé qu’à partir du 1er janvier 2024, il y a eu sur le plan légal, réglementaire, une nouvelle loi, un nouveau référentiel de compatibilité des projets financés par les bailleurs des fonds ainsi que tous les autres ASBL (les entités à but non lucratif). C’est une comptabilité particulière notamment aux ONG nationales et internationales, aux associations professionnelles, aux projets de développement, aux partis politiques et aux confessions religieuses. « De manière générale, les auditeurs se prononcent essentiellement sur deux aspects. Premièrement sur la régularité des états financiers. Cette régularité fait appel à la conformité, aux lois et règlements. Parmi les éléments de la loi, il y a évidemment ce système comptable SYCEBNL que le projet doit mettre en place. Deuxièmement, c’est la sincérité des comptes qui fait appel à l’image fidèle. C’est ce que l’on retrouve en comptabilité voire dans la vie quotidienne », a précisé M. Francis Humble Nkumba. Il a toutefois confirmé que les objectifs assignés par cet atelier sont atteints car, les Auditeurs de la Cour des comptes ont maîtrisé les normes pour travailler calmement dans les différents projets de la BAD. » Ces normes vont les aider à émettre les deux rapports attendus par la BAD », a-t-il rassuré. Donnant son impression sur ce séminaire de formation, Mme Murielle Ntumba, Auditeure à la Cour des comptes, a indiqué que les normes SYCEBNL, viennent renforcer les capacités des participants avec un nouvel arsenal d’un référentiel qu’ils ne connaissaient pas. « Avant, il y avait le système OHADA qui s’appliquait pour toutes les entités. A ce jour, il y a une distinction entre les entités à but non lucratif et celles génératrices des recettes. Ainsi, le nouveau système SYCEBNL s’applique aux entités à but non lucratif. Cette formation est une valeur ajoutée qui va nous permettre de bien mener nos audits dans les entreprises à but non lucratif ». Pour M. Kalala Kamwena Donat, magistrat à la Cour des comptes, c’est une expérience très enrichissante. « Nous avons acquis des connaissances très indispensables dans l’accomplissement de notre tâche entant qu’auditeurs. Nous ne pouvons que remercier l’organisateur qui est la BAD ainsi que les experts, formateurs qui nous ont donné un plus. Nous avons étudié 3 référentiels qui ont été approfondis notamment ; sur le SYCEBNL, les normes IZA (norme d’audit international) et COZO (référentiel international en matière de contrôle interne). La qualité de notre travail d’auditeur sera améliorée et le résultat attendu que ne serait que satisfaisant, tel est le souhait du bailleur (BAD) », a-t-il fait savoir. Rappelons que la clôture de ce séminaire de formation a été sanctionnée par la remise des certificats et un guide des principes SYCEBNL aux participants.. Bibiche Mungungu
Séisme à N’djili :1,9 million de dollars saisis, la Justice dénonce un risque de « partage illicite »

Le dimanche 22 mars 2026, l’aéroport international de N’djili a été le théâtre d’une opération digne d’un thriller financier. Une somme record d’environ 1,9 million de dollars américains a été interceptée par les services de sécurité. Mais, au-delà du montant astronomique, c’est la réaction immédiate du sommet de l’État qui semble embraser l’opinion publique. L’enquête criminelle : Qui est le « fantôme » de N’djili ?L’identité du porteur de valises reste, pour l’heure, un secret d’État. Cette opacité alimente toutes les spéculations : s’agit-il d’un réseau de blanchiment international ou d’une fuite de capitaux orchestrée localement ? En invoquant l’article 25 de la loi contre le blanchiment et le financement du terrorisme, le ministre d’État Guillaume Ngefa place l’affaire sur le terrain de la criminalité organisée. La mise sous scellés des fonds à la Banque centrale transforme ces billets verts en preuves judiciaires explosives, alors que le procureur général près la Cour de cassation tentera de remonter la filière. L’enjeu politique : Une déclaration de guerre à la corruption interneLe coup de tonnerre vient surtout du ton employé par le ministre de la Justice. En justifiant son intervention par la crainte de « manipulations irrégulières » ou d’un « partage illicite » entre les services présents à l’aéroport, Guillaume Ngefa brise un tabou. Il pointe directement du doigt la porosité et la corruption potentielles des agents de l’État sur le terrain. Pour le gouvernement, l’enjeu est double : prouver sa capacité à tarir les flux financiers occultes, mais aussi reprendre le contrôle d’une zone aéroportuaire souvent perçue comme une « zone grise » où les règles s’effacent devant les billets. Entre coup d’éclat et méfiance institutionnelle Le désaveu des services aéroportuaires : en ordonnant une enquête pour éviter un « partage » des fonds, le ministre envoie un message dévastateur : il ne fait pas confiance à la chaîne de commandement locale. C’est un aveu de faiblesse structurelle, mais aussi une démonstration de force politique. L’ombre du blanchiment : l’utilisation de la loi sur le financement du terrorisme donne une dimension sécuritaire nationale à l’affaire. Ce n’est plus une simple fraude douanière, c’est une menace contre la stabilité de l’État. Un véritable test pour le commun des mortels congolais, qui attend un nom. Si l’identité du suspect reste cachée trop longtemps, l’opération « mains propres » risque d’être perçue comme un énième règlement de comptes politique ou une mise en scène sans lendemain. Philippe Dephill Lipo