Dotation de la première Politique Nationale sur la Faune Sauvage en RDC : La FAO appuie la tenue de la 3eme réunion du Comité de Pilotage

Le gouvernement de la RDC, à travers le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat, avec l’accompagnement de la FAO, a organisé vendredi 20 mars 2026 à Kinshasa, la 3ème réunion du Comité de pilotage de la reforme de la Politique nationale de la faune sauvage en RD Congo. L’Objectif général de cette Réunion est de Permettre au Comité de Pilotage, d’examiner la version finale consolidée du DPNFS et de statuer sur le passage à la prochaine étape du processus, notamment l’organisation de l’Atelier National de Validation de la Version 0 du DPNFS. Et de manière spécifique il s’est agi de :✓ Examiner la cohérence stratégique globale du document ;✓ Vérifier l’alignement juridique et institutionnel avec le cadre national ;✓ Examiner les mécanismes financiers et de suivi-évaluation ;✓ Identifier d’éventuels points nécessitant ajustements mineurs ;✓ Valider formellement le Draft, en vue de l’organisation de l’Atelier National de Validation ;✓ Donner les orientations pour l’organisation et le cadrage technique de l’atelier national. En effet, depuis l’initiative de ce processus structuré visant à doter la RDC d’une toute première Politique Nationale sur la Faune Sauvage, plusieurs étapes ont été franchies, notamment : José Wakadila et Science Kinkobo
Avec l’appui de l’Ambassade du Canada : La FENAPHACO a organisé une formation des PVH sur l’élevage, l’agriculture et la transformation des produits agricoles

Dans le cadre du projet d’appui à la formation professionnelle des personnes vivant avec handicap (PVH) pour leur autonomisation dans le secteur économique, appuyé par l’Ambassade du Canada à travers le Fonds de contribution aux initiatives locales, une deuxième activité a eu lieu ce vendredi 20 mars 2026 au Centre Caritas Développement de Kinshasa situé à la 13e rue Limete. Deux formateurs se sont succédés tour à tour à savoir MM. Rigobert Kiakesidi et Zacharie Lufua, respectivement agro-veterinaire et spécialiste en production végétale. Pour Me Patrick Pindu-di-Lusanga, Coordonnateur national de la Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo (FENAPHACO), il s’est agi d’un atelier de renforcement des capacités des leaders des organisations des personnes vivant avec handicap (PVH) sur l’agriculture, l’élevage et la transformation des produits agricoles, pour assurer une sécurité alimentaire à ces dernières. » Les amener à avoir ces notions, va les stimuler à la réalisation des activités agricoles, afin de contribuer à leur sécurité alimentaire à travers des activités susceptibles de les pousser à leur autonomisation, pour leur propre prise en charge « , a expliqué Me Pindu. Pour M. Rigobert Kiakesidi, Agro-veterinaire pratiquant et premier formateur du jour, sa formation avait trait aux cultures de proximité et l’élevage de substances. En effet dit-il, depuis un certain temps en RDC, beaucoup des gens pensent que l’agriculture familiale ne peut rien rapporter et ne fait pas nourrir la population. Erreur fait-il savoir, car une agriculture familiale soutenue est susceptible de nourrir la population. » C’est pour certe raison que nous sommes venus soutenir les PVH, à la connaissance sur certains espèces animales à élever à proximité (autour des maisons, parcelles…) ainsi que les cultures de proximité « . À ce sujet, il dit avoir abordé la notion relative aux conditions d’élevage des poules ainsi que les caprices y afférents, les sortes des géniteurs à utiliser ainsi que les avantages et desanvatages liés à cette activité. » En rapport avec le mois de la femme, les PVH peuvent féminines devraient saisir cette opportunité pour nourrir leurs familles et participer ainsi à l’autosuffisance alimentaire et l’autonomie de la femme vivant avec handicap « , a-t-il dit. Le deuxième formateur, M. Zacharie Lufua, spécialiste en production végétale, a mis l’accent sur la culture familiale, laquelle concourt à l’autosuffisance alimentaire. Il a cité l’exemple de l’amarrant (Biteku teku), une légume très prisée par les Kinois, et qui peut être cultiver sans recourir aux engrains chimiques, mais plutôt avec les moyens de bord, notamment les feuilles qui tombent des plantes. Ces feuilles a-t-il expliqué, peuvent se transformer en engrains chimiques lorsqu’elles se posent sur des plantes comme le manioc, le maïs…En clair dit-il, les PVH sont d’exécuter ces genres des tâches. » D’où notre soutien à leur égard, à travers ces formations « , a-t-il ajouté. Le satisfecit des participants Mme Hortense Ikobonga, présidente provinciale du Réseau des femmes vivant avec handicap pour le compte de la FENAPHACO, a affirmé que ces formations constitue une manière de rendre les PVH autonomes, en particulier les femmes vivant avec handicap, surtout en ce mois de mars. » C’est aussi un droit garanti par les instruments internationaux, régionaux et nationaux « , a-t-elle dit, ajoutant qu’il est impératif de pour les PVH, de s’approprier ces genres des connaissances, non seulement pour leur survie, mais aussi pour celle de leurs différentes familles. » D’où l’importance d’apprendre avant d’aller inculquer les mêmes connaissances au niveau de nos différentes base « , a-t-elle soulignée. À noter que les leaders formés iront à leur tour, transmettre les connaissances acquises au niveau de leurs organisations respectives. José Wakadila
JIF 2026 : les femmes vivant avec handicap célèbrent le mois de la femme avec un focus sur leurs droits

Dans la dynamique de ne laisser personne de côté, conformément à la vision du Président de la République qui place la question du handicap au cœur de la gouvernance, le Ministère en charge des personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, sous l’impulsion de Maître Irène Esambo Diata, a organisé ce jeudi 19 mars 2026 une journée d’échange dédiée aux femmes vivant avec handicap. Organisée en marge du mois de mars consacré aux droits des femmes, cette activité s’inscrit dans le double cadre thématique : « Droits, justice, action : pour toutes les femmes et les filles » (thème international) et « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles en RDC » (thème national). Cette rencontre a constitué un espace d’écoute, de formation et de sensibilisation, permettant aux participantes de mieux comprendre leurs droits et les mécanismes de leur protection. Plusieurs thématiques clés ont été abordées, notamment les droits des jeunes handicapés ainsi que les instruments juridiques et légaux garantissant la promotion et la protection des femmes vivant avec handicap. Les échanges ont également mis en lumière l’importance de l’éducation aux droits humains dès le bas âge. Le représentant d’ONU Femmes a insisté sur la nécessité d’inculquer aux enfants, filles comme garçons, les valeurs de respect et de défense des droits. De son côté, le représentant de la Ministre du Genre a souligné un message essentiel : l’acceptation de soi constitue la première étape vers le respect et la reconnaissance par les autres. La journée s’est clôturée par la visite des stands d’exposition, où les participantes ont présenté des produits issus de leur savoir-faire, illustrant ainsi leur potentiel économique et leur contribution au développement national. « Investir dans la femme, c’est investir dans la prospérité et la paix de la Nation », dit-on (Celcom Min Pvh apv)
Renforcer le suivi national des tourbières dans le Bassin du Congo central grâce à des ateliers techniques interinstitutionnels

Les tourbières du Bassin du Congo central constituent le plus vaste complexe de tourbières tropicales au monde et stockent d’importantes quantités de carbone, ce qui en fait des écosystèmes essentiels pour l’atténuation des changements climatiques. Elles régulent également les flux hydriques, contribuant à réduire les risques d’inondation, à maintenir la qualité de l’eau et à soutenir l’adaptation au changement climatique des écosystèmes et des communautés. Ces écosystèmes s’étendent au-delà des frontières nationales de la République démocratique du Congo et de la République du Congo, formant un paysage continu où les processus et pressions environnementales ne s’arrêtent pas aux limites administratives. Des menaces telles que les changements d’affectation des terres, l’exploitation des ressources et la variabilité climatique peuvent affecter les tourbières à l’échelle régionale. Étant donné le caractère transfrontalier de ces écosystèmes, améliorer leur suivi et leur compréhension nécessite une coopération entre les pays ainsi que des approches de suivi compatibles. Conscients de cet enjeu, la FAO et des experts nationaux de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo ont récemment organisé deux ateliers techniques visant à renforcer les capacités de suivi des tourbières et à améliorer la coordination des données relatives aux forêts et aux tourbières. Organisés à Kinshasa, en RDC, du 24 au 27 février 2026, et à Brazzaville, en République du Congo, du 2 au 5 mars 2026, ces ateliers ont réuni 58 experts techniques issus d’institutions gouvernementales, d’agences forestières, de centres de recherche et d’autres parties prenantes engagées dans le suivi de l’utilisation des terres et de l’environnement, dont 26 participants à Kinshasa et 32 à Brazzaville. La participation a également mis en avant l’inclusion de genre, avec une représentation active des femmes parmi les participants et au sein de l’équipe technique de la FAO en charge des formations. Les ateliers ont été organisés en étroite collaboration avec les autorités nationales, notamment le Secrétariat général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat (SG-EDD-NEC) en République démocratique du Congo et le Ministère de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo (MEDDBC) en République du Congo. Les ateliers ont porté sur le renforcement des systèmes nationaux de suivi des forêts afin d’y intégrer les tourbières, tout en favorisant une meilleure harmonisation des approches de suivi entre les deux pays. Renforcement des capacités techniques Ces ateliers s’inscrivent dans la continuité de plusieurs années de collaboration entre la FAO et les institutions nationales en charge du suivi forestier. Les appuis précédents ont permis de développer des inventaires forestiers nationaux, des outils de suivi de l’utilisation des terres et des cadres institutionnels pour la gestion des données. Au cours des sessions, les participants ont travaillé sur les aspects pratiques du suivi des forêts et des tourbières, notamment la collecte de données, leur analyse et l’intégration de différentes sources de données dans les systèmes nationaux de suivi forestier. Les ateliers se sont également appuyés sur les orientations techniques de la FAO, notamment la publication Cartographie et suivi des tourbières : recommandations et aperçu technique, qui propose des recommandations pratiques pour la cartographie, l’évaluation et le suivi des écosystèmes de tourbières, et soutient les pays dans l’intégration des données sur les tourbières dans les systèmes nationaux de suivi forestier et les processus de rapportage climatique. « Des systèmes de suivi efficaces reposent sur des outils techniques avancés et accessibles, ainsi que sur une étroite collaboration entre les institutions », a déclaré Matthew Warren, chargé des forêts à la FAO. « Ces ateliers permettent de réunir les experts nationaux pour échanger des connaissances et renforcer les bases techniques nécessaires afin de mieux suivre l’évolution des forêts et des tourbières. » Les participants ont également partagé leurs expériences sur l’amélioration de la coordination entre les institutions impliquées dans le suivi forestier et sur le renforcement des mécanismes de partage des données. Appuyer la prise de décision éclairée Des données forestières fiables jouent un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire, la conservation de la biodiversité ainsi que dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Pour les tourbières en particulier, le suivi est indispensable pour comprendre l’évolution de ces écosystèmes et identifier les zones susceptibles d’être vulnérables à la dégradation ou aux incendies. Happy Kimvuela, participante de l’Unité de gestion des tourbières (UGT) au sein du Ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat en République démocratique du Congo, a déclaré : « Nous espérons que ces échanges pourront se poursuivre, car ils jouent un rôle important dans le renforcement de nos capacités à gérer et protéger les écosystèmes de notre pays. » Gloria Kusanika, de la Division des inventaires forestiers, Direction des inventaires et aménagement forestiers (DIAF), Ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat (MEDD-NEC), République démocratique du Congo, a ajouté : « Les tourbières sont des écosystèmes extrêmement importants pour le climat, et la République démocratique du Congo en détient une part très importante. Cela rend leur suivi indispensable. Les outils que nous avons appris à utiliser lors de cette formation nous aideront à renforcer le suivi des tourbières, en nous appuyant sur l’expérience que nous avons déjà acquise dans le suivi d’autres écosystèmes. » Les systèmes nationaux de suivi forestier permettent aux pays de suivre dans le temps l’évolution de la superficie forestière, de l’état des forêts et des stocks de carbone. Ils contribuent également au rapportage dans le cadre d’accords internationaux tels que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Renforcer la coopération régionale Étant donné que de nombreux écosystèmes et pressions environnementales dépassent les frontières nationales, la coopération entre pays permet d’améliorer la cohérence et la pertinence des données forestières. Les ateliers ont offert une plateforme d’échange entre experts des deux pays afin de partager leurs connaissances et d’explorer des possibilités d’harmonisation de certaines approches de suivi. « Aujourd’hui, les données sont essentielles pour comprendre des écosystèmes comme les tourbières. L’utilisation d’outils et d’approches communs nous permet de collecter et d’organiser des informations fiables. À l’issue
Autonomisation des personnes handicapées : la FENAPHACO organise une session de formation des leaders des organisations des PVH

La salle des conférences de la Caritas Développement de Kinshasa située à la 13e rue Limete, a servi de cadre jeudi 19 mars 2026, à la formation des leaders des organisations des personnes vivant avec handicap (PVH) de la ville-province de Kinshasa, membres de la Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo (FENAPHACO). À en croire Me Patrick Pindu-di-Lusanga, Coordonnateur national de cette structure, cette activité entre dans le cadre du Projet d’appui à la formation professionnelle des PVH, pour leur autonomisation dans le secteur économique, avec le financement de l’Ambassade du Canada, à travers le Fonds de contribution aux initiatives locales. L’objectif visé est de contribuer à une autonomisation socioéconomique des PVH, afin de les amener à s’orienter dans les différents domaines de la vie nationale (entrepreneuriat, agriculture, élevage, transformation des produits…). Selon Me Pindu, la FENAPHACO va poursuivre avec une série de formations, dans le but permettre aux PVH, d’être capables de créer des activités génératrices des recettes. Les PVH doivent exploiter leurs potentialités Pour sa part, Mr Aimé Kizaka, formateur et Expert en développement agricole et dans la gestion des projets, a expliqué le choix porté sur les PVH : » Il s’agit de les enseigner, pour autant qu’à ce jour, le développement personnel est un domaine qui se vulgarise « . Pour lui, les bénéficiaires devront se rendre à l’issue de la formation, qu’ils disposent d’énormes potentialités, quel que soit son état physique. Car l’handicap ne limite personne : » Même les PVH ont plus de potentialités qu’elles peuvent exploiter au niveau de leur cerveau. C’est la raison pour laquelle, nous avons choisi un chapitre qui parle de la connaissance du cerveau, afin de faire voir, comment peut-on exploiter les potentialités dont dispose le cerveau, afin d’atteindre ses rêves et aspirations. D’où cette formation sur le développement personnel, avec une pédagogie orientée vers l’Impact « , a-t-il dit. Preuve que la formation dispensée était bien assimilée, Mme Pitchouna Bazabidila, Presidente de l’Association des femmes handicapées d’excellence et Présidente communale des personnes handicapées de la FENAPHACO à Bandalungua, a dit avoir maitrisé comment prendre la parole en public. » La plupart des PVH n’ont pas eu la chance de pousser très loin leurs connaissances. D’où l’importance et la raison d’être de toutes ces formations en notre faveur « , a-t-elle affirmée. José Wakadila
Tshopo : Trois jeunes enfants périssent dans un incendie à Kisangani

Un drame poignant a secoué le quartier du rond-point Maele, lundi dernier à Kisangani, chef lieu de la province de la Tshopo. Un incendie d’une rare violence a coûté la vie à trois enfants de moins de cinq ans, laissant une communauté en deuil et des familles dévastées.Le bilan humain est lourd : deux fillettes et un garçonnet ont succombé aux flammes. Selon les témoignages recueillis sur place, deux des victimes étaient issues de la même fratrie, tandis que la troisième était un enfant du voisinage. Au moment de la tragédie, les parents étaient absents du domicile : le père avait déjà rejoint son poste de travail comme chauffeur de taxi, tandis que la mère participait à un office religieux.Malgré la mobilisation spontanée des riverains et l’intervention d’un camion de pompiers, la fureur du brasier n’a laissé aucune chance aux petits occupants, encore non scolarisés. Outre les pertes humaines irréparables, les dégâts matériels sont considérables ; l’habitation et les biens qu’elle contenait ont été presque intégralement calcinés. Les autorités locales, accompagnées des services humanitaires, se sont dépêchées sur les lieux pour le constat d’usage avant de procéder à la levée des corps, désormais déposés à la morgue. Si une enquête doit encore déterminer les circonstances exactes du sinistre, les premiers éléments pointent vers une défaillance du circuit électrique. Ce drame vient rappeler la vulnérabilité des plus jeunes face aux risques domestiques. Dans un message de sensibilisation, les autorités urbaines ont exhorté les parents à une vigilance accrue, soulignant l’impérative nécessité de sécuriser les installations électriques et de ne jamais laisser de jeunes enfants sans surveillance adulte. Philippe Dephill Lipo
Sénat de la RDC : Modeste Bahati Lukwebo cède à la pression et démissionne

Coup de théâtre au Palais du Peuple ce mercredi 18 mars 2026. Après plusieurs jours d’incertitude et une fronde parlementaire sans précédent, Modeste Bahati Lukwebo a officiellement déposé son tablier de deuxième vice-président de la Chambre haute à 17h30. Récit d’une chute précipitée. Un revirement spectaculaire Jusqu’à la veille, l’heure était encore à la résistance. Malgré un étau politique se resserrant inexorablement, l’ancien président du Sénat refusait de quitter ses fonctions. Pourtant, la menace était bien réelle : une pétition de destitution, portée par le sénateur Dany Kabongo, avait recueilli l’adhésion massive de 83 élus. Les griefs articulés contre lui étaient sans appel : « incompétence notoire », gestion défaillante et rupture de confiance définitive avec ses pairs. Une fracture au sommet de l’Union SacréeSi les motifs officiels évoquent des lacunes administratives, le malaise est plus profond. Cette crise agit comme un révélateur des secousses qui agitent l’Union sacrée de la nation. En s’opposant ouvertement au projet de révision constitutionnelle, Modeste Bahati Lukwebo s’est isolé de sa propre famille politique, transformant un débat de gouvernance en une véritable purge institutionnelle. Une sortie de scène par la petite porte. En démissionnant cet après-midi, l’élu du Sud-Kivu a choisi de devancer l’opprobre d’une destitution par vote. Une commission spéciale avait en effet déjà été mise sur pied pour examiner le bien-fondé de la pétition. Face à un rapport de force devenu mathématiquement intenable et à l’imminence d’un désaveu public en plénière, il a préféré reprendre sa liberté avant le verdict final. Quels enjeux pour la suite ? Ce départ marque la fin d’une époque, mais ouvre une période d’incertitude : Un dossier qui, loin de se refermer avec cette démission, promet de nouveaux rebondissements dans les jours à venir. Philippe Dephill Lipo
Kinshasa-MDH: Les défenseurs des droits humains renforcés en connaissance de leurs protections et sécurité en période de crise

La Maison des Droits de l’Homme du Centre Carter, avec l’appui financier du Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO), a organisé à Kinshasa, un Forum national du 10 au 11 mars 2026, consacré à la sécurisation et à la protection des défenseurs des droits humains en période de crise en République Démocratique du Congo. Cette rencontre de haut niveau visait à répondre aux nombreux défis auxquels font face les acteurs de la défense des droits humains dans un contexte marqué par les conflits et l’instabilité. Selon les organisateurs, l’objectif principal était de renforcer la sécurité, la protection ainsi que les capacités des défenseures et défenseurs des droits humains, en s’appuyant sur un diagnostic commun des difficultés rencontrées sur le terrain. Le forum a également permis d’améliorer les pratiques de collecte et de traitement des données en période de crise. Pendant deux jours, 55 défenseurs des droits humains, dont 15 femmes, issus de 55 organisations réparties dans 13 provinces du pays (Haut-Katanga, Tanganyika, Kwango, Kasaï, Équateur, Kasaï-Central, Kongo-Central, Kinshasa, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Ituri et Tshopo), ont pris part aux travaux. Ensemble, ils ont identifié et développé des stratégies visant à garantir leur sécurité, renforcer leur résilience et poursuivre efficacement leur mission de promotion des droits humains. Ces organisations interviennent dans divers domaines, notamment les droits civils et politiques, le droit à un environnement sain, les droits des femmes ainsi que la protection des personnes vivant avec handicap.À l’issue de cet atelier, plusieurs recommandations ont été formulées pour améliorer la sécurisation personnelle et opérationnelle des défenseurs des droits humains en contexte de crise. Les participants ont également travaillé sur la mise en place de mécanismes efficaces de monitoring et de collecte de données, essentiels pour documenter les violations et orienter les actions de plaidoyer. Par ailleurs, des stratégies ont été définies pour renforcer la collaboration et la solidarité entre les acteurs engagés dans la défense des droits humains, malgré la diversité de leurs thématiques d’intervention.Enfin, une commission a été mise en place afin de mener des actions de plaidoyer en vue d’améliorer durablement la situation des défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo, particulièrement en période de crise. GNK
Kinshasa : Deux morts en marge d’un mouvement de grève à l’arrêt Abattoir

Le climat social s’était brutalement assombri hier, mardi 17 mars 2026, dans l’est de la capitale de la République démocratique du Congo. Une altercation entre transporteurs grévistes et conducteurs en service avait provoqué un accident mortel à l’entrée Abattoir, coûtant la vie à deux personnes. Des témoignages renseignent que, dès l’aube, la tension était palpable sur cet axe stratégique reliant les communes de Masina et N’djili. Des groupes de manifestants, protestant contre des conditions de travail non précisées, avaient érigé des barricades pour paralyser le trafic. La situation avait soudainement basculé lorsque des projectiles avaient commencé à être lancés contre des véhicules refusant de suivre le mot d’ordre de grève. Dans le chaos, un minibus de type Sprinter avait été pris pour cible. En tentant d’échapper aux jets de pierres, le conducteur avait perdu le contrôle de son véhicule avant de percuter violemment une moto. Le bilan est lourd : deux décès constatés sur place, selon des sources concordantes. « C’était une scène de panique totale. Les passagers fuyaient les véhicules pour éviter les éclats de verre », a relaté un habitant du terroir. Ce drame avait paralysé la circulation une grande partie de la journée, forçant des milliers de Kinois à poursuivre leur trajet à pied. Si le calme avait semblé revenir progressivement, le silence des autorités provinciales sur l’origine du mouvement et les responsabilités de cet accident alimentait l’incertitude dans ce secteur vital de l’économie urbaine. Philippe Dephill Lipo
Attaques des ADF à Mambasa: Les parlementaires de l’Ituri dénoncent et annoncent des démarches auprès des autorités

Les membres du caucus des parlementaires de l’Ituri se sont réunis, mardi 17 mars pour examiner la détérioration alarmante de la sécurité dans le territoire de Mambasa, ciblé depuis une semaine par des attaques attribuées aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF). Au sortir de leur réunion, le président du caucus, Pitchout Iribi, a dressé un tableau préoccupant de la situation sur le terrain. A l’en croire, ces incursions ont plongé la région dans un climat de peur, marqué par des massacres de civils et des déplacements massifs de populations. « Des familles entières vivent aujourd’hui dans l’angoisse, certaines contraintes à l’errance, sans abri ni assistance », a-t-il déploré devant la presse. Dans la foulée, les parlementaires ont exprimé leur solidarité envers les victimes et leurs proches, tout en appelant les Forces armées de la République démocratique du Congo à renforcer de toute urgence les dispositifs de sécurité pour protéger les civils. Par ailleurs, ils ont annoncé l’élaboration d’un agenda de travail visant à porter cette crise au plus haut niveau de l’État. Des audiences sont notamment prévues avec le Vice-Premier ministre en charge de la Défense, le chef d’état-major général et d’autres responsables sécuritaires. Eldad Bwetu