Journée mondiale vétérinaire (JMV) : près de 18 vétérinaires admis dans l’Ordre national s’engagent à conformer leur conduite professionnelle aux règles prescrites par le code de déontologie

Avec l’appui de la FAO, la Journée mondiale vétérinaire (JMV) a été célébrée samedi 26 avril 2025 à Kinshasa sous le thème : “ La santé animale nécessite une équipe ”. L’événement a eu lieu à la paroissiale de l’église Notre Dame de Famita dans la commune de la Gombe.A cette occasion, près de 18 médecins vétérinaires ont été admis dans l’Ordre national des médecins vétérinaires, après avoir prêté serment devant le président du Conseil de l’ordre national des médecins vétérinaires. Ce serment les oblige de conformer leur conduite professionnelle aux règles prescrites par le code de déontologie et d’en observer en toute circonstance, les principes de correction et de droiture. » Je fais le serment d’avoir à tout moment et en tout lieu, le souci constant de la dignité et de l’honneur de la profession vétérinaire ”, ont-ils promis. Intervenant à cette circonstance, le président du Conseil provincial de l’Ordre national des médecins vétérinaires de Kinshasa, Dr Mukwa, a fait savoir que cet acte satisfait à un devoir légal qui veut que tout médecin vétérinaire soit assujetti à un serment de Bourgelat. À l’en croire, ces médecins vétérinaires devront désormais veiller au respect de la réglementation en vigueur pour contribuer au développement du secteur de la pêche, tout en garantissant la santé des populations.“ Aujourd’hui, c’est un jour spécial pour les médecins vétérinaires. Nous sommes animés de sentiments de fierté et nous lançons le message d’unité car c’est en travaillant ensemble que nous pouvons beaucoup produire, accompagner l’élevage et l’agriculture pour avoir un pays stable”, a souligné Dr Mukwa, avant de préciser que le thème retenu pour la Journée mondiale vétérinaire, est interpellateur, au motif qu’il soumet les vétérinaires à travailler ensemble, à regarder dans la même direction, et surtout à observer l’agriculture et l’élevage avec les yeux de production. Un pays qui ne produit pas est voué à l’échec Il a poursuivi son mot en soulignant, qu’un pays qui ne produit pas, est voué à l’échec, mieux à l’abandon.Pour lui, le pays doit produire pour aller de l’avant. » S’il n’y a pas de production, nous continuerons à vivre à la poubelle. Un pays qui n’a pas suffisamment de nourriture, est celui qui n’a pas de réserve stratégique”, a-t-il dit. À travers son exposé axé sur » La santé publique vétérinaire : quelles stratégies pour la ville de Kinshasa et la RDC « , Dr Mukwa a fait ressortir un tableau sombre de la santé publique vétérinaire. Il a indiqué que la santé animale devrait bénéficier d’une prise en charge sérieuse. Mais, elle est négligée, oubliée voire même délaissée. Pourtant dit-il, la prise en charge des animaux doit être prise avec beaucoup de considération, parce que l’avenir du pays en dépend. » Si les animaux sont malades, négligés, c’est l’homme qui en est aussi ”, a-t-il averti. Au regard de ce constat, il est impérieux de continuer à sensibiliser la population et les autorités, afin que la prise en charge des animaux puisse contribuer au développement du pays, a-t-il conseillé. Parallèlement, Dr Mukwa a préconisé quelques stratégies à mettre en place, entre autres : Rôle des vétérinaires face aux inondations Succédant au Dr. Mukwa, le chef de Bureau à la Direction de lutte contre les maladies animales au sein du Ministère de la Pêche et de l’Elevage, Dr. Daudet Byakya, est intervenu sur » les lignes directrices de préparation aux inondations dans le secteur de la Santé animale « . Il a interpellé les médecins vétérinaires en leur signifiant que, face aux crises, à l’instar des inondations, les vétérinaires doivent saisir l’opportunité. Il a néanmoins déploré le fait que face aux dernières inondations, beaucoup de secteurs se sont déployés sur le terrain, sans que le service vétérinaire n’en saisisse ; pourtant, il a un rôle majeur à jouer pour mener des actions dans ce genre des catastrophes naturelles. Au regard de cette ignorance, Dr. Daudet Byakya recommande quelques interventions à mener pour sauver les animaux et venir en aide aux éleveurs victimes des effets des inondations. Il a préconisé l’intervention des services vétérinaires pour la prise en charge des animaux, en procédant soit à la vente, soit à un abattage accéléré, pour permettre à l’éleveur de bénéficier de quelque chose ; l’appui aux structures vétérinaires ; la construction des abris, de logis provisoires des organisations pour appuyer des éleveurs. Pour ce faire, il a sollicité l’appui de grandes organisations à caractère humanitaire pour soulager les populations sinistrées. Il pense également qu’il est nécessaire de recourir aux partenaires comme la FAO qui intervient pour soulager les sinistrés. Appel à la solidarité aux vétérinaires de Lubero Pour sa part, l’Ir. technicien Karondwa, a lancé un appel à la solidarité aux techniciens et médecins vétérinaires du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu, lesquels se trouvent en situation difficile. Il a saisis l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation d’insécurité que vivent les techniciens et médecins vétérinaires du territoire de Lubero, sous occupation partielle de la rébellion, mettant en péril leur travail. » Ces agents traversent des moments très difficiles. Ils n’ont aucune assistance, et certains parmi eux ne bénéficient guère de salaire de base ni de primes « , a-t-il alerté. Il a en outre fait observer que le territoire dont question, est actuellement sous menace de l’anthrax (fièvre charbonneuse), une maladie infectieuse et contagieuse touchant les animaux. Face à ce menace poursuit-il, le secteur de la pêche et de l’élevage du territoire de Lubero a déjà enregistré six cas suspects, dix personnes contactées dont un décès. » Il n’y a ni moyens, ni assistance pour y remédier ; alors que la santé publique est menacée « , a-t-il regretté, avant de révéler que quelques échantillons ont été envoyés à Kinshasa pour confirmer ou infirmer la présence de cette maladie. En guise de solution, il à sollicité l’intervention urgente des autorités publiques pour venir en aide à ces agents, une manière de manifester la sympathie à leur endroit. À l’issue de l’événement, des kits médicaux complets constitués notamment des gants,
Assemblée Nationale : La question du développement de la Tshuapa au cœur des échanges entre le rapporteur Jacques Djoli et le caucus des élus de cette province

La province de la Tshuapa fait face à des défis de développement énormes; et ce, dans tout les secteurs de la vie. Pas de routes ni d’infrastructures sociales de base. Le dossier relatif au programme de développement local de 145 territoires qui peine à être exécuté dans la province. À cela s’ajoute la question des salaires des agents de l’État. Autant de dossiers qui ont poussé les élus de la Tshuapa, réunis au sein de leur Caucus, de venir rencontrer le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques DJOLI ESENG’EKELI, qui est, lui aussi, l’un des dignes fils de cette province. Avec comme objectif de réfléchir ensemble sur les différentes pistes de solution à proposer, pour l’essor de la province de la Tshuapa. La délégation du Caucus des élus de la Tshuapa a été conduite par son président, le député national INGELEMBA, qui a dévoilé à la presse l’objet de la rencontre avec le porte-parole de la Chambre basse du Parlement. « Vous savez que la Tshuapa a l’honneur d’avoir un de ses dignes fils, qui est Rapporteur de l’Assemblée nationale. Et puis, le 15, nous avons ouvert la session parlementaire de mars. Nous ne pouvons pas commencer la session sans pouvoir rencontrer le digne fils qui est là. Et dans le cadre aussi de la réunion du Caucus des élus de la Tshuapa, nous avons passé en revue la situation de la province après les vacances parlementaires. Donc, nous étions venus le voir et échanger avec lui, afin d’avoir une ligne de conduite, comment nous devons nous comporter durant la session et comment nous devons gérer les tensions qu’il y a eues à Tshuapa pendant les vacances parlementaires. Il était aussi question de voir la situation du développement de la province de la Tshuapa, qui, jusque-là, est marginalisée. Les agents de l’État sont mal payés, les routes sont défectueuses, il n’y a pas de ponts. Quelle est l’attitude à prendre durant cette session en cours ? », a déclaré le président du Caucus des élus de la Tshuapa. À en croire le président INGELEMBA, c’était une manière d’honorer le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques DJOLI ESENG’EKELI. Car, a-t-il indiqué, il était de bon aloi, après avoir passé les trois mois des vacances parlementaires dans leurs différentes circonscriptions électorales, de venir rendre compte auprès d’un des dignes fils de la Tshuapa élevé au rang de Rapporteur. Après avoir prêté une oreille attentive aux différentes préoccupations soulevées par les élus de la Tshuapa lors de ces échanges, le Rapporteur de l’Assemblée nationale compte soumettre toutes ces doléances auprès des autorités compétentes, pour une solution rapide. Un motif de satisfaction pour les élus de la Tshuapa, qui, aux dires du député national INGELEMBA, ont eu des échanges fructueux et rassurants avec le professeur Jacques DJOLI ESENG’EKELI. Cellule de communication/ ASSEMBLÉE NATIONALE
Variole du Singe en RDC : Lancement de la campagne de vaccination ce samedi 05 octobre

Au cours d’un point de presse tenu ce vendredi 04 octobre à Kinshasa, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Roger Kamba, a annoncé le lancement, pour ce samedi 05 octobre, de la campagne de vaccination contre la Variole du Singe dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, fortement touchées. « Nous allons toucher d’abord les zones les plus impactées par le virus. C’est pourquoi cette campagne commence à l’est », a fait savoir le ministre de la Santé publique. Cette vaccination concerne d’abord les adultes, précise le ministre de la Santé. « On va essayer de vacciner d’abord les adultes parce que le vaccin que nous avons reçu est déjà homologué pour les adultes. Il y a des recherches qui nous font penser qu’on peut l’utiliser aussi chez les enfants de moins de 17 ans, mais pour l’instant, étant donné le nombre de doses que nous avons, nous allons commencer par les adultes. Ça ne sera pas une vaccination de masse parce que nous n’avons que 265 000 doses », a déclaré Roger Kamba. Parmi les personnes ciblées figurent notamment les individus en contact direct avec les malades, les prestataires de soins et les personnes présentant des problèmes de santé. Par ailleurs, il a fait savoir que pour améliorer l’identification des cas de mpox et différencier la maladie d’autres affections, le pays attend la réception de 4 500 tests de dépistage de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et 3 500 tests d’Africa CDC. Selon lui, ces ressources supplémentaires permettront un diagnostic plus précis et une meilleure compréhension de la propagation de la maladie. À l’heure actuelle, 31 000 cas de Mpox et 988 décès sont enregistrés depuis le début de l’année 2024. Eldad Bwetu
Lutte contre le Mpox en RDC: Le Japon s’engage à la mise à disposition des vaccins et aiguilles bifurquées

Mercredi 18 septembre 2024 à Kinshasa, Son Excellence Monsieur OGAWA Hidetoshi, Ambassadeur du Japon en République Démocratique du Congo, a procédé à la signature de l’Echange de Notes avec Son Excellence Madame Gracia YAMBA KAZADI, Vice-Ministre des Affaires Etrangères, en vue de la mise à disposition des vaccins et aiguilles bifurquées contre la variole du singe, Mpox, accordés à la République Démocratique du Congo dans le cadre d’une urgence sanitaire. À cette occasion, Son Excellence Monsieur OGAWA a rappelé que depuis le début de l’année 2024, la République Démocratique du Congo connait une flambée des cas d’épidémie de la variole du singe avec plus de 20 milles cas enregistrés et près de 700 décès. Eu égard à l’inquiétude que représentent ces chiffres et compte tenu de la déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), faisant de l’épidémie de Mpox une « urgence de santé publique de portée internationale », le Japon a tenu une fois de plus, au nom de sa longue amitié avec la République Démocratique du Congo et pour garantir le principe de la « sécurité humaine » qu’Il prône, à répondre favorablement à la requête du Gouvernement congolais, qui a sollicité environ 3 millions de doses des vaccins et aiguilles bifurquées de fabrication japonaise, pour lutter contre ce danger qu’est le Mpox. Rappelant le rôle majeur du Japon dans le secteur de la santé en RDC, notamment dans la lutte contre les maladies infectieuses, à travers notamment la construction et l’équipement de l’INRB Institut national des recherches bio-médicales) , l’envoi des experts japonais auprès du Ministère de la Santé, et l’octroi des bourses pour des stages et formations en faveur des personnels congolais dans le secteur de la santé, Son Excellence Monsieur OGAWA a réitéré l’engagement et la détermination du Japon de continuer à soutenir les efforts de la République Démocratique du Congo. Par ailleurs, Son Excellence Monsieur OGAWA a appelé à une bonne coopération et coordination entre le Gouvernement congolais, les organisations internationales, le Japon et tous les acteurs, pour que cette crise majeure qui menace le mode de vie de tous, soit surmontée. José Wakadila
Santé mentale chez les femmes en RDC : Dr. Daniel Okitundu appelle à une forte mobilisation autour de la question.

Sous le patronage de M. Doudou Fwamba Lukunde Li Botayi, ministre des Finances, Alidor Muyaya a, à travers son programme « Ekosimba Time », organisé ce jeudi 29 août 2024 à l’hôtel Béatrice de la commune de la Gombe, une conférence sur la santé axée sur la dépression des femmes. Pour sa troisième édition, l’organisateur de la cérémonie a voulu accorder une attention particulière à la gente féminine et surtout aux femmes qui font face à ce problème de santé mentale au cours de leur vie. Dans son mot de circonstance, Alidor a rassuré l’assistance que cette conférence était une expérience transformative en ce sens que les femmes qui y étaient conviées seraient outillées et renforceraient leurs capacités intellectuelles. Elles en repartiraient fortes, sereines, confiantes et libérées des chaînes invisibles. Alidor a encore fait savoir que la dépression n’est pas une faiblesse, mais plutôt une maladie. Et en tant que telle, elle nécessite une attention particulière. **Indices et prise en charge** Intervenant en tant qu’expert en la matière, le Docteur Daniel Okitundu a révélé des indices de cette pathologie avant d’inviter le public à se mobiliser autour de la santé mentale, qu’il a définie comme la dépression du cerveau pouvant être soit d’origine génétique, soit exogène. Se basant sur ses propres études orientées sur les femmes enceintes, Daniel Okitundu a affirmé que la dépression chez la femme est un facteur de risque pour le développement humain. Il a soutenu que les mères qui n’ont pas éprouvé la joie au cours de leurs grossesses ont des enfants déprimés. L’expert a encore saisi cette occasion pour montrer au commun des mortels congolais combien il est nécessaire de considérer la priorité de la couverture santé universelle pour la maternité gratuite qui, de par ses propres analyses, serait moins considérée par rapport à la gratuité de l’enseignement de base. S’adressant directement aux membres du gouvernement, le professeur Okitundu a déclaré ce qui suit : « Nous avons besoin que le ministère de la Santé et notre gouvernement disposent d’un programme de soins pour la dépression de la femme enceinte, du mari de la femme enceinte, du mari dont la femme vient d’accoucher, et d’un programme de soins pour le bébé. » Pour le docteur Okitundu, la République Démocratique du Congo possède déjà une institution importante qui existe depuis 1973 : le Centre Neuro Psycho Psychiatrique (CNPP), disposant de l’expertise en la matière. Faisant allusion au renforcement des capacités humaines, qui est le premier axe du programme de développement des 145 territoires, le professeur Okitundu a affirmé qu’on ne peut pas renforcer le capital humain si l’on n’investit pas dans la santé de la mère et du bébé. Une affaire à laquelle le CNPP doit s’attaquer dans le cadre des actions visant le développement durable de la RDC. Rose Djuma / Stagiaire professionnelle
Riposte contre l’épidémie du Mpox en RDC: Samuel Roger Kamba recommande à la population d’appeler gratuitement le 151 en cas d’apparition des symptômes
Dans le but de riposter contre l’épidémie de la variole de singe (MPOX) qui sévit dans quelques provinces de la République Démocratique du Congo (RDC), le ministre national de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a, dans une communication faite le mercredi 28 août, sur son compte X, recommandé aux personnes ayant des symptômes d’appeler gratuitement le numéro 151 pour signaler ces cas. « En cas d’apparition des symptômes, appelez le 151. C’est un numéro gratuit que nous avons mis à votre disposition pour signaler directement ou nous rapporter des cas. À côté de ça, rendez-vous dans le centre de santé le plus proche pour une prise en charge appropriée. Je rappelle que la prise en charge est gratuite », a-t-il déclaré. Dans la foulée, face à cette situation, Samuel Roger Kamba a cependant rappelé les trois modes de transmission de cette maladie de la variole de singe dite Monkey pox, notamment : d’une personne à une autre, d’une personne au contact avec un objet contaminé et d’une personne à un animal. « Pour protéger vos proches et lutter contre la propagation des maladies, il est essentiel de respecter les mesures et gestes barrières, maintenir une bonne hygiène des mains, nettoyer et désinfecter les surfaces et les objets fréquemment touchés chez vous, surtout après avoir reçu des visiteurs, éviter tout contact non protégé avec les animaux sauvages ou des animaux malades ou encore morts. Veillez à bien cuire tout aliment avant de le consommer, réduisez le nombre de vos partenaires sexuels, protégez-vous lors d’activités sexuelles, évitez également le contact avec les effets personnels d’une personne atteinte du Mpox ou avec des objets qu’elle a utilisés », a-t-il suggéré. Par ailleurs, le ministre ayant la santé publique dans ses attributions a présenté une vue globale de la situation épidémiologique sur l’ensemble des provinces du pays impactées. Selon lui, la semaine du 12 au 18 août 2024, 1.372 nouveaux cas suspects, 206 nouveaux cas confirmés et 35 décès ont été signalés dans les provinces les plus touchées. Il a, dans cette même veine, indiqué que depuis le début de l’année, le cumul des cas suspects est de 17.801, avec 610 décès, soit un taux de létalité de 3,4 %. « Le cumul des cas suspects depuis le début de l’année est de 17 801, avec 610 décès, soit un taux de létalité de 3,5 %. Dans l’Ouest du pays, les provinces les plus touchées sont : Équateur, Sud-Ubangi et Maï-Ndombe, alors que les plus touchées dans l’Est sont : Sud et Nord-Kivu. Au sud, les provinces de Lualaba et du Haut-Lomami sont particulièrement impactées. Enfin, au centre, la Tshuapa, la Tshopo, le Sankuru et le Kasaï, et au Nord, la Mongala et le Nord-Ubangi, sont les provinces les plus touchées. » Il sied de noter que Samuel Roger Kamba a en outre précisé que, grâce aux efforts menés par les équipes de la riposte déployées dans les différentes provinces et à la mise à jour des données, la qualité des informations sur les cas s’est considérablement améliorée. Notamment : pour la région de l’Équateur, elle est passée de 38 % à 86 %, et pour celle du Sud-Ubangi, de 47 % à 95 %. Ance Tony
Lutte contre la Variole du Singe en RDC : Le Gouvernement débloque une enveloppe de 6 à 10 millions USD

À l’issue d’une séance de travail tenue le mardi 20 août dans la soirée, réunissant les ministres des Finances, de la Santé et le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, organe de l’Union africaine chargé de la surveillance et du contrôle des maladies et des épidémies, le ministre des Finances Doudou Fwamba a annoncé le déblocage d’une enveloppe de 6 à 10 millions de dollars pour la prise en charge urgente de l’épidémie de monkeypox en RDC. Selon Doudou Fwamba, le Gouvernement tient à rassurer la population sur les mesures qui sont prises. « Nous avons tenu, au niveau du ministère des Finances, à mettre à la disposition des équipes les ressources qui vont aider à ce que nous puissions attaquer ce fléau avec l’accompagnement de nos partenaires », a déclaré Doudou Fwamba. En outre, le ministre des Finances a confirmé la mise à disposition urgente des ressources financières devant permettre d’attaquer ce fléau avec l’accompagnement des partenaires. « C’est pourquoi nous avons décidé de libérer une enveloppe initiale de 6 à 10 millions de dollars pour une prise en charge urgente de la situation, en espérant que nos partenaires se joindront à nous pour enrayer cette épidémie », a-t-il indiqué. De son côté, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a salué cette initiative. « La décision du Ministère des Finances d’accompagner cette réponse est cruciale. Nos partenaires voient que le gouvernement prend la situation en main, ce qui les encourage à se mobiliser à nos côtés. Avec les mesures que nous avons prises, y compris les campagnes de vaccination et les mesures barrières, nous sommes certains de pouvoir endiguer ce fléau », a martelé le ministre de la Santé. De son côté, le Dr Jean Kaseya, Directeur Général de CDC Africa, s’est dit heureux suite à ce geste du gouvernement central. « Nous avons eu des entretiens fructueux avec toutes les autorités de la RDC, et je suis heureux d’annoncer que le premier décaissement de cette enveloppe, entre 6 et 10 millions de dollars, pourrait commencer dès demain. Lors de notre réunion mondiale avec les partenaires, je m’assurerai que tout le monde soit informé de l’engagement fort du gouvernement congolais », a-t-il déclaré. Notons que cette enveloppe budgétaire est destinée à couvrir les opérations de déploiement, de prise en charge, de surveillance ainsi que les activités de laboratoire. Au cours d’un point de presse tenu lundi 19 août à Kinshasa, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a révélé le bilan épidémiologique réévalué à la hausse : 16 700 cas sont déjà enregistrés et plus de 570 décès. Il a fait savoir que cette maladie touche de plus en plus de jeunes, notamment des enfants de moins de 15 ans. Eldad Bwetu
Monkeypox en RDC: 16 700 cas déjà enregistrés et plus de 570 décès (Ministre de la Santé)
Au cours d’un point de presse tenu lundi 19 août à Kinshasa, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a martelé sur la situation épidémiologique de la variole du singe en République Démocratique du Congo. Selon le ministre de la Santé, le bilan épidémiologique a été réévalué à la hausse : 16 700 cas sont déjà enregistrés et plus de 570 décès. Il a fait savoir que cette maladie touche de plus en plus de jeunes, notamment des enfants de moins de 15 ans. Parmi les modes de transmission, on trouve les contacts directs avec les animaux et par voie sexuelle. « Le mode de contamination le plus fréquent est le contact. Évitez les contacts directs avec quelqu’un qui est malade, ainsi que les contacts indirects avec des draps, serviettes et habits d’une personne contaminée », a indiqué le ministre de la Santé publique. Par ailleurs, pour lutter contre l’épidémie de Mpox (variole du singe) qui sévit en République Démocratique du Congo, le ministre de la Santé a dissuadé la population de ne pas consommer les animaux malades ou morts. « Quand on consomme la viande d’un animal infecté, quand on est en contact avec un animal infecté, ou quand on consomme la viande d’un animal trouvé mort, toutes ces conditions peuvent favoriser la transmission animal-homme », a-t-il déclaré. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a également indiqué que pendant la vaccination, les zones les plus à risque seront tout d’abord privilégiées. « La vaccination est une solution à cette maladie de Mpox. Le vaccin est le moyen efficace de lutter contre ce virus. Les premières cibles sont les personnes à risque (travailleurs du sexe). Le vaccin coûte très cher et le gouvernement met souvent d’énormes moyens pour pouvoir l’acquérir », a déclaré le Dr Samuel Roger Kamba. Et de renchérir : « Nous avons deux pays essentiellement qui nous ont promis des vaccins. Le premier pays, c’est le Japon. Et le deuxième pays, ce sont les États-Unis d’Amérique. » Pour lui, la République Démocratique du Congo compte vacciner 4 millions de personnes, dont 3,5 millions d’enfants. Il convient de signaler que ce virus a été découvert en 1958 au Danemark, chez des singes élevés pour la recherche. Puis, en 1970, il a été identifié pour la première fois chez l’humain dans l’actuelle République Démocratique du Congo (ex-Zaïre). Le Mpox est une maladie virale qui se propage de l’animal à l’humain, mais se transmet aussi par le biais d’un contact physique étroit. La maladie provoque de la fièvre, des douleurs musculaires et des lésions cutanées. Signalons qu’actuellement, toutes les provinces de la RDC sont touchées par ce virus. Les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu, de Tshopo, de l’Équateur, du Nord-Ubangi, du Tshuapa, du Mongala et du Sankuru sont les plus affectées. Eldad Bwetu
Mpox : la course aux vaccins déjà enclenchée

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme concernant le nouveau variant du Mpox, qui se propage à une vitesse inquiétante en Afrique. Cette mutation, qualifiée de « menace pour le reste du monde », a déjà atteint plusieurs pays où la maladie n’avait jamais été observée auparavant. La porte-parole de l’OMS, le Dr Margaret Harris, s’est exprimée sur le sujet lors d’une interview accordée à un diffuseur britannique. Elle a souligné que ce variant se répandait de manière extrêmement rapide, notamment dans des pays comme le Rwanda, le Kenya et le Burundi. « C’est l’une des choses que nous avons examinées avant même de déclarer cette urgence de santé publique de portée internationale. Nous avons demandé aux fabricants de soumettre leurs vaccins pour ce que nous appelons une liste d’utilisation d’urgence. Cela permettra aux partenaires, en particulier à l’UNICEF et à GAVI (l’Alliance du Vaccin), d’acheter ces vaccins et de les faire parvenir rapidement aux communautés touchées », a déclaré Dr Harris. Elle a également souligné que ce variant affectait particulièrement les réfugiés dans les zones de conflit en République démocratique du Congo (RDC). Nouvelle souche inquiétante Face à cette résurgence du Mpox en Afrique, l’OMS a déclenché, le mercredi 14 août 2024, son plus haut degré d’alerte au niveau international. En parallèle, un premier cas du sous-type clade 1 du virus a été diagnostiqué en Suède, marquant ainsi la première apparition de cette nouvelle souche hors du continent africain. Le Mpox, identifié pour la première fois en 1970 dans l’actuelle RDC, est une maladie virale qui se transmet de l’animal à l’homme par consommation de chair contaminée ou par contact physique étroit avec une personne infectée. La récente mutation du virus, désignée sous le nom de clade 1b, est apparue en septembre 2023 dans la ville minière de Kamituga, en RDC. Depuis lors, elle s’est propagée à une vitesse alarmante. AP
Nouvelle variante du Mpox : l’OMS alerte sur une menace mondiale

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme concernant le nouveau variant du Mpox, qui se propage à une vitesse inquiétante en Afrique. Cette mutation, qualifiée de « menace pour le reste du monde », a déjà atteint plusieurs pays où la maladie n’avait jamais été observée auparavant. La porte-parole de l’OMS, le Dr Margaret Harris, s’est exprimée sur le sujet lors d’une interview accordée à un diffuseur britannique. Elle a souligné que ce variant se répandait de manière extrêmement rapide, notamment dans des pays comme le Rwanda, le Kenya et le Burundi. « C’est l’une des choses que nous avons examinées avant même de déclarer cette urgence de santé publique de portée internationale. Nous avons demandé aux fabricants de soumettre leurs vaccins pour ce que nous appelons une liste d’utilisation d’urgence. Cela permettra aux partenaires, en particulier à l’UNICEF et à GAVI (l’Alliance du Vaccin), d’acheter ces vaccins et de les faire parvenir rapidement aux communautés touchées », a déclaré Dr Harris. Elle a également souligné que ce variant affectait particulièrement les réfugiés dans les zones de conflit en République démocratique du Congo (RDC). Face à cette résurgence du Mpox en Afrique, l’OMS a déclenché, le mercredi 14 août 2024, son plus haut degré d’alerte au niveau international. En parallèle, un premier cas du sous-type clade 1 du virus a été diagnostiqué en Suède, marquant ainsi la première apparition de cette nouvelle souche hors du continent africain. Une nouvelle souche inquiétante Le Mpox, identifié pour la première fois en 1970 dans l’actuelle RDC, est une maladie virale qui se transmet de l’animal à l’homme par consommation de chair contaminée ou par contact physique étroit avec une personne infectée. La récente mutation du virus, désignée sous le nom de clade 1b, est apparue en septembre 2023 dans la ville minière de Kamituga, en RDC. Depuis lors, elle s’est propagée à une vitesse alarmante AP