Kinshasa : Les prix des produits de première nécessité toujours à la hausse dans certains marchés

À quelques semaines des festivités de fin d’année 2024, les prix des produits de première nécessité sont toujours à la hausse dans les marchés kinois, comme on a pu le constater le mardi 17 décembre, dans les marchés de l’UPN et de Selembao. Plus que quelques jours nous séparent de l’année 2024 ; sur les marchés kinois, les prix des produits de première nécessité sont toujours à la hausse. Au marché de l’UPN, dans la commune de Ngaliema, par exemple, un bidon d’huile végétale de 25 l coûte 151 000 FC, celui de 5 l revient à 33 000 FC, un sac de riz de 25 kg se vend à 80 000 FC, et celui de semoule à 71 000 FC, pour ne citer que ceux-là. Face à cette hausse des prix de ces produits, les vendeurs de ce marché disent avoir du mal à écouler leurs articles à la veille des fêtes de fin d’année. D’où ils invitent le ministère de l’Économie nationale à rabaisser les prix de ces denrées alimentaires. « Les prix des produits de première nécessité sont toujours élevés et pourtant nous sommes en fin d’année. Cette hausse des prix nous pénalise tellement qu’à tel point que certains clients préfèrent acheter en détail, par gobelet, ou se dirigent vers un autre marché. Ceci est un manque à gagner pour nous, les vendeurs. Imaginez, un sac de 25 kg de semoule qui se vendait à 55 000 FC est passé actuellement à 71 000 FC. Les clients ne cessent de se plaindre et nous payons le pot cassé. Le ministère de l’Économie nationale doit nous trouver une solution le plus vite possible », a fait savoir une commerçante de ce marché. Dans cette même lignée, au marché de Selembao dans la commune de Bumbu, le rythme est le même où une boîte de lait en poudre de 2500 g, qui se vendait jadis à 75 000 FC, est passée à 80 000 FC, un pot de margarine de 450 g se vend à 4900 FC, un bidon d’huile végétale de 3 l à 5 500 FC, un sachet de sucre de 5 kg est passé de 17 000 FC à 17 500 FC, une mayonnaise de 500 ml à 9000 FC, un gobelet de semoule Lion, communément appelé « ekolo », est passé de 3500 FC à 4000 FC, 1 kg de cuisse se vend à 8000 FC. Par contre, un carton de poisson salé est passé de 170 000 FC à 165 000 FC. « Nous ne comprenons plus rien. Chaque marché a maintenant son prix pour les articles de première nécessité, alors que la vice-primature avait réduit ces prix depuis le 10 décembre dernier. À Selembao, c’est autre chose, Delvaux autre chose, Matadi-Kibala une autre. Que l’État s’impose, car nous, les clients, sommes confus. L’État doit s’imposer », a fait savoir un client au marché de Selembao. Signalons que, si dans certains marchés les prix des denrées alimentaires ont baissé, comme l’a annoncé le gouvernement, cela n’est pas le cas dans tous les lieux de négoce kinois. Et face à cette hausse des prix de première nécessité dans certains marchés de Kinshasa, la population demande au gouvernement de faire le suivi pour que cette baisse des prix des produits soit réellement effective dans tous les marchés de Kinshasa. Ance Tony
État de la nation: « le taux de change a été stabilisé grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques… » (Félix Tshisekedi)

Le Chef de l’État Félix Tshisekedi prononce ce mercredi 11 décembre, devant les deux chambres du Parlement congolais réunies en congrès, son discours annuel sur l’état de la nation, conformément à l’article 77 de la Constitution. Dans son discours, le Chef de l’État fait le bilan de son action relative aux six engagements de son second quinquennat. Pour ce qui est de l’inflation, le Chef de l’État a indiqué que le taux de change a été stabilisé grâce à une gestion rigoureuse des finances publiques et à une étroite coordination entre le gouvernement et la Banque centrale du Congo (BCC). « Au 27 novembre 2024, nos réserves internationales atteignaient 6 milliards 117 millions 50 mille dollars américains, couvrant 14 semaines d’importations, renforçant ainsi notre capacité à faire face aux incertitudes économiques », a indiqué le Président Félix Tshisekedi. Et de renchérir : « Nous avons stabilisé le cadre macroéconomique, amélioré l’environnement des affaires et mobilisé des financements à des conditions plus favorables. Ces avancées ont élargi nos marges de trésorerie et permis au Trésor public de financer des projets structurants. » À l’en croire, notre économie, en pleine transformation, présente des signes de solidité encourageants. « Nous prévoyons cette année une croissance de 6 %, un rythme nettement supérieur à la moyenne de 3,8 % attendue en Afrique subsaharienne », a fait savoir le Président Félix Tshisekedi. Pour lui, ce résultat, en dépit d’un léger ralentissement, témoigne de leur résilience face aux défis globaux et locaux et offre l’opportunité de consolider les bases d’une économie plus diversifiée, durable et tournée vers l’avenir. Eldad B.
Mike Lembesa à la Référence Plus : « Pour moi, le premier pilier de la lutte contre la pauvreté s’avère être l’éducation, car la richesse d’une nation, c’est d’abord sa population. »

Mike Lembesa est une figure emblématique de la formation en langue anglaise en République Démocratique du Congo. À 29 ans, ce jeune homme est responsable d’un centre d’anglais dénommé « The Cream of the Crop Center », qui existe depuis 4 ans, une structure au sein de laquelle il a décidé de mettre à profit son expertise pour aider la communauté francophone à l’apprentissage de la langue anglaise en République Démocratique du Congo. Optimiste et passionné dans le domaine de la formation continue, Mike dit ne pas se laisser abattre par les échecs ou les difficultés de la vie. En revanche, il voit dans chaque difficulté qui se présente à lui une opportunité favorable pour se ressourcer davantage. C’est donc grâce à cet état d’esprit qu’il est allé au bout de ses études universitaires en Droit. Dans sa vie, il a la passion pour deux métiers : la banque et l’enseignement de l’anglais. Pour Mike Lembesa, c’est une nécessité absolue de toujours s’améliorer et de développer ses compétences pour atteindre d’autres objectifs professionnels et personnels. « La diversité de mes activités me permet de maintenir un équilibre entre la banque, où j’ai la chance de relever des défis stratégiques et analytiques, et l’enseignement de l’anglais, où je peux partager des connaissances et inspirer les autres. Ce contraste enrichit mon quotidien et m’évite de tomber dans la routine », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la rédaction du journal La Référence Plus, un quotidien paraissant à Kinshasa. Lors de son entretien, Mike Lembesa parle, entre autres, des opportunités qu’il s’est offertes en partant d’une formation en anglais, cherchant à éradiquer la pauvreté et le bienfait de jongler avec deux métiers qui le passionnent au plus haut niveau. Entretien avec Mike Lembesa La Référence Plus : Qui est Mike Lembesa ? Mike Lembesa :Je m’appelle Mike Lembesa, juriste de formation universitaire, banquier de carrière, coach d’anglais. Je suis également motivateur, conférencier et formateur en éducation financière. Je suis passionné par la science, la lecture et suis accroc aux idées novatrices. Mon engagement se manifeste à travers des actions concrètes dans le développement communautaire, la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’éducation. LRF : Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique et de ce qui vous a conduit à la fois vers la banque et l’enseignement de l’anglais ? ML : Je suis licencié en Droit de l’Université de Kinshasa en 2016, avec comme orientation : Droit Économique et Social. Ce qui m’a poussé à m’intéresser à la formation en anglais, c’est le sens de l’initiative que j’ai développé au sortir de l’université, alors qu’à l’époque, je n’avais pas encore trouvé un travail rémunérateur, comme c’est le cas actuellement. Par ailleurs, mon ouverture en ce qui concerne les connaissances et les idées entrepreneuriales sur la manière de transformer son talent, ma passion et mon intellect en sources de revenus a également joué un rôle déterminant. Les demandes incessantes de mon environnement immédiat m’ont poussé à aider les autres à apprendre l’anglais dans la mesure du possible, car à chaque fois que je m’exprimais dans cette langue, j’émerveillais toujours mes interlocuteurs. Juriste pourtant, je me suis retrouvé dans le secteur bancaire parce que je voulais acquérir des connaissances sur comment gérer et accroître mes finances et aider ma communauté à faire face à la pauvreté. LRP : Quelles compétences avez-vous développées en tant que banquier qui vous ont aidé dans votre rôle de professeur d’anglais ? ML : Je dirais que l’intelligence émotionnelle a été un atout incontournable pour moi dans l’amélioration de la manière dont j’offre mes services. J’ai développé de l’empathie, la capacité de me mettre à la place de mes étudiants, comprenant leurs difficultés et en étant patient avec eux tout en leur donnant des conseils appropriés avec amour pour qu’ils surmontent leurs difficultés et améliorent leur niveau d’anglais. LRP : Quel a été votre plus grand défi en jonglant entre vos deux carrières et comment l’avez-vous surmonté ? Mike Lembesa : Le plus grand défi a été celui de trouver le temps suffisant pour mes formations en anglais au moment où j’ai embrassé le secteur bancaire. J’ai dû m’adapter et improviser ma manière d’offrir mes services, en m’appuyant sur la technologie pour dispenser mes cours en ligne, créer un site web où j’ai rendu disponibles mes formations en anglais sous format de livres et de vidéos préenregistrées, créant ainsi une source de revenus passive et me permettant de multiplier mes actions. Actuellement, je monte une équipe de formateurs en anglais qui travailleront à la pérennisation de cette mission que nous avons. LRP : Qu’est-ce qui vous a motivé à poursuivre une carrière dans la banque tout en enseignant l’anglais ? Mike Lembesa : Garder la passion pour mes deux métiers et rester motivé repose sur plusieurs éléments clés. Tout d’abord, la diversité de mes activités me permet de maintenir un équilibre entre la banque, où j’ai la chance de relever des défis stratégiques et analytiques, et l’enseignement de l’anglais, où je peux partager des connaissances et inspirer les autres. Ce contraste enrichit mon quotidien et m’évite de tomber dans la routine. Ensuite, je trouve ma motivation dans les résultats concrets. Dans la banque, chaque projet terminé et chaque objectif atteint renforce mon engagement. De même, les progrès de mes étudiants en anglais me rappellent l’impact que mes efforts peuvent avoir sur leur avenir. Leurs réussites, leurs témoignages de gratitude et leur amélioration continue nourrissent ma passion pour l’enseignement. LRP : Quels sont vos objectifs à long terme dans ces deux domaines ? Mike Lembesa : Enfin, ma vision à long terme et mon engagement envers des causes qui me sont chères, telles que l’éducation et le développement communautaire, me rappellent chaque jour pourquoi je fais ce que je fais. Cette mission m’aide à traverser les moments difficiles et à garder le cap, même lorsque les obstacles semblent nombreux. LRP : Comment conciliez-vous votre passion pour ces deux métiers et continuez-vous de rester motivé ? ML : Je
Journée internationale de l’épargne : 90 % des Congolais gardent l’argent sous le matelas (Mike Lembesa)

Le monde entier célèbre ce jeudi 31 octobre la Journée mondiale de l’épargne autour du thème : « Inclusion financière : rôle de l’éducation financière et digitale dans la promotion de l’épargne formelle. » Ce thème met l’accent sur l’importance de l’éducation financière et numérique pour encourager les individus à utiliser des services financiers formels et à développer une culture d’épargne responsable. Interrogé par la rédaction de la Référence Plus et laréférenceplus.cd sur la situation de l’épargne en RDC, Mike Lembesa, banquier et formateur en intelligence et éducation financière, juriste d’entreprise et coach d’anglais, a fait savoir que 90 % des Congolais et Congolaises thésaurisent l’argent, autrement dit gardent leur argent sous le matelas et le consomment une fois acquis. Il a ajouté que seulement 10 % de la population épargne ses revenus dans le système bancaire du pays. Selon Mike Lembesa, cela représente un chiffre alarmant, surtout lorsqu’on le compare à la vision de la RDC de devenir un État émergent à l’horizon 2030. Il a également souligné qu’il est impératif, en tant que citoyens congolais, de contribuer à l’évolution ou à la croissance de l’économie nationale. C’est pourquoi, indique-t-il, l’acquisition de connaissances et de compétences en intelligence et éducation financière est un impératif au XXIe siècle et en RDC. Pourquoi les Congolais n’épargnent-ils pas ? Massivement, les Congolais ne se montrent pas favorables à l’épargne bancaire, comme l’a déploré Mike Lembesa. Ils estiment que l’épargne bancaire serait un frein à leur épanouissement financier. Autrement dit, les faibles taux d’intérêt que les banques commerciales congolaises accordent aux épargnants ne leur permettent pas d’atteindre leurs objectifs financiers ou commerciaux. De plus, ils craignent que leur argent déposé dans les banques soit bloqué ou ne soit plus remboursé en cas de faillite d’une banque. Les Congolais préfèrent faire des affaires tout en gardant l’argent entre leurs mains, ce qui leur permet d’y accéder sans aucune forme de protocole préalable. Cela est d’autant plus vrai qu’ils vivent dans une grande précarité sociale. Néanmoins, thésauriser l’argent peut avoir des conséquences fâcheuses : vol, incendie, catastrophes naturelles, etc., ce qui pousse certains à mettre leur argent dans une institution bancaire ou financière. En dépit du fait que cette épargne ne leur procure pas de gros profits, ils le font surtout pour se procurer un bien dans l’avenir, faire face à certains aléas de la vie ou pour des projets futurs (voyages à l’étranger, mariage en classe affaires, chômage, naissance d’enfants, achat d’un véhicule ou d’une maison…). Mike Lembesa recommande aux jeunes d’acquérir des talents… Mike Lembesa conseille vivement aux jeunes d’acquérir des talents et des compétences en matière d’éducation et d’intelligence financière afin d’avoir la capacité de transformer les produits d’épargne en investissements. En parlant du rôle de l’épargne, cet expert banquier a indiqué que celle-ci permet de planifier et d’atteindre des objectifs financiers, de se prévenir des risques et de sécuriser leur avenir. En somme, en dépit de l’importance de l’épargne, force est d’admettre que les Congolais et les Congolaises ne semblent pas avoir une culture de l’épargne bancaire. Cela est d’autant plus vrai malgré les multiples actions de sensibilisation menées par le secteur bancaire auprès de la population. La thésaurisation a encore la peau dure et peine à quitter l’esprit du commun des mortels. MERRY KAPULA
Pour une revanche du sol sur le sous-sol en RDC : des tonnes de semences, des tracteurs, des pesticides, des fertilisants, des motos, des vélos… mis à la disposition des provinces !

Véritable guerre du sol contre le sous-sol en République Démocratique du Congo, que déclenche le ministère de l’Agriculture pour matérialiser la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans ledit secteur. La cérémonie du lancement officiel du vaste programme de campagne agricole en République Démocratique du Congo a été lancée le jeudi 17 octobre à la place Échangeur, située dans la commune de Limete à Kinshasa, par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Likoo. Une cérémonie de grande envergure organisée par le ministère de tutelle et rehaussée de la présence de plusieurs personnalités du monde politique, économique, diplomatique, des affaires et de différentes associations agricoles et autres, partis satisfaits à l’issue de l’événement. L’action vise à renforcer la diversification de l’économie congolaise, un des secteurs clés du programme du Président de la République dans son second mandat quinquennal à la tête du pays. À en croire Grégoire Mutshail, ministre d’État chargé de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, cette campagne est une véritable revanche du sol sur le sous-sol en s’attaquant aux enjeux de la dépendance des ressources minières en République Démocratique du Congo. Selon la source, des moyens conséquents ont été mis à la disposition des 26 provinces du pays : 5 millions de tonnes de semences, des tracteurs, des pesticides, des fertilisants, des motos, des vélos et autres équipements agricoles pour atteindre les objectifs assignés. Grégoire Mutshail, qui avait d’abord parlé en français avant de résumer son discours pour le plus grand bonheur du public en Lingala, avait assuré et rassuré l’opinion que le suivi et les résultats de ladite campagne devraient être une priorité collective. C’est ainsi que le patron de l’Agriculture a appelé à l’implication sans réserve de tous les acteurs locaux pour assurer la réussite de cette initiative. Pour s’assurer de l’effectivité et de la bonne évolution de l’action sur le terrain, le ministre a promis de faire la ronde de toute l’étendue nationale. Cette campagne, qui s’inscrit dans un contexte de lutte contre l’insécurité alimentaire en RDC, a pour objectif de construire une économie diversifiée et compétitive, avec comme perspective de non seulement réduire le taux de chômage par la création d’emplois, mais aussi garantir la protection du pouvoir d’achat et la sécurité du panier de la ménagère. Cette campagne agricole 2024-2025 est donc placée sous le signe du temps de la revanche du sol sur le sous-sol. Elle pourra également être un cadre propice pour mettre en place une armée d’agriculteurs regroupés en différentes coopératives privées réparties dans les sous-secteurs du ministère de l’Agriculture. Avec de telles actions saluées par l’opinion nationale, force est d’admettre que le secteur de l’agriculture va sans doute récupérer sa place honorable d’autrefois dans la reconstruction de l’économie d’un pays aux dimensions continentales où les produits miniers ont de nos jours pris le dessus sur les produits agricoles. Philippe Dephill Lipo
Finances publiques : les recettes de l’État s’élèvent à 5 milliards USD au 24 mai 2024 (BCC)

Dans sa note de conjoncture du 24 mai 2024, la Banque centrale du Congo informe que la gestion des finances publiques reste inscrite dans une bonne dynamique, caractérisée par des excédents budgétaires. Soit un total de recettes mobilisées de 12 707,2 FC contre des dépenses réalisées de 10 676,4 FC. Concernant la contribution des régies financières, les recettes provenant des impôts directs et indirects (DGI) ont atteint 1 215,7 milliards de FC, les recettes douanières (DGDA) se sont élevées à 8 837,2 milliards et celles de la parafiscalité (DGRAD) sont établies à 2 334,2 milliards. Quant aux dépenses publiques réalisées au mois de mai, elles ont été exécutées pour un montant de 3 500,8 milliards de FC dont 2 197,9 milliards alloués à la rémunération des agents et fonctionnaires de l’État. En cumul annuel, le tableau de suivi de la situation financière de l’État renseigne que les recettes de l’État ont atteint 12 707,2 milliards de FC (5 milliards USD au taux budgétaire moyen de 2518 FC le dollar américain) dont 12 387,2 milliards mobilisés par les régies financières. À la même période, les dépenses de l’État se sont chiffrées à 10 676,4 milliards de FC (4,2 milliards USD). Comptant sur cette bonne progression, les chiffres actuels pourront évoluer avec les paiements en cours des assujettis au titre du premier acompte provisionnel dû à l’échéance du 31 mai 2023. Jean-Pierre KANGODIE/Stagiaire professionnel
Présentation de son rapport annuel 2023: FINCA/RDC rassure une situation financière stable

Dans le cadre du respect de la nouvelle instruction de la Banque Centrale du Congo ( BCC), qui exige aux institutions de Micro Finance de publier leurs performances annuelles, FINCA/RDC S.A a présenté, lundi 29 avril 2024 son rapport annuel 2023. C’était à Selton hôtel de la Gombe. Dans le rapport lu par la Directrice Générale Adjointe de FINCA/RDC, Sibia Ngayihembako, l’année 2023 a été marquée par de défis et de réussite extraordinaires. Malgré les turbulences économique et politique notamment; la guerre à l’Est du pays, l’instabilité de la monnaie locale, l’inflation et les inondations, FINCA/RDC a non seulement surmonté ces obstacles mais également connu une croissance et un succès remarquable. 2023 était une année décisive pour cette institution de Micro Finance, car elle a soufflé ses 20 bougies aux services des entrepreneurs congolais. Un voyage extraordinaire rempli des défis et des nombreuses satisfactions. Au fil des années, FINCA/RDC a construit une base solide et fidèle. Témoignant de la confiance en leur marque et du travail de titan de son engagement indéfectible à éradiquer la pauvreté, ses 20 ans ont été une occasion de faire un bilan de son activité en RDC afin de se positionner pour l’avenir. Mme Sibia Ngayihembako a rassuré que FINCA/RDC est en croissance constate, laquelle reflète leur dévouement à répondre aux besoins de ses clients et leurs offrir des solutions adaptées à leurs besoins. En restant à l’écoute de sa clientèle, FINCA/RDC a constamment amélioré son système, digitalisé le processus et élargi son réseau d’agent bancaire pour garantir une plus grande satisfaction de sa clientèle sur toute l’étendue du territoire national. A en croire Mme le DGA de FINCA/RDC, cette réussite se traduite par plusieurs résultats. Après audit de son commissaire aux comptes, l’institution a enregistré dans ses livres: 307milles clients épargnants; 51 milles clients emprunteurs. Ceci a produit du côté crédit: 256.8 milliards des francs congolais, soit une croissance de 50% par rapport à l’année précédente. Par rapport aux épargnes, FINCA/RDC a enregistré 189.8 milliards de francs congolais, soit une croissance de 40% comparée à l’année précédente. Quant au bilan, le total actif se présente de la manière suivante: 323.6 milliards de francs congolais, soit une croissance de 53% et les fonds propres se situaient à 60.7 milliards de francs congolais, soit une croissance de 49%. Ceci a produit un résultat net de 23.4 milliards, soit une croissance de 149% par rapport à l’année précédente. » Nous sommes toujours leader dans le marché et notre ambition est de demeurer maintenant. Dans les années à venir, le leader dans le marché de Microfinance tout en restant à l’écoute des besoins de notre clientèle. Notre vision sera accomplie grâce à la technologie de pointe de notre réseau étendu d’agent bancaire bien attendu qui nous permet désormais d’être présent dans les zones rurales contribuant activement au développement économique de ces régions, qui pour la plupart ne sont pas bancarisees », a-t-elle indiqué. FINCA/RDC tourne la page d’une année plein de défis et de réussites, il regarde l’avenir avec détermination et optimiste. Mme Sibia Ngayihembako a confirmé que : » notre capacité de résilience, notre esprit d’innovation, notre adaptabilité, notre esprit d’équipe nous permet de continuer à grandir et à prospérer tout en restant fidèle à notre mission fondamentale qui est » d’éradiquer la pauvreté « , a-t-elle martelé. Elle a saisi cette occasion pour exprimer sa gratitude au personnel dévoué, aux clients fidèles et au Conseil d’Administation pour la confiance et l’engagement envers FINCA/RDC. » C’est grâce à votre soutien que nous avons pu accomplir tant de choses en 2023. Ensemble nous construisons l’avenir », a conclu la Directrice Générale Adjointe. Dans une interview accordée au Directeur Commercial FINCA/RDC, Loly Kabeya l’année 2023 a été positive malgré les turbulences. FINCA/RDC a trouvé des solutions adéquates aux problèmes de ses clients. « Face à la réceptivité de la clientèle, nous avons pu développer des modules de l’éducation pour les accompagner. Ainsi, FINCA/RDC a travaillé sur le développement de ses staffs, les outiller davantage pour qu’ils soient capables d’analyser les risques non seulement au niveau de l’institution mais aussi du côté des clients parce que nous sommes appelés à travailler ensemble. Si nous existons, parce que les clients sont là. Il est important de faire un mariage gagnant -gagnant et aller de l’avant », a-t-il expliqué. Pour sa part, Mme le Directeur Juridique FINCA/RDC, Grâce Kahasha les résultats de 2023 révèlent qu’il y a une évolution de 50% au plus par rapport à l’année 2022. Ce qui est excellent dans le milieu des IMF surtout au regard de challenge développé. C’est pour dire : Résultats positifs et clientèle satisfaite. En terme de perspectives, FINCA/RDC veut demeurer » Leader dans la Microfinance en RDC » . Il est prêt de tout mettre en marche en innovant par rapport à la digitalisation en allant des nouvelles contrées, les coins reculés pour rendre à ses clients les services taillés sur mesure. Bibiche Mungungu
RDC-JICA: La coopération au service des peuples pour le développement (suite)

Pilier 2 : la réforme de la police et consolidation de la paix La paix et la stabilité constituent une base indispensable pour le développement économique et social. C’est ainsi que la JICA appuie le gouvernement de la RDC dans la réforme de la Police nationale congolaise (PNC) à travers la formation des ressources humaines de la PNC ; l’amélioration de l’environnement de travail des policiers et la promotion de l’activité sportive qui joue un rôle catalyseur entre la population et la police. Projet de renforcement des capacités de la PNC (2004-2014) La coopération JICA-PNC a commencé en 2004. La première intervention consistait dans un programme d’appui au processus électoral, suivi par une série de formations des agents, cadres et formateurs de la PNC, en partenariat avec l’UNPOL/MONUSCO et le PNUD. Cet appui a matérialisé la coopération dans le domaine de la consolidation de la paix, qui est un des piliers de la coopération entre le Japon et la RDC. L’objectif est de soutenir le processus de la réforme de la police nationale, en assurant le renforcement des capacités des agents de la police, à travers une série de formations de base de longue durée. Dans ce cadre, plusieurs activités ont été réalisées, notamment : Projet de professionnalisation de la police pour la population et la paix (P4P) La JICA poursuit son engagement aux côtés de la RDC à travers un programme de 3 ans (2015-2018). Le Projet de professionnalisation de la police pour la population et la paix (P4P), est un projet de coopération technique bilatérale entre la Police nationale congolaise et la JICA. Son objectif est d’apporter l’assistance technique et un appui pour le renforcement des capacités du commissariat général et d’autres structures intervenant dans la formation, afin de leur permettre d’organiser les formations essentielles. Le projet P4P compte renforcer les capacités de coordination entre les directions centrales et régionales concernées, pour l’organisation de la formation. La phase 1, s’étend sur la période de 2015-2018, avec pour objectifs, mettre en place des mécanismes durables de formation pour la professionnalisation du personnel de la police. Les résultats de cette première phase sont : Projet de renforcement de la Police de la province du Tanganyika Dans le cadre du Projet de renforcement des activités de la Police de Proximité, la JICA a lancé une extension du projet P4P dans la province du Tanganyika, d’où la MONUSCO s’est récemment retirée. Ce projet d’un coût global de 514.000.000 de yens japonais, est mis en œuvre par l’OIM (Organisation internationale de migration), avec pour objectifs de contribuer à l’amélioration de la gouvernance sécuritaire au niveau local et à la stabilisation des communautés, par la mise en place des principes de la police communautaire à travers le renforcement des capacités et l’installation des mécanismes de collaboration entre la Police de Proximité et la population. Parmi les résultats attendus pour ce projet, il y a la construction de 4 sous-commissariats ; la fourniture d’équipements à la Police provinciale ; la rénovation de l’école de Police de Kalemie et la construction de 4 ponts relais pour la prise en charge des victimes des Violences basées sur le genre (VBG). En effet, en réponse à l’appel du gouvernement provincial de Kinshasa, la JICA a appuyé la mise en place de commissariats dédiés à la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre dans 4 communes de Kinshasa : Kalamu, Kimbanseke, Limete et Mont-Ngafula. L’ONG Réseau 2 Congo a été chargée de la réalisation de ces travaux comprenant l’aménagement des bureaux, la dotation en meubles et fournitures, la formation des agents sociaux et des policiers qui prendront en charge les victimes des VBG Proximité Projet de construction d’un Centre sportif de JudoInauguré et ouvert officiellement en septembre 2023, ce centre vise à promouvoir le sport à travers la jeunesse congolaise et de diffuser la culture japonaise à travers le judo, le karaté, le jiujitsu, etc. construit dans les locaux de la Police nationale congolaise, le judo sera intégré dans le programme de formation des policiers. C’est l’une des premières installations sportives couvertes dans la ville de Kinshasa qui peut recevoir près de 1.120 spectateurs au total. La salle d’une superficie d’environ 660 m2, comporte deux aires de combat qui répondent aux normes internationales. Le centre soutient également la pratique de divers jeux de balle en salle comme le basket-ball et le volley-ball. Il comprend par ailleurs un gymnase, un vestiaire, un cabinet médical ainsi qu’une salle polyvalente pour l’organisation de conférences de presse et autres réceptions. Financé à hauteur de 1.395.000.000 de yens japonais, il peut aussi accueillir des événements culturels tels que des concerts. A suivre… José Wakadila
Incivisme routier et interdiction aux moto-taximen d’accéder à Gombe: la police fait recours aux drones

Pour lutter effectivement contre l’incivisme routier dans la ville province de Kinshasa et interdire aux moto-taximen d’accéder dans la commune de la Gombe, la Police Nationale Congolaise (PNC) fait désormais recours aux drones. Pour le commandant de la police de Kinshasa, le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba, ces drones vont permettre à la police de voir les moto-taximen quand ils quittent leurs limites et accèdent à Gombe. Et de prévenir que : « Ils seront appréhendés avec leurs passagers ». Par ailleurs, il a fait savoir que cette même méthode sera aussi utilisée pour les embouteillages. « Si vous quittez votre bande ou vous prenez le contresens, vous serez poursuivi et arrêté », a déclaré le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba. E.B
Un nouveau rapport dévoile les coûts humains et environnementaux de l’essor du cobalt en RDC

La pollution toxique provenant des mines industrielles remet en question les revendications d’énergie propre. » Le monde a besoin du cobalt de la RD Congo pour atteindre les objectifs « zéro émission nette », mais la transition énergétique n’apporte aucun bénéfice à des centaines de milliers de Congolais vivant à l’ombre des grandes mines industrielles de cobalt. Ils ne conduisent pas de véhicules électriques ou ne profitent pas d’un environnement plus propre. Au lieu de cela, ils sont frappés par une pollution de l’eau qui les rend plus malades et plus pauvres. Nous avons tous besoin d’un avenir durable, mais cela doit s’appliquer de la même manière dans le Nord global et en RDC. », affirme Emmanuel Umpula, Directeur exécutif d’AFREWATCH « Nos recherches révèlent un décalage flagrant entre les revendications de « cobalt propre » de l’industrie et la dure réalité à laquelle sont confrontées les communautés congolaises. Le droit à l’eau potable et à un environnement sain est un droit non négociable de chaque personne, qui ne doit pas être sacrifié pour certains dans le cadre de la transition énergétique. Les constructeurs de véhicules électriques qui achètent du cobalt doivent s’assurer qu’il provient de sources responsables et devraient exiger que les sociétés minières assainissent leurs pratiques. », souligne Anneke Van Woudenberg, Directrice exécutive de RAID. Un nouveau rapport publié mercredi 27 mars révèle que la pollution toxique provenant de l’extraction industrielle de cobalt en République démocratique du Congo (RDC) a des répercussions humaines et environnementales dévastatrices. Ses conclusions remettent en question le discours sur le cobalt « propre » et « durable » fréquemment mis en avant par les sociétés minières multinationales. Le cobalt est une matière première indispensable utilisée dans les batteries rechargeables des véhicules électriques et les technologies d’énergie renouvelable. Il provient en grande partie de la ceinture de cuivre et de cobalt dans le sud de la RDC. Le rapport sans précédent de 111 pages intitulé « Beneath the Green: A critical look at the cost of industrial cobalt mining in the DRC » (Dans les coulisses de la transition énergétique : Regard critique sur l’impact des mines industrielles de cobalt en RDC) a été élaboré par l’organisme de surveillance des activités des sociétés basé au Royaume-Uni RAID et African Resources Watch (AFREWATCH) basé en RDC. C’est l’une des premières études approfondies évaluant les impacts environnementaux de l’exploitation minière industrielle du cobalt sur les droits humains de centaines de milliers de Congolais vivant à Kolwezi et dans les environs, au cœur de l’industrie du cobalt en RDC. Axé sur les conséquences de la pollution de l’eau, le rapport constate que le droit à un environnement propre, sain et durable des communautés riveraines vivant à l’ombre des plus grandes mines de cobalt et de cuivre au monde est régulièrement violé. Les communautés rencontrées par RAID et AFREWATCH ont expliqué que la contamination toxique porte atteinte à leur santé et a des répercussions destructrices sur les écosystèmes locaux et l’agriculture. Les habitants ont indiqué qu’il n’y a pas assez d’eau potable, encore moins pour l’hygiène personnelle et le lavage, ce qui les oblige à utiliser de l’eau contaminée pour leurs besoins quotidiens. 56 % des personnes interrogées ont déclaré que la pollution affecte la santé gynécologique et reproductive des femmes et des filles, entraînant des menstruations irrégulières, des infections urogénitales, des fausses couches plus fréquentes et, dans certains cas, des malformations congénitales. De plus en plus de fillettes et d’adolescentes semblent également être touchées. Les habitants locaux ont également expliqué qu’ils souffrent de maladies de peau régulières et qu’ils sont particulièrement préoccupés par la santé de leurs enfants, qui semblent être plus fortement touchés. La quasi-totalité (99 %) a mentionné le fait que les rendements des champs et terres cultivées sont considérablement réduits en raison de la contamination de l’eau, avec des conséquences radicales sur leurs revenus. En outre, 59 % ont signalé avoir réduit leur ration alimentaire à un repas par jour, 59 % ont retiré leurs enfants de l’école par manque d’argent et 75 % ont déclaré ne plus avoir les moyens de payer les soins de santé ou les médicaments. Les personnes interrogées attribuent toutes la baisse de leur niveau de vie au récent essor de l’exploitation minière du cobalt. S’étalant sur une période de 19 mois, l’enquête a nécessité un travail de terrain dans 25 villages et villes à proximité de cinq des plus grandes mines de cobalt et de cuivre au monde, exploitées par des sociétés minières européennes et chinoises. Elle a impliqué des entretiens approfondis avec 144 habitants, offrant un aperçu rare des expériences vécues par les communautés riveraines. RAID et AFREWATCH ont aussi interrogé des experts médicaux et des scientifiques, analysé des études scientifiques et examiné des centaines de pages de documents des sociétés. D’après RAID et AFREWATCH, les résultats de l’étude montrent que la région des mines de cobalt et de cuivre de la RDC semble se transformer en une « zone sacrifiée », que les experts de l’ONU décrivent comme des zones fortement contaminées dans lesquelles les habitants souffrent de problèmes de santé sévères et subissent des atteintes aux droits humains. Les conclusions scientifiques corroborent les témoignages des communautés locales, avec au moins 23 études scientifiques qui démontrent que les rivières, les lacs, les ruisseaux et les zones humides du secteur sont fortement pollués par les activités minières. Les propres rapports et évaluations des sociétés, analysés par RAID et AFREWATCH, identifient aussi clairement les risques environnementaux et les impacts potentiels sur la santé humaine résultant de l’extraction industrielle de cobalt. En outre, RAID et AFREWATCH ont demandé de nouvelles études au département de toxicologie et d’environnement de l’Université de Lubumbashi sur des étendues d’eau qui, selon les communautés locales, sont contaminées. D’après les scientifiques, les résultats préliminaires de l’analyse de mars 2024 ont montré que les cinq masses d’eau étudiées sont toutes touchées par la pollution industrielle acidifiante. Les rivières Katapula et Kalenge ont été classées comme « hyper-acides », tandis que les rivières Dipeta et Dilala