Optimisation des coûts de construction : Félix Tshisekedi vise l’efficience sans compromettre la qualité

Le Président Félix Tshisekedi a abordé la question cruciale de l’optimisation des coûts de construction des infrastructures lors de la réunion du conseil des ministres du vendredi 22 mars 2024. Soulignant l’importance de doter la République Démocratique du Congo (RDC) d’infrastructures modernes pour soutenir le développement socio-économique, le chef de l’État a néanmoins souligné la nécessité d’une approche responsable dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante. Dans un discours mesuré, le Président a souligné la nécessité pour toutes les parties prenantes d’adopter une approche rationnelle tout en maintenant un niveau élevé de qualité dans la construction des infrastructures. Cette démarche devient d’autant plus cruciale dans le contexte actuel, caractérisé par une crise sécuritaire qui sévit dans l’est du pays, avec toutes les implications que cela comporte. Une des solutions envisagées pour maîtriser les coûts de construction, notamment dans le domaine des infrastructures routières, consiste en la construction systématique de galeries techniques le long des nouvelles routes. Ces galeries, en plus de faciliter l’interconnexion entre les provinces, pourraient également servir de support pour les câbles à fibre optique, les pipelines pour le transport des hydrocarbures, les câbles électriques et les tuyauteries d’eau. En adoptant ces solutions novatrices, le coût de déploiement du réseau national de fibre optique, des pipelines et des réseaux urbains de distribution de l’électricité et de l’eau pourrait être considérablement réduit. Cette approche devrait également être étendue aux réseaux ferroviaires, avec pour objectif de rationaliser les coûts tout en garantissant la qualité des infrastructures. Le Président a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre cette mesure sans délai, en veillant à ce qu’elle concerne toutes les routes nationales, y compris celles prévues dans le cadre du grand projet de connectivité visant à relier tous les chefs-lieux de provinces. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des six engagements de Félix Tshisekedi pour son second mandat à la tête de la République Démocratique du Congo. En visant à renforcer l’efficacité des services publics, le Président entend construire et améliorer les infrastructures routières, aéroportuaires et touristiques tout en réduisant la fracture numérique à l’échelle nationale.
Sud-Kivu : La délégation IRC explique au gouverneur a.i Marc Malago le nouveau projet à mettre en oeuvre dans les territoires d’Uvira et de Fizi
La délégation International Rescue Commutee (IRC ), conduite par son directeur adjoint en charge des Programmes, Jean Gabriel Carvalho s’est entretenue, mardi 12 mars 2024 avec le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Marc Malago Kashekere sur un nouveau projet à mettre en œuvre dans les territoires d’Uvira et Fizi. Ce projet sera orienté vers les solutions durables pour les réfugiés Burundais et les autochtones sous le financement de l’Union Européenne pour une durée de 30 mois. Le projet se focalise sur trois axes principaux à savoir; : la cohésion sociale avec les autochtones; le renforcement de la résilience économique avec ces populations bénéficiaires et enfin le renforcement du système éducatif, qui a été parfois tourmenté par ces mouvements des populations. Le Directeur adjoint des programmes à l’IRC, a déclaré que ce projet prendra en terme des bénéficiaires 50% aussi bien les réfugiés Burundais et les populations hôtes et cela dans le principe de développer leur approche. Il a également précisé l’objectif de ce projet qui est d’apporter des solutions durables par rapport à la population locale et les réfugiés qui se sont installés dans cette partie de la province du Sud -Kivu en particulier et en RDC en général. Une manière aussi d’apporter un soutien aux réfugiés qui ont pris la décision de ne pas retourner chez eux et leur faciliter la tâche pour implanter une cohésion sociale avec les autochtones dans la zone. Intéressé par le projet, le gouverneur intérimaire, Marc Malago Kashekere leur a prodigué des conseils par rapport aux secteurs d’interventions tout en insistant sur la sensibilité de la zone, une raison de plus à travailler avec les organisations locales , d’être proches de structures locales dans la participation et dans la collaboration avec le ministère public. Bibiche Mungungu
Après avoir bouclé avec succès la 5ème revue du Programme économique: La délégation du FMI salue les efforts du Gouvernement de la RDC qui prépare la 6ème revue
Après avoir bouclé avec succès la 5ᵉ revue du Programme de Facilité Elargie de Crédit(FEC) avec le Fonds Monétaire International (FMI), la RDC se lance dans la 6ᵉ revue. C’est dans ce cadre qu’une délégation de cette institution de breton wood, en mission en RDC, a été reçue par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, ce mercredi 28 février 2024 C’était en présence de quelques membres du Gouvernement notamment; le Ministre des Finances, du Budget, de la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo, de quelques membres du cabinet du Premier Ministre et des experts du FMI. Avec à sa tête M. Calixte Ahokpossi, chef de mission pour la RDC qu’accompagnait Gabriel Leost, Représentant résident du FMI en RDC, cette délégation a rendu compte au Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde des travaux effectués dans le cadre de la préparation de la 6ᵉ revue. Ils reviendront en Avril prochain pour la revue proprement dite. « Nous sommes ici dans le cadre d’une mission pour préparer la 6ᵉ revue du programme FEC (Facilité élargie de crédit) des autorités soutenu par le Fonds monétaire international. L’objet de notre visite au Premier Ministre c’est de lui rendre compte de nos travaux effectués depuis la semaine dernière. Le plus grand objectif de la mission, c’était de collecter les informations, les progrès qui ont été faits depuis la 5ᵉ revue afin de faire le point sur les efforts qui restent à faire pour la 6ᵉ revue. Nous reviendrons en avril pour faire la revue proprement dite. En ce moment-là, nous pourrons donner notre appréciation des progrès qui ont été faits », a déclaré à la presse Calixte Ahokpossi. « Nous saluons les efforts des autorités, leurs engagements à mettre en œuvre toutes les résolutions qui sont prévues dans le programme. C’est la première fois que la RDC est arrivée à ce niveau. Maintenant, notre encouragement, c’est que les efforts continuent pour que la 6ᵉ revue puisse être satisfaisante », a conclu le chef de la délégation. Rappelons par ailleurs que le Conseil d’administration du FMI a déjà approuvé la 5ᵉ revue en décembre 2023, une revue bouclée avec succès par le Gouvernement Sama Lukonde. Ce qui est une première en RDC que le Gouvernement arrive à un tel niveau dans l’exécution de son programme économique. Bibiche Mungungu
RDC : La problématique de la maximisation des recettes minières au cœur d’un Dialogue citoyen organisé par le COREF

La salle des conférences de l’hôtel Memling de Kinshasa à accueilli le mercredi 20 février 2024 le Dialogue citoyen pour la maximisation des recettes minières. Une activité organisée par le COREF et mise en œuvre par le Centre Cartel avec le concours technique et financier de la Deutsche Geselischaft Zusammenarbeit ( GIZ)) et l’union européenne sous la modération de l’ingénieur Jean Jacques Kayembe, coordonnateur national de l’ITIE -Rdc. Ce Dialogue auquel avaient pris part plusieurs acteurs de la société, des cadres administratifs travaillant dans des institutions publiques était un cadre propice pour l’assistance de réfléchir sur l’amélioration des recettes minières de l’état congolais. Trois discours protocolaires ont été prononcés tour à tour par Madame secrétaire exécutif adjoint du COREF, par Madame Herminie Delannne, Conseillère technique au GIZ et par Monsieur Romain Ravet Directeur pays du centre carter-Rdc. Tous ces trois orateurs ont, chacun à sa manière et avec ses propres mots, circonscrit le contexte de la tenue de cette activité citoyenne. De leurs parts, MM. Baby Matabishi, coordonnateur Revenu ITIE – PGIE, Fabien Mayani, Directeur du programme PGIE,. ont eu à présenter le projet en parlant notamment de son contexte, des objectifs, de la méthodologie, et de son chronogramme. A croire ces deux experts en la matière, ce dialogue résulte d’un constat fait à la suite d’un travail de terrain effectué par le Centre Cartel dans les filières des Mines en République Démocratique du Congo, notamment dans le Grand Katanga. Trois facteurs parmi tant d’autres ont motivé la tenue dudit dialogue, à savoir : L’objectif général de ce dialogue citoyen est donc de contribue à l’amélioration desk recettes de l’état . De manière opératoire, il se veut d’accompagner les organisations de la société civile en leur permettant de renforcer leurs’ capacités techniques. Aussi de renforcer leur capacité citoyenne pour être à même de comprendre la culture des miniers. De part de sa méthodologie, ce dialogue permet de un travailler avec un certain nombre d’acteurs sociaux qui vont constituer des pools d’experts. Pour ce projet qui se concentrera exclusivement dans les filières minières ( cuivre et cobalt) etdont la mise en œuvre s’étend à 16 mois, 15 experts seront formés à raison de 5 par provinces : Le Haut Katanga, le Lualaba etô la ville province de Kinshasa. A la fin de leur formation, ces derniers seront capables d’interagir avec l’administration fiscale. Du point chronologique, le Dialogue citoyen pour la Maximisation des recettes minières,, comportera plusieurs phases : Des échanges et partage ayant suivi toutes les interventions, un constat amer a été fait auquel les acteurs sociaux doivent s’attaquer : la mobilisation des recettes minières publiques restent encore très faibles, d’où la nécessité de dialoguer. Trois problèmes ont été relevés à trois niveaux nécessitant ainsi un dialogue : – problème d’ordre légal, problème d’ordre institutionnel, problème d’ordre culturel. Ainsi la réussite dans la mobilisation des ressources financières dépend de l’adhésion massive des acteurs sociaux, de leur disponibilité… Philippe Dephill Lipo
Conservation et développement durable: Des experts des 21 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine en dialogue de haut niveau sur l’affectation des espaces, les droits et le climat…
La RDC abrite depuis mardi 17 octobre 2023 au Kempiski Fleuve Congo hôtel, les assises du dialogue de haut niveau sur l’affectation des espaces, les droits, le climat et la conservation de la biodiversité en RDC et dans le Bassin du Congo, organisé par L’Initiative des droits et ressources (RRI) en collaboration avec les ministères de l’Environnement et du Développement durable ; des Affaires foncières ; de l’Aménagement du territoire et du Développement rural de la RDC, sous le thème : « Droits, climat et conservation de la biodiversité en RDC/Bassin du Congo » Ce dialogue a pour objectif, de mettre en lumière le rôle du gouvernement dans la réalisation des objectifs mondiaux en matière de climat et de biodiversité, et devait explorer de nouvelles possibilités de coordination entre le gouvernement, la société civile, les donateurs et les organisations de développement, afin de promouvoir les droits des communautés de la RDC à protéger leurs ressources naturelles. Peu avant de lancer les travaux, le ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo a indiqué que le lancement des travaux pour cette grande activité, constitue une preuve supplémentaire de l’attention particulière du président Félix Tshisekedi, au secteur de l’aménagement du territoire, vecteur du développement socio-économique de la RDC, et pilier de la Stratégie-cadre nationale de REDD+ (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation forestière). C’est la raison pour laquelle, a-t-il rendu un vibrant hommage au Chef de l’Etat, avant d’exprimer sa gratitude au Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde qui matérialise au quotidien la vision du président de la république. Il a saisi l’occasion pour remercier l’Initiative RRI pour son appui aux organisations de la société civile impliquée depuis près de 5 ans dans le processus de la réforme de l’aménagement du territoire. « Cette collaboration a été d’un précieux apport pour l’élaboration de la politique nationale de l’aménagement du territoire et pour l’accomplissement du processus lié à l’adoption de Loi relative à l’aménagement du territoire au niveau de la chambre basse du Parlement de la RDC ». Saluant la présence de tous les participants ainsi que des partenaires techniques et financiers dans ses assises, le ministre d’Etat Guy Loando a indiqué que la réalisation d’un développement durable, d’une croissance inclusive ainsi que l’instauration de la paix dans les pays qui forment le Bassin du Congo, serait compromise sans une planification spatiale cohérente qui prend en compte les aspects liés notamment au climat, à la conservation de la biodiversité ainsi qu’à la protection des droits des communautés locales et des peuples autochtones (Colo et PA). « En tant qu’outil d’aide à la décision et à la mise en cohérence des politiques publiques de développement, l’Aménagement du territoire fixe les grandes orientations stratégiques de développement, liées à la mise en œuvre des politiques publiques, notamment la répartition harmonieuse des hommes et de leurs activités sur le territoire national ; l’affectation des espaces suivant leurs statistiques en ce qui concerne l’exploitation minière, agricole, industrielle, forestière, zone d’habitat, zone de conservation… », a-t-il expliqué. A cela s’ajoutent la programmation, la localisation et l’implantation des grandes infrastructures de transports et des voies de communication telles que routes, autoroutes, aéroports, ports, voies ferrées… ; des infrastructures industrielles et énergétiques ; des équipements sociaux collectifs de base et des services publics d’intérêt national indispensables pour le développement socio-économique du pays ainsi que la gestion et l’utilisation durable des espaces des terres, en vue d’assurer un développement harmonieux de l’ensemble du pays et de réduire le déséquilibre entre les provinces et les régions. Des défis à relever Cependant poursuit le ministre d’Etat Guy Loando, il existe des défis liés à l’organisation de l’espace national marqué par un déséquilibre externe er intra provincial des ménages sur la biodiversité, un manque de connectivité des réseaux et un déficit d’infrastructures et d’équipements structurels. « Il y a encore des efforts à fournir pour faire de ce beau et magnifique pays, un espace plus cohérent, plus attractif, plus compétitif économiquement, assurant le bien-être de sa population dans un environnement intégré et durable, au cœur de l’Afrique et au cœur du monde », a-t-il ajouté, avant de souligner que l’organisation de ces assises constitue une opportunité de réflexion, de dialogue et de mobilisation de tous les partenaires à la réalisation de la vision susmentionnée, dans l’intérêt non seulement de la RDC et de tous les pays frères du bassin du Congo, mais aussi du monde entier. Auparavant, son homologue ministre d’Etat, ministre du Développement Rural, François Rubota, a promis l’engagement des ministères sectoriels concernés, de s’appesantir avec brio, sur tous les aspects juridiques et techniques relatifs à la reconnaissance des droits fonciers. La présidente et coordinatrice de l’Initiative RRI, Dr Solange Bandiaky-Badji s’est félicitée de la transformation significative et positive qui s’opère dans le secteur du foncier et de l’aménagement du territoire en Afrique, à travers la reconnaissance par les gouvernements africains et les institutions regionales, du role majeur que jouent les PA et Colo d’Afrique, pour la conservation et le développement durable. Pour sa part, la presidente du Conseil d’administration de l’Initiative RRI, a encouragé et félicitée les autorités de la RDC pour le travail abattu jusqu’à ce jour, lesquels vont jeter les bases pour d’autres pays. Dans le meme ordre d’idées, l’Ambassadeur de Suède en RDC, Henric Rasbrant, a indiqué que les questions foncières ne sont pas seulement des questions de dignité, mais aussi de survie et de resilience face aux changements climatiques. Aussi a-t-il également félicité le gouvernement de la RDC pour toutes les mesures entreprises ainsi que les efforts fournis, afin de faire avancer toutes les questions liées au foncier. Il a cité à titre exemplatif, la Loi sur l’Aménagement du Territoire, la Stratégie REDD+, le Décret sur la foresterie communautaire, le processus de réforme foncière ainsi que la Loi sur la promotion et la protection des droits des peuples autochtones, qui font partie des mesures importantes. “La Suède est très encouragée par l’engagement de la RDC à travers son gouvernement ainsi que l’engagement
Kinshasa : La DGI organise un séminaire des Directeurs des impôts axé sur la définition des actions à mener pour la mise en œuvre des priorités stratégiques de la DGI pour l’année 2023
« Définition des actions à mener pour la mise en œuvre des priorités stratégiques de la Direction Générale des Impôts pour l’année 2033 », tel est le thème sur lequel est axé le séminaire que la Direction Générale des Impôts (DGI) tient du mardi 07 mars au vendredi 10 mars 2023 à Kinshasa capitale de la République Démocratique du Congo. Rehaussé de la présence du Ministre de tutelle, qui a tenu à présider personnellement l’ouverture desdits travaux à Béatrice Hôtel, l’occasion est opportune pour M. Nicolas Kazadi de s’adresser directement aux Responsables des Services centraux et opération de cette institution fiscale de l’État congolais afin de leur communiquer les orientations et les attentions du Gouvernement de la République. Notamment celles du Ministère des Finances en vue de la réalisation d’une part des assignations budgétaires pour 2023, et d’autre part des priorités stratégiques de la DGI pour l’année en cours contenues dans la matrice des perspectives du Ministères des Finances 2022. Ces orientations et réalisations avaient élaborées lors des travaux de la Retraite stratégique du Ministère des Finances qui s’étaient tenus du 12 au 15 janvier de l’année en cours à Zongo ( Kongo Central) Prenant le premier la parole, M. Muakadi, Directeur général de la DGI, a exprimé sa grande satisfaction d’en faire le point sur les réalisations de l’institution dont les responsabilités lui sont confiées en vue de baliser les activités de l’administration fiscale durant cette année 2023. Le number one de la DGI avait fait état pendant 4 jours de ces assises, les séminaristes vont centrer et échanger leurs réflexions autour de la définition des actions à mener en vue de la mise en œuvre des priorités stratégiques de la DGI pour le mobilisation des recettes en matière des recettes d’appui technologiques et de renforcement de capacités de sensibilisation en vue de la réalisation des prévisions budgétaires assignées à la DGI pour l’année en cours. Ces prévisions des recettes fiscales qui sont dans la loi des Finances pour l’exercice 2023 s’élèvent à 13.586,9 milliards de francs Congolais, soit un taux d’accroissement de 87% par rapport à celles de l’exercice de l’année dernière dont le montant s’élevaient à 7.254,9 milliards de francs Congolais. Et pour atteindre ces assignations, Muakadi dit compter sur l’apport de tous ses collaborateurs à tous les niveaux . Ainsi, a-t-il invité les Directeurs des impôts à sensibiliser les cadres et agents de leurs directions respectives à poursuivre davantage des efforts durant cette année qui sera marquée par des échéances électorales. Le DG de la DGI a encore fait savoir que le séminaire qu’organise son institution cette année s’articulera autour de huit sessions portant principalement sur les points ci-après : Évoquant au sujet des performances réalisées par la DGI l’année passée, Muakadi attribue ce succès aux faits suivants : Honnêteté obligé, le DG de la DGI n’a pas caché de parler des contre-performances que son institution a connues sur certaines budgétaires durant l’année 2022, à savoir : La DGI pour l’accouchement du Gouvernement de la République Le Dg Muakadi a fait savoir au Ministre de tutelle que l’administration fiscale se réjouit par l’arrêt ministériel fixant les modalités de reconnaissance de la qualité d’huissier du trésor aux agents de la DGI. Une telle disposition permet désormais à cette dernière de procéder d’une part à l’affectation des huissiers du Trésor dans ses différents services. Et d’autre part d’organiser d’autres sessions de formation en vue d’augmenter leur effectif. C’est ainsi qu’il sollicite l’accompagnement du Gouvernement à travers le Ministère des Finances. Notamment en ce qui concerne : Nicolas Kazadi croit dur comme le fer que la DGI pourra atteindre ses assignations budgétaires pour l’exercice 2023. Et pour y arriver à coup sûr, le Ministre voit les efforts qui seront fournis par des services de la DGI, l’introduction des réformes et l’évitement de mauvaises pratiques d’ordre pratique et déontologique. Nicolas Kazadi en bon stratège pense que trois éléments importants doivent faire l’objet des préoccupations par la DGI durant cette année 2023: Nicolas Kazadi a martelé que cette année 2023 est cruciale pour l’administration fiscale congolaise qui va subir de grandes réformes, la dernière en date ayant eu lieu en 1964. Et de renchérir que ces reformes sont pertinentes pour la DGI dans le sens qu’elles permettront à cette d’être d’hisser au rang des entreprises les plus outillés dans tous les domaines. Il sied de noter que l’actuel séminaire des Directeurs des impôts de la DGI offre donc une opportunité à tous les participants de définir ensemble les actions à mener en vue de la mise en œuvre des priorités stratégiques à doter au gouvernement de la République sous le leadership du chef de l’État Félix Antoine Tdhisekedi Tshilombo. Philippe Dephill Lipo
Contrats mines contre infrastructures: La Chine qualifie de « non crédible » le rapport de l’IGF
« Nous avons appris avec stupéfaction la publication d’un rapport sur le contrat chinois par l’Inspection générale des finances de la République démocratique du Congo. Nous avons le regret de constater que le rapport, dont le contenu est plein de préjugés, ne correspond pas à la réalité, ne peut pas être considéré comme crédible et n’a pas de valeur constructive », a fait savoir l’ambassade de Chine en RDC, dans un communiqué publié le week-end dernier sur son compte Twitter. Et d’ajouter : « Le contrat chinois constitue un bel exemple de partenariat gagnant-gagnant. Il s’agit d’un fait indéniable. De nombreuses réalisations palpables prouvent que la partie congolaise a bénéficié effectivement de cette coopération ». Ces déclarations font suite à un rapport pointant les déséquilibres du méga-contrat « mines contre infrastructures », publié par l’Inspection générale des finances (IGF), qui qualifie de « non-respect » par les entreprises chinoises, de leurs engagements dans le volet infrastructures. Pour l’ambassade de Chine, le rapport de l’IGF est « plein de préjugés et ne correspond pas à la réalité. Le rapport de l’IGF fait état en effet de « grand déséquilibre » dans le méga-contrat « ressources naturelles contre infrastructures » signé entre la RDC et les entreprises chinoises en 2008 par l’entremise de l’ancien régime du président Joseph Kabila. Néanmoins, la Chine a exhorté les entreprises impliquées dans ce fameux contrat minier, à « travailler avec leur partenaire congolais, pour améliorer la coopération, en la faisant bénéficier davantage à la partie congolaise et résoudre les désaccords à travers le dialogue amical et raisonnable ». La Chine promet également de « défendre fermement les droits et intérêts légitimes de ses entreprises et de « riposter résolument à toute violation » de ses droits. Il faut noter que l’IGF a exigé dans ce rapport, 17 milliards de dollars d’investissements supplémentaires dans les infrastructures, dans le cadre de cet accord, en vertu duquel les groupes chinois Sinohydro Corporation et China Railway Engineering Corporation, ont accepté de construire des infrastructures (routes, ponts, hôpitaux, fourniture de l’eau potable, etc.) en échange d’une participation de 68 % dans la Société sino-congolaise des mines (Sicomines), qui travaille en collaboration avec la Générale des carrières et des mines (Gecamines). Au moment de la signature de ce contrat qualifié de « de contrat du siècle », les investisseurs chinois s’étaient engagés à consacrer 3 milliards de dollars à des projets d’infrastructure, mais l’IGF a demandé que cet engagement soit porté à 20 milliards de dollars, afin de refléter la valeur réelle des concessions minières que la Gécamines a apportées à l’accord. Selon le rapport de l’IGF, Sicomines n’a investi jusqu’ici, que 822 millions de dollars dans les infrastructures ; alors que les entreprises chinoises ont déjà engrangé 10 milliards de dollars américains. « Le déséquilibre criant qui a été constaté, le bradage, la dilapidation de nos minerais constatés dans ce contrat a été également l’œuvre de fils égarés de notre pays, qui ont accompagné les entreprises chinoises dans cette œuvre macabre contre notre pays », renseigne le rapport de l’IGF qui demande un investissement « immédiat » d’un milliard de dollars par la Sicomines, et un engagement à ce que la main-d’œuvre des projets d’infrastructures soit congolaise à 50 %. Le même rapport appelle également le gouvernement de la république, à « renégocier le contrat minier afin d’ajuster et d’équilibrer les devoirs et les avantages des deux parties et de les mettre en conformité avec la valeur de leurs contributions respectives » ainsi que la révision à la hausse de la participation de la Gécamines dans la Sicomines, qui se limite actuellement à 32 %. José Wakadila
RDC: Des experts du FMI font quelques recommandations pour maintenir la stabilité des principaux indicateurs macroéconomiques
Lors de son récent séjour en RDC, la mission des experts du Fonds monétaire international (FMI) a interpellé les autorités de la Banque centrale du Congo (BCC), qui est l’Autorité de régulation du système financier congolais, sur la nécessité de maintenir la stabilité des prix sur le marché ; alors que la République démocratique du Congo subit notamment une inflation importée, du fait du contexte international actuel. Cette mission qui a séjourné en RDC du 8 au 14 février 2023 dans le cadre a également fait plusieurs recommandations aux dirigeants congolais, pour maintenir la stabilité des principaux indicateurs macroéconomiques. Pour les experts du FMI, la BCC devrait rester vigilante et proactive pour assurer la stabilité des prix, tout en continuant à constituer des réserves pour renforcer la résilience externe. Les experts de cette institution de Breton Woods pensent aussi que les réformes visant à renforcer le cadre de la politique monétaire et la gouvernance de la Banque centrale du Congo, devraient contribuer à améliorer la gestion de la liquidité et l’efficacité de la politique monétaire. Ces experts estiment en outre que, la nouvelle loi sur les banques commerciales opérant en RDC, va favoriser la mise en œuvre des réformes ambitieuses, pour renforcer la résilience du secteur bancaire et promouvoir l’inclusion financière. Tout compte fait, le FMI se base sur des perspectives favorables pour l’année 2023 en RDC, avec un taux de croissance économique de 8%. Il attire néanmoins l’attention des gouvernants sur le fait que ces perspectives économiques favorables ne peuvent être assombries par des risques à la baisse accrus, en lien avec l’escalade du conflit armé à l’Est du pays, avec les incertitudes propres à une année électorale, l’impact continu de la guerre Russo-ukrainienne ainsi que les potentiels chocs négatifs sur les termes de l’échange. Selon les experts du FMI, faire avancer les réformes structurelles reste crucial pour maintenir la stabilité macroéconomique dans un environnement difficile et pour soutenir une croissance plus élevée, plus durable et inclusive. A noter que le gouvernement congolais est en programme formel de trois ans avec le Fonds monétaire international depuis le mois de juillet 2021, lequel accord a permis le décaissement en faveur de la RDC, d’une Facilité élargie de crédit de 1,5 milliard USD échelonnés en 7 tranches. Grâce à cet accord triennal, la RDC a déjà bénéficié de plus de 600 millions de dollars américains. José Wakadila
Crise russo-ukrainienne: Lancement d’un atelier sur l’impact socio-économique en RDC
La guerre en Ukraine est la conséquence de la crise socio-économique à travers plusieurs pays du monde, en particulier la RDC. En vue de prendre des mesures en amont, le ministère de l’Economie a organisé un atelier sur les impacts socioéconomiques de ladite guerre en République démocratique du Congo, en vue de permettre aux dirigeants congolais, de formuler une réponse efficace sur l’économie et les conditions de vie de la population. Selon le secrétaire général à l’Economie, Célestin Twite Yamwembo, les impacts socioéconomiques de la guerre russo-ukrainienne sur la RDC, seront bientôt évalués, en vue de permettre au pays, de formuler une réponse efficace sur l’économie et les conditions de vie de la population en RDC. A l’en croire, cette étude de l’’impact socio-économique de la crise russo-ukrainienne et le développement des stratégies énergétiques et alimentaires résilientes aux chocs en RDC, sera menée par les experts du cabinet « Congo Challenge », qui a été sélectionné pour le besoin de la cause. « L’étude vise aussi les perspectives de croissance et de développement humain, dans le contexte de la RDC qui se classe parmi les pays africains les plus frappés par les conséquences de cette crise », a encore fait savoir le Sg Twite Yamwembo. Par ailleurs, il a expliqué que la question relative aux stratégies à mettre en place pour sortir le pays de cette crise, est actuellement en examen au ministère de l’Economie nationale, sous la direction du ministre de tutelle a.i. Nicolas Kazadi Kadima. Ce dernier a d’ailleurs indiqué que plusieurs secteurs de l’économie congolaise n’ont pas été épargnés, notamment les prix des produits agricoles et des hydrocarbures, qui ont connu une flambée suite aux sanctions imposées à la Russie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. Dans les couloirs du ministère de l’Economie nationale, on fait savoir que la tenue de cet atelier démontre la détermination du ministre Nicolas Kazadi, de relever les défis économiques en RDC, pour l’amélioration du vécu quotidien de la population congolaise et de son pouvoir d’achat.L’étude de « Congo Challenge » non seulement va présenter les impacts de cette crise, mais s’articulera également sur les stratégies de résilience, notamment dans les secteurs alimentaire et énergétique. Les résultats de cette étude qui se fait avec l’accompagnement de quelques Agences du système des Nations Unies (PNUD, l’UNECA, la FAO et l’ONUFEMMES), seront présentés à l’issue d’un travail acharné et d’une série d’ateliers qui seront organisés pour des raisons évidentes.J.W
Coopération belge: De nouvelles perspectives envisagées pour booster la croissance économique en RDC
Quelques hommes d’affaires belges faisant partie de la mission économique wallonne à Kinshasa, ont échangé dernièrement avec des chefs d’entreprises publiques et privées en RDC, sur des nouvelles perspectives de coopération, afin de répondre aux questions de la croissance économique en République démocratique du Congo. Les échanges entre les deux parties se situent dans le cadre de la mission économique wallonne en RDC sur le thème : « les relations belgo-congolaises, construire sur les acquis et développer les nouvelles opportunités ». L’objectif est de dégager de nouvelles perspectives, notamment celles de mettre à la disposition des entrepreneurs congolais, les machines suffisantes et capables d’améliorer la productivité dans tous les secteurs et à travers tout le territoire national. Les échanges ont également tourné sur la nécessité pour la RDC, de mettre en place, grâce à sa démographie, une politique d’industrialisation qui s’accentue par une collaboration étroite avec les industries spécialisées dans la conception des machines. Prenant la parole à cette occasion, la déléguée générale de la Wallonie Bruxelles en RDC, Mme Catherine Brahy, a fait savoir que l’objectif de la rencontre entre les hommes d’affaires belges et les chefs d’entreprises publiques et privées congolais, est de renforcer les relations belgo-congolaises, en vue de susciter des nouvelles opportunités capables de faire développer la RDC, afin de concrétiser la vision du président de la république Félix-Antoine Tshisekedi. A cette occasion, M. Eric Heselmans, Directeur général de la société Groupe de Cock, s’est engagé à intensifier des actions entrepreneuriales d’entreprises belges et de maitriser les marchés internationaux que possède son entreprise. Ces actions a-t-il souligné, serviront à booster les entreprises congolaises par l’acquisition des matériaux de construction, afin de se positionner dans la sphère de grandes entreprises et répondre activement à la demande des clients. M. Eric Heselmans a rappelé que sa société est alliée à plusieurs entreprises africaines et possède une expérience utile qui profiterait aux entreprises congolaises, afin de faire face à la concurrence en matière d’efficacité et de l’amélioration du climat d’affaires et de partenariat gagnant-gagnant. Les projets de l’agence congolaise des grands travaux intéressent la partie belge La partie congolaise a à travers l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), intéressé les responsables et représentants d’entreprises belges œuvrant dans la construction, ainsi que dans la rénovation des infrastructures. Deux de quatre entreprises intéressées à savoir, ODM et Convergent Group De Ceuster et associé, ont eu des contacts avec les responsables de l’ACGT, dont son Directeur général, son adjoint et plusieurs collaborateurs pour des échanges. Le Directeur général de l’ACGT a saisi l’occasion pour intéresser les entreprises belges à des offres en termes des projets déjà couverts d’études de faisabilité ou d’études détaillées, mais en attente de financement. Il y a notamment les projets liés à la construction de l’autoroute-centre-ville – aéroport international de N’Djili (Etudes détaillées disponibles) ; la construction des routes périphériques de la ville de Kinshasa (Etudes détaillées disponibles) ; la construction de la Route Kolwezi–Solwezi (Etudes détaillées disponibles) ; la construction de la centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la ville de Kinshasa (Etude de faisabilité) ; la construction des lignes de transport urbain par télécabine à Kinshasa (Etude de faisabilité) et la construction des parkings publics (Etude de faisabilité). A ce sujet, l’entreprise Convergent Group à travers sa responsable Schmidt MPUTU, a proposé une offre de collaboration avec l’ACGT, en lui fournissant des produits stabilisants pour les routes en terre, avec la particularité que ces produits sont fabriqués et dosés après le prélèvement des sols où ils seront appelés à être utilisés. De son côté, M. Le Clerc Roger de l’entreprise ODM, a proposé une collaboration dans le domaine des formations pour tout ce qui est technique de maintenance industrielle en faveur des agents de l’ACGT. Une mission d’échange ciblée sur les thématiques Infrastructures et Grands Travaux sera organisée dans un bref délai. José Wakadila