Londres/ à l’ouverture d’Africa summit 2002 : Félix Tshisekedi interpelle la communauté internationale !

Dans son allocution lors de ce rendez-vous économique annuel de Financial Times 2022, le président congolais a fustigé la léthargie, frisant la complicité de la communauté internationale qui rechigne à peser de son poids pour régler la crise dans l’Est de la RDC. Le rendez-vous économique annuel de Financial Times 2022 a connu la participation, le mardi 18 octobre, du président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Devant un public sélect du monde des affaires et de décideurs, le président Félix Tshisekedi s’est voulu rassurant.« Ne considérez pas nos faiblesses mais notre volonté de changement », tel est le maître-mot à retenir de l’allocution que le président de la République a prononcée lors de son intervention de ce matin du 18 octobre 2022, à Londres, à l’occasion du sommet sur l’Afrique organisé annuellement par le Financial Times (FT). C’est en sa triple qualité de président de la RDC, pays à fort potentiel, président de la CEEAC et de la SADEC que le président Felix Tshisekedi y a pris part. Dans l’interaction qui a suivi son allocution, il est revenu sur les enjeux et défis auxquels la RDC fait face sous sa présidence. Les causes de la guerre d’agression que lui impose le Rwanda via les terroristes du M23. La question de la préservation de l’environnement, le climat des affaires, les possibilités d’investissement, les opportunités offertes dans l’économie verte, façon pour lui, de donner des réponses appropriées à la thématique retenue à ce sommet. Au sujet de la présence des terroristes du M23 à Bunagana, comme il l’avait fait à la tribune des Nations Unies, l’invité du Financial Times n’y est pas allé par le dos de la cuillère en interpellant une fois de plus la Communauté internationale qui tarde à peser de son poids pour régler cette crise sécuritaire héritée de l’accueil sur le sol congolais, des réfugiés rwandais qui avaient fui la guerre chez eux en 1994, avec comme conséquence néfaste sur l’écosystème de la RDC ainsi que plus de 6 millions de morts des Congolais à ce jour. Félix Tshisekedi n’a pas non plus mâché ses mots quand le moment était venu de défendre le processus en cours de l’attribution des blocs pétrolier et gazier, laquelle ne fait pas l’unanimité auprès des environnementalistes et autres activistes qui luttent contre le dérèglement climatique. La RDC, a-t-il soutenu, est le « pays solution » au réchauffement climatique et tient à cette vocation du fait de sa biodiversité et de sa position comme un des poumons du monde. Par contre, ses populations ont le droit, comme cela se passe, par exemple, au Gabon et en Norvège, de bénéficier de ses ressources naturelles, tant que les autorités respectent les conventions établies en la matière et qu’aucune loi, soit-elle internationale, ne l’interdit. Sur la même lancée, le président de la République n’a pas manqué de rassurer ceux dont le doute subsiste sur la supposée absence du climat des affaires. Ce sont les premiers venus qui sont les premiers servis, a-t-il dit, comme pour affirmer que l’instabilité véhiculée par certains médias pour décourager les investisseurs n’est pas totalement fondée. Pendant que certains hésitent, précise-t-il, le pays est véritablement sur la voie de la relance, à travers des projets d’envergure dans le domaine de l’agro-industrie, de l’énergie et des minerais stratégiques qui entrent dans la fabrication des batteries pour les véhicules électriques, par exemple. Le chef de l’État a également marqué son intervention en mettant en lumière sa volonté de mettre la bonne gouvernance au cœur de son action politique. Il a nommément cité le cas des entreprises de télécommunications qui sont présentement traquées, à cause de l’évasion fiscale dont elles ont fait montre depuis des années et qui font perdre à l’État congolais des milliards de dollars annuellement. Le président Tshisekedi s’est dit déterminée à y mettre un terme pour rompre définitivement avec les tares des régimes précédents. Dans l’après-midi de mardi, l’agenda du chef de l’État prévoyait deux interviews, l’une accordée au BBC et l’autre au journal The Times. LRP

Haut-Uele : Christian Pitanga lance les travaux de la Commission Budgétaire pour l’exercice 2023 !

Le Vice-Gouverneur de la Province du Haut-Uele, Christian Pitanga Mangandro a présidé le jeudi 13 Octobre 2022 à Isiro, chef lieu de ladite province, la cérémonie du lancement des travaux de la Commission Budgétaire exercice 2023. La cérémonie qui avait rehaussé de la présence du Président de l’Assemblée Provinciale, de quelques députés, des membres du Gouvernement Provincial, des Chefs des Services Étatiques et pare étatiques, avait eu lieu à la salle polyvalente du gouvernement provincial. Prenant la parole pour la circonstance, Madame Françoise Sungufue Bâti, Ministre Provincial de Plan, Budget, Investissements, Portefeuilles, Partenariat Public-privé, Transport et Voies de Communication avait circonscrit ces travaux budgétaires pour l’exercice 2023 dans le cadre de l’élaboration de la loi des finances échéance 2023. Et ce conformément à la circulaire N°003/CAB/ME/MIN.BUDGET/2022 du 05/07/2022 contenant les instructions y relatives. Également à la lumière de la Lettre d’Orientation budgétaire 2023 N°CAB/PM/DIRECABA/ECOFIM/LKN/2022/1580 du 12 juillet 2022 du Premier Ministre , Chef du Gouvernement concernant la Politique budgétaire de l’exercice 2023 en dépenses et en recette, puisé dans le programme d’Action du Gouvernement, dont les mesures d’application sont le plan national stratégique de développement 2019-2023 et le programme de développement à la base de 145 territoires du Président de la République. Pour ce qui est particulièrement de la Province du Haut-Uele, en plus des documents de l’unicité nationale, ces travaux budgétaires se font à la lumière de la vision du programme d’Action du Gouvernement Provincial soumis par le Gouverneur Christophe Baseane Nangaa dans son projet de société l’ayant permis d’être élu par les Députés Provinciaux le 10 Avril 2019. Un programme qui capitalise la vision nationale du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo plaçant l’homme au centre des politiques de développement du pays. « Au regard du contexte particulier de cette loi des finances (2023) avec les élections générales à venir, les membres de la Commission Budgétaire et les unités budgétaires de la Province contenus dans l’arrêté provincial N°01/CBN/163/CAB/PROGOU/P.H-U/2022 du 08/10/2022 portant création d’une Commission Budgétaire provinciale du Haut-Uele pour l’exercice 2023 ont le devoir patriotique d’abattre un travail de qualité en conformité avec les directives générales, des directives spécifiques d’innovations(…) », a recommandé la Ministre Provincial du Budget dans le Haut-Uele. De son côté, le Vice-Gouverneur de Province, Christian Pitanga Mangandro, représentant le Gouverneur Christophe Baseane Nangaa, avait d’abord rendu hommages au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision d’un Congo grand et plus beau qu’avant. Il avait ensuite exhorté les participants à produire un travail de qualité. « L’élaboration du budget de la Province du Haut-Uele pour l’exercice 2023 constitue non seulement une opportunité à saisir pour les prévisions budgétaires à venir, mais aussi une grande responsabilité quant à la qualité dudit budget qui doit contribuer à améliorer de façon significative les conditions de vie de nos populations dans tous les secteurs basiques », a-t-il martelé. Christian Pita avait ensuite insisté sur la nécessité pour les experts de faire des innovations pour cette année. Notamment en mettant un accent particulier « dans les secteurs agricole, santé et éducation. Il est à noter que ces travaux des experts seront soumis à la sanction de l’autorité provinciale à qui il reviendra de les défendre au moment opportun à l’Assemblé provinciale en sa qualité de l’autorité budgétaire. Philippe Dephill Lipo

Tshopo : Prévisions Budgétaires 2023, M. Nikomba pour un budget en vue de la stabilité et de projets des politiques publiques à Impact visible

La gouverneure de la province de la Tshopo, Madeleine Nikomba Sabiangu, a lancé le mercredi 12 octobre 2022 à Kisangani les travaux d’élaboration des Prévisions Budgétaires de cette province pour l’exercice 2023. La cérémonie a eu lieu à la grande salle de l’hôtel de ville de Kisangani dans la commune de la Et ce, à plus ou moins deux semaines de l’ouverture de la session de l’Assemblée provinciale de la Tshopo. Une session qui sera essentiellement budgétaire. Pendant environs un mois, les membres de la Commission ad hoc, nommés par un arrêté de l’autorité provinciale en date du 1er octobre 2022, vont s’atteler à élaborer le premier projet d’édit budgétaire que la Nouvelle autorité provinciale de cette entité administrative va présenter et défendre à l’organe délibérant. Dans son discours de circonstance, Madeleine Nikomba a appelé les membres de cette commission à bien travailler pour assurer la cohérence du budget de la Tshopo exercice 2023 avec le programme d’action du Gouvernement de la République. Également d’insister sur la parfaite concordance entre le projet en question et le plan National stratégique de développement élaboré et adopté en 2019 au Niveau National. « J’attire votre attention pour que le travail que vous allez abattre soit en mesure de doter la Tshopo d’un budget capable d’assurer en 2023 la stabilité du Gouvernement provincial qui doit mettre en œuvre des politiques publiques en réalisant des projets à Impact visible dans le but d’atténuer voir arrêter les effets dévastateurs du manque d’action capables d’enclencher le décollage de la Tshopo», a martelés la gouverneure de province. La cheffe de l’exécutif provincial a en outre exprimé son souhait de voir cette commission travailler dans le strict respect des différents textes tout en tenant compte du délai imparti pour qu’au plus tard le 15 Novembre prochain, ce projet d’édit budgétaire soit déposé à la Représentation provinciale en sa qualité de l’autorité budgétaire. Il y a lieu de signaler que les membres de la commission vont également procéder à l’examen des budgets des entités territoriales décentralisées de la province de la Tshopo. Ils élaboreront en définitive un document de correctif budgétaire pour les actions prioritaires que le Gouvernement provincial va exécuter dans les trois mois de l’exercice budgétaire en cours. Philippe Dephill Lipo

Lutte contre la vie chère au Congo-Brazzaville: Le gouvernement suspend les taxes des produits alimentaires !

Au Congo- Brazzaville, le blé, de l’huile végétale raffinée, la viandes et abats domestiques congelés, le poisson salé, le riz, le lait en poudre…, bénéficient désormais de l’exonération du droit de douane, de la redevance informatique et de la taxe sur la valeur ajoutée. Une mesure prise par le gouvernement du pays pour Lutter contre la vie chère, indique une note circulaire signée en date du dimanche 09 octobre 2022 par ministre de l’Economie et des finances Jean-Baptiste Ondaye. Et de préciser que l’exonération dont bénéficie lesdits produits a une durée d’un an. Il sied de souligner que ce « plan de résilience » a été mis en place par le gouvernement pour faire face à la flambée des prix des produits de première nécessité. wait and see Science Kinkobo

Sud-Kivu : Le gouverneur Théo Ngwabidje donne le go des Conférences budgétaires pour l’exercice 2023 !

Le chef de l’exécutif provincial du Sud- Kivu, Théo Ngwabidje a lancé officiellement, lundi 10 octobre 2022 dans la salle de l’INPP dans la commune d’Ibanda les conférences budgétaires pour l’exercice 2023 dans sa Province. La politique du Gouvernement provincial du Sud Kivu sera traduite à travers le budget élaboré et doit être basée sur la vision du Président de la République, Chef de l’État Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Devant les élus provinciaux, du Vice Gouverneur, Marc Malago Kashekere et les services concernés, l’autorité provinciale n’a pas manqué d’expliquer aux participants pourquoi la province du Sud- Kivu traverse une situation difficile et plusieurs chefs de services en finances se donnent le kilo de travailler pour leurs propres poches en lieu et place du trésor public pour la maximisation des recettes. Pour le numéro UN du Sud- Kivu, cet espace par excellence des vraies discussions constructives doivent guider les projections des recettes et des dépenses par chaque entité concernée,et qu’au cours de ces discussions,ils doivent être réalistes. Il a saisi cette occasion pour montrer un déficit chronique que sa province traverse depuis des années, entraînant un endettement excessif qui pèse très lourd sur son développement. Il a par ailleurs, précisé qu’il est temps de mener une vie proportionnelle à ses propres moyens. C’est dur, certes, mais il est convaincu que l’austérité poussera les concernés à doubler des efforts pour booster les recettes de la province du Sud -Kivu. Pour le Gouverneur de province, en moyenne, le Sud -Kivu réalise un million des dollars chaque mois et c’est trop peu pour une province dont les besoins minimum se chiffrent à plus d’un million et demi. Raison pour laquelle, il a interpellé tous les services publics, les ministères provinciaux et, d’une manière particulière,les agents et cadres de la DPMER de se mettre résolument au travail de mobilisation des recettes. En bon père de famille, le chef de l’exécutif provincial a expliqué aux participants et services concernés que sans recettes, le programme du gouvernement provincial sera difficile à réaliser et le salaire des agents ne sera pas décent. Il a toute fois mentionné que les prévisions budgétaires 2023 devraient tenir compte du contexte national tout en sachant que l’année 2023 est:  » l’année électorale », mais aussi la province sœur du Nord -Kivu, avec laquelle sa province entretient des relations d’échanges commerciaux intenses est en état de siège, ainsi que la situation sécuritaire y créée par la rébellion du M23 et d’autres couches résiduelles des groupes armés qu’on trouve ça et là au Sud -Kivu. Mais également du contexte international marqué par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, entraînant un ralentissement de l’activité économique mondiale avec des effets néfastes tel que la hausse des prix des produits de première nécessité, la rareté des produits pétroliers,etc…! Bibiche Mungungu

Rdc : Les ressources naturelles seront exploitées localement en vue de leur donner une plus value ( Eva Bazaiba)

La République Démocratique du Congo ne va plus exploiter et exporter ses minerais à l’état brut comme c’est encore le cas aujourd’hui. A en croire Ève Bazaiba Masudi, vice premier ministre chargé de l’Environnement et Développement durable, celles-ci seront désormais exploitées localement en vue de leur donner une plus value. C’est en effet une options levée par le gouvernement congolais que  » la dame de fer  » avait portée à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale le jeudi 06 octobre 2022 lors de l’émission ‘ Dialogue entre Congolais ‘de la Radio Okapi. « Désormais, en Rdc, les ressources naturelles ne seront plus exploitées et exportées à l’état brut », a-t-elle déclaré. Et de renchérir que celles-ci seront plutôt transformées localement en vue de leur donner une plus value. A l’en croire, cette option tout à fait stratégique serait de faire bénéficier la population congolaise de la transition énergétique . Les minerais que regorge le sous sol de la Rdc vont ainsi soutenir cette transition énergétique dont il était question lors de la récente pré Cop 27 tenue du 03 au 05 octobre à Kinshasa. Aussi dans le cadre de la diversification de l’économie, Ève Bazaiba n’a jamais eu le langage du bois en martelant que les congolais ont à la fois besoin de l’oxygène et du pain. Ce faisant, comment les puissances étrangères et les multinationales vont -t-elles réagir à cette volonté de la Rdc de lier la protection de son environnement à son développement ? La République Démocratique du Congo dispose -t-elle alors à l’heure actuelle des usines avec des matériels et équipements adéquats pour transformer localement ses minerais ? Wait and see ! Dephill Philippe Lipo

Mercuriales : Cuivre, zinc cobalt, or et argent au rouge cette semaine sur le marché international

La tendance générale des produits miniers exportés de la République Démocratique du Congo (RDC) est baissière sur la période allant du 3 au 8 octobre 2022, renseignent les experts de la Commission nationale des mercuriales du ministère du Commerce extérieur. A en croire ce document, les prix des produits phares tels que le cuivre, le zinc, le cobalt, l’or et l’argent devraient chuter cette semaine sur le marché international. Au cours de cette période, la tonne de cuivre devrait se négocier à 7 506,80 USD contre 7 784,90 USD la tonne une semaine auparavant, soit une baisse de prix de 278,1 USD. Le prix du cobalt devrait aussi légèrement descendre à 51 211 USD la tonne cette semaine contre 51 265 USD la tonne, soit un écart négatif de prix de l’ordre de -54 USD. En baisse, le zinc devrait se négocier à 2 974,75 USD la tonne cette semaine contre3 164,85 USD la tonne la semaine la semaine passée, soit une baisse de prix de l’ordre de -190,1 USD.L’or devrait chuter à 53,49 USD le Kg cette semaine contre 54,21 USD le Kg la semaine passée, soit une légère baisse de -0,72 USD. Le minerai d’argent chuterait au cours de la même période à 0,62 USD le Kg contre 0,63 USD le Kg une semaine auparavant. Seul l’étain devrait enregistrer une hausse de prix cette semaine sur le marché pour se négocier à 21 483 USD la tonne contre 21 426 USD la tonne la semaine, soit un écart de prix de 57 USD. Quant au prix de tantale, il devrait rester stable sur le marché cette semaine à 380 USD le kilogramme.LRP

BCC : Le taux de change s’est établi à 2 012,99 CDF à l’indicatif et 2 020 CDF au parallèle pour un dollar américain !

Au cours de la semaine allant du 19 au 24 septembre 2022, le marché des changes a été caractérisé par une stabilité relative sur ses deux segments, a fait savoir la gouverneure de la Banque Centrale du Congo, Mme Malangu Kabedi Mbuyi. Au cours de la soixante-dixième réunion hebdomadaire du Conseil des ministres organisée le vendredi 23 septembre 2022, Mme Malangu Kabedi a présenté brièvement et synthétiquement la conjoncture économique du pays. « Au cours de la semaine sous revue, le marché des changes a été caractérisé par une stabilité relative sur ses deux segments. Cette dernière s’est traduite par des taux de 2 012,99 CDF à l’indicatif et 2 020 CDF au parallèle, consacrant ainsi une dépréciation de 0,05% sur le marché interbancaire et une stabilité sur lemarché parallèle », a fait remarquer la gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC). Si à l’indicatif le taux de change est relativement stable, cela n’est nullement le cas sur le marché parallèle dans plusieurs communes de la ville province de Kinshasa. A titre illustratif, un dollar américain s’échange contre 21 000 CDF à certains endroits dans les communes de Ngiri-Ngiri, Kasa-Vubu, Kalamu et Barumbu. LRP

Selon un rapport du FMI : Douze sur quinze banques en activité en RDC sont détenues par les étrangers !

Le secteur bancaire en République Démocratique du Congo est fortement dépendant des intérêts étrangers. D’après un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur la situation financière de la République Démocratique du Congo (RDC), douze banques sur quinze œuvrant dans le pays sont détenues par des personnes morales étrangères. Le même document indique également que neuf (9) banques sont détenues par des groupes bancaires supervisés par les autorités prudentielles du pays d’origine, avec un degré de coopération avec la Banque Centrale du Congo (BCC) variable. La plupart des filiales en RDC sont intégrées dans les systèmes de leur groupe, notamment les systèmes informatiques et comptables. La trésorerie est le plus souvent centralisée et les maisons-mères facturent les services rendus à leurs filiales en RDC. En cas de crise, le risque principal est celui d’une contagion depuis la maison-mère. Un second risque est celui d’une filiale bancaire en RDC rencontrant des difficultés tandis que la maison-mère se montre peu disposée à apporter son soutien. LRP

Loi des Finances 2023 : le gouvernement va déposer le collectif budgétaire 2022 au Parlement

Dans quelques jours, le gouvernement de la république va déposer une Loi des Finances rectificative pour l’exercice 2022. Selon le ministre des Finances, Nicolas Serge Kazadi Kadima Nzuji qui a livré cette information récemment à la presse, ce collectif budgétaire 2022 qui sera déposé à l’Assemblée nationale en sa qualité d’autorité budgétaire du pays, se justifie par le fait qu’à la fin du mois d’août courant, le gouvernement a déjà mobilisé 88 % des ressources financières à l’interne. Mais par rapport aux projections du ministère des Finances, les régies financières (NDLR : Direction générale des douanes et accises, Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation et Direction générale des impôts) pourraient réaliser jusqu’à 150% des recettes à l’interne, à la fin de l’année 2022. Au même moment, le gouvernement déposera également le projet de Loi des Finances pour l’exercice 2023 chiffré à 14,6 milliards de dollars américains, équivalent à près de 29 511,1 milliards de Francs congolais, ce qui représente un accroissement de 32,6 % par rapport à la Loi des Finances de l’exercice 2022 qui se chiffrait à 22.253 milliards de Francs congolais. A noter que le projet de budget 2023 repose sur quelques indicateurs et agrégats macroéconomiques dont : un taux de croissance du PIB (Poids intérieur brut) de 6,7 % ; un taux déflateur du PIB de 9,8 % ; un taux d’inflation moyen de 8,9 % ; un taux d’inflation fin période 6,8 % ; un taux de change moyen de 2 021,9 CDF/USD ; un taux de change de fin période de 2 034,87 CDF/USD et un PIB nominal de 151 553,43 de Francs congolais.  J.W.