Finances publiques : près de 3,2 milliards USD dépensés par le gouvernement jusqu’à fin juillet
Selon le rapport mensuel des états de suivi budgétaire (ESB) du ministère du Budget, les dépenses globales du gouvernement de la République sont chiffrées à près de 3,2 milliards de dollars américains à la fin du mois juillet 2022, soit l’équivalent de 6.572,1 milliards de Francs congolais (CDF). A en croire ce rapport dont quelques détails sont parvenus à la rédaction de mediacongo.net, les prévisions budgétaires fixées pour les dépenses du gouvernement au cours de la même période sont de l’ordre de 11.904,8 milliards de Francs congolais (CDF), soit plus de 5,9 milliards de dollars américains. Ce rapport renseigne que pour le seul mois de juillet 2022, le gouvernement congolais a engagé des dépenses évaluées à 1.355,0 milliards de Francs congolais (CDF) tandis qu’en ressources internes, les dépenses effectuées sont de l’ordre de 6.572,1 milliards de Francs congolais (CDF) contre les prévisions budgétaires arrêtées à 10.286,5 milliards de Francs congolais (CDF). Ce qui donne un taux d’exécution budgétaire de 63,9%.Le rapport mensuel des états de suivi budgétaire précise que, hormis les dépenses des rémunérations et celles liées à la rétrocession aux administrations financières ainsi qu’au service de la dette, les dépenses du mois de juillet dernier ont été orientées dans l’acquisition d’équipements agricoles destinés aux différents centres de production du Service national ; la réhabilitation des routes, pistes et ponts dans la commune urbano-rurale de Kibunda-Mamonambwa; l’acquisition et l’installation d’équipements pour la numérisation des enseignants et du personnel administratif du ministère de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST). Ces dépenses ont également été effectuées dans la mise à la disposition des fonds en faveur du ministère de l’Environnement relative à la reconstitution de la couverture végétale ou programme « Jardin scolaire » consistant à planter un (1) milliard d’arbres à l’horizon 2023 ; les travaux d’électrification de la ville de Mbandaka par l’énergie solaire.D’autres rubriques concernent l’assistance humanitaire d’urgence en faveur des victimes des attaques de Codeco et d’incendie des maisons d’habitation dans la nuit du 8 au 9 mai 2022 au village Masisi, territoire de Djulu, province de l’Ituri ainsi que de 679 ménages du Camp Luka, victimes des inondations à la suite des pluies diluviennes qu’a connu la ville de Kinshasa ; les travaux de construction de huit écoles techniques modernes dans la province du Maï-Ndombe et l’approvisionnement régulier des cantines militaires et des grands centres de consommation à travers le pays. José Wakadila
Le chef de l’Etat satisfait du crédit de 203 millions USD décaissé par le FMI au profit de la RDC
Le chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi s’est dit satisfait du décaissement, par le Fonds monétaire international (FMI), d’un crédit de 203 millions USD, dans le cadre de la deuxième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) accordée à la République démocratique du Congo, en juin dernier, pour des besoins de financement de sa balance de paiement. Le président de la République l’a dit dans sa communication, au cours de la 64ème réunion du Conseil des ministres qu’il a dirigée vendredi dernier, exhortant le gouvernement à œuvrer pour l’amélioration du social de la population ainsi qu’à poursuivre des efforts pour ajuster, de manière crédible, les politiques macroéconomiques mises en œuvre pour juguler la crise. Le ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement a indiqué, dans le compte rendu de cette réunion, que le chef de l’Etat a instruit le gouvernement, de prendre des mesures susceptibles de renforcer la crédibilité du processus budgétaire, de consolider les cadres des politiques monétaires et de change, mais aussi de favoriser la diversification de l’économie congolaise, en vue du succès de la troisième revue. Des progrès macroéconomiques considérables enregistrés en 2021. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a apprécié, lors de ses consultations de juin dernier, les progrès macroéconomiques considérables enregistrés en 2021 par la RDC, et le maintien de la dynamique des réformes engagées dans le cadre du programme appuyé par la FEC, qualifiant les politiques macroéconomiques adoptées par les autorités de « prudentes ». Le FMI a, par ailleurs, reconnu que « l’environnement macroéconomique de la RDC s’est amélioré depuis la dernière consultation menée en 2019 au titre de l’article IV ». Les résultats budgétaires ont été meilleurs que prévu, car l’augmentation des recettes budgétaires et du financement extérieur a permis de dégager une marge de manœuvre pour des dépenses supplémentaires, surtout en matière d’investissement, malgré l’accumulation d’arriérés intérieurs. La position extérieure s’est améliorée, et les réserves internationales brutes ont augmenté pour atteindre 3 milliards de dollars fin 2021 », a conclu l’institution de Bretton Woods. LRP
Plus de 850 millions USD mobilisés en juillet 2022, indique le ministre des Finances Nicolas Serge Kazadi
Le vendredi 12 août lors du 64ème Conseil des ministres présidé en visioconférence par le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le ministre des Finances, Nicolas Serge Kazadi Kadima Nzuji s’est dit satisfait de la mobilisation des recettes publiques dans le cadre de la mise en œuvre des mesures édictées par le gouvernement. Dans son rapport au Conseil, l’argentier national a indiqué que les recettes mobilisées au mois de juillet 2022, ont été de 1.701,9 milliards de Francs Congolais, soit environ 850 millions de dollars américains. Le ministre Nicolas Kazadi indique que ces recettes constituent environ 117% de taux de réalisation par rapport aux prévisions mensuelles arrêtées à 1.458,8 milliards de CDF. Les Régies financières telles que la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et des participations (DGRAD) ont dépassé leurs assignations budgétaires mensuelles respectivement de 132% et 126%. En cumul, indique le ministre, les recettes mobilisées du 1er janvier au 11 août 2022 se chiffrent à 11.817,1 milliards de CDF (près de 6 milliards USD), soit 80% du taux de réalisation par rapport aux prévisions annuelles de 14.790,9 milliards de CDF : « A près de 7 mois et demi de l’année en cours, le gouvernement a mobilisé plus des recettes que celles qui l’ont été durant toute l’année 2021(soit, 11.626,5 milliards de CDF) » souligne le compte-rendu de ce conseil des ministres. Par ailleurs, le ministre des Finances a rassuré le Conseil, des mesures stratégiques qui ont été prises pour maintenir la tendance haussière de mobilisation des recettes, et la maximisation de celles-ci jusqu’à la fin de cette année.« Voici ces mesures. Pour la DGDA : la finalisation des dossiers contentieux, notamment ceux des pétroliers distributeurs dans l’ex. Katanga et du renforcement des contrôles de destination des marchandises surtout celles exonérées. Pour la DGI : la poursuite du contrôle et du recouvrement des superprofits auprès des entreprises minières et des contrôles de sincérité des déclarations de l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP) à l’échéance fiscale d’avril 2022. Pour la DGRAD : la continuation des missions mixtes de contrôle entre cette régie financière et les services d’assiette dans le secteur à fort enjeu fiscal (Environnement, Transports et Voies de Communication, Télécommunication et Santé) », a indiqué dans le compte-rendu le ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement.Que retenir des dépenses ? Quant aux dépenses mensuelles de juillet, elles se sont chiffrées à 2.161 milliards de CDF (plus d’un milliard USD). Selon le ministre des Finances, elles ont couvert d’abord les dépenses sécuritaires regroupées principalement dans les rubriques des dépenses exceptionnelles, mais aussi en capital, dont le financement de la construction et la réhabilitation des routes en terre battue de 50 millions USD à travers l’Office de Routes.Au 11 août 2022, les dépenses publiques du mois d’août se chiffrent à 626 milliards de CDF. Cette accélération des dépenses au début du mois est justifiée par les paiements de la dotation à la CENI (123 milliards de CDF), les dépenses sécuritaires (124 milliards de CDF), la dette publique extérieure (31 milliards de CDF), les dépenses en capital (79 milliards de CDF), a fait savoir Nicolas Kazadi. LRP
RDC : l’économie nationale reste résiliente face aux effets du conflit russo-ukrainien et de la pandémie à Covid-19
L’économie nationale de la République Démocratique du Congo reste résiliente face aux effets du conflit russo-ukrainien déclenché depuis le mois de février 2022 et de la pandémie à Covid-19. C’est la gouverneure de la Banque Centrale du Congo (BCC), Madame Malangu Kabedi Mbuyi, qui a confirmé la stabilité du marché des changes, des biens et services au cours de la soixante-quatrième réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à laquelle elle a été invitée. A en croire la gouverneure de la BCC, la croissance prévue du PIB réel estimée à 6,1% demeure supérieureà la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Elle est principalement portée par le dynamisme du secteur minier. Quant au rythme de formation des prix, il s’est globalement maintenu à son niveau de la semaine précédente attesté par un taux d’inflation hebdomadaire de 0,2% portant le cumul annuel à 7,1%. Le marché des changes est donc resté globalement stable avec des faibles variations du taux de change justifiées par une appréciation de 0,02% sur le marché officiel et par une dépréciation de 0,24% au parallèle. En cumul annuel, la monnaie nationale a perdu près de 0,9% de sa valeur au parallèle face à une dépréciation de 0,3% à l’indicatif. LRP
Haut-Uele : Christophe Baseane Nangaa a échangé avec une délégation de l’Office des Routes et la SGU
Le Gouverneur de la Province du Haut-Uélé, l’honorable Christophe Baseane Nangaa a échangé le lundi 08 Août 2022 dans la salle des réunions Kibali du Gouvernorat de Province à Isiro, avec une délégation de l’Office des Routes (OR) et de la Société Agro-pastorale Générale des Uélés (SGU) Les échanges ont porté sur des études de faisabilité entre l’Office des routes (OR) et les Experts de la Société pour la concrétisation du programme de création du corridor oriental Aru- lsiro- Bolebole- Kisangani. Le coordonnateur de la SGI, Jean Marie Mago, a indiqué qu’il s’agissait d’un processus de mise en application du protocole de la collaboration n° OR / DG/ 875/ PPP /GRE/ 2020 du 30 mai 2020. Une collaboration relative à la modernisation de la route directe : Kisangani- Isiro- Aru- Frontière Ouganda ( 779 kms). De sa part, l’ingénieur Panya wa Panya, chef de mission de l’Office des routes, a fait savoir que la mission de son équipe consistait à mener des équipes environnementales, hydrographiques, écologiques et pédologiques afin de s’assurer de la réussite dudit projet dont l’accompagnement de l’autorité provinciale est sollicitée. Le gouverneur Christophe Baseane a rassuré ses interlocuteurs de son soutien tous azimuts afin que ledit projet de corridor oriental soit effectif. Cet ambitieux projet permettra de raccourcir la route longue de 100 kilomètres en vue de transformer en vue de le transformer en un axe principal dans dans la sous région avec un gain kilométrique d’environs 250 kms. Plusieurs tronçons parallèles à ce corridor oriental sont déjà en pleine construction : Isiro- Bolebole-Mambiti et Isiro- Ganga- Toro- Durba. Dans son entretien avec ses hôtes, le gouverneur Christophe Baseane Nangaa était entouré de son Vice-Gouverneur, Christian Pitanga Mangandro, de son ministre des Infrastructures, Norbert Mandana et de son Directeur de Cabinet adjoint, Madame Georgette Aroya. Philippe Dephill Lipo
Finances publiques: La DGDA, la DGI et la DGRAD ont mobilisé près de 1.701,9 milliards FC des recettes pour le mois de juillet
La vice-ministre des Finances, O’Neige N’sele a présidé dernièrement la réunion mensuelle de mobilisation des recettes, consacrée essentiellement à l’évaluation du niveau des recettes réalisées au mois de juillet 2022, par la Direction générale des douanes et accises (DGDA) , la Direction générale des Impôts (DGI) et la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), évaluées à 1.701,9 Milliards FC, soit 117% par rapport aux assignations du mois arrêtées à 1.458,8 milliards FC. Cette réunion a également porté sur la définition des stratégies pour les prochains mois ainsi que l’évolution des engagements et des indicateurs des contrats de performance. Ces recettes se répartissent de la manière suivante : la DGDA a réalisé 329 milliards FC, soit 82% sur les prévisions mensuelles de 403,6 milliards FC ; la DGI a réalisé 1.025 milliards FC, soit 132% sur les prévisions mensuelles de 778,2 milliards FC ; la DGRAD a réalisé 347,8 Milliards FC, soit 126% sur les prévisions mensuelles de 277 Milliards FC. Pour la vice-ministre des Finances, les recettes cumulées de janvier à juillet 2022 s’élèvent à 11.419,1 milliards FC, qui représentent 113% par rapport aux prévisions de la période fixées à 8.605,2 Milliards FC et 77% par rapport aux prévisions annuelles fixées par le Parlement. De manière générale, il est constaté une augmentation de la moyenne des recettes de 72% par rapport à l’année dernière, et sur la même période. Elle a à cette occasion, félicité les régies financières pour la bonne évolution des recettes, avant de demander aux participants d’orienter leurs commentaires sur les actions à mener, pour accroitre le niveau des recettes. Comme mesure pour la mobilisation des recettes, la DGDA axera ses actions notamment sur la relance des dossiers contentieux et le renforcement des contrôles de destination des marchandises, surtout celles qui sont exonérées. La DGI continuera notamment la mise en niveau des différents corps des métiers et l’utilisation des moyens alternatifs à l’avis à tiers détenteurs pour le recouvrement forcé ; tandis que la DGRAD s’appuiera principalement sur l’organisation des missions de contrôle. Pour sa part, le Chef de service adjoint de l’Inspection Générale des Finances (IGF), a signalé quelques zones à risque élevé de fraude et pour lesquelles il a proposé des solutions suivantes notamment : l’intégration des systèmes informatiques des régies financières avec Isys-régies pour supprimer les apurements manuels ; l’établissement des responsabilités en cas de déblocage des scellés électroniques avant les points de destination des marchandises et la nécessité de rendre obligatoire la déclaration des états détaillés de déduction de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée). En ce qui concerne le suivi des contrats de performance, il a été noté que les réunions du comité de suivi des contrats de performance se tiennent hebdomadairement et que le niveau d’exécution des engagements par le Cabinet des Finances, les régies financières et le projet Gouvernance financière est satisfaisant. Les évaluations des indicateurs de performance sont en cours et les conclusions seront adressées à la hiérarchie, a dit la Vice-ministre. José Wakadila
Perspectives économiques : La RDC ouvre la voie à l’exploitation pétrolière

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo avait lancé le jeudi 28 juillet 2022 des appels d’offres de vingt-sept permis de ses blocs pétroliers et de ses trois blocs gaziers. Pour le président de République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, la production des combustibles fossiles permettra à coup au Pays dont l’économie était jusque là tournée vers l’exploitation ressources des minérales. Sur les 32 blocs sélectionnés, des appels d’offres ont été lancés seulement pour l’attribution des droits pour vingt sept blocs pétroliers selon Didier Bindimbu, Ministre congolais des Hydrocarbures. Il s’agit de : trois dans le bassin côtier, Neuf dans la cuvette centrale, Onze dans le graben de Tanganyika et quatre dans le graben Les trois blocs gaziers sont situés dans le lac Kivu. Pour les observations bien averties, c’est un bon moment choisi par le gouvernement congolais certainement pour espérer tirer profit des prix élevés du pétrole et du nouvel intérêt occidental pour les alternatives au bruit russe. Madame Eve bazaiba, Vice premier ministre chargé de l’environnement avait autrefois expliqué à la télévision nationale que des études appropriées avaient été menées au préalable permettant l’attribution de ces droits. Ainsi aucun désastre écologique ne pourrait être attendu à cet effet. Une explication qui n’est pas de l’avis de certains ONG de défense de l’environnement dont Greenpeace. Philippe Dephill Lipo
Situation socio-économique: La VSV salue les avancées du gouvernement et l’invite à fournir d’efforts pour des meilleurs résultats

La situation socio-économique du pays a connu des avancées significatives, grâce aux efforts fournis par le gouvernement de la république. Et depuis début 2021, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), a décidé de s’intéresser davantage aux droits socio-économiques à Kinshasa et dans quelques provinces du pays. C’est ainsi qu’au cours d’une conférence de presse co-animée dimanche 31 juillet 2022 par M. Dolly Ibefo, 2ème Directeur exécutif et Mme Irène Monama, Chargée des programmes, cette structure de défense des droits de l’homme a salué les efforts bien que non encore suffisants, des autorités congolaises en matière de jouissance par la population congolaise, des droits socio-économiques. Elle les invite néanmoins, à fournir encore beaucoup d’efforts dans d’autres secteurs, pour lutter contre la misère dans laquelle croupissent des millions des ménages congolais. La VSV a mis un accent particulier sur les actions encourageantes (liste non exhaustive) menées par les autorités congolaises en matière de jouissance des droits sus évoqués, avant d’inviter les mêmes autorités à fournir des efforts pour améliorer davantage la situation des droits socio-économiques. A titre illustratif, la VSV salue la réhabilitation ou la construction des infrastructures routières à Kinshasa dans le cadre des projets Kinshasa zéro trou et Tshilejelu. C’est le cas des avenues Mbandaka, Mawanga, Boma, tronçons avenue université (Bongolo-Yolo/Ezo, Kianza-Mopulu) dans les communes de Kalamu-Limete, Ngaba – Makala ; des avenues Maternité, Lisala, Masikita, Marine, Escorte, Milambo, Kwango, Mayala dans la commune de Ngaliema ; Avenue Shaba (une partie) dans la commune de Kasa-vubu ; Avenue Manifeste dans la commune de Selembao ; Avenue Assosa traversant les communes de Ngiri-Ngiri, Bumbu et Selembao ; Avenue Victoire (une partie), le pont Bongolo dans la commune de Kalamu ; Croisement Bangala-Kasa-vubu dans la commune de Kitambo ; Avenue Bokasa dans la commune de Barumbu … Sur le plan de la desserte en eau et électricité, la VSV constate depuis quelques semaines une amélioration de la fourniture d’eau et d’électricité dans certains quartiers de la ville de Kinshasa suivie d’un allègement des tracasseries des agents de ces deux sociétés vis-à-vis de la population. Même constat pour les conditions des vies des agents et fonctionnaires de l’Etat, où la VSV apprécie la promesse de l’augmentation de leurs salaires par le gouvernement de la république, dès le mois de juillet finissant. Néanmoins, la VSV reste vigilante quant à la concrétisation de cette promesse. Dans le domaine de l’éducation, la VSV estime que la gratuité de l’enseignement est encore à saluer, en ce qu’elle a permis à des millions d’enfants congolais, de reprendre le chemin de l’école bien que des efforts doivent être fournis pour améliorer la qualité de l’enseignement à travers notamment : La construction de nouvelles infrastructures scolaires pour réduire les effectifs pléthoriques des élèves dans des salles de classe ; La poursuite de la réhabilitation des infrastructures scolaires ; La prise en charge adéquate des enseignants notamment l’amélioration de leurs conditions socio-professionnelles à travers entre autres des salaires décents ; L’augmentation des frais de fonctionnement en faveur des écoles. Sur le volet de la mobilité des Kinois, la VSV salue la mesure prise par les autorités provinciales de Kinshasa consistant en l’identification de tous les taxis motos pour mettre fin aux abus souvent constatés. Des efforts restent à fournir Malgré toutes ces avancées, la VSV rappelle que le projet Kinshasa zéro trou doit se poursuivre pour boucher des milliers des trous encore visibles dans la ville de Kinshasa. Dans le même chapitre, la VSV recommande à l’Hôtel de Ville de Kinshasa de responsabiliser les bourgmestres et les chefs des quartiers en leur allouant des fonds nécessaires pour lutter contre les trous dans leurs communes ainsi que la poursuite de la réhabilitation des artères secondaires de Kinshasa, en vue de désengorger les artères principales et lutter contre les embouteillages. Sur le plan sanitaire, la VSV affirme que l’accès aux soins de santé continue à poser problème. D’une manière générale, les malades sont pris en charge après paiement de différents frais exigés. De même, les conditions socio-professionnelles du personnel de santé sont très précaires. Concernant transport en commun, cette Ong de défense des droits de l’homme constate que le déplacement de la population à Kinshasa est devenu un calvaire. Certains transporteurs fixent le prix selon leur gré et se livrent à la pratique de demi-terrain, au grand dam de la population et malheureusement sous la barbe des autorités provinciales de Kinshasa, qui ne font rien pour faire respecter les prix officiels de différentes courses dans la ville de Kinshasa. Evoquant le point sur le panier de la ménagère, la VSV reste d’avis que de nombreux efforts sont à fournir en ce qui concerne les prix des biens de première nécessité. En effet souligne cette Ong, dans presque toutes les familles, les congolaises et congolais se plaignent ces derniers temps de l’augmentation des prix sur le marché, donnant ainsi du fil à retordre à ces familles pour se nourrir. Pour la VSV, les ministères concernés doivent donc s’investir pour que la situation s’améliore et éviter ainsi une poudrière qui pourrait exploser à tout moment surtout à l’approche des échéances électorales prévues en 2023. Il est certes vrai que l’augmentation des prix en lien avec la guerre Russo-Ukrainien peut se justifier en ce qui concerne les biens importés, mais il est étonnant que les biens produits localement puissent connaître régulièrement des flambées des prix, constate encore la VSV, avant de faire voir que les prix pratiqués avant et les prix actuels de certains produits, ont sensiblement augmenté dans quelques marchés de Kinshasa. José Wakadila
Kinshasa : Félix Tshisekedi donne le go de la 21ème conférence des chefs d’État de la CEEAC

Après avoir pris part aux travaux de la 20 ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), le président de la RDC et président en exercice de cette organisation, Félix Tshisekedi a donné le go de la 21ème session ordinaire, ce lundi 25 Juillet 2022 à Kinshasa. Créée depuis un certain 18 octobre 1983 à Libreville au Gabon, ces assises vise le développement économique, social et culturel de l’Afrique en vue de la création des structures régionales pouvant aboutir à un marché commun. Cette 21 ème session a pour thème, « la santé, l’éducation et la culture ». Et plusieurs chefs d’État et des gouvernements prennent part. Parmi les autorités présentes à cette rencontre, on cite le président de la RCA Faustin Archange Touadera, du président du conseil militaire du Tchad Mahamat Idriss Déby, du président de la république de Sao Tomé et principe carlos Vila Nova, du vice-président du Burundi Prosper Bazombanza, du vice-président de la Guinée Equatoriale en charge de la sécurité et défense Teodorin Nguema Obiang Mangue, du premier ministre de la République du Congo Anatole Collinet Makosso, de la première ministre du Gabon Rose Christiane Ossouka, du ministère des affaires étrangères du Rwanda, Vincent Biruta et du ministre des affaires étrangères de l’Angola, Tete Antonio. Science Kinkobo
RDC:15 millions USD visés à la séance d’adjudication des Bons du Trésor indexés du 14 juin 2022
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), à travers le ministère des Finances, compte lever 30 milliards de Francs congolais (CDF) soit 15 millions USD sur le marché financier local des Bons du trésor indexés du mardi 14 juin 2022. C’est ce qu’annonce un communiqué du ministère des Finances du 8 juin 2022 signé par le ministre Nicolas Serge Kazadi Kadima Nzuji. À cet effet, ce communiqué renseigne que la présentation des soumissions est attendue le mardi 14 juin 2022 à 11 heures au siège de la Banque Centrale du Congo (BCC). Le ministère des Finances précise par ailleurs que « toute soumission déposée après l’heure limite sera rejetée ». L’annonce des résultats de cette opération d’adjudication est attendue deux jours plus tard, soit le jeudi 16 Juin 2022. La date de remboursement est prévue au jeudi 15 septembre 2022 à la Banque Centrale du Congo. Le ministère des Finances fait savoir qu’il se réserve le droit d’accepter un montant inférieur au montant annoncé si les conditions du marché sont jugées insatisfaisantes. Face à la faiblesse de la mobilisation des recettes, l’Exécutif national avait lancé en octobre 2019 les Bons du Trésor pour diversifier ses sources de financement afin de répondre aux dépenses publiques toujours élevées. Pour garantir la même valeur de l’argent prêté à l’Etat, le gouvernement de la République Démocratique du Congo, a concédé, depuis l’année dernière, que les Bons du Trésor soient indexés à la valeur de change du dollar pour pallier à l’éventuelle volatilité du Franc congolais. Un Bon du Trésor est un titre d’emprunt émis par l’Etat et remboursable à échéance. En République Démocratique du Congo, c’est le gouvernement qui émet ces titres d’emprunt par le canal du Trésor public. Quand un opérateur économique ou un particulier achète un Bon du Trésor, il prête de l’argent à l’État et devient, en quelque sorte, son créancier. Garanti à 100 % par le Gouvernement qui l’émet, le Bon du Trésor est l’un des placements les plus sûrs sur le marché monétaire. LRP