Grands lacs : le Sud-Kivu représente la RDC au sommet d’affaires « BUSINESS SUMMIT 2022 »
Le sommet d’affaires « Business Summit 2022 » organisé par la Tanzanie à Kigoma du 09 au 11 mai de l’année en cours est placé sous le thème : « Nos frontières pour renforcer le commerce et les investissements durables ». Près de 500 entrepreneurs venus du Burundi, Rwanda, RDC, Zambie et la Tanzanie sont réunis pour traiter des questions d’affaires. L’objectif poursuivi était la promotion de la participation des petites et moyennes entreprises aux marchés internationaux et les marchés de la sous- région tout en analysant les défis majeurs rencontrés. Dans son adresse, le Directeur de cabinet du Gouverneur du Sud-Kivu, le Prof Jean-Claude Mubalama qui a représenté l’autorité provinciale, après l’intégration de la RDC à East African Community, il était important de participer à ce sommet pour savoir comment les autres pays de la région travaillent et dans quelles mesures améliorer le climat des affaires dans la sous région pour que toutes les communautés en sortent bénéficiaires de cette intégration régionale. Pour lui, les cadres légaux de certains pays de la région constituent un obstacle pour l’intégration économique, d’où la nécessité d’une harmonisation pour créer un climat favorable. cette intervention s’inscrit stucto sensu dans l’esprit du discours du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi lors de l’adhésion de la RDC à l’EAC : « le peuple congolais renouvelle son engagement légendaire d’une politique de bon voisinage qui constitue un des axes majeurs de sa politique étrangère et régionale ». Bibiche Mungungu
Le FMI publie les projections économiques de l’Afrique subsaharienne
Les projections économiques de l’Afrique subsaharienne publiées par le FMI ce mois d’avril indiquent une provision intéressante pour la RDC avec 6.5 en année alors qu’elle a été de 5.7 en 2021. Par ailleurs, le FMI indique pour la RDC en 2023, une réalisation de 6.9. Lire ci-dessous le tableau :
RDC-Chine : les échanges commerciaux ont atteint 5,6 milliards USD au premier trimestre 2022
Les échanges commerciaux entre la Chine et la République démocratique du Congo (RDC) ont atteint 5,6 milliards de dollars américains, soit une croissance moyenne de 98% par rapport à la même période de l’année 2021. Ces statistiques ont été fournies par l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en RDC, M. Zhu Jing, au cours d’un échange avec un parterre des médias congolais le vendredi 22 avril 2022. Le diplomate chinois estime qu’avec l’augmentation de la capacité de production du cuivre et du cobalt enregistrée par le pays, la RDC gagne des parts du marché dans le monde, principalement avec la Chine. Car, parallèlement avec l’augmentation continue de la production du cuivre et du cobalt, il s’observe une augmentation sans cesse des échanges commerciaux entre Pékin et Kinshasa. Zhu Jing a fait savoir qu’en 2021, les échanges commerciaux entre la Chine et la RDC ont atteint 14 milliards USD. Ce qui octroie un excédent de 8,8 milliards USD. Quant aux exportations de la RDC vers la Chine, elles ont connu un accroissement de 105%, avec un excèdent commercial de 3,5 milliards USD, soit une croissance annuelle de 116%. Pour l’Ambassadeur chinois, ce sont des « chiffres impressionnants » qui témoignent à la fois la dynamique du partenariat entre les deux pays, mais aussi la part dont est bénéficiaire la partie congolaise dans cette coopération. « Selon les chiffres que j’ai vérifiés, en 2021, la RDC devait mobiliser 8,3 milliards de dollars américains. Au cours de la même année, l’excédent commercial de la RDC était de 8,8 milliards USD. Cela dépasse même le total des recettes budgétaires », s’est-il félicité. Pour les trois premiers mois de l’année en cours, a-t-il ajouté, la RDC a déjà gagné 3,5 milliards USD « pendant que le budget pour 2022 prévoit 9,9 milliards de dollars. Ça représente déjà un excédent commercial de plus d’1/3 des recettes budgétaires. C’est donc une contribution de taille des investissements chinois aux finances publiques. Et ce, sans parler des taxes », a fait observer le diplomate chinois. Signalons qu’en 2021, la production des entreprises minières à capitaux chinois a représenté 16% des recettes budgétaires de l’Etat congolais. Ces entreprises ont payé 1,3 milliards USD comme taxes, sans parler d’autres formes des redevances. Que ça soit en matériel ou en finances. « Lorsque la Chine investit en République démocratique du Congo, nous ne cherchons pas à nous enrichir nous-même au détriment des amis Congolais. Nous cherchons la prospérité commune partagée parce qu’on aimerait par nos efforts, aider nos amis Congolais à trouver la voie de développement et de prospérité. C’est ça notre objectif fondamental », a déclaré le diplomate chinois en RDC. Pour rappel, la Chine et la RDC ont rétabli leurs relations diplomatiques à l’occasion d’une visite du président Mobutu en 1973. Et depuis, les liens entre les deux pays ont toujours existé et sont au beau fixe. Ces liens se sont intensifiés durant la transition congolaise, à tel point qu’il est désormais impossible de parler de la reconstruction de la RDC sans évoquer la Chine dont la volonté de jouer les premiers rôles dans la reconstruction du pays n’est plus à démontrer. LRP
RDC: Le Japon octroi 21 millions US pour la réhabilitation du Port de Matadi
Mercredi 13 avril 2022 à Kinshasa, l’ambassadeur du Japon en RDC, Monsieur MINAMI Hiro, a procédé à la signature de l’Echange de Notes avec le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères, Christophe LUTUNDULA APALA Pen’APALA, en vue de la mise en œuvre du « Projet d’Amélioration du Terminal Conteneur du Port de Matadi », accordé dans le cadre de la coopération économique japonaise visant à promouvoir le développement économique et social de la République Démocratique du Congo. Financé à hauteur de 21 millions de dollars américains, le projet d’amélioration du Port de Matadi est une réponse au souhait émis par Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, en prélude de la 7ème Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD7) tenue à Yokohama au Japon en août 2019. Dans son allocution, Monsieur MINAMI a souligné les difficultés auxquelles le monde fait face au regard de la demande croissante de mobilité des personnes et des marchandises, alors que la diminution des énergies fossiles et l’augmentation du prix des carburants pèsent de plus en plus sur le coût des transports, sans compter la crise financière découlant des effets néfastes de la Covid-19. Le diplomate japonais a ensuite martelé que le Port de Matadi non plus n’a échappé à cette réalité, car depuis quelques années, du fait du manque de développement et d’entretien des infrastructures de transport, le Port tourne au ralenti, constituant ainsi un obstacle au développement économique et social de cette partie du pays. Avec ce projet dit-il, le Japon entend, d’une part, contribuer à l’amélioration du transbordage à travers la réhabilitation du terminal conteneur du Port de Matadi, et d’autre part, permettre des réseaux d’échanges dynamiques à l’ère du numérique, par la mise en place d’un nouveau système d’exploitation portuaire qui assure une gestion informatisée ; ce qui permettra de créer de nouveaux emplois directs et indirects, de faciliter les approvisionnements et l’expédition des marchandises par des mécanismes de transbordement fiables et respectueux de l’environnement, a indiqué Monsieur MINAMI. Monsieur MINAMI a enfin souligné que le Japon vise à produire des résultats positifs dans le domaine des infrastructures, en vue de mieux contribuer à la matérialisation du Plan National Stratégique de Développement (PNSD) de la République Démocratique du Congo. Aussi, par ce projet, le Japon vient renouveler son engagement à accompagner le Gouvernement congolais dans la planification, la sécurité et la modernisation du secteur des transports, à l’instar du Plan Directeur des Transports Urbains de Kinshasa (PDTK), financé par le Japon et actuellement en exécution dans la ville de Kinshasa. Enfin, le diplomate japonais a émis le souhait que cet appui du Japon améliore les activités du Port de Matadi afin que la Province du Kongo-Central connaisse un nouvel élan économique. José Wakadila
Coopération belgo-congolaise: « La Belgique et la RDC ont encore tant de choses à construire ensemble » (RUDI VERVOORT)
Les opérateurs économiques belges en mission économique et commerciale en RDC ont eu dernièrement des échanges avec des entrepreneurs Congolais, au cours d’un déjeuner d’affaires organisé par la Société de communications et service (SCS), en partenariat avec l’ambassade de Belgique en RDC. Une occasion pour faciliter le réseautage et présenter les avantages de la Zone économique spéciale de Maluku, selon Jean-Robert Isifa, chef de l’entreprise SCS. « Comme vous le savez, c’est ne pas la première fois que nous puissions recevoir la mission étrangère des hommes d’affaires dans notre pays. Et aujourd’hui on reçoit la délégation économique des hommes d’affaires Belge en mission économique et commerciale dans notre pays. SCS existe depuis 17 ans. Nous travaillons avec beaucoup d’entreprises de la place. On se dit, c’est peut-être le moment maintenant d’être en contact avec ceux qui veulent investir dans notre pays, de leurs faire connaître notre pays, les réalités du marché dans notre pays. Travailler avec la zone économique de Maluku. Ce sont des sociétés commerciales qui cherchent à s’installer au Congo. Malgré la pandémie le rôle naturel de SCS c’est de relier, de faire rencontrer ceux qui sont là et qui sont à la recherche des meilleures compétences », a expliqué Jean-Robert Isifa, chef de l’entreprise SCS. RDC : pays des opportunités A la clôture des activités de cette mission économique et commerciale belge, le ministre congolais de l’Industrie, Julien Paluku Kahongya, a invité les investisseurs belges, à revenir en RDC, pays solution, pour le partenariat gagnant-gagnant.Le ministre de l’Industrie qui revient des Émirats Arabes Unis où il a participé activement à l’EXPO 2020 DUBAÏ, a dit avoir exposé sur le Plan directeur d’industrialisation de la RDC, lequel est chiffré à 58,4 milliards de dollars américains et porte sur le développement de différentes infrastructures, l’industrie des batteries ainsi sur les véhicules électriques dont les matières premières qui interviennent dans la fabrication se trouvent en très grande qualité en RDC. Selon lui, la RDC est aujourd’hui une meilleure destination au monde pour les investisseurs dans le domaine de l’industrie. « Les opportunités sont nombreuses dans tous les secteurs (agricole, route, chemin de fer, énergétique, Zone économique spéciale…). Maintenant que nous sommes sur la voie de notre industrialisation, on a besoin des partenaires (…). J’ai eu à présenter les résultats d’une étude Bloomberg qui a démontré que comme nous sommes dans la transition écologique et énergétique, la meilleure destination au monde aujourd’hui en matière de fabrication des batteries, c’est la RDC parce que lorsque vous y investissez, vous gagnez trois fois plus qu’en Chine et aux États-Unis”, a fait savoir le ministre Julien Paluku. A noter que la mission économique belge à Kinshasa, s’est clôturée sur environ « 1.600 B2B » entre potentiels partenaires belges et congolais, selon l’Agence bruxelloise pour l’accompagnement de l’entreprise hub.brussels. De son côté, le ministre-président de la Région Bruxelles-capitale, RUDI VERVOORT, a soutenu que les deux pays ont encore tant de choses à construire ensemble. Aussi a-t-il appelé de tous ses vœux, un rapprochement des opportunités économiques mutuelles sur le long terme et des partenariats durables entre acteurs belges et congolais. José Wakadila
Lancement des travaux de la mission économique et commerciale belge: Sama Lukonde invite les investisseurs belges à nouer un partenariat franc avec les opérateurs économiques congolais
Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a procédé lundi 21 mars 2022 au Salon Congo du GHK, au lancement des travaux de la mission économique et commerciale belge qui séjourne à Kinshasa du 19 au 25 mars 2002. A cette occasion, l’Ambassadeur du Royaume de Belgique à Kinshasa, Jo Indekeu a rappelé que cette mission est une première depuis des années et depuis l’avènement au pouvoir du président Félix-Antoine Tshisekedi. Elle fait suite à la visite officielle du chef de l’Etat congolais en septembre 2019 en Belgique, où il a été décidé de mettre en place une mission économique en mars 2020, mais reportée deux ans après, à cause de la situation due au Covid-19. « C’est une mission importante non seulement parce que c’est la première depuis plusieurs années, mais également parce qu’elle réunit plus de 90 sociétés et plus de 100 délégués des sociétés, réparties dans 20 différents secteurs », a-t-il fait savoir. A en croire le diplomate belge, cette mission comprend aussi des sociétés qui sont déjà actives en RDC et celles qui viennent prospecter le marché congolais et étudier les opportunités à mettre en place, avant d’entamer les flux commerciaux entre les deux pays. « Ces flux commerciaux sont très importants dans ce sens que le commerce bilatéral entre la RDC et la Belgique totalise près de 200 millions d’euros, faisant de la Belgique le premier fournisseur occidental de la RDC ». Jo Indekeu précise que la Belgique dispose d’une présence historique de plusieurs sociétés et une connaissance accrue de la RDC, grâce à la présence d’une importante communauté belge qui est active dans plusieurs sociétés (belges, congolaises ainsi qu’étrangères) en RDC. A cela s’ajoute la présence d’une forte diaspora congolaise en Belgique et la formation des nombreux congolais. Ce qui occasionne une connaissance mutuelle entre les deux pays, laquelle renforce les flux économiques ainsi que les relations bilatérales. Il a également fait mention des accords bilatéraux, notamment le Traité bilatéral pour éviter la double imposition et le Traité bilatéral de protection des investissements, qui vient d’être ratifié grâce aux efforts du gouvernement de la RDC. L’ambassadeur Indekeu a conclu en disant que la Belgique dispose actuellement de deux missions, dont celle qui vient d’arriver et une mission politique dans le cadre d’un partenariat avec la Région-capitale Bruxelles et la ville-province de Kinshasa. L’actuelle mission poursuit-il, est combinée avec la 3ème semaine belge, avec comme objectif, la création d’une plate-forme unique d’échange entre les hommes et femmes d’affaires belges et congolais. Peu avant de lancer les activités de cette mission économique et commerciale, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, a rappelé que cette mission se tient après la tenue du 6ème sommet UE-UA en février dernier à Bruxelles, où il a représenté le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi. Il considère donc que, l’arrivée de la mission économique et commerciale belge, fait partie des retombées de ce sommet. Car dit-il, la Belgique, pays avec lequel la RDC entretien des liens séculiers de longue date, a mis sur orbite, des engagements souscrits aux termes de ce sommet, à travers une équipe représentative de 90 sociétés belges toutes tendances confondues, afin de susciter dans le chef de l’Etat congolais et des entrepreneurs privés, des opportunités d’affaires devant renforcer d’une part, le partenariat public-privé et d’autre part, soutenir la volonté de coopérer, en vue d’améliorer le climat des affaires en RDC. RDC : pays à vastes potentialités Il a ensuite vanté les potentialités de la RDC, affirmant c’est un vaste territoire de 2.345.410 m2 habité par près de 80 millions d’habitants et dont la croissance démographique est estimée à 3,2% l’an. Ce qui lui confère avec ses neuf frontières, un vaste marché potentiel de plus de 250 millions d’habitants. « D’où l’intérêt qu’accorde le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, aux bons rapports politiques et diplomatiques non seulement avec le Royaume de Belgique, mais aussi avec ses voisins, lesquels ont conduit à la signature de plusieurs accords d’exploitation commune de certaines matières, mais aussi des échanges commerciaux », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que, la RDC dispose d’un massif forestier d’environ 155, 5 millions d’hectares, soit 10% des forêts tropicales de la planète ainsi que plus de 60% des forêts du bassin du Congo. La RDC possède également l’une des plus importantes réserves des écosystèmes naturels de la planète. Avec sa faune et sa flore, elle est classée 5ème puissance mondiale en biodiversité. A ces potentielles climatiques s’ajoutent des tourbières et l’équivalent de plus de deux ans d’émissions mondiale de gaz à effet de serre. Ce qui a fait que la RDC s’est portée garant comme pays-solution dans le domaine de l’environnement, aux assises de la Cop26 à Glasgow en Ecosse. En outre poursuit le Premier ministre, la RDC a un potentiel photovoltaïque estimé à 70.000 Mgw, grâce à son exposition naturelle sous la ligne de l’Equateur. Le fleuve Congo long de 4.700 Km avec un débit de plus de 40.000 m3/seconde, offre à la RDC un potentiel énergétique d’environ 37% du potentiel africain et 6% du potentiel mondial, exploitable à plus de 100.000 Mgw, sur 780 sites et à travers les 145 territoires que dispose la RDC et 76.000 villages. La RDC est aussi un creuset minéralogique important dans le monde. Outre le cuivre, elle possède 60% d’autres matières importantes (Cobalt, Coltan, Cassitérite, Manganèse, Uranium…). Elle dispose également d’un potentiel important en ressources d’hydrocarbures et plus de 19 blocs pétroliers, notamment dans trois principaux bassins dont le bassin côtier, la cuvette centrale et la branche ouest du rite est-africain ou Graben. Quid des défis ? Les défis majeurs fait savoir le Premier ministre, demeure la mise en œuvre de toutes les ressources ci-haut énumérées et à la satisfaction du besoin croissant, en vue d’atteindre le bien-être de la population et le développement des activités économiques. Pour atteindre cette croissance souhaitée et soutenir le cadre macroéconomique par la production des richesses congolaises sous l’impulsion du président de la république, la RDC a renoué ses programmes avec les institutions de Breton Wood, notamment avec la Banque mondiale et le Fonds
Coopération économique belgo-congolaise: Hommes d’affaires belges et congolais invités à coopérer sincèrement
Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a procédé lundi 21 mars 2022 au Salon Congo du GHK, au lancement des travaux de la mission économique et commerciale belge qui séjourne à Kinshasa du 19 au 25 mars 2002. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur de Belgique en RDC, Jo Indekeu et du Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, Rudi VERVOORT, qui conduit la délégation. Premier à prendre la parole, l’Ambassadeur du Royaume de Belgique à Kinshasa, Jo Indekeu a rappelé que cette mission est une première depuis des années et depuis l’avènement au pouvoir du président Félix-Antoine Tshisekedi. Elle fait suite à la visite officielle du chef de l’Etat congolais en septembre 2019 en Belgique, où il a été décidé de mettre en place une mission économique en mars 2020, mais reportée deux ans après, à cause de la situation due au Covid-19. « C’est une mission importante non seulement parce que c’est la première depuis plusieurs années, mais également parce qu’elle réunit plus de 90 sociétés et plus de 100 délégués des sociétés, réparties dans 20 différents secteurs », a-t-il fait savoir. Cette mission dit-il, comprend aussi des sociétés qui sont déjà actives en RDC et celles qui viennent prospecter le marché congolais et étudier les opportunités à mettre en place, avant d’entamer les flux commerciaux entre les deux pays. « Ces flux commerciaux sont très importants dans ce sens que le commerce bilatéral entre la RDC et la Belgique totalise près de 200 millions d’euros, faisant de la Belgique le premier fournisseur occidental de la RDC ». Jo Indekeu précise que la Belgique dispose d’une présence historique de plusieurs sociétés et une connaissance accrue de la RDC et que la RDC dispose d’une forte diaspora congolaise en Belgique et la formation des nombreux congolais. Ce qui occasionne une connaissance mutuelle entre les deux pays, laquelle renforce les flux économiques ainsi que les relations bilatérales des accords bilatéraux, dont le Traité bilatéral pour éviter la double imposition et le Traité bilatéral de protection des investissements, ratifié dernièrement grâce aux efforts du gouvernement de la RDC. L’ambassadeur Indekeu a conclu en disant que la Belgique dispose actuellement de deux missions, dont celle qui vient d’arriver et une mission politique dans le cadre d’un partenariat avec la Région-capitale Bruxelles et la ville-province de Kinshasa. L’actuelle mission poursuit-il, est combinée avec la 3ème semaine belge, avec comme objectif, la création d’une plate-forme unique d’échange entre les hommes et femmes d’affaires belges et congolais. RDC : pays à vastes potentialités Peu avant de lancer les activités de cette mission économique et commerciale, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, tout en rappelant que cette mission se tient après la tenue du 6ème sommet UE-UA en février dernier à Bruxelles, où il a représenté le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi, rappelle que la Belgique, pays avec lequel la RDC entretien des liens séculiers de longue date, a mis sur orbite, des engagements souscrits aux termes de ce sommet, à travers une équipe représentative de 90 sociétés belges de toutes tendances, afin de susciter dans le chef de l’Etat congolais et des entrepreneurs privés, des opportunités d’affaires devant renforcer d’une part, le partenariat public-privé et d’autre part, soutenir la volonté de coopérer, en vue d’améliorer le climat des affaires en RDC. Il a saisi l’occasion pour vanter les potentialités de la RDC, affirmant que c’est un vaste territoire de 2.345.410 m2 habité par près de 80 millions d’habitants et dont la croissance démographique est estimée à 3,2% l’an. Ce qui lui confère avec ses neuf frontières, un vaste marché potentiel de plus de 250 millions d’habitants. « D’où l’intérêt qu’accorde le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, aux bons rapports politiques et diplomatiques non seulement avec le Royaume de Belgique, mais aussi avec ses voisins, lesquels ont conduit à la signature de plusieurs accords d’exploitation commune de certaines matières, mais aussi des échanges commerciaux », a-t-il expliqué, avant d’ajouter que, la RDC dispose d’un massif forestier d’environ 155, 5 millions d’hectares, soit 10% des forêts tropicales de la planète ainsi que plus de 60% des forêts du bassin du Congo. La RDC possède également l’une des plus importantes réserves des écosystèmes naturels de la planète. Avec sa faune et sa flore, elle est classée 5ème puissance mondiale en biodiversité. A ces potentielles climatiques s’ajoutent des tourbières et l’équivalent de plus de deux ans d’émissions mondiale de gaz à effet de serre. Ce qui a fait que la RDC s’est portée garant comme pays-solution dans le domaine de l’environnement, aux assises de la Cop26 à Glasgow en Ecosse. En outre poursuit le Premier ministre, la RDC a un potentiel photovoltaïque estimé à 70.000 Mgw, grâce à son exposition naturelle sous la ligne de l’Equateur. Le fleuve Congo long de 4.700 Km avec un débit de plus de 40.000 m3/seconde, offre à la RDC un potentiel énergétique d’environ 37% du potentiel africain et 6% du potentiel mondial, exploitable à plus de 100.000 Mgw, sur 780 sites et à travers les 145 territoires que dispose la RDC et 76.000 villages. La RDC est aussi un creuset minéralogique important dans le monde. Outre le cuivre, elle possède 60% d’autres matières importantes (Cobalt, Coltan, Cassitérite, Manganèse, Uranium…). Elle dispose également d’un potentiel important en ressources d’hydrocarbures et plus de 19 blocs pétroliers, notamment dans trois principaux bassins dont le bassin côtier, la cuvette centrale et la branche ouest du rite est-africain ou Graben. Quid des défis ? Les défis majeurs fait savoir le Premier ministre, demeure la mise en œuvre de toutes les ressources ci-haut énumérées et à la satisfaction du besoin croissant, en vue d’atteindre le bien-être de la population et le développement des activités économiques. Pour atteindre cette croissance souhaitée et soutenir le cadre macroéconomique par la production des richesses congolaises sous l’impulsion du président de la république, la RDC a renoué ses programmes avec les institutions de Breton Wood, notamment avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. D’autre part, le Premier ministre Sama Lukonde renseigne que, la RDC continue à s’ouvrir
«Le Congo N’Est Pas à Vendre» exige la publication du contrat signé entre le gouvernement et Dan Gertler
Après la signature du contrat entre le gouvernement congolais et l’homme d’affaire israélien Dan Gertler, propriétaire du groupe Fleurette, dont le socle est la récupération des actifs miniers et pétroliers de la République Démocratique du Congo, détenus illégalement par Dan Gertler depuis des années, les réactions fusent de toutes parts. C’est une démarche salvatrice du gouvernement congolais qui est le résultat de plusieurs plaidoyers menés par le Congo N’est Pas à Vendre (CNPAV). Fier de cette décision, le CNPAV sollicite la publication dudit contrat pour que les Congolais connaissent le contenu. Telle était la raison de la tenue de la conférence de presse animée par Jimmy Kande, Floribert Anzuluni, Jean-Pierre Okenda, Jean- Claude Mputu et Freddy Kasongo, le mardi 1er mars 2022 à l’Hôtel Memling. A la question de savoir les raisons et les motivations d’exigence de la publication dudit rapport, les conférenciers ont martelé que la connaissance du contenu de ce contrat permettrait à toutes les parties prenantes, surtout les bénéficiaires directs, de savoir ce qui leur revient du droit. Car, Dan Gertler a pillé ce pays pendant plus d’une décennie. Il détient des actifs financier, pétrolier et minier. Qu’est-ce que la RDC a récupéré ? Qu’est-ce que Dan garde-t-il ? Quels sont les avantages et bénéfices que l’homme d’affaire israélien possèderait après? En tant que société civile, le CNPAV voudrait savoir comment se fera la répartition de ces ressources. Dan Gertler reconnait avoir distribué des pots-de-vin aux personnalités congolaises afin d’acquérir tous les royalties qu’il détient ainsi que les gisements pétroliers. Quelle devrait-être la démarche à suivre ? Répondant à cette question du Phare, les conférenciers ont martelé qu’il était important pour le gouvernement de procéder à un état des lieux sur tous les actifs de Dan Gertler, mais aussi faire intervenir toutes les institutions habilitées, dont les ministère des Mines, des Hydrocarbures, du Portefeuille, etc, afin de connaitre ce qu’il a, précisément la valeur nette de ses actifs, faire une évaluation de ce que la RDC a perdu, identifier et de faire arrêter les auteurs de tous ces actes de corruption qui ont appauvri le pays. Outre cela, le CNPAV voudrait connaître les mécanismes mis en place pour les négociations, les techniques et les éléments auxquels s’est référé le gouvernement pour arriver à la conclusion de ce contrat. La demande faite par le CNPAV est une démarche logique, car, les lois du pays l’exigent pour une transparence totale dans lesdits secteurs. Le souci du CNPAV est que nos lois soient respectées et que le principe de la transparence soit mis en œuvre car il permet de lutter contre la corruption. Parlant des lois, les intervenants ont évoqué ‘’le code des hydrocarbures en son article 41, qui exige la publication de tous les contrats. Le code minier révisé exige aussi la même chose. Cette exigence relève des clauses de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), qui impose aux Etats membres de publier chaque année les rapports de leurs activités dans le secteur extractif. Voici les actifs de Dan Gertler Selon les informations fournies par le CNPAV, sans être exhaustif, Dan Gertler détient les actifs suivants pour les hydrocarbures, il a les blocs pétroliers I et II du Graben Albertine. Dans le secteur du cuivre-cobalt, Dan Gertler détient les royalties dans le projet Kamoto Copper Company, estimés à $1,085 milliards ; des royalties dans le projet Mutanda Mining, estimés à $380 millions et des royalties dans le projet Metalkol, estimés à $299 millions. Dans le secteur de l’or, il possède les permis d’exploitation détenus par la société minière de Moku-Beverendi (PE5047, PE5057, PE12709, PE12710, PE12711, PE12712) Il y a aussi, les permis de recherche détenus la société Sanzetta Investments (PR7500-PR7515) ● Secteur du fer: Permis de recherche détenus par la société minière Iron Mountain (PR4977- PR4979 et PR4990-PR5022). Avec tous ces biens acquis illégalement, qu’est-ce que la RDC a réellement récupéré ?. Pour ce faire, le Congo n’est pas à vendre a écrit à la ministre de la Justice pour solliciter la publication dudit rapport afin de permettre à la RDC de récupérer tous ses actifs, y compris les actifs financiers. MCP / LRP
RDC : 15 millions USD visés à la séance d’adjudication des bons du Trésor indexés le mardi 1er mars 2022
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC), à travers le ministère des Finances, comptait lever un montant de 30 milliards de Francs congolais soit un plus de 15 millions de dollars américains au cours de la séance d’adjudication qui était prévue le 1er mars 2022. D’après le communiqué du ministère des Finances, l’échéance de remboursement de ces opérations financières est de trois (3) mois. Dans ces conditions, les soumissionnaires seront remboursés le 2 juin 2022 dans les conditions fixées par la loi. Le ministre des Finances indique également qu’il se réserve le droit d’accepter un montant inférieur ou le montant annoncé si les conditions du marché sont jugées satisfaisantes. Par ailleurs, il faut souligner que le marché financier local est de plus en plus attractif avec les opérations de bons du Trésor indexés mais aussi les Obligations du trésor indexées. Depuis le début de l’année, le Gouvernement congolais a trouvé un véritable moyen pour pallier l’insuffisance des recettes générées en vue de répondre aux questions liées à la gouvernance. Un bon du Trésor est un titre d’emprunt émis par l’Etat et remboursable à échéance. En République Démocratique du Congo, c’est le Gouvernement qui émet ces titres d’emprunt par le canal du Trésor public. Quand un opérateur économique ou un particulier achète un bon du Trésor, il prête de l’argent à l’État et devient, en quelque sorte, son créancier. Garanti à 100 % par le Gouvernement qui l’émet, le bon du Trésor est l’un des placements les plus sûrs sur le marché monétaire. Zoomeco/LRP
RDC : Les grandes inconnues de l’accord avec Dan Gertler
Le gouvernement congolais continue de se féliciter de l’accord signé entre Dan Gertler et la ministre de la Justice qui permet à la RDC de récupérer des avoirs miniers et pétroliers, qui s’élèveraient à 2 milliards de dollars américains, détenus jusqu’ici par des entreprises de l’homme d’affaires israélien. Mais la satisfaction du affichée par le premier cercle du pouvoir autour du président Félix Tshisekedi est loin d’être généralisée. Dès le lendemain de l’annonce de cet accord, on a pu ainsi découvrir la déclaration sur twitter de Peter Pham. Pour l’ancien envoyé spécial des Etats-Unis en RDC, qui connaît particulièrement bien le milieu des affaires congolais, cette annonce doit être suivie par la publication du contenu des termes de l’accord. « J’espère qu’au nom de la bonne gouvernance et de la transparence, les termes de cet accord avec M. Gertler seront publiés comme l’a demandé à juste titre la société civile de la RDC et du monde », a déclaré Dr. J. Peter Pham, le samedi 26 février. Dans la même communication sur ce réseau social, Peter Pham va même plus loin et met en garde le gouvernement congolais sur le contenu de ce deal. Il rappelle ainsi que quels que soient les termes de cet accord et les garanties judiciaires offertes au patron du groupe Ventura par le président Tshisekedi, l’homme d’affaires demeure sous sanctions aux Etats-Unis et la grâce congolaise pourrait assombrir les relations entre Washington et Kinshasa. Grogne et questionnement Peter Pham comme avant lui la coalition « Le Congo n’est pas à vendre » ont été rejoints par de multiples voix tout au long du week-end. Avec à chaque fois le même constat : l’opacité totale de ce règlement à l’amiable et l’évolution constatée dans la communication du pouvoir congolais entre la première annonce de cet accord et ce qui a été dit lors de la signature en pleine nuit du protocole d’accord. En effet, lors du conseil des ministres, le pouvoir parlait initialement de la récupération des « actifs miniers et pétroliers et d’une partie substantielles des royalties de KCC ». De nombreuse voix s’interrogeaient alors : pourquoi une parte substantielle et pas l’intégralité des royalties et pourquoi uniquement KCC et rien sur les royalties de Mutanda et Metalkol? Aujourd’hui, après la signature de l’accord entre les deux parties, les mêmes interrogations subsistent. Elles sont même encore plus grandes car dans la foulée de cette soirée nocturne, on ne parle plus du tout des royalties. « Or, ces royalties lui rapportent plus de 200.000 dollars par jour », insiste un spécialiste de la question. « On peut douter encore plus qu’il compensera les pertes passées. Au contraire, on semble passer l’éponge », s’indigne un autre expert qui ajoute : « Bref, avec cet accord vanté comme bénéfique, il se pourrait tout à fait qu’il garde ses 2 milliards volés dans le passé, qu’il garde une partie substantielle des royalties, qu’il ne rende que les blocs pétroliers et quelques permis dans l’or. En d’autres termes, on n’a aucune idée dans quelle mesure le règlement est réellement juste ». « Par ailleurs, l’accord a été négocié par une très petite poignée de gens. Les personnes qui devraient normalement être impliquées dans ce dossier n’ont même pas vu de copie », ajoute cet expert qui interroge: « Qui peut réellement être satisfait de la compensation des dommages que le Congo a subi? A part peut-être certains qui s’y retrouvent personnellement sur le dos du Congo et des Congolais ? » De nombreuses voix rappellent que le manque de transparence sur les montants et les avoirs récupérés par le Congo se double du fait que sans la publication e cet accord personne en sait où seront affectés les fonds qui seraient ainsi récupérer. Dan Gertler touche des royalties de $200.000 par jour grâce à trois projets: KCC, Mutanda et Metalkol. Le gouvernement a annoncé qu’il ne récupèrerait qu’une « partie substantielle des royalties de KCC. » Pourquoi pas tout ? Pourquoi pas ceux de Mutanda et Metalkol ? Autant de questions qui pourraient être levées par la simple publication d’une copie de l’accord. « Il sera peut-être plus facile d’obtenir une copie en passant par Tel-Aviv que par Kinshasa », explique un de nos spécialistes des dossiers miniers congolais. L’ONG Le Congo N’est pas à Vendre exige au gouvernement de publier le contrat. La Libreafrique/LRP