Le livre Franck NGYKE KANGUNDU : Un cri de cœur des orphelins du journaliste lancé au Président Félix-Antoine Tshisekedi

Le livre intitulé « Franck NGYKE KANGUNDU, Le destin tragique d’un chevalier de la liberté » à été présenté officiellement à la presse internationale vendredi 18 octobre 2024 à Bruxelles par Grâce Israëlla Mambu Kangundu Ngyke, troisième enfant du journaliste Franck NGYKE KANGUNDU. Dans ce récit de 182 pages, l auteure raconte l’histoire poignante d’un journaliste courageux, son père et de sa quête incessante pour la vérité, l’intégrité ainsi que la justice. Journaliste et activiste des droits des femmes, pour Grâce Ngyke ce récit retrace les derniers jours de son père Franck Ngyke Kangundu, brutalement assassiné avec son épouse Hélène Mpaka la nuit du 2 au 3 novembre 2005 à Kinshasa, devant leurs enfants. Franck NGYKE, journaliste à La Référence Plus, a payé de sa vie son engagement pour la liberté de la presse et la dénonciation des injustices dans un contexte politique marqué par la répression et la violence. Le livre est non seulement un hommage à son courage, mais aussi un appel vibrant à la mémoire collective pour que justice soit rendue aux journalistes assassinés en République Démocratique du Congo. Lors de la présentation officielle du livre, Grâce Israëlla a lancé un cri de cœur au Président de la République Démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi, implorant son soutien pour que les 22 journalistes assassinés en RDC, dont son père, soient reconnus au rang des Martyrs de la liberté de la presse. Ce plaidoyer, initié en collaboration avec l’éditeur général de La Référence Plus et les associations professionnelles des médias, vise trois objectifs majeurs : une reconnaissance nationale posthume de ces journalistes, l’érection d’un monument en leur mémoire à Kinshasa, et une réparation judiciaire en faveur des familles des victimes. Ce livre est un appel à la justice pour que ces actes ne restent pas impunis, et qu’à travers cette reconnaissance, les familles des journalistes assassinés trouvent enfin une forme de réparation morale et judiciaire. Au-delà du récit personnel, cet ouvrage vise à sensibiliser l’opinion publique, la société civile et les autorités à la nécessité de protéger la liberté de la presse et les droits des journalistes en RDC, souvent victimes de violence dans l’exercice de leur métier. Grâce Israëlla, à travers cette œuvre, devient la voix non seulement des orphelins de Franck NGYKE, mais aussi de tous ceux dont les familles ont été brisées par l’assassinat de leurs proches en raison de leur engagement journalistique. En portant ce plaidoyer auprès du Président Tshisekedi, elle espère une réponse forte et symbolique en faveur de la liberté de la presse, qui est un pilier fondamental de la démocratie. La publication de ce livre arrive à un moment où la liberté de la presse en RDC demeure fragile, et où les journalistes continuent de faire face à des intimidations, des agressions et parfois des assassinats. À travers cet hommage, l’autrice appelle à ne pas oublier ces sacrifices et à renforcer les mécanismes de protection des journalistes. En fin de compte, Le destin tragique d’un chevalier de la liberté est une œuvre qui transcende l’histoire d’une famille pour s’inscrire dans la lutte collective pour une société plus juste et respectueuse des droits fondamentaux, notamment celui d’informer sans crainte de représailles. Acofepe/RDC

RDC : Moïse Katumbi met en exergue l’état des finances publiques

L’opposant Moïse Katumbi a mis en exergue ce vendredi 18 octobre l’état des finances publiques au Congo, via son compte X (Twitter). Pour l’opposant, la situation des finances publiques congolaises est un véritable scandale national. L’exercice parlementaire de reddition des comptes expose au grand jour les détournements orchestrés par le ministre sortant des Finances et met en lumière l’incapacité du ministre du Budget à assurer transparence et rigueur. Ce mépris flagrant pour les lois du pays est inacceptable. Les révélations de la Cour des comptes sont choquantes : près de la moitié des dépenses du budget 2023 a été dilapidée dans des procédures d’urgence, sans aucun contrôle, aucun engagement, aucune liquidation. « Pendant ce temps, enseignants, militaires et fonctionnaires survivent avec des salaires indignes, tandis que le ministre des Finances rembourse effrontément la dette publique intérieure à 504 % des crédits alloués. Il est impératif d’exiger un contrôle urgent de tous les paiements de cette dette, avec publication de la liste des bénéficiaires. Réclamer la transparence n’est pas une attaque contre le ministre, mais un droit fondamental. L’impunité des voleurs doit prendre fin ! », a-t-il écrit. Et de poursuivre : « Quant au programme phare du gouvernement, le PDL145 T, il ne présente qu’un taux d’exécution méprisable. Nos provinces sont totalement abandonnées. En termes d’investissements, rien ne leur a été alloué. Sans routes, sans eau, sans électricité, nos populations sont oubliées et condamnées à la mendicité, à la tracasserie et à la corruption. Il est temps de dire stop à cette gestion désastreuse et de défendre les droits des populations rurales qui souffrent de cet abandon scandaleux. » Pour lui, le rapport sur la reddition des comptes devrait impérativement interpeller le Fond monétaire international et la Banque mondiale. Leur soutien financier par des appuis budgétaires est inconcevable alors qu’ils semblent ignorer le naufrage économique et social dans lequel vivent plus de 100 millions de Congolais. Il est temps que ces institutions mettent fin à cette complaisance inacceptable et exigent des réformes concrètes avant de continuer à injecter des fonds dans un système qui se désintègre. L’heure de la responsabilité a sonné, et nous devons tous exiger des comptes, pour que justice soit faite et que notre pays puisse enfin avancer. Signalons que, lors de la plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen de la loi rectificative de finances pour l’exercice 2024 et à la loi de reddition des comptes pour l’exercice 2023, plusieurs députés ont dénoncé les dépassements budgétaires tant dans les ministères que dans d’autres institutions. Merry Kapula

Pour une revanche du sol sur le sous-sol en RDC : des tonnes de semences, des tracteurs, des pesticides, des fertilisants, des motos, des vélos… mis à la disposition des provinces !

Véritable guerre du sol contre le sous-sol en République Démocratique du Congo, que déclenche le ministère de l’Agriculture pour matérialiser la vision du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans ledit secteur. La cérémonie du lancement officiel du vaste programme de campagne agricole en République Démocratique du Congo a été lancée le jeudi 17 octobre à la place Échangeur, située dans la commune de Limete à Kinshasa, par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Likoo. Une cérémonie de grande envergure organisée par le ministère de tutelle et rehaussée de la présence de plusieurs personnalités du monde politique, économique, diplomatique, des affaires et de différentes associations agricoles et autres, partis satisfaits à l’issue de l’événement. L’action vise à renforcer la diversification de l’économie congolaise, un des secteurs clés du programme du Président de la République dans son second mandat quinquennal à la tête du pays. À en croire Grégoire Mutshail, ministre d’État chargé de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, cette campagne est une véritable revanche du sol sur le sous-sol en s’attaquant aux enjeux de la dépendance des ressources minières en République Démocratique du Congo. Selon la source, des moyens conséquents ont été mis à la disposition des 26 provinces du pays : 5 millions de tonnes de semences, des tracteurs, des pesticides, des fertilisants, des motos, des vélos et autres équipements agricoles pour atteindre les objectifs assignés. Grégoire Mutshail, qui avait d’abord parlé en français avant de résumer son discours pour le plus grand bonheur du public en Lingala, avait assuré et rassuré l’opinion que le suivi et les résultats de ladite campagne devraient être une priorité collective. C’est ainsi que le patron de l’Agriculture a appelé à l’implication sans réserve de tous les acteurs locaux pour assurer la réussite de cette initiative. Pour s’assurer de l’effectivité et de la bonne évolution de l’action sur le terrain, le ministre a promis de faire la ronde de toute l’étendue nationale. Cette campagne, qui s’inscrit dans un contexte de lutte contre l’insécurité alimentaire en RDC, a pour objectif de construire une économie diversifiée et compétitive, avec comme perspective de non seulement réduire le taux de chômage par la création d’emplois, mais aussi garantir la protection du pouvoir d’achat et la sécurité du panier de la ménagère. Cette campagne agricole 2024-2025 est donc placée sous le signe du temps de la revanche du sol sur le sous-sol. Elle pourra également être un cadre propice pour mettre en place une armée d’agriculteurs regroupés en différentes coopératives privées réparties dans les sous-secteurs du ministère de l’Agriculture. Avec de telles actions saluées par l’opinion nationale, force est d’admettre que le secteur de l’agriculture va sans doute récupérer sa place honorable d’autrefois dans la reconstruction de l’économie d’un pays aux dimensions continentales où les produits miniers ont de nos jours pris le dessus sur les produits agricoles. Philippe Dephill Lipo ⁩

Assemblée nationale : Les dix commissions permanentes installées !

Le bureau de l’Assemblée nationale, conduit par le Premier vice-président, l’honorable Isaac J.C. Tshilumbayi, a procédé, le jeudi 17 octobre, à l’installation de dix commissions permanentes mises en place récemment. Les membres des Bureaux respectifs ont été investis lors d’une longue plénière tenue du mercredi 16 à 13h jusqu’au jeudi 17 octobre à 4h du matin. Le Premier vice-président, Isaac J.C. Tshilumbayi, a installé les Bureaux de trois commissions, notamment la commission Économique, financière et contrôle budgétaire (ÉCOFIN), la commission PAJ et la commission des Droits de l’homme, dirigée par l’opposition parlementaire. Pour sa part, le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’ekeli, a installé le Bureau de la commission Suivi et évaluation, ainsi que celui de la commission des Affaires étrangères et de la commission Défense et Sécurité, dont il fait lui-même partie. De son côté, le deuxième vice-président, Christophe Mboso, a installé les commissions Environnement et Ressources naturelles, Aménagement du territoire, Infrastructures et NTIC. La Rapporteure adjointe s’est chargée de l’installation des commissions Sociale et Culture, ainsi que de l’Égalité de chances, Famille et Enfant. Les dix commissions et les groupes parlementaires qui les présideront se présentent comme suit : Eldad Bwetu