RDC : le CICR organise le transfert de plusieurs centaines de militaires et policiers désarmés de Goma à Kinshasa

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé, mercredi 30 avril, l’accompagnement des transferts de plusieurs centaines de militaires et policiers désarmés, ainsi que de leurs familles, de Goma vers Kinshasa. Ces personnes, qui étaient jusqu’ici hébergées sur la base de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) à Goma, seront prises en charge à leur arrivée dans la capitale par les autorités congolaises. Cette opération, qui s’étendra sur plusieurs jours, a été organisée à la demande conjointe du ministère congolais de la Défense, de la MONUSCO et du groupe armé Alliance du Fleuve Congo/M23. « Ce rôle d’intermédiaire neutre peut contribuer à résoudre des problèmes humanitaires complexes en réduisant les conséquences pour les populations », a déclaré François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC, dans un communiqué. Le CICR a précisé qu’il n’a pas participé aux négociations des termes de cet accord, mais intervient comme facilitateur neutre. L’organisation s’est assurée que toutes les personnes concernées ont donné leur consentement éclairé avant le départ, et appelle au respect strict du droit international humanitaire par toutes les parties impliquées dans l’opération. Ce transfert intervient alors que l’est de la RDC, notamment les villes de Goma et Bukavu, traverse une crise humanitaire marquée par des affrontements, des déplacements massifs de populations et une pression accrue sur les infrastructures de base. Le gouvernement congolais, par la voix du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a insisté sur la nécessité de respecter le droit humanitaire pour faciliter le rapatriement sécurisé de militaires et policiers en situation de vulnérabilité. Des discussions sont en cours avec la MONUSCO pour la mise en place de couloirs humanitaires et la réintégration progressive des déplacés. Le CICR reste mobilisé pour offrir une assistance sur le terrain : distribution d’eau potable, soutien médical et récupération des corps en zones de conflit. Merry Kapula

Affaire Bukanga-Lonzo : L’Assemblée nationale s’oppose aux poursuites contre Matata Ponyo et dénonce une dérive judiciaire

L’Assemblée nationale a exigé, le mardi 29 avril, la suspension immédiate des poursuites judiciaires visant le député et ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, mis en cause dans le dossier du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. Dans une lettre adressée au président de la Cour constitutionnelle, le président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, rappelle que toute action judiciaire contre un parlementaire doit être précédée de la levée formelle de son immunité, conformément à l’article 107 de la Constitution. Cet article stipule qu’aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté en session parlementaire, sauf en cas de flagrant délit ou après autorisation de la chambre à laquelle il appartient. Kamerhe juge donc les poursuites contre Matata Ponyo « irrégulières », en l’absence d’un acte officiel constatant la levée de cette immunité. Il appelle la Cour constitutionnelle à en prendre acte et à demander au procureur général de suspendre toute procédure en attendant le respect de cette exigence légale. Le président de l’Assemblée nationale insiste sur le fait que cette démarche ne constitue pas une entrave à la justice, mais une défense du principe fondamental de séparation des pouvoirs et de la protection institutionnelle des élus du peuple. Cette affaire suscite de vives tensions au sein de la classe politique. Un collectif de 50 députés nationaux a dénoncé ce qu’il considère comme un « coup d’État constitutionnel et institutionnel » orchestré par la justice. Ils exigent la démission du procureur général près la Cour constitutionnelle et alertent sur la marginalisation croissante du statut de député national. Pour mémoire, la Cour constitutionnelle a requis, le 23 avril dernier, entre 10 et 20 ans de travaux forcés contre Matata Ponyo et ses co-accusés, assortis d’une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant 10 ans, ainsi que son arrestation immédiate dans l’affaire Bukanga-Lonzo. ( Avec Talk Kin)

Dans sa vision du rayonnement de la Cour Constitutionnelle de la RDC : Dieudonné Kamuleta, présent à la célébration des 63 ans d’existence de la Cour Constitutionnelle de Turquie

Sous le haut patronage du Président de la République turque, Recep Tayyip Erdoğan, présent à la cérémonie d’ouverture, la Cour Constitutionnelle de Turquie a célébré ses 63 ans d’existence les 25 et 26 avril 2025 à Istanbul, la principale ville d’affaires du pays. À cette occasion, des conférences et rencontres scientifiques de haut niveau ont été organisées. Invité de son homologue Turque, le Président Dieudonné Kamuleta, Président de la Cour Constitutionnelle de la Republique Democratique du Congo (RDC) a pris une part active à la célébration et aux activités organisées en marge de cette célébration d’anniversaire. Plusieurs hautes personnalités du pouvoir judiciaire à travers le monde ont répondu à l’invitation du président de la Cour Constitutionnelle turque, M. Kadir Özkaya. Parmi les invités de marque figuraient; le président de l’Association des cours constitutionnelles asiatiques, également président de la Cour constitutionnelle du Royaume de Thaïlande ;la présidente des Cours constitutionnelles européennes et présidente de la Cour constitutionnelle d’Albanie; la présidente de la Cour européenne des droits de l’homme; la présidente de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples; le secrétaire général de l’Union des cours et conseils constitutionnels arabes, également président de la Cour constitutionnelle suprême d’Égypte. Des chercheurs turcs spécialisés en droit et en technologies numériques ont également participé aux travaux. Au total, cette activité a réuni plus de 200 délégués venus de plusieurs pays du monde. Outre la signature de plusieurs accords de coopération bilatérale entre cours constitutionnelles, l’événement a été marqué par un symposium international placé sous le thème : « La justice constitutionnelle au XXIe siècle, à l’ère numérique ». Plusieurs intervenant ont présenté les avancées de leurs pays en matière de justice constitutionnelle face aux défis du numérique. Les interventions ont portés sur la nécessité de garantir les droits et libertés fondamentaux dans un monde confronté à l’essor des technologies, notamment l’intelligence artificielle. Il a été démontré le rôle central des cours constitutionnelles dans le contrôle de constitutionnalité des innovations technologiques, afin de préserver la sécurité publique et la vie privée des citoyens. Saluant la présence de la délégation de la Cour constitutionnelle de la RDC à ces assises, M. Kadir Özkaya a félicité son homologue congolais pour la qualité de sa contribution aux échanges. Il a également annoncé la volonté de la Cour constitutionnelle turque de signer un Mémorandum d’entente et de coopération avec la Cour constitutionnelle de la RDC, dans le but de renforcer les échanges et la collaboration entre les deux institutions. Pour Dieudonné Kamuleta , il s’agit là une fois de plus une partie de sa vision de faire participer la Cour constitutionnelle de la RDC aux échanges internationaux pour l’échange d’expérience et ainsi renforcer la coopération judiciaire avec les autres juridictions constitutionnelle. Bibiche Mungungu

Situation sécuritaire à l’Est de la Rdc :Kabila s’invite aux échanges entre Tshisekedi et Prévot

Absent physiquement du pays, l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est redevenu présent dans l’opinion publique. Dans les salons politiques et diplomatiques aussi. En témoigne sa participation au processus de pacification de la RDC, souhaitée par le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, affaires européennes et de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, lors de son échange avec le président congolais, Félix Tshisekedi, lundi 28 avril 2025 à Kinshasa. « Nous restons un acteur fort, crédible de longue date dans la région des Grands Lacs. Nous avons exprimé au président Tshisekedi le soutien de la Belgique et d’ailleurs, plus largement de la communauté d’États européens », a indiqué le chef de la diplomatie belge. Il a plaidé en faveur d’un dialogue national devant contribuer à résoudre la crise sécuritaire dans l’Est. Maxime Prévot a souligné que ce dialogue devait être plus inclusif, avec la participation notamment de l’ancien président Joseph Kabila. « Ça a été effectivement évoqué et j’ai plaidé pour qu’on puisse avoir l’assiette la plus large possible des participants politiques à cette volonté d’un dialogue national pour pouvoir en maximaliser les chances de résultats positifs», a rapporté le chef de la diplomatie belge. A l’en croire, son interlocuteur, Félix Tshisekedi, « a bien pris note» de son message et « a en tout cas, manifesté clairement sa volonté d’être dans une démarche la plus inclusive possible». Cette proposition intervient dans un contexte où le gouvernement congolais s’est montré sans pitié à l’égard de Joseph Kabila, accusé de complicité avec les rebelles de l’AFC/M23. A cet effet, son parti politique, Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et des injonctions ont été données à la justice militaire pour des poursuites à l’encontre de l’ancien chef de l’État. Certains de ses biens matériels sont visés de saisie. ( Avec Alternance)

Brésil :Carlo Ancelotti nommé nouvel entraîneur de l’équipe nationale

Carlo Ancelotti a officiellement accepté de devenir le nouvel entraîneur de l’équipe nationale du Brésil, un poste prestigieux qui suscite l’intérêt de nombreux passionnés de football à travers le monde. Cette nomination intervient après une carrière impressionnante en club, où Ancelotti a remporté de nombreux titres, y compris la Ligue des champions. Son expérience et sa capacité à faire évoluer le jeu en font un choix stratégique pour guider la Seleção vers de nouveaux sommets. La récente démonstration de maestria footballistique d’un joueur argentin a laissé une empreinte indélébile sur… L’arrivée d’Ancelotti à la tête de l’équipe brésilienne marque un tournant dans l’histoire du football, alors que la nation vise à renouer avec son héritage victorieux après des performances mitigées lors des dernières compétitions internationales. De nombreux experts s’interrogent sur la manière dont il intégrera les jeunes talents actuels du football brésilien tout en gardant l’ADN de la Seleção. ( Mali actu)