RDC: l’Assemblée nationale met en place une commission d’enquête sur la Gestion des quotités des frais académiques à l’ESU

L’Assemblée nationale a officiellement installé, jeudi 7 mai au Palais du Peuple, une commission d’enquête parlementaire chargée d’auditer la gestion des quotités des frais académiques dans les établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU). La cérémonie a été présidée par le rapporteur de la chambre basse du Parlement, Jacques Djoli Eseng’ekeli, qui a rappelé la nécessité de garantir la transparence dans la perception et l’utilisation des fonds générés au sein des universités et instituts supérieurs. Selon les termes de sa mission, cette commission devra examiner plusieurs catégories de frais perçus auprès des étudiants, notamment les frais de dossier, les frais bancaires ainsi que divers frais techniques, souvent dénoncés pour leur manque de traçabilité. Cette initiative parlementaire intervient après les révélations faites en plénière par le député national Mushongo Mashara, qui avait alerté sur une gestion jugée opaque des recettes dans plusieurs établissements de l’ESU. Constituée conformément à la Constitution et au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la commission comprend 23 députés nationaux. Elle est dirigée par les honorables Séverin Bamanyi et Mushongo Mashara, respectivement président et vice-président. Les fonctions de rapporteur et rapporteur adjoint sont assurées par les honorables Segihobe Bigira et Mukundi Nyembo. Les investigations, prévues pour une durée de vingt jours, se dérouleront dans plusieurs villes universitaires du pays. En marge de cette activité, Jacques Djoli Eseng’ekeli a également effectué une visite d’inspection à la Commission socioculturelle de l’Assemblée nationale, exhortant les députés à accélérer le traitement des dossiers en attente. Eldad Bwetu
RDC: Filimbi rejette toute perspective de troisième mandat pour Félix Tshisekedi

Le mouvement citoyen Filimbi a vivement réagi aux déclarations du président de la République, Félix Tshisekedi, tenues lors de son point de presse du 6 mai 2026. Dans un communiqué publié le jeudi 7 mai, l’organisation citoyenne dénonce ce qu’elle considère comme une volonté de remettre en cause les dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels. Filimbi estime que les propos du chef de l’État ouvrent la voie à un éventuel « glissement électoral » ainsi qu’à une tentative de conservation du pouvoir au-delà des limites fixées par la Constitution. Le mouvement rappelle que la loi fondamentale congolaise limite le mandat présidentiel à deux quinquennats et considère cette disposition comme « non négociable ». Dans son communiqué, l’organisation souligne également ce qu’elle qualifie de « contradiction politique », rappelant que Félix Tshisekedi avait lui-même dénoncé, lorsqu’il était dans l’opposition, toute initiative de révision constitutionnelle sous le régime de Joseph Kabila, qu’il assimilait alors à un « coup d’État constitutionnel ». En outre, Filimbi a critiqué sévèrement la gouvernance actuelle du pays. Il évoque notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, la hausse du coût de la vie, le chômage ainsi que les difficultés sociales auxquelles font face de nombreux Congolais. Il estime que ces réalités contrastent avec les discours officiels présentant un bilan positif de l’action gouvernementale. Le mouvement citoyen s’est également montré critique à l’égard de la gestion de la crise sécuritaire, reprochant au pouvoir de multiplier les déclarations sans résultats concrets sur le terrain. Face à cette situation, Filimbi appelle à la vigilance et à la mobilisation des forces sociales et citoyennes, notamment la jeunesse, la société civile et les confessions religieuses, afin de préserver les acquis démocratiques du pays. « Le Congo n’appartient à aucun homme. La République n’est pas un héritage personnel », conclut le communiqué. Eldad B.
RDC : « Pas d’élections sans le Nord et le Sud-Kivu », affirme Tshisekedi

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a tenu une conférence de presse mercredi 6 mai à Kinshasa, au cours de laquelle il a abordé plusieurs questions politiques majeures, dont la perspective d’un troisième mandat, une éventuelle révision de la Constitution et l’organisation des élections prévues en 2028. Sur son avenir politique, le chef de l’État a déclaré qu’il pourrait envisager un nouveau mandat « si le peuple le veut », une position qui relance déjà le débat sur la limitation des mandats présidentiels dans le pays. Par ailleurs, Félix Tshisekedi s’est également dit ouvert à une réflexion sur une révision de la Constitution par voie référendaire. Il a rappelé que cette question s’inscrit, selon lui, dans la continuité des positions historiques de son parti, l’UDPS, qui avait plaidé dès 2006 pour une modification de la Loi fondamentale une fois au pouvoir. Le président a toutefois insisté sur la nécessité d’un débat « sérieux, transparent et méthodique », appelant à éviter toute « caricature » ou « confiscation » des discussions sur les questions d’intérêt national. Élections de 2028 : la sécurité dans l’Est en ligne de mire Abordant la perspective des élections de 2028, le président a établi un lien direct avec la situation sécuritaire dans l’est du pays. Il a estimé qu’aucun scrutin ne pourrait être organisé sans le retour de la stabilité dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. « Pas d’élections sans le Nord et le Sud-Kivu », a-t-il martelé, avertissant que la persistance du conflit armé pourrait compromettre le processus électoral. Réaction de Claudel Lubaya : rejet d’un troisième mandat Ces déclarations ont suscité une réaction dans l’opposition. L’opposant Claudel Lubaya a rejeté toute perspective de troisième mandat, estimant qu’aucune volonté populaire ne peut justifier une violation de la Constitution. « Ni mission, ni troisième mandat », a-t-il déclaré, affirmant que la Loi fondamentale encadre strictement sa propre révision, notamment à travers l’article 218, et qu’elle impose son respect à toutes les institutions. Claudel Lubaya a également rappelé que certaines dispositions constitutionnelles sont intangibles, conformément à l’article 220, et que leur remise en cause pourrait relever de la haute trahison au regard des articles 164 et 165. A l’en croire, invoquer la volonté du peuple pour contourner les dispositions constitutionnelles constitue une « duperie » politique. Ces prises de position du chef de l’État et les réactions de l’opposition ravivent le débat sur la gouvernance institutionnelle, les limites constitutionnelles des mandats et les conditions sécuritaires nécessaires à la tenue des élections de 2028 en République démocratique du Congo. Eldad B.
Kinshasa : les violences basées sur le genre, expression la plus cruelle des inégalités entre hommes et femmes

Les violences basées sur le genre (VBG) ont été présentées comme la manifestation la plus cruelle des inégalités entre hommes et femmes par l’ambassadrice d’Espagne en République démocratique du Congo, Carmen Diez Orejas, lors de l’ouverture des travaux de l’atelier de formation des journalistes mercredi 06 mai 2026 à Kinshasa sous le thème : « Journalisme et violences à l’égard des femmes : le cas espagnol ». « La violence à l’égard des femmes constitue la manifestation la plus brutale des inégalités. Elle traduit un manque de respect et de dignité envers la femme, souvent dissimulé derrière des traditions », a déclaré la diplomate espagnole.Carmen Diez Orejas a, par ailleurs, exprimé sa satisfaction de représenter un pays qui fait de la promotion de l’égalité de genre une priorité tant au niveau national qu’international. « Je suis fière de représenter un pays qui a érigé l’égalité entre les hommes et les femmes en priorité. Il ne s’agit pas seulement d’une politique nationale, mais également d’un axe majeur de notre politique extérieure, que nous qualifions de féministe », a-t-elle indiqué, précisant qu’il s’agit d’une diplomatie qui intègre la promotion des droits des femmes. Selon la diplomate, l’égalité des droits demeure essentielle afin de garantir aux hommes et aux femmes les mêmes libertés et opportunités.Elle a également déploré les violences sexuelles dont sont victimes les femmes en RDC, notamment dans les zones de conflit. « À mon arrivée en RDC, j’ai été marquée par les témoignages sur les violences à l’Est du pays, où les corps des femmes sont utilisés comme des champs de bataille, une arme de guerre visant à détruire, humilier et déstructurer la société », a-t-elle dénoncé. L’ambassadrice a toutefois souligné que ces violences ne se limitent pas aux zones de conflit, mais s’observent également dans des zones dites pacifiées. Évoquant la représentation des femmes dans les institutions, elle a reconnu des avancées, notamment au sein du gouvernement et de l’Assemblée nationale, tout en relevant l’existence de défis persistants freinant un changement en profondeur. Mme Carolina Pecharroman de la RTVE/Espagne a insisté sur comment parler de la violence contre les femmes. Par ce thème, elle a expliqué clairement sur les faits, les victimes et les agresseurs. Pour lui, les médias ont une grande partie de responsabilité Ils doivent parler des violences, aider les femmes à s’ en sortir et sensibiliser les hommes qui dans la plupart de cas sont des agresseurs. Bibiche Mungungu
RDC : AALI dynamise la commercialisation du maïs et améliore les revenus des producteurs au Kasaï Oriental et à Lomami

L’Institut Africain de Leadership Agricole (AALI), en partenariat avec l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA), intensifie ses actions de renforcement des chaînes de valeur agricoles dans les provinces du Kasaï Oriental et de la Lomami. Des avancées significatives sont enregistrées, notamment dans la commercialisation du maïs produit au cours de la saison culturale A. Dans ce cadre, 132 organisations de producteurs de maïs bénéficient d’un dispositif structuré de commercialisation visant à faciliter l’écoulement de leurs récoltes et à améliorer leur accès aux marchés. Cette approche contribue à renforcer les liens entre les producteurs et les circuits commerciaux locaux, tout en favorisant une meilleure valorisation de la production. À ce jour, près de 17 500 kilogrammes de maïs ont déjà été commercialisés. Ce volume traduit une amélioration notable des capacités de vente des organisations accompagnées ainsi qu’une meilleure adéquation entre l’offre agricole et la demande locale. Ces résultats illustrent l’impact d’un accompagnement intégré combinant structuration des organisations paysannes, renforcement des capacités et facilitation de l’accès aux marchés. En rapprochant l’offre de la demande, AALI contribue également à réduire les pertes post-récolte et à accroître progressivement les revenus des producteurs. Au-delà des performances enregistrées, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de promotion d’un agribusiness inclusif, compétitif et durable. En soutenant la professionnalisation des organisations agricoles et leur intégration dans les circuits commerciaux, AALI participe activement à la transformation du secteur agricole et au renforcement de la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo. Fidèle à sa mission, l’AALI poursuit ses efforts en faveur d’une agriculture résiliente, capable de générer des opportunités économiques durables pour les communautés rurales. Bibiche Mungungu
CNSS : Charles Mudiay Kazadi décoré de la médaille d’or du mérite civique pour ses réformes et sa gestion du personnel

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail, commémorée le 1er mai de chaque année, la République démocratique du Congo a marqué l’édition 2026 dans une atmosphère solennelle, placée sous le signe du mérite et de l’excellence au service de la nation. En marge de cette célébration, la Chancellerie des Ordres nationaux des Léopards a procédé à la remise de distinctions honorifiques à plusieurs personnalités issues des secteurs public, culturel et sportif. Parmi les récipiendaires figure Charles Mudiay Kazadi, Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). À la tête de cette institution depuis près de quatre ans, il a été honoré de la médaille d’or du mérite civique pour sa gestion du personnel ainsi que pour les réformes engagées au sein de l’établissement. Une récompense méritée pour un parcours rempli d’efforts et de passion. Un fruit du travail, de la persévérance et de l’engagement.La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Intérieur, représentant le gouvernement congolais. Sous sa direction, la CNSS s’inscrit dans une dynamique de modernisation, avec un accent particulier sur le renforcement de la gouvernance interne et l’amélioration des conditions de travail.Cette distinction vient également saluer une vision : celle de faire de cette institution publique une référence en matière de sécurité sociale, tant en République démocratique du Congo qu’au-delà des frontières nationales. En cette journée dédiée aux travailleurs, cette reconnaissance constitue un signal fort en faveur de la valorisation du mérite dans la gestion des institutions publiques. Par cette distinction, Charles Mudiay Kazadi rejoint ainsi le cercle des personnalités honorées cette année pour leur contribution au développement et à la promotion de la bonne gouvernance en République démocratique du Congo. Bibiche Mungungu
RDC : lancement à Kinshasa de la table ronde nationale sur les défis de l’aménagement du territoire

La Première ministre et cheffe du Gouvernement de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a procédé, ce lundi, au lancement des travaux de la table ronde nationale consacrée aux défis de l’aménagement du territoire. La cérémonie s’est tenue au Fleuve Congo Hôtel, à Kinshasa. Dans son allocution, la cheffe du Gouvernement a souligné que cette rencontre s’inscrit dans une démarche stratégique visant à faire de l’organisation de l’espace national un levier structurant de la transformation du pays. Elle a rappelé que l’aménagement du territoire constitue un enjeu majeur pour la République démocratique du Congo, en ce qu’il conditionne à la fois la valorisation des ressources, l’équilibre du développement entre les provinces et la cohérence de l’action publique. Selon Judith Suminwa Tuluka, cette table ronde traduit la volonté du Gouvernement de poser les bases d’une politique nationale d’aménagement du territoire cohérente, intégrée et durable. Elle vise, durant deux jours, à réunir les acteurs institutionnels, techniques et politiques autour d’un diagnostic partagé et d’une vision commune. Les travaux s’articulent autour de quatre axes principaux : l’état des lieux de l’aménagement du territoire au niveau provincial, l’analyse des défis et des perspectives, la contribution de ce secteur aux projets structurants ainsi que la définition d’une vision commune. La Première ministre a également souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la transformation structurelle du pays. Elle s’aligne, par ailleurs, sur les orientations du Programme d’actions du Gouvernement 2024–2028, qui fait de l’aménagement du territoire un instrument stratégique pour améliorer la connectivité, réduire les disparités régionales et promouvoir un développement équilibré. Un engagement renforcé pour la planification territoriale Le Gouvernement s’engage notamment à renforcer la planification territoriale, développer les infrastructures structurantes, améliorer la gouvernance foncière et intégrer les enjeux environnementaux. « Consciente de ces enjeux, j’ai signé le décret n°26/09 du 30 mars 2026 portant création du Conseil national de l’aménagement du territoire (CNAT), chargé de définir les orientations et objectifs de la politique nationale, d’arrêter les modalités d’élaboration, de suivi et de révision du plan national d’aménagement du territoire, ainsi que de préparer les schémas régionaux », a déclaré la Première ministre. Elle a exprimé son attente de voir les travaux déboucher sur un diagnostic précis, des propositions opérationnelles et une feuille de route claire, destinés à alimenter les prochaines sessions du CNAT. De son côté, le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Lucien Bussa Tongba, a qualifié cette table ronde d’étape historique dans la marche vers l’émergence économique du pays. « L’aménagement du territoire n’est plus une option technique. Il constitue désormais un instrument stratégique de gouvernance, un levier de développement économique, un facteur de cohésion sociale et un outil de souveraineté nationale », a-t-il affirmé. Appelant à une mobilisation collective, il a insisté sur la nécessité d’agir avec discipline, cohérence et détermination afin de bâtir un territoire organisé, productif et durable. Des défis structurels à relever Pour sa part, le secrétaire général à l’Aménagement du territoire, Menzu Ngolo Dieudonné, a mis en lumière les défis majeurs auxquels fait face le pays. Il a relevé que l’espace national demeure faiblement structuré, marqué par des disparités territoriales, une faible connectivité et des difficultés d’accessibilité entre les provinces. Face à cette situation, il a plaidé pour une mise en œuvre effective de la Politique nationale d’aménagement du territoire (PNAT), en vue de réduire les inégalités, renforcer la cohésion nationale et favoriser un développement harmonieux. Cette table ronde vise ainsi à instaurer un engagement commun entre le pouvoir central et les provinces pour relever les défis du secteur et accélérer la mise en place d’un territoire national équilibré, intégré et durable.
59e édition de l’examen d’Etat: Raïssa Malu appelle les finalistes à faire preuve de responsabilité et d’intégrité

C’est parti pour la 59 ème édition de l’Examen d’État. La ministre d’État,ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU -NC), Raïssa Malu en a donné le coup d’envoi hier lundi 4 mai 2026 ,au complexe scolaire Les Loupiots, dans la commune de Ngaliema. Dans son mot de circonstance, la min État a invité les finalistes à faire preuve de responsabilité et d’intégrité, en rejetant toute forme de fraude ou de corruption. » Chères candidates, candidats, vous avez travaillé avec persévérance pour atteindre cette étape importante de votre parcours scolaire. Votre présence témoigne de votre engagement et de votre détermination. Abordez ces épreuves avec calme, confiance et intégrité. L’Examen d’État ne mesure pas seulement les connaissances,mais aussi la discipline,la maturité et le sens de responsabilités. Refusez toute forme de fraude,car la réussite n’a de valeur que si elle repose sur l’effort personnel, la préparation et l’honnêteté ».En plus, la ministre d’État a adressé un message pathétique et significatif aux finalistes des zones affectées par la guerre et l’insécurité, les rassurant du soutien du gouvernement. » Je pense particulièrement aux élèves vivant dans des zones touchées par les conflits,les déplacements et les violences. En vous présentant à ces épreuves malgré l’adversité, vous affirmez une vérité essentielle : l’éducation doit rester un droit, partout et pour tous. À travers vous, la nation mesure sa responsabilité de garantir la gratuité de l’enseignement, l’équité et la protection des apprenants,quelles que soient les circonstances ». Aux parents,aux enseignants et à l’ensemble de la communauté éducative, la ministre d’État a salué un accompagnement souvent discret mais déterminant. Elle a exhorté également les intervenants que sont les surveillants,les examinateurs ainsi que les superviseurs nationaux et internationaux à s’acquitter de leur tâche avec vigilance, impartialité et professionnalisme, dans le strict respect des textes en vigueur. Progression notable des filles Pour la présente édition, dans l’ensemble du territoire national et des centres hors-frontières , 1.079. 675 candidats,dont 482.557 filles, se sont inscrits à cette épreuve. Ils sont répartis dans 3.268 centres.Pour le ministre provincial de l’Éducation, Thierry Tshitenga, présent aux côtés de la ministre d’État Raïssa Malu, la ville de Kinshasa aligne 187.768 ,dont 99.583 filles et 88.185 garçons. Par rapport à l’année précédente, il note une nette progression du nombre de filles. Aux finalistes, Thierry Tshitenga leur a fait comprendre l’importance de l’épreuve du jour: « La dissertation n’est pas seulement un exercice scolaire. Elle constitue aussi une occasion de démontrer votre capacité de réflexion, votre esprit critique,votre créativité intellectuelle, ainsi que votre maîtrise de langue et des idées ». José Wak.
La FAO reçoit 10 millions d’USD du Fonds Humanitaire en RDC pour sauver des vies et protéger les moyens d’existence dans l’Est du pays

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a reçu un financement de 10 millions d’USD du Fonds Humanitaire en République démocratique du Congo (FH RDC), afin de fournir une assistance d’urgence aux ménages les plus vulnérables dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Tanganyika. Dans un contexte de crise alimentaire persistante, cette intervention sauve des vies en permettant aux ménages de couvrir leurs besoins alimentaires immédiats et en prévenant une aggravation rapide de la faim dans les zones les plus touchées. « Dans les zones les plus affectées par les conflits, soutenir immédiatement la production agricole est une action vitale. Sans cet appui, des milliers de familles risquent de basculer davantage dans la faim et d’adopter des stratégies de survie extrêmes. Grâce au Fonds humanitaire, la FAO agit maintenant pour permettre aux ménages, de produire rapidement leur propre nourriture et éviter une aggravation de la crise alimentaire dans les semaines critiques à venir », a déclaré Athman Mravili, Représentant a.i de la FAO en République démocratique du Congo. Au total, 55.500 ménages, soit environ 330.000 personnes, bénéficieront d’un appui d’urgence combinant distribution d’intrants agricoles, accompagnement technique de proximité et, dans certaines zones, d’une assistance monétaire inconditionnelle. Les interventions cibleront notamment les zones de santé de Lita, Nizi et Komanda en Ituri, Kirotshe et Mweso au Nord-Kivu, Kalemie et Nyemba au Tanganyika, ainsi que Minova au Sud-Kivu. Une crise alimentaire qui menace des millions de vies Dans l’Est du pays, des millions de ménages dépendent de l’agriculture comme principale source de nourriture et de revenus. Pourtant, leur capacité à produire est fortement compromise par l’insécurité, la perte d’accès aux terres, le manque d’intrants agricoles de qualité, la perturbation des marchés et l’érosion de leurs actifs productifs. Selon la dernière analyse de l’IPC1, 24,8 millions de personnes, soit 21 % de la population analysée, faisaient face à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë entre septembre et décembre 2025. Derrière ces chiffres, ce sont des familles contraintes de réduire leurs repas, de s’endetter pour survivre ou de renoncer à des soins essentiels pour pouvoir se nourrir. Dans ce contexte, maintenir la production locale représente une réponse humanitaire essentielle pour sauver des vies et éviter une aggravation rapide de la crise. Une aide agricole d’urgence pour sauver des vies et éviter une aggravation rapide de la crise. L’aide agricole d’urgence est une réponse directe à l’insécurité alimentaire aiguë. Grâce à ce financement, les ménages recevront des semences et des intrants adaptés leur permettant de produire rapidement et de disposer de nourriture dès les premières semaines suivant les semis, parfois en seulement 21 jours. Cette capacité à produire localement dans un délai court représente un levier essentiel pour couvrir les besoins alimentaires immédiats, limiter la dépendance à l’aide extérieure et prévenir une détérioration rapide des conditions de vie. L’accompagnement technique de proximité aidera les communautés à maximiser leurs récoltes dans des conditions difficiles, tandis que les transferts monétaires inconditionnels offriront une flexibilité essentielle pour répondre aux priorités immédiates des ménages. Préserver la capacité des familles à se nourrir par elles-mêmes Dans les situations d’urgence prolongée, permettre aux familles de produire leur propre nourriture est essentiel pour préserver leur dignité et limiter le recours à des stratégies de survie néfastes. L’intervention accordera également une attention particulière à l’inclusion des groupes les plus vulnérables ainsi qu’à la redevabilité envers les populations affectées, afin de garantir une assistance adaptée, accessible et respectueuse des besoins exprimés. Un investissement vital pour prévenir une aggravation de la faim Alors que la faim progresse à l’échelle mondiale, investir dans l’agriculture d’urgence est une humanitaire vitale. En aidant les familles à produire rapidement leur propre nourriture, la FAO apporte une réponse efficace, digne et adaptée aux réalités des communautés les plus vulnérables.Chaque dollar investi dans l’agriculture peut générer jusqu’à 3 USD de valeur alimentaire locale2, démontrant qu’aider les familles à produire est l’une des réponses les plus efficaces pour lutter contre la faim. FAO/LRP
Marche de soutien aux sanctions américaines: L’UDPS exige l’arrestation immédiate de Joseph Kabila

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a organisé, lundi 4 mai à Kinshasa, une marche de soutien aux sanctions américaines visant l’ancien président de la République, Joseph Kabila. Partie de la 1ʳᵉ rue de Limete, cette manifestation pacifique a rassemblé plusieurs milliers de participants, principalement des cadres et militants issus de formations politiques membres de l’Union sacrée de la nation. Munis de drapeaux, de calicots et de banderoles, les manifestants ont affiché leur appui au projet de révision constitutionnelle avant de converger vers le Palais du peuple, point d’aboutissement de la marche. Prenant la parole à l’issue de la mobilisation, Augustin Kabuya, secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS, a appelé l’administration américaine à élargir les sanctions à d’autres acteurs impliqués dans la crise sécuritaire à l’Est du pays, tout en exigeant l’arrestation de Joseph Kabila. « Après les sanctions contre Joseph Kabila, nous demandons à l’administration américaine d’exiger son arrestation immédiate et d’étendre ces mesures à d’autres responsables de l’insécurité dans l’Est, notamment Paul Kagame », a-t-il déclaré. Signalons qu’une délégation des organisateurs s’est rendue à l’ambassade des États-Unis en RDC pour y déposer un mémorandum. Pour rappel, Joseph Kabila a réagi à ces sanctions, qu’il qualifie d’« injustifiées » et de « politiquement motivées », selon un communiqué de son cabinet publié le 30 avril. L’ancien chef de l’État a affirmé que les accusations à l’origine de cette décision ne reposent pas sur des preuves « irréfutables » et dit avoir accueilli cette annonce avec « étonnement ». Le communiqué a également mis en avant son bilan à la tête du pays entre 2001 et 2019, évoquant notamment la réunification du territoire, la pacification progressive et la stabilisation de la région des Grands Lacs, ainsi que la première alternance pacifique au sommet de l’État. Joseph Kabila a, en outre, contesté les fondements de la décision américaine, estimant qu’elle ne s’appuie pas sur des faits établis devant la justice congolaise. Il a annoncé envisager des recours légaux afin d’obtenir la présentation des preuves et de défendre son honneur. Eldad Bwetu