Les violences basées sur le genre (VBG) ont été présentées comme la manifestation la plus cruelle des inégalités entre hommes et femmes par l’ambassadrice d’Espagne en République démocratique du Congo, Carmen Diez Orejas, lors de l’ouverture des travaux de l’atelier de formation des journalistes mercredi 06 mai 2026 à Kinshasa sous le thème : « Journalisme et violences à l’égard des femmes : le cas espagnol ».
« La violence à l’égard des femmes constitue la manifestation la plus brutale des inégalités. Elle traduit un manque de respect et de dignité envers la femme, souvent dissimulé derrière des traditions », a déclaré la diplomate espagnole.
Carmen Diez Orejas a, par ailleurs, exprimé sa satisfaction de représenter un pays qui fait de la promotion de l’égalité de genre une priorité tant au niveau national qu’international.

« Je suis fière de représenter un pays qui a érigé l’égalité entre les hommes et les femmes en priorité. Il ne s’agit pas seulement d’une politique nationale, mais également d’un axe majeur de notre politique extérieure, que nous qualifions de féministe », a-t-elle indiqué, précisant qu’il s’agit d’une diplomatie qui intègre la promotion des droits des femmes.
Selon la diplomate, l’égalité des droits demeure essentielle afin de garantir aux hommes et aux femmes les mêmes libertés et opportunités.
Elle a également déploré les violences sexuelles dont sont victimes les femmes en RDC, notamment dans les zones de conflit.
« À mon arrivée en RDC, j’ai été marquée par les témoignages sur les violences à l’Est du pays, où les corps des femmes sont utilisés comme des champs de bataille, une arme de guerre visant à détruire, humilier et déstructurer la société », a-t-elle dénoncé.
L’ambassadrice a toutefois souligné que ces violences ne se limitent pas aux zones de conflit, mais s’observent également dans des zones dites pacifiées.
Évoquant la représentation des femmes dans les institutions, elle a reconnu des avancées, notamment au sein du gouvernement et de l’Assemblée nationale, tout en relevant l’existence de défis persistants freinant un changement en profondeur.
Mme Carolina Pecharroman de la RTVE/Espagne a insisté sur comment parler de la violence contre les femmes. Par ce thème, elle a expliqué clairement sur les faits, les victimes et les agresseurs. Pour lui, les médias ont une grande partie de responsabilité Ils doivent parler des violences, aider les femmes à s’ en sortir et sensibiliser les hommes qui dans la plupart de cas sont des agresseurs.
Bibiche Mungungu