RDC: Jean-Pierre Lacroix en mission de 72 heures à Kinshasa avant une étape à Beni

Le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix  est arrivé dimanche soir à Kinshasa pour une visite officielle de 72 heures. Et ce, dans le cadre du suivi de la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo, alors que le pays fait face à des défis persistants, notamment dans sa partie orientale. Au cours de son court séjour, le responsable onusien prévoit des consultations avec le président Félix Tshisekedi, des responsables politiques, ainsi qu’avec les représentants de la CENCO, de l’ECC et de la société civile. Notons que Jean-Pierre Lacroix se rendra ensuite à Beni, dans l’est de la RDC, afin d’évaluer la situation sur le terrain et d’échanger avec les acteurs locaux. Eldad B.

Abu Dhabi: Tête-à-tête entre Félix Tshisekedi et le Président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan

Le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi s’est entretenu ce lundi 02 février au Palais Qasr Al Watan, avec le Président des Émirats arabes unis, Son Altesse Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan. Cette rencontre a précédé la signature d’un accord historique de partenariat économique à Abu Dhabi entre la République Démocratique du Congo et les Émirats arabes unis. Par ailleurs, les deux pays signeront également trois protocoles d’accord portant sur les secteurs des mines, des transports et de la diplomatie. Pour la Présidence de la République, cet Accord de coopération économique globale répond à la stratégie nationale de diversification des partenariats et vise à transformer les échanges commerciaux et les flux d’investissements entre les deux États. Eldad B.

Monténégro: Aimé BOJI SANGARA dénonce le pillage des minerais congolais et l’aggravation de la crise humanitaire dans l’Est de la RDC

Intervenant lors de la réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) au Monténégro, le Président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, l’Honorable Aimé BOJI SANGARA, a dressé un tableau alarmant de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays, tout en dénonçant le lien étroit entre les conflits armés et l’exploitation illégale des ressources naturelles congolaises par le Rwanda. Il a rappelé que malgré les engagements pris pour mettre fin aux combats, les violences se poursuivent, avec leur lot de massacres, de viols et de déplacements forcés. Plus de sept millions de Congolais vivent aujourd’hui déplacés à l’intérieur du pays, tandis que des vagues de réfugiés continuent de traverser les frontières vers les pays voisins, donnant à la crise une dimension régionale. Au cœur de son intervention, Aimé BOJI SANGARA a mis en lumière le rôle central du pillage des minerais dans la prolongation de la guerre. Il a dénoncé l’exportation massive de minerais stratégiques par le Rwanda, pourtant dépourvu de gisements significatifs, soulignant que ces ressources proviennent des zones de conflit de l’Est de la RDC et alimentent directement l’instabilité. Face à cette réalité, il a appelé les parlementaires francophones à aller au-delà des déclarations de principe et à agir concrètement, notamment en renforçant la transparence des chaînes d’approvisionnement des minerais issus des zones de conflit, un levier essentiel pour tarir les sources de financement de la guerre. Réaffirmant l’attachement de la RDC à une solution pacifique, le Président de la chambre basse du parlement congolais a exhorté l’APF à veiller à la mise en œuvre effective des recommandations issues des missions parlementaires, afin de contribuer durablement efficacement aux multiples efforts déployés par le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et son gouvernement pour une stabilisation totale et définitive de l’Est de la RDC.

Kongo-Central : l’Assemblée provinciale autorise des poursuites judiciaires contre le gouverneur Grâce Bilolo

Le Bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central a autorisé ce mercredi 28 Janvier, à l’unanimité de ses cinq membres, l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre du gouverneur provincial Grâce Bilolo. Et ce, pour permet au Procureur général près la Cour de cassation d’engager des poursuites judiciaires. A en croire le Bureau de l’Assemblée provinciale, cette autorisation vise à garantir le respect du droit à la défense du gouverneur concerné, afin qu’il puisse présenter ses moyens de défense devant les instances judiciaires compétentes. Toutes fois, il rappelle que Grâce Bilolo demeure présumé innocent à ce stade de la procédure. Il y a lieu de souligner que le gouverneur du Kongo Central est soupçonné de détournement de plus d’un million de dollars américains, des faits qui motivent l’intervention de la justice. El.B.

Crise à Uvira : Judith Suminwa convoque une réunion d’urgence et engage la riposte de l’État

Face à l’aggravation de la crise sécuritaire et humanitaire à Uvira, dans le Sud-Kivu, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a réuni en urgence, ce lundi, les membres clés du Gouvernement. Cette rencontre de haut niveau visait à arrêter une réponse coordonnée après les exactions attribuées à l’armée rwandaise et aux éléments de l’AFC-M23. Sous l’autorité directe de la Cheffe du Gouvernement, la réunion a permis de mettre en place une coordination interministérielle immédiate, associant les portefeuilles de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice et de l’Action humanitaire. L’accent a été mis sur la restauration progressive de l’autorité de l’État et la sécurisation de la ville d’Uvira, durement éprouvée par les violences récentes. Sur le front humanitaire, l’Exécutif s’est penché sur la situation de plus de 267 000 Congolais réfugiés dans les pays voisins. Le Gouvernement annonce le renforcement de l’assistance d’urgence, tout en préparant, à moyen terme, le retour volontaire et sécurisé des populations déplacées, lequel restera soumis à des évaluations sécuritaires et sociales approfondies. La dimension judiciaire n’a pas été éludée. Les autorités ont réaffirmé leur détermination à lutter contre l’impunité, promettant que les auteurs des crimes commis à Uvira seront poursuivis conformément aux lois de la République et aux engagements internationaux du pays. Dans le même élan, la réunion a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, mise à rude épreuve par la persistance des violences à l’Est. La rédaction

Kinshasa: Arrestation d’Aubin Minaku, vice-président du PPRD

Le professeur Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du PPRD/Kabila, aurait été arrêté dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier 2026 à Kinshasa par les forces de sécurité. Alors que la nouvelle est relayée par plusieurs sources d’information indépendantes, aucune précision ni communication officielle relative à cette éventuelle arrestation n’a, à ce stade, été communiquée. Une vidéo amateur, faisant état des cris de détresse des membres de sa famille, est devenue virale sur les réseaux sociaux. Cet événement intervient au lendemain de la commémoration des 25 ans de la mort de Laurent-Désiré Kabila, célébrée le vendredi 16 janvier 2026 à travers un culte d’action de grâces à la Paroisse internationale protestante de Kinshasa. Affaire à suivre. Philippe Dephill Lipo

Crise dans l’Est de la RDC : Luanda intensifie les consultations avec la CENCO-ECC

Le président angolais João Lourenço, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine, a reçu, ce mercredi, à Luanda une délégation de responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), dans le cadre des démarches diplomatiques en faveur du retour de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo. Au cœur des échanges figurait l’évaluation de la situation sécuritaire dans les provinces orientales du pays, confrontées à une insécurité persistante et à des affrontements armés impliquant notamment l’AFC/M23. Les conséquences humanitaires de cette instabilité, marquées par des déplacements de populations et une vulnérabilité accrue des civils, ont également été abordées. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique diplomatique menée par l’Angola, quelques jours après les déplacements du président congolais Félix Tshisekedi à Luanda, les 5 et 8 janvier. Ces consultations visent à explorer des pistes de sortie de crise complémentaires aux initiatives internationales en cours, notamment celles de Washington et de Doha. Selon des sources proches du dossier, les autorités angolaises privilégient une approche fondée sur un dialogue élargi, associant les acteurs politiques, sécuritaires et sociaux, afin de favoriser une solution durable à la crise qui affecte la région des Grands Lacs. De leur côté, les responsables religieux congolais, à l’initiative du « Pacte social pour la paix », ont réaffirmé leur volonté de contribuer activement aux efforts de médiation et de réconciliation. Ils estiment que l’implication des forces morales et de la société civile demeure essentielle pour consolider la paix et la stabilité en RDC. La rédaction

Tshopo: Réhabilité, Paulin Lendongolia de retour à Kisangani

Après avoir été réhabilité par la Cour constitutionnelle, le gouverneur de la province de la Tshopo, Paulin Lendongolia Lebabonga, est rentré, dimanche 4 janvier 2026 dans la soirée, à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. À sa descente d’avion à l’aéroport international de Bangboka, l’autorité provinciale a été accueillie par son intérimaire, le vice-gouverneur Didier Lomoyo Iteku, entouré de quelques députés provinciaux et des membres du gouvernement provincial. Un retour perçu comme une réconciliation entre les autorités politiques dirigeant les différentes institutions provinciales. Cependant, curieusement, tout le monde n’était pas au rendez-vous à l’aéroport pour accueillir l’autorité provinciale, comme à l’accoutumée. Les grands absents à cet accueil furent, entre autres, le président et tous les autres membres du bureau de l’Assemblée provinciale, ainsi que les députés ayant signé la pétition qui avait abouti à la déchéance de Paulin Lendongolia. Une certaine opinion voit déjà dans cet acte non seulement un mépris notoire envers l’homme rétabli dans ses fonctions, mais aussi un indice de ce qui pourrait caractériser les relations et le niveau de collaboration et de coopération entre l’Exécutif et le Législatif dans la province de la Tshopo. Quoi qu’il en soit, la célèbre chanson « Gouverneur oyo, nzete ya baobab akweyaka te » a refait instantanément surface à l’aéroport de Bangboka, rappelant que la politique est dynamique. Un message de cohésion et de réconciliation Arrivé au gouvernorat de la province, le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga s’est exprimé devant l’assistance composée, entre autres, d’acteurs politiques et de députés provinciaux, appelant à l’unité des filles et fils de la Tshopo. Dans ses propos, il a souligné qu’« les députés ne sont pas les ennemis du gouverneur, et le gouverneur n’est pas l’ennemi des députés », insistant sur l’importance de la collaboration entre ces grandes institutions de la province de la Tshopo. « Il y a un temps pour tout. Aujourd’hui, c’est le temps de faire la paix. Nous avons connu un moment de turbulences. La Tshopo n’a pas besoin de cela. Il est temps de nous mettre ensemble et de regarder dans la même direction. Cette bataille n’a rien servi, sinon créé des fissures et un risque de déchirement de nos communautés », a déclaré Lendongolia Lebabonga, qui dit compter sur l’union et la communion des filles et des fils de la Tshopo. Un discours qui relance en même temps l’action publique du gouverneur rétabli, lequel a annoncé l’organisation, pour le week-end, d’une marche de soutien à l’Accord de Washington et de dénonciation de l’agression de la RDC par le Rwanda et ses supplétifs du M23. Mateus Kanga convoqué à Kinshasa Un jour après l’arrivée du gouverneur à Kisangani, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga, devait se rendre, lundi 5 janvier 2026, à Kinshasa, à la convocation du vice-Premier ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemin Shabani Lukoo, pour consultation. D’aucuns soupçonnent que cette consultation aurait sans doute trait au dossier judiciaire impliquant le gouverneur Paulin Lendongolia, dossier qui se serait accéléré quelques jours avant le retour de l’autorité provinciale auprès du procureur près la Cour de cassation, lequel tiendrait à poursuivre le gouverneur réhabilité pour détournement de deniers publics. Philippe Dephill Lipo

ONU: La RDC entame officiellement un mandat de deux ans au Conseil de sécurité

La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement fait son entrée ce vendredi au Conseil de sécurité des Nations unies, marquant le début d’un mandat de deux ans au sein de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Une cérémonie solennelle de levée de drapeau s’est tenue au siège des Nations unies à New York pour symboliser cette nouvelle étape diplomatique. Cette accession est présentée par les autorités congolaises comme un moment historique pour le pays, plus de trente ans après sa dernière présence au Conseil de sécurité. Selon le gouvernement, elle traduit un engagement renouvelé en faveur de la paix, du multilatéralisme et de la coopération internationale. Dans un communiqué, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a salué une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales. Elle a affirmé que l’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix constructive, fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale. S’appuyant sur son expérience régionale, notamment dans la région des Grands Lacs, la RDC a annoncé que son action au Conseil de sécurité sera orientée autour de deux priorités : la paix et la sécurité, ainsi que la prévention et la résolution des conflits. En outre, Kinshasa entend également promouvoir la réforme des opérations de maintien de la paix, la justice transitionnelle et la gouvernance responsable des ressources naturelles. L’occasion faisant le larron, le gouvernement congolais a rappelé que cette présence au Conseil de sécurité ne constitue pas une récompense, mais s’inscrit dans une volonté affirmée de défendre le droit international, la souveraineté des États et la voix des peuples affectés par les conflits, en particulier en Afrique. Eldad Bwetu

« LA RDC, sous TSHISEKEDI : Où en sommes-nous ?, D’où venons-nous ?, Où allons-nous ? » [36ème Tribune d’Adolphe Muzito ]

 ANALYSE RÉTROSPECTIVE, SITUATION ACTUELLE ET PROJECTIONS INTRODUCTION GÉNÉRALE Depuis son accession à la magistrature suprême en janvier 2019, le Président de la République Félix Antoine TshisekediTshilombo a engagé la République Démocratique du Congo dans une trajectoire de redressement économique, de réformes sociales majeures et de relance des investissements publics, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et un héritage budgétaire contraignant. L’analyse qui suit s’articule autour de trois questions fondamentales : (1) Où en sommes-nous aujourd’hui ? (2) D’où venons-nous ? (3) Où allons-nous ? I. OÙ EN SOMMES-NOUS ? (Situation à fin 2025) À l’issue de l’exercice budgétaire 2025, les principaux indicateurs macroéconomiques et sociaux se présentent comme suit : 1. Situation budgétaire et macroéconomique L’exercice budgétaire 2025 est en train de se clôturer avec la situation ci-après : • Budget en ressources propres : environ 10,5 milliards USD, contre 3,5 milliards USD en 2020, soit un triplement en cinq ans.• Réserves de change : près de 7,5 milliards USD, contre 1,5 milliard USD à la fin du quinquennat précédent.• Taux de croissance économique : 5,3 %, soutenu par le secteur minier, des services et des investissements publics.• Pression fiscale : 12,5 %, en amélioration progressive mais encore en deçà du potentiel national.• Recettes courantes : hausse de 1,5 milliard USD entre 2024 et 2025 (de 9 à 10,5 milliards USD). 2. Secteur social : réalisations majeures a) Gratuité de l’enseignement de base Lancée dès septembre 2019, la gratuité de l’enseignement primaire constitue l’une des réformes sociales les plus structurantes depuis l’indépendance. Plus de 4 à 5 millions d’enfants supplémentaires intégrés dans le système scolaire. Prise en charge progressive des enseignants par le Trésor public, avec : • augmentation de la masse salariale de l’éducation,• mécanisation et régularisation des enseignants,• construction et réhabilitation d’écoles à travers le territoire. Cette politique représente un coût annuel récurrent élevé, assumé intégralement par le budget de l’État. b) Couverture Santé Universelle (CSU) Lancement progressif à partir de 2021–2022, avec montée en puissance depuis 2023. Priorité accordée à : • la santé maternelle et infantile,• le renforcement des centres de santé de référence,• l’augmentation des crédits budgétaires alloués à la santé publique et amélioration de l’offre de soins de proximité.       c) PDL 145 Territoires et Construction des        universités sur toute l’étendue du territoire        national Plusieurs infrastructures ont été construites dans le cadre de ce Programme, dont les écoles, les centres de santé et bureaux administratifs à travers les 145 territoires de la République Démocratique du Congo. A fin 2025, environ 340 centres de santé ont été achevés et plus de 357 autres sont en cours de construction. Plusieurs Universités ont été réhabilitées, d’autres construites sur toute l’étendue du territoire national (Kinshasa, Mbuji-mayi, Kananga, Lubumbashi, Kisangani, Goma, Bukavu, Kikwit etc.) 3. Défense et sécurité : un contexte de guerre   persistante La défense et la sécurité sont marquées par : • L’intensification de la guerre dans l’Est du pays (Nord-Kivu, Ituri) depuis 2021.• L’augmentation significative des dépenses militaires et sécuritaires, incluant : ▪ solde et prise en charge des FARDC et de la Police, équipements,▪ opérations militaires,▪ soutien aux populations déplacées.▪ Effort budgétaire soutenu malgré les contraintes, la défense étant devenue un poste stratégique prioritaire. La construction des infrastructures est caractérisée par :  III. OÙ ALLONS-NOUS ? (Perspectives 2026–2030)     1. Défis structurels prioritaires Face aux défis de la RDC pour les 5 prochaines années (2026-2030), quelles sont les perspectives ? Les défis de la RDC se caractérisent par le triptyque suivant :  d) Les recettes courantes   de 2026 à 2030 de 13,4 à 25 mlds $USe) Les dépenses courantes   de 2026 à 2030de 10 à 15 mlds $USf) La défense  de 2026 à 20305 mlds $US pendant 5 ansg) Le social et les salaires   de 2026 à 20305 mlds $US pendant 5 ansh) Les infrastructures   de 2026 à 203017 mlds $US pendant 5 ansMoyenne annuelle/Infrastructures3,5 milliards $US par an, soiten moyenne 10 fois plus des ressources pour les travaux que ce qu’exécutent les chinois chaque année(345 millions $US) Les coûts cumulés des priorités (2026–2030)se présentent comme indiqués dans les tableaux ci-dessus de manière ci-après :    Adolphe MUZITO FUMUSTHI  Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget