En RDC, la bilharziose génitale féminine peut désormais être traitée sans difficulté. Des normes et directives concernant sa prise en charge viennent d’être mises en place. Élaborées par le Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMTN), au cours d’un atelier à Kinshasa, celles-ci ont été présentées ce samedi 06 septembre 2025 à la presse.

Invité à clôturer cet atelier, le secrétaire général à la Santé a salué ce travail qui vient d’être fait par le PNLMTN, affirmant que la bilharziose est un vrai problème de santé publique. Le docteur Sylvain Yuma a poursuivi, en déclarant que l’élaboration de ces normes et directives s’inscrit dans le cadre des priorités actuelles du gouvernement de la République.

« Cet atelier était d’une importance capitale parce que la bilharziose, c’est un vrai problème de santé publique, même si elle est traitée comme une maladie tropicale négligée. Alors là, il a été observé qu’il y avait des gaps par rapport aux normes et directives pour la prise en charge de la bilharziose génitale chez la femme. C’est pour cette raison que la direction du programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées a pensé très rapidement se rattraper en organisant cet atelier d’élaboration et validation des normes et directives pour la prise en charge de ces lésions-là. Et donc ici, je pense que ça s’inscrit très rapidement dans les priorités actuelles du pays », a-t-il laissé entendre.

Il a ainsi promis d’accompagner le PNLMTN dans les actions relatives à la prise en charge des maladies tropicales négligées, dont la bilharziose.

« J’ai promis au programme de les accompagner, non seulement en termes de leadership pour être avec eux dans les orientations stratégiques, mais aussi en termes de la mise à disponibilité des médicaments et autres entrants de prise en charge », a pris cet engagement, le secrétaire général à la Santé.

Présentant lesdites normes et directives, le directeur national du PNLMTN, le docteur Jean-Paul Tambwe, a indiqué que « les objectifs étaient d’harmoniser les pratiques cliniques en termes de diagnostic de traitement et suivi, d’étendre la chimiothérapie préventive aux groupes à risque, d’assurer la prévention via le wash, l’éducation et la communication aux communautés, de renforcer les liens entre le programme MTN et la santé sexuelle reproductive et de promouvoir les droits humains et ainsi réduire la stigmatisation ».

Ce travail a été réalisé grâce à un appui technique et financier de UFAR-RDC. Son représentant pays, le docteur Vincent Kamwasha, a fait un plaidoyer pour la mobilisation des ressources nécessaires en faveur de la santé de la population congolaise. Il a parlé de l’adoption par le gouvernement des ces normes et leur intégration dans le système de santé, le financement pour une meilleure lutte contre la maladie, ainsi que le renforcement des capacités du personnel de la santé.

À ce jour, près de vingt-six (26) millions de personnes sont affectées par la bilharziose dans toutes les 26 provinces, d’après le PNLMTN.

Il y a eu, au cours de la même journée, la validation de la charte de collaboration entre le club des journalistes pour la lutte contre les maladies tropicales négligées et UFAR-RDC.

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