Mike Lembesa à la Référence Plus : « Pour moi, le premier pilier de la lutte contre la pauvreté s’avère être l’éducation, car la richesse d’une nation, c’est d’abord sa population. »

Mike Lembesa est une figure emblématique de la formation en langue anglaise en République Démocratique du Congo. À 29 ans, ce jeune homme est responsable d’un centre d’anglais dénommé « The Cream of the Crop Center », qui existe depuis 4 ans, une structure au sein de laquelle il a décidé de mettre à profit son expertise pour aider la communauté francophone à l’apprentissage de la langue anglaise en République Démocratique du Congo. Optimiste et passionné dans le domaine de la formation continue, Mike dit ne pas se laisser abattre par les échecs ou les difficultés de la vie. En revanche, il voit dans chaque difficulté qui se présente à lui une opportunité favorable pour se ressourcer davantage. C’est donc grâce à cet état d’esprit qu’il est allé au bout de ses études universitaires en Droit. Dans sa vie, il a la passion pour deux métiers : la banque et l’enseignement de l’anglais. Pour Mike Lembesa, c’est une nécessité absolue de toujours s’améliorer et de développer ses compétences pour atteindre d’autres objectifs professionnels et personnels. « La diversité de mes activités me permet de maintenir un équilibre entre la banque, où j’ai la chance de relever des défis stratégiques et analytiques, et l’enseignement de l’anglais, où je peux partager des connaissances et inspirer les autres. Ce contraste enrichit mon quotidien et m’évite de tomber dans la routine », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la rédaction du journal La Référence Plus, un quotidien paraissant à Kinshasa. Lors de son entretien, Mike Lembesa parle, entre autres, des opportunités qu’il s’est offertes en partant d’une formation en anglais, cherchant à éradiquer la pauvreté et le bienfait de jongler avec deux métiers qui le passionnent au plus haut niveau. Entretien avec Mike Lembesa La Référence Plus : Qui est Mike Lembesa ? Mike Lembesa :Je m’appelle Mike Lembesa, juriste de formation universitaire, banquier de carrière, coach d’anglais. Je suis également motivateur, conférencier et formateur en éducation financière. Je suis passionné par la science, la lecture et suis accroc aux idées novatrices. Mon engagement se manifeste à travers des actions concrètes dans le développement communautaire, la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’éducation. LRF : Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique et de ce qui vous a conduit à la fois vers la banque et l’enseignement de l’anglais ? ML : Je suis licencié en Droit de l’Université de Kinshasa en 2016, avec comme orientation : Droit Économique et Social. Ce qui m’a poussé à m’intéresser à la formation en anglais, c’est le sens de l’initiative que j’ai développé au sortir de l’université, alors qu’à l’époque, je n’avais pas encore trouvé un travail rémunérateur, comme c’est le cas actuellement. Par ailleurs, mon ouverture en ce qui concerne les connaissances et les idées entrepreneuriales sur la manière de transformer son talent, ma passion et mon intellect en sources de revenus a également joué un rôle déterminant. Les demandes incessantes de mon environnement immédiat m’ont poussé à aider les autres à apprendre l’anglais dans la mesure du possible, car à chaque fois que je m’exprimais dans cette langue, j’émerveillais toujours mes interlocuteurs. Juriste pourtant, je me suis retrouvé dans le secteur bancaire parce que je voulais acquérir des connaissances sur comment gérer et accroître mes finances et aider ma communauté à faire face à la pauvreté. LRP : Quelles compétences avez-vous développées en tant que banquier qui vous ont aidé dans votre rôle de professeur d’anglais ? ML : Je dirais que l’intelligence émotionnelle a été un atout incontournable pour moi dans l’amélioration de la manière dont j’offre mes services. J’ai développé de l’empathie, la capacité de me mettre à la place de mes étudiants, comprenant leurs difficultés et en étant patient avec eux tout en leur donnant des conseils appropriés avec amour pour qu’ils surmontent leurs difficultés et améliorent leur niveau d’anglais. LRP : Quel a été votre plus grand défi en jonglant entre vos deux carrières et comment l’avez-vous surmonté ? Mike Lembesa : Le plus grand défi a été celui de trouver le temps suffisant pour mes formations en anglais au moment où j’ai embrassé le secteur bancaire. J’ai dû m’adapter et improviser ma manière d’offrir mes services, en m’appuyant sur la technologie pour dispenser mes cours en ligne, créer un site web où j’ai rendu disponibles mes formations en anglais sous format de livres et de vidéos préenregistrées, créant ainsi une source de revenus passive et me permettant de multiplier mes actions. Actuellement, je monte une équipe de formateurs en anglais qui travailleront à la pérennisation de cette mission que nous avons. LRP : Qu’est-ce qui vous a motivé à poursuivre une carrière dans la banque tout en enseignant l’anglais ? Mike Lembesa : Garder la passion pour mes deux métiers et rester motivé repose sur plusieurs éléments clés. Tout d’abord, la diversité de mes activités me permet de maintenir un équilibre entre la banque, où j’ai la chance de relever des défis stratégiques et analytiques, et l’enseignement de l’anglais, où je peux partager des connaissances et inspirer les autres. Ce contraste enrichit mon quotidien et m’évite de tomber dans la routine. Ensuite, je trouve ma motivation dans les résultats concrets. Dans la banque, chaque projet terminé et chaque objectif atteint renforce mon engagement. De même, les progrès de mes étudiants en anglais me rappellent l’impact que mes efforts peuvent avoir sur leur avenir. Leurs réussites, leurs témoignages de gratitude et leur amélioration continue nourrissent ma passion pour l’enseignement. LRP : Quels sont vos objectifs à long terme dans ces deux domaines ? Mike Lembesa : Enfin, ma vision à long terme et mon engagement envers des causes qui me sont chères, telles que l’éducation et le développement communautaire, me rappellent chaque jour pourquoi je fais ce que je fais. Cette mission m’aide à traverser les moments difficiles et à garder le cap, même lorsque les obstacles semblent nombreux. LRP : Comment conciliez-vous votre passion pour ces deux métiers et continuez-vous de rester motivé ? ML : Je

Journée internationale de l’épargne : 90 % des Congolais gardent l’argent sous le matelas (Mike Lembesa)

Le monde entier célèbre ce jeudi 31 octobre la Journée mondiale de l’épargne autour du thème : « Inclusion financière : rôle de l’éducation financière et digitale dans la promotion de l’épargne formelle. » Ce thème met l’accent sur l’importance de l’éducation financière et numérique pour encourager les individus à utiliser des services financiers formels et à développer une culture d’épargne responsable. Interrogé par la rédaction de la Référence Plus et laréférenceplus.cd sur la situation de l’épargne en RDC, Mike Lembesa, banquier et formateur en intelligence et éducation financière, juriste d’entreprise et coach d’anglais, a fait savoir que 90 % des Congolais et Congolaises thésaurisent l’argent, autrement dit gardent leur argent sous le matelas et le consomment une fois acquis. Il a ajouté que seulement 10 % de la population épargne ses revenus dans le système bancaire du pays. Selon Mike Lembesa, cela représente un chiffre alarmant, surtout lorsqu’on le compare à la vision de la RDC de devenir un État émergent à l’horizon 2030. Il a également souligné qu’il est impératif, en tant que citoyens congolais, de contribuer à l’évolution ou à la croissance de l’économie nationale. C’est pourquoi, indique-t-il, l’acquisition de connaissances et de compétences en intelligence et éducation financière est un impératif au XXIe siècle et en RDC. Pourquoi les Congolais n’épargnent-ils pas ? Massivement, les Congolais ne se montrent pas favorables à l’épargne bancaire, comme l’a déploré Mike Lembesa. Ils estiment que l’épargne bancaire serait un frein à leur épanouissement financier. Autrement dit, les faibles taux d’intérêt que les banques commerciales congolaises accordent aux épargnants ne leur permettent pas d’atteindre leurs objectifs financiers ou commerciaux. De plus, ils craignent que leur argent déposé dans les banques soit bloqué ou ne soit plus remboursé en cas de faillite d’une banque. Les Congolais préfèrent faire des affaires tout en gardant l’argent entre leurs mains, ce qui leur permet d’y accéder sans aucune forme de protocole préalable. Cela est d’autant plus vrai qu’ils vivent dans une grande précarité sociale. Néanmoins, thésauriser l’argent peut avoir des conséquences fâcheuses : vol, incendie, catastrophes naturelles, etc., ce qui pousse certains à mettre leur argent dans une institution bancaire ou financière. En dépit du fait que cette épargne ne leur procure pas de gros profits, ils le font surtout pour se procurer un bien dans l’avenir, faire face à certains aléas de la vie ou pour des projets futurs (voyages à l’étranger, mariage en classe affaires, chômage, naissance d’enfants, achat d’un véhicule ou d’une maison…). Mike Lembesa recommande aux jeunes d’acquérir des talents… Mike Lembesa conseille vivement aux jeunes d’acquérir des talents et des compétences en matière d’éducation et d’intelligence financière afin d’avoir la capacité de transformer les produits d’épargne en investissements. En parlant du rôle de l’épargne, cet expert banquier a indiqué que celle-ci permet de planifier et d’atteindre des objectifs financiers, de se prévenir des risques et de sécuriser leur avenir. En somme, en dépit de l’importance de l’épargne, force est d’admettre que les Congolais et les Congolaises ne semblent pas avoir une culture de l’épargne bancaire. Cela est d’autant plus vrai malgré les multiples actions de sensibilisation menées par le secteur bancaire auprès de la population. La thésaurisation a encore la peau dure et peine à quitter l’esprit du commun des mortels. MERRY KAPULA

EDU-NC : La nouvelle vision de Mme Raïssa Malu suscite la jalousie des ennemis de la République

Depuis sa nomination à la tête du ministère de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC), Mme Raïssa Malu, a impulsé une nouvelle vision dans ledit ministère. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, il se trouve des Congolais mal intentionnés qui veulent lui mettre les bâtons dans les roues. C’est le cas de l’ancien secrétaire général de l’Enseignement primaire et secondaire, Jean Pierre Mangobe, devenu aujourd’hui député national au terme du chaos électoral de décembre 2023. Cet ancien secrétaire général qui a fini sa carrière de manière catastrophique, s’est servi du podium de la chambre basse du parlement pour dénoncer les magouilles qui s’opéraient entre les cabinets des différents ministres de l’Epsp et le Service de contrôle et de la paie des enseignants (Secope), devenu aujourd’hui Direction nationale du contrôle et de la paie des enseignants (Dinacope). Ces magouilles, il les a vécues lorsqu’il a dirigé le Secope, mais n’a jamais eu le courage de les dénoncer. Au contraire, il s’en était acclimaté. Mais aujourd’hui que l’actuelle ministre d’Etat est venue avec la détermination de changer la vision dudit ministère, et surtout que son propre fils qu’il a fait nommer directeur national du Secope vient d’être défenestré de son poste, l’honorable veut se décharger sur l’actuelle ministre alors que celle-ci veut changer le mode de gouvernance dans son secteur.Pour montrer sa détermination à mieux faire que ses prédécesseurs, depuis le début de cette semaine, elle a entrepris d’intenses activités. Avec Mgr Mitja Leskovar, Nonce apostolique du Vatican en RDC, il a été question du plan quinquennal en matière d’éducation. Au sortir de l’audience, le prélat a indiqué qu’il a eu un échange fructueux avec la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté, surtout en ce qui concerne les grandes lignes de l’enseignement ainsi que le Programme quinquennal que son hôte a mis en place pour réussir son mandat à la tête de son ministère. En plus, la patronne de l’EDU-NC s’est entretenue avec le syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques (Syneep). Le but de cette rencontre était de trouver les voies et moyens de mettre définitivement fin à la grève dans certaines écoles de ce secteur. En outre, Mme Raïssa Malu a échangé avec sa collègue Irène Esambo, qui s’occupe des personnes vivant avec handicap. Les deux membres du gouvernement se sont attardées sur la question du renforcement de l’accès à l’éducation des Congolais en situation de handicap. Par ailleurs, le numéro 1 de l’Educatoon nationale s’est fait représenter par son vice-ministre, Jean Pierre Kezamundru, à la cérémonie de remise des bourses aux lauréates de la première édition du concours « Mathématiques femmes », organisé par la Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves  » en RDC (Lizadel), avec le concours de l’Unesco et de l’ONU Femmes. Au total, des bourses d’études d’une valeur de 2.500 dollars américains par an, par élève de l’université des sciences et technologies ont été octroyées à 60 lauréates dudit concours. Selon le représentant de la ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté, cette prise de conscience des filles d’embrasser la filière des mathématiques prouve que les filles congolaises ont brisé le stéréotype et préjugé qui constituaient jadis un frein pour accéder à cette filière. José Wak.

Affaire Lokala :« je ne retirerai pas ma plainte, je veux un procès public » (Christian Lusakueno)

Lors d’un entretien avec Actu30.cd depuis Belgique où il a obtenu le samedi 19 octobre le prix de « Media leadership » en marge du Forum Rebranding Africa, le journaliste Christian Lusakueno a réagi aux accusations portées contre lui à la suite de l’arrestation du journaliste Patrick Lokala Le patron de la Radio Top Congo a rejeté ces accusations, tout en condamnant le manque de professionnalisme de Patrick Lokala. »Je ne suis pas derrière cette arrestation, il est tombé sur plus fort que moi, j’ai déposé ma plainte depuis juillet, j’ai été à l’UNPC et le CSAC je n’ai reçu même pas une réponse, j’ai appris qu’on m’accuse de ne pas être solidaire, je confirme ce que j’ai toujours dis, il ne s’agit pas d’un journaliste, mais d’un terroriste du clavier, on ne peut pas être solidaire avec quelqu’un qui n’a pas le profil du journaliste, qui n’agit pas comme un journaliste et qui diffame », a-t-il dit. Le patron de Top Congo n’entend pas retirer sa plainte contre le journaliste Patrick Lokala. « Je ne retirerai pas ma plainte, ce que j’attends c’est la vérité sur ce sujet, je veux savoir ça vient d’où, je veux savoir cela a été dit sur quelle base, et je veux voir un procès public, la démonstration de ce qu’il a dit« , a-t-il noté. Par ailleurs, Christian Lusakueno a salué l’élection et l’installation de la nouvelle équipe dirigeante de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC). À noter que le prix du Rebranding Africa Média Leadership Award, est un trophée qui honore des personnalités africaines de premier plan dont les actions contribuent au développement d’Afrique et amènent les autres à changer leur regard sur le continent africain.  Actu 30 / MCP, via mediacongo.net

RDC : Sagyss El Said présente « MSFS » pour révolutionner le secteur de la mode congolaise

Le Styliste congolais Sagyss El Said, propriétaire de la griffe Mister Sagyss, a organisé une conférence de presse le samedi 20 octobre 2024, à l’hôtel « Clé des châteaux » de Kinshasa, pour annoncer le lancement du site web qui fait l’objet des ventes en ligne de sa marque qui a une identité vestimentaire congolaise. Au cours de ce point de presse, Mister Sagyss Business (MSB) a dévoilé son ambitieux projet Mister Sagyss Fashion Show (MSFS) devant les journalistes des différents médias, un événement qui promet de révolutionner le secteur de la mode congolaise en alliant créativité, technologie et engagement social. Sagyss El Said, styliste-modéliste et CEO de MSB, a présenté MSFS comme un « rendez-vous des fashion lovers » qui permettra de « remodeler la scène de la mode congolaise grâce à la technologie ». Par ailleurs, le 30 novembre prochain, un grand show se tiendra à Kinshasa pour couronner ce projet et réunir musiciens, influenceurs, personnalités publiques, mécènes, consommateurs, fashion lovers et entrepreneurs. MSFS se distingue par son innovation technologique avec un site web et une boutique en ligne dotés de la réalité virtuelle. « Grâce aux lunettes de réalité virtuelle, vous pourrez visiter notre boutique comme si vous y étiez », a expliqué Sagyss El Said. Et d’ajouter:  » Je crée en apportant tout ce que les gens n’aiment pas oser voir ». L’autre vision de MSFS est sociale et caritative : l’autonomisation des orphelins via une académie de mode qui leur offrira une formation gratuite. Pour financer ce projet, MSFS fait appel aux sponsors et partenaires. L’initiateur de ce projet, un artiste pluridisciplinaire, est donc Styliste Modéliste, Coach des mannequins, etc., déjà nominé à la cérémonie « Lokumu Awards » de 2023, dans la catégorie mode, candidat du concours de mode Vlisco Fashion Fund avec un répertoire remarquable dans l’espace de la mode au Congo, habilleur des LUMINO, BARBARA KANAM,DANYKA MUTUND , Gaz Mawete, Gaz Fabilouss, Peguy Tabu, Petit FALLY , Melissa Yansane, Claudia BAKISA , Rj Kaniera, Samy Palila, P James, Imperalia, Gally Garvey, Bazzarba, original Ekwa, Robinho mudimbu. il lance ce site pour apporter des réformes dans le secteur de la mode congolaise par la technologie, aussi proposer des nouvelles formes de communication à l’échelle internationale. Mister Sagyss Fashion Show s’annonce comme un événement majeur pour l’industrie de la mode congolaise, un véritable tremplin pour les talents locaux et une plateforme pour promouvoir l’innovation et l’engagement social. Rappelons que MSFS a pour vision d’apporter des réformes dans le secteur de la mode congolaise par la technologie, proposer des nouvelles formes de communication à l’échelle internationale, contribuer dans la création de l’industrie de mode congolaise en imposant une identité vestimentaire propre à nous. Merry Kapula

Transport urbain à Kinshasa : Les receveurs de taxi-bus exigent l’argent à l’embarquement

Depuis un certain temps à Kinshasa, les receveurs des taxi-bus obligent à leurs passagers de payer les frais de transport à leur entrée dans le bus. ‘ Mbongo na nse ‘ croient-ils à quiconque voudrait prendre place à bord qui sont alors obligés de s’exécuter pour ne pas rater de se rendre à destination. Réagissant à ce phénomène, une femme habituée à prendre un taxi-bus pour se rendre à son lieu de travail estime cette pratique est tout à fait illégale. Car, souvent, le montant à payer exigé par le receveur est souvent exorbitant par rapport au tarif normal d’une course. Et c’est souvent lors des heures de pointe qu’on observe ce phénomène de ‘ mbongo na nse. ‘ Si vous ne donnez pas votre argent avant de prendre place à bord du véhicule, vous ne serez pas autorisé à monter, a-t-elle indiqué en donnant parfois raison aux transporteurs à cause du refus volontaire de certains Kinoises et Kinois de payer leur ticket. Alain Mbuyi, convoyeur d’un bus ‘ Esprit de mort ‘ a indiqué que cette mesure a été prise à l’unanimité au sein de leur association pour éviter aux transporteurs d’éventuelles pertes occasionnées par des passagers problématiques qui, arrivés à leur destination, refusent catégoriquement de payer leur transport à cause d’un statut particulier qui le dispenserait de cette obligation pécuniaire. Demander de l’argent avant de partir : un fait normal ! Une certaine opinion estime qu’il n’y a rien d’anormal si les receveurs des bus et taxis bus exigent le paiement de frais de transport à l’embarquement. Seulement, poursuit-elle, les receveurs devraient se présenter à l’entrée de bus avec des tickets y relatifs. Tel est le cas dans les bus de Transco et d’autres agences de transport en partance pour le Kongo central ou à une autre destination à l’intérieur du pays. Dans les transport aérien, fluvial, lacustre, ferroviaire et maritime, aucun passager ne peut accéder à bord d’un engin sans avoir s’acquitter au préalable de son obligation financière pour le voyage. Il est croyable si les receveurs des taxis bus prévoient des tickets à présenter à leurs passagers, ces derniers paieraient sans tergiverser ce qu’on leur exige de faire avant que le bus ne quitte un arrêt. Il va de soi que le ministère des transports normalise ce secteur en imposant à tous les convoyeurs de bus de présenter les tickets à payer pour le transport à tous les passagers. Merry Kapula

Entrepreneuriat et business en RDC : Mijose Senda ouvre une maison d’habillement mixte à Kinshasa

Rêve devenu réalité pour une jeune fille qui devient aujourd’hui entrepreneure, mieux patronne de sa propre affaire. Mijose Senda est désormais propriétaire d’une maison d’habillement mixte dénommée ‘MiJose, la reine du shopping’, dont l’ouverture a eu lieu vendredi 20 septembre 2024 à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. L’inauguration officielle de cette maison d’habillement mixte, située à l’intérieur de l’immeuble MKF à la direction Kasa-Vubu dans la commune de Kinshasa, à proximité du grand marché de la ville, communément appelé Zando, a été rehaussée par la présence remarquable d’une trentaine d’invités, dont des membres de la famille, amis et connaissances. Dans une ambiance empreinte de convivialité, les invités de Mijose ont pu apprécier l’initiative louable d’une jeune femme et son sens de l’entrepreneuriat, ce qui lui a valu des encouragements. Devant la presse, également associée à cette manifestation, Mijose, la reine, a fait état de l’origine de son business et des difficultés qu’elle a dû affronter courageusement pour donner à son entreprise sa forme actuelle. « Au début, j’avais commencé avec des ventes en ligne, ce qui ne me permettait pas tellement d’avancer pour obtenir des résultats escomptés. Cela est d’autant vrai que je pouvais faire parfois une semaine sans trouver un acheteur. Quoi qu’il en soit, j’étais restée motivée, espérant toujours que les choses iraient bien un bon matin », a-t-elle déclaré. Et de révéler : « Aujourd’hui, 5 ans après avoir commencé mon affaire en économisant, mon projet d’ouvrir une boutique d’habillement que vous voyez là est devenu une réalité vivable dont je suis fière. » Elle a ajouté : « Je voudrais conseiller aux filles d’être courageuses et conscientes de ce qu’elles sont et font dans une société où nous devons tous nous battre pour joindre les deux bouts. Les affaires exigent patience et persévérance. Moi, j’avais commencé avec 200 $ et aujourd’hui je suis au-delà. Il faut donc tenir le coup en ayant l’esprit de faire des économies. J’invite mes sœurs à venir faire un tour du côté de notre boutique à l’immeuble MKF, situé sur l’avenue Lac Moero, côté Prince Kasa-Vubu, dans la commune de Kinshasa. Nous y vendons à un prix abordable défiant toute concurrence. » Parlant des défis à relever, Mijose se dit très ambitieuse et motivée pour réaliser d’autres projets en cours au sein de sa maison d’habillement. Quid de Mijose Senda ? Licenciée en informatique de gestion à l’ISC, Mijose, âgée de 26 ans, est la 4e fille de sa famille. L’inspiration de faire des affaires émane de ce qu’elle a vu chez sa propre sœur aînée. Celle-ci est partie presque du néant pour être aujourd’hui propriétaire de deux boutiques. Mademoiselle Senda dit mettre en premier lieu la qualité des articles à vendre. Pour elle, c’est la marque Zara qui est en évidence. Concernant sa vision des affaires, Mijose croit dur comme fer à la prospérité de son business en augmentant le chiffre d’affaires et la quantité de marchandises jusqu’à ce qu’elle devienne grossiste. À Kinshasa et un peu partout en République Démocratique du Congo, les jeunes commencent à se tourner résolument vers le business et l’entrepreneuriat. Un bel exemple pour un pays qui se veut émergent, dont la majorité de la population est constituée de jeunes en âge de produire et de contribuer positivement au développement de la Nation. Plusieurs jeunes devraient emboîter le pas à Mijose pour assurer leur autonomie financière d’une certaine manière. Merry Kapula

Rentrée Littéraire à Kinshasa : Grâce Bilola élue présidente de l’Association des Jeunes Écrivains du Congo !

Un nouveau commandement est intervenu au sein de l’Association des jeunes écrivains congolais (AJCO) : Grâce Bilola a été élue présidente lors de l’assemblée générale élective de cette association tenue vendredi 13 septembre 2024, à la bibliothèque du centre Wallonie-Bruxelles, à Kinshasa. Prenant la parole à la suite de cette nomination, la nouvelle présidente a reconnu le travail accompli par le comité sortant dirigé par son collègue, Célina Ngoie, qui s’est illustrée par un dynamisme sans faille à la tête de cette association. Grâce Bilola hérite d’une association solidement ancrée, alors que le défi reste toujours immense. Tout comme ses prédécesseurs, elle entend hisser plus haut les couleurs de la jeune littérature congolaise, tout en traçant de nouveaux chemins pour les générations futures. « L’AJECO, depuis sa création, a toujours été un espace où convergent les jeunes talents littéraires congolais, mais l’heure est venue d’amplifier leurs voix, de réaffirmer leur importance dans le tissu social », a-t-elle déclaré à l’assistance. Elle a également indiqué : « Sous la présidence de Richard Ali, l’association avait déjà commencé à briller, créant un véritable élan dans la communauté des jeunes écrivains. » C’est à une époque où la scène littéraire semblait s’être endormie que Richard Ali et son équipe ont su secouer les cendres et rallumer le feu de la créativité congolaise. Poursuivant son mot de circonstance, la nouvelle présidente élue a encore souligné : « Nous ne voulons pas être simplement une association, mais une force motrice qui saura réaffirmer la place des jeunes écrivains congolais dans le paysage littéraire. » Quid de Grâce Bilola ? Grâce Bilola est l’éditrice en chef aux éditions Mesdames. Elle a été lauréate du prix Zamenga junior en 2021, du prix Mapendo en 2022 et finaliste du concours d’éloquence Eloquentia en 2023. Merry Kapula ⁩