Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, est déterminé à traduire la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en discipline budgétaire. L’argentier congolais a livré, lundi 29 septembre 2025 sur Top Congo FM, un bilan détaillé de l’état actuel des finances publiques et des réformes engagées pour stabiliser et transformer l’économie congolaise, qui, à l’heure actuelle, est debout, robuste et résiliente.

À son arrivée au gouvernement en juin 2024, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, la situation était préoccupante : taux de change à 2 847 FC pour un dollar, inflation à 23,8 %, et dépréciation de la monnaie de 24 %. Cette instabilité était liée aux déséquilibres des finances publiques, accentués par les chocs extérieurs (guerres en Ukraine, au Moyen-Orient et insécurité à l’Est).

Le gouvernement a alors adopté une politique économique de la demande, combinant rigueur et relance : investissements publics accrus et discipline budgétaire, en privilégiant la qualité des dépenses ; allègements fiscaux et baisses des droits de douane sur les produits de première nécessité ; coordination renforcée avec la Banque centrale pour stabiliser la monnaie.

Résultats

Après quinze mois, le franc congolais s’est maintenu autour de 2 850 FC/USD, et l’économie affiche une croissance robuste de 6,5 % en 2024, au-dessus des prévisions du FMI et de la moyenne régionale.

Le ministre a rappelé que cette performance doit être traduite dans la vie quotidienne des Congolais, en travaillant désormais sur le structurel : renforcer l’offre intérieure, soutenir l’emploi et améliorer durablement le pouvoir d’achat, conformément au Pacte 2024-2028 du Chef de l’État, « Plus d’emplois, plus de pouvoir d’achat ».

Réformes et gouvernance

Plusieurs réformes ont été engagées pour la stabilité et la transformation de l’économie congolaise, à savoir :

Infrastructures et investissements

Grâce à la réduction du train de vie des institutions, plus de 52 milliards de FC (15 millions USD) ont été réorientés vers la trésorerie, finançant de nombreux projets, notamment :

Grandes infrastructures : modernisation de l’aéroport de Bunia, poursuite des travaux du Centre financier et de l’Arena de Kinshasa, avec exigence du respect de la légalité et de la souveraineté économique dans les partenariats.

Perspectives

Le ministre a affirmé que la mobilisation des 20,3 milliards USD prévus au budget 2026 est possible, sauf en cas de chocs extérieurs. Il a insisté sur la nécessité de maintenir la sobriété, de gérer avec transparence et de veiller à ce que chaque investissement bénéficie directement à la population.

En conclusion, il a rappelé que « notre économie est debout, robuste et résiliente », mais que le véritable défi est désormais de transformer cette résilience en amélioration concrète des conditions de vie des Congolais.

Bibiche Mungungu

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