Le rendez-vous est pris. Le mardi 31 mars 2026, à 21h00 GMT, la République démocratique du Congo jouera son va-tout face à la Jamaïque en finale des barrages intercontinentaux. À la clé : un ticket d’or pour le Mondial 2026 en Amérique du Nord.
C’est le « match de l’histoire ».
Plus qu’une simple rencontre de football, c’est une quête de rédemption pour les Léopards, qui n’ont plus foulé la pelouse d’une phase finale de Coupe du monde depuis 52 ans (1974).
Le dernier rempart jamaïcain
Pour en arriver là, la Jamaïque a dû batailler ferme, s’imposant de justesse face à la Nouvelle-Calédonie (1-0) ce 27 mars.
Désormais, les Reggae Boyz se dressent entre la RDC et son rêve américain. Le choc aura lieu dans l’antre bouillante de l’Estadio Akron, à Guadalajara, au Mexique.
Tout un peuple derrière Sébastien Desabre
À Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani, dans les localités congolaises sous la rébellion et partout dans la diaspora, le temps va s’arrêter. Ils seront plus de 100 millions de Congolais, les yeux rivés sur leurs écrans, le souffle court.
Sur le papier, les signaux sont au vert. Sous la houlette du technicien français Sébastien Desabre, la RDC aborde cette finale avec le costume de favori. Discipline tactique, montée en puissance et mental d’acier : les Léopards n’ont jamais semblé aussi proches du but.
Le coup d’envoi sera donné à 22h00 locale. Les fauves congolais parviendront-ils à briser la malédiction d’un demi-siècle ? Une chose est sûre : l’histoire est en marche, et elle s’écrira en 90 minutes.
Philippe Dephill Lipo