Réunie en plénière le vendredi 27 mars au Palais du Peuple, l’Assemblée nationale, sous la direction de son président Aimé Boji Sangara, a déclaré recevables trois propositions de loi majeures, désormais renvoyées en commissions pour examen approfondi.

Au cœur de cette séance : la révision du Code de la famille, la réforme de la gouvernance du portefeuille de l’État et l’instauration d’un cadre légal sur l’accès à l’information et la transparence publique. Trois chantiers législatifs aux implications à la fois sociales, économiques et démocratiques.

Présentant son texte, le député Augustin Mulumba a plaidé pour une modernisation de l’état civil, qu’il considère comme un levier structurant pour l’efficacité des politiques publiques. Dans la même dynamique de réforme, Jean-Pierre Pasi Zapamba Buka a défendu une refonte des règles de gestion des entreprises publiques, avec un accent sur la transparence, la performance et la redevabilité des mandataires.

De son côté, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’ekeli a porté un texte à forte portée démocratique, érigeant l’accès à l’information en droit fondamental et en instrument de contrôle citoyen de l’action publique.

Dans un hémicycle mobilisé, plusieurs élus, dont Steve Mbikayi, ont salué des initiatives « structurantes », appelant toutefois à un examen technique rigoureux en commissions.

À l’issue des débats, les trois propositions ont été jugées recevables et orientées vers les commissions compétentes : la réforme du Code de la famille à la commission mixte PAJ et Socioculturelle, celle du portefeuille de l’État à la commission Écofin, et le texte sur l’accès à l’information à la commission mixte PAJ et NTIC. Les commissions disposent de dix jours pour rendre leurs rapports.

La plénière, qui a réuni 267 députés ainsi que plusieurs membres du Bureau, dont Christophe Mboso et Grâce Neema Paininye, a également été marquée par une motion d’alerte portée par Perside Nzunzi Umba. Cette dernière a dénoncé des violences commises contre une patiente dans un établissement hospitalier, appelant à l’ouverture d’une enquête nationale.

Après plusieurs autres interventions, la séance s’est clôturée dans un climat de forte activité parlementaire, illustrant une reprise soutenue des travaux législatifs.

Eldad B.

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