RDC: « Tenter d’associer la rébellion à M. Kabila relève de la pure stupidité » (Joseph Kabila)

Dans une rare interview accordée au New York Times, l’ancien président congolais Joseph Kabila réfute les accusations du pouvoir de Kinshasa, qui le présente comme le « chef » du M23. Depuis Goma, il défend sa présence dans une zone contrôlée par la rébellion et évoque, sans détour, son héritage politique. Un entretien sous haute sécurité à Goma C’est dans une résidence discrète, protégée par des hommes armés et dissimulée derrière plusieurs portails, que Joseph Kabila a accordé sa première grande interview depuis huit ans à la journaliste Ruth Maclean. Située à Goma, ville tombée sous le contrôle du M23 en 2025, la rencontre s’est déroulée dans un climat de tension sécuritaire persistante. « J’espère que vous ne vous attendez pas à ce que je vous donne l’adresse », avait prévenu l’un de ses conseillers avant le rendez-vous. Condamné à mort par contumace pour trahison, l’ancien chef de l’État est accusé par les autorités congolaises d’entretenir des liens étroits avec le M23, une rébellion soutenue par le Rwanda selon plusieurs rapports internationaux. Des accusations qu’il rejette catégoriquement : « Tenter d’associer la rébellion à M. Kabila relève de la pure stupidité », a-t-il déclaré, prenant volontairement de la distance en parlant de lui à la troisième personne. Signalons que le ministre de la Communication, Patrice Muyaya, a affirmé pourtant que Kabila est « à la solde » de Kigali, une thèse que l’intéressé balaie. Interrogé sur sa présence dans une zone contrôlée par le M23, Joseph Kabila se veut direct : « Je suis chez moi. La vraie question est : pourquoi ne suis-je pas à Kinshasa ? » Il affirme vivre sous la protection de la rébellion uniquement parce qu’elle contrôle la ville, tout en qualifiant les institutions actuelles d’« illégitimes ». Retour sur un héritage controversé Arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila a dirigé la RDC pendant 18 ans. Il met en avant son rôle dans l’adoption de la Constitution et l’organisation des premières élections libres en 2006. Mais son bilan reste entaché par de nombreuses critiques, notamment sur la prolongation de son mandat et les soupçons de fraude lors de la présidentielle de 2018. Dans l’interview, il reconnaît implicitement l’existence d’un arrangement politique lors de cette élection :« Nous avons estimé […] qu’il était important que le président dispose de la majorité », a-t-il expliqué, évoquant un accord de coalition. Avec le recul, il admet certaines erreurs :« On peut jouer avec beaucoup de choses, mais la direction d’un pays ne devrait pas en faire partie. » Une rupture profonde avec Tshisekedi Les relations entre Joseph Kabila et son successeur, Félix Tshisekedi, se sont fortement dégradées après leur alliance initiale. L’ancien président accuse désormais le régime actuel de dérives autoritaires, tout en rejetant les accusations similaires portées contre son propre pouvoir. Alors que son retour sur la scène congolaise alimente les spéculations, Joseph Kabila reste évasif sur une éventuelle candidature. « Non, ce n’est pas un oui », a-t-il répondu, sans fermer totalement la porte.Avant de conclure sur une note plus large :« Ce dont le Congo a besoin, ce sont des patriotes, des gens capables de le remettre sur les rails. » Eldad B.

Recommandations de l’étude sur le diagnostic de la corruption dans le secteur Minier (Cupro-cobaltifère) en RDC: Les participants apportent des critiques, des observations et améliorations

Les membres de la société civile, de l’administration publique (ministères de l’Environnement et Mines) ainsi que les services techniques publics de l’Etat dans le secteur Minier se sont réunis, vendredi 27 mars 2026 pour enrichir, améliorer les recommandations du draft du rapport de NRGI sur le diagnostic de la corruption dans le secteur Minier ( Cupro-cobaltifère ) en République Démocratique du Congo. Organisée par l’Association Africaine des Droits de l’Homme (ASADHO) en partenariat avec NRGI (Natural Resource Governance Institute) à Sultani hôtel de la Gombe, cette rencontrel a enregistré les améliorations, les critiques et les observations des recommandations de l’étude. Ces dernières seront transmises à NRGI pour les intégrer dans le rapport final . La conclusion de l’étude atteste que la corruption dans les filières de cuivre et cobalt dans les provinces du Haut Katanga et de Lualaba demeure très présente. L’étude a proposé une approche holistique. Des recommandations ont été formulées sur trois axes à savoir; l’octroi des titres, licences et contrats miniers; la gestion des entreprises minières publiques et la gestion des impacts sociaux et environnementaux. Chaque axe contient des recommandations appropriées qui ont été améliorées pour une cause juste. Bibiche Mungungu

Vernissage de The Best Influence Magazine: « Femme leader, pilier du développement », Grâce Neema lance un appel à l’action

L’espace Silikin Village a abrité, le samedi  28 mars, le vernissage de l’édition spéciale de mars 2026 de The Best Influence Magazine, intitulée « Femme pour le développement en RDC et en Afrique ». L’événement a réuni des personnalités de marque, dont l’honorable Grâce Neema Paininye, députée nationale et questeure adjointe de l’Assemblée nationale, qui a présidé la cérémonie. L’éditeur du magazine, monsieur Maxime José Kalonji, a ouvert les travaux en exprimant sa fierté de présenter ce numéro qui met la femme à sa juste place et souligne son importance dans la société. Le thème de l’édition a été développé par quatre panélistes de renom, qui ont abordé des sujets cruciaux tels que la résilience, la sécurité sanitaire, l’autonomisation de la femme rurale et l’entrepreneuriat. Résilience : un atout pour le développement Mme Alia Elesse Bomboko, conseillère au gouvernement, a défini la résilience comme la capacité de rebondir face aux défis. Elle a souligné l’importance du changement et du courage pour les femmes congolaises, qui doivent être capables de se relever face aux obstacles et de prendre leur place dans la société. Autonomisation de la femme rurale : un défi à relever Fideline Bulemvo, entrepreneure, a mis en avant les besoins des femmes rurales, qui souffrent d’un manque de financement, de structuration et d’accompagnement. Elle a appelé l’honorable Grâce Neema Paininye à porter une attention particulière à ce défi auprès du gouvernement. Monsieur Eugène Kandolo, troisième intervenant, a également pris la parole pour souligner l’importance de l’entrepreneuriat dans le développement de la RDC. Selon lui, le constat est amer : très peu de personnes sont suffisamment riches, tandis que la majorité de la population est extrêmement pauvre. Pour remédier à cette situation, il est essentiel de créer une classe moyenne avec des besoins réels. Et pour cela, l’entrepreneuriat est la clé, notamment l’industrie, moteur du développement d’un pays. Le docteur Kayembe Brandon, autre panéliste, a souligné l’importance de la sécurité sanitaire dans le développement de la RDC. Selon lui, la sécurité sanitaire ne se limite pas à soigner, mais consiste également à protéger les populations contre les risques sanitaires. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les systèmes de santé pour garantir une meilleure prise en charge des patients et prévenir les épidémies. L’honorable Grâce Neema Paininye : une voix pour les femmes L’honorable Grâce Neema Paininye, questeure adjointe de la Chambre basse du Parlement congolais, a, dès l’entame de son discours, condamné avec fermeté l’incident malheureux qui a circulé sur les réseaux sociaux, montrant un médecin en train de tabasser une patiente sur un lit d’accouchement. Elle a, par la même occasion, remercié l’initiateur du magazine pour son thème accrocheur et a souligné l’importance de la femme dans le développement de la RDC et de l’Afrique. Selon l’honorable Grâce Neema Paininye, la femme congolaise est souvent reléguée au second plan, oubliée dans des décisions qui pourtant touchent son avenir et celui de sa famille. Pourtant, elle est la première à se lever pour nourrir, éduquer et soigner. Il est temps de reconnaître son rôle crucial dans le développement de la RDC et de l’Afrique. Poursuivant son allocution, la porte-voix de la Grande Orientale, via le Bas-Uélé, l’honorable Grâce Neema Paininye l’a bien compris. Lors de ce vernissage de The Best Influence Magazine, elle a lancé un appel vibrant à l’action, soulignant que la femme est la clé du développement. Mais il ne s’agit pas seulement de paroles : il faut des actes. Il faut des politiques publiques qui soutiennent les femmes, les encouragent à prendre leur place dans la société et les protègent contre les violences et les discriminations. C’est par une vente aux enchères des exemplaires du magazine que la cérémonie s’est clôturée, permettant à de nombreux invités de s’en procurer. Une photo de famille a mis fin à l’activité, qui a réuni des députés nationaux, des représentants de l’Union européenne ainsi que plusieurs scientifiques et chercheurs. En somme, le vernissage de The Best Influence Magazine a été un succès, mettant en avant la femme comme un acteur clé du développement en RDC et en Afrique. Les thèmes abordés ont souligné l’importance de la résilience, de l’autonomisation de la femme rurale et de l’entrepreneuriat pour un avenir meilleur. (Avec CELCOM QA/AN)

Kwilu : agents et cadres de l’administration provinciale aux PVH-APV à l’écoute de la ministre déléguée Irène Esambo Diata

À Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, un moment fort de dialogue social s’est tenu ce samedi 28 mars 2026 entre la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, et les bénéficiaires de ce secteur. Placée sous le signe de la gouvernance inclusive, cette rencontre a réuni les agents et cadres de la division provinciale ainsi que plusieurs personnes vivant avec handicap venues exprimer leurs préoccupations et attentes. Dans son allocution, la ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de ne laisser personne de côté, en droite ligne avec la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle a également rappelé les avancées significatives enregistrées sur le plan juridique en faveur des droits des personnes vivant avec handicap. « Nous sommes venus dans le cadre de l’installation de notre administration. L’une des grandes réformes engagées est la mise en place du Secrétariat général aux PVH-APV, appelé à s’étendre sur toute l’étendue du territoire national », a-t-elle déclaré. Poursuivant son intervention, Me Irène Esambo Diata a souligné que cette réforme vise à rapprocher l’administration des populations locales, en commençant par les chefs-lieux de provinces avant de s’étendre jusque dans les territoires les plus reculés. « La province du Kwilu a compris que le ministère ne se limite pas à Kinshasa. Notre action doit se faire sentir partout, jusque dans les coins les plus éloignés de la République », a-t-elle insisté. Ce face-à-face a également permis un échange direct et constructif entre la ministre et les participants. Plusieurs préoccupations ont été soulevées, auxquelles des réponses concrètes ont été apportées, renforçant ainsi la collaboration entre l’administration centrale et les structures locales. Profitant du mois dédié à la femme, la ministre a procédé à une remise symbolique de pagnes aux femmes vivant avec handicap, les exhortant à l’unité, à la solidarité et à l’engagement dans le travail. Cette activité s’inscrit dans la dynamique de l’implantation prochaine de la division provinciale du Secrétariat général aux PVH-APV dans le Kwilu, dont l’installation officielle est prévue dans les prochains jours. Une avancée majeure qui marque la volonté du gouvernement de rapprocher davantage l’action publique des réalités locales et de promouvoir une inclusion effective à travers tout le pays. Min. Celcom Min. PVH-APV

Assemblée nationale : trois propositions de loi jugées recevables et renvoyées en commissions

Réunie en plénière le vendredi 27 mars au Palais du Peuple, l’Assemblée nationale, sous la direction de son président Aimé Boji Sangara, a déclaré recevables trois propositions de loi majeures, désormais renvoyées en commissions pour examen approfondi. Au cœur de cette séance : la révision du Code de la famille, la réforme de la gouvernance du portefeuille de l’État et l’instauration d’un cadre légal sur l’accès à l’information et la transparence publique. Trois chantiers législatifs aux implications à la fois sociales, économiques et démocratiques. Présentant son texte, le député Augustin Mulumba a plaidé pour une modernisation de l’état civil, qu’il considère comme un levier structurant pour l’efficacité des politiques publiques. Dans la même dynamique de réforme, Jean-Pierre Pasi Zapamba Buka a défendu une refonte des règles de gestion des entreprises publiques, avec un accent sur la transparence, la performance et la redevabilité des mandataires. De son côté, le rapporteur Jacques Djoli Eseng’ekeli a porté un texte à forte portée démocratique, érigeant l’accès à l’information en droit fondamental et en instrument de contrôle citoyen de l’action publique. Dans un hémicycle mobilisé, plusieurs élus, dont Steve Mbikayi, ont salué des initiatives « structurantes », appelant toutefois à un examen technique rigoureux en commissions. À l’issue des débats, les trois propositions ont été jugées recevables et orientées vers les commissions compétentes : la réforme du Code de la famille à la commission mixte PAJ et Socioculturelle, celle du portefeuille de l’État à la commission Écofin, et le texte sur l’accès à l’information à la commission mixte PAJ et NTIC. Les commissions disposent de dix jours pour rendre leurs rapports. La plénière, qui a réuni 267 députés ainsi que plusieurs membres du Bureau, dont Christophe Mboso et Grâce Neema Paininye, a également été marquée par une motion d’alerte portée par Perside Nzunzi Umba. Cette dernière a dénoncé des violences commises contre une patiente dans un établissement hospitalier, appelant à l’ouverture d’une enquête nationale. Après plusieurs autres interventions, la séance s’est clôturée dans un climat de forte activité parlementaire, illustrant une reprise soutenue des travaux législatifs. Eldad B.

Le destin des Léopards : Guadalajara, le terminus de l’espérance

Cinquante-deux ans. C’est l’âge d’une attente devenue séculaire, le temps d’une vie passée à guetter le retour de l’éclat. Pour toute une génération de Congolais, la Coupe du monde n’est plus qu’un souvenir en noir et blanc, une épopée de 1974 contée par les aînés comme une légende lointaine. Mais ce 31 mars, sur la pelouse de Guadalajara, le temps va se suspendre.Ce ne sont pas onze joueurs qui s’avanceront face au destin, mais le souffle de 100 millions d’âmes. De la ferveur électrique de Kinshasa aux collines de Goma, le football en République démocratique du Congo dépasse le simple cadre du sport : c’est un exutoire, un ciment, une raison de bomber le torse. Voir les Léopards en 2026, c’est s’offrir le droit de rêver à nouveau, de réaffirmer l’existence d’un géant d’Afrique centrale trop longtemps resté dans l’ombre.Le duel qui s’annonce face à la Jamaïque est un choc de philosophies. D’un côté, l’obsession offensive de la RDC, portée par le duo de feu Mayele-Wissa, symbole d’une nation qui veut dicter son rythme. De l’autre, la stratégie de survie des Reggae Boyz de Rudolph Speid, maîtres de la transition et de la résilience défensive. Si le coach jamaïcain, Rudolph Speid, affirme que le Congo boxe dans « une autre catégorie », c’est que la force des Léopards n’est pas seulement technique ; elle est viscérale. Sous la houlette de Sébastien Desabre, cette équipe ne cherche pas seulement une qualification, elle vise une libération nationale.Au coup de sifflet final, l’histoire ne retiendra pas qu’un score. Elle dira si le géant s’est enfin réveillé. Le destin appelle les Léopards. À eux d’écrire la plus belle page du football congolais moderne. Philippe Dephill Lipo

RTNC : le crépuscule des idoles, l’aube d’un défi

C’est un séisme symbolique pour le paysage audiovisuel congolais. Des voix mythiques, des visages qui ont habité nos salons pendant des décennies s’effacent de l’écran. En effet, Chantal Kanyimbo, Kabulo Mwana Kabulo, Jean Kasangana Mbengu… Au total, 500 agents et cadres de la RTNC tirent leur révérence. Plus qu’un simple départ à la retraite, c’est une page d’histoire qui se tourne pour le média public. Ces figures de proue ne sont plus seulement des journalistes ; elles sont devenues des repères, des témoins privilégiés des soubresauts de la République. Mais aujourd’hui, l’heure de la relève a sonné. Ce vaste plan de rajeunissement propulse une nouvelle génération sous les projecteurs : jeunes reporters, techniciens et administrateurs héritent désormais des manettes.L’enjeu est colossal : au-delà du simple remplacement numérique, c’est la « renaissance » du média national qui est en jeu. Dans un paysage médiatique en pleine mutation, dominé par l’instantanéité des réseaux sociaux et une concurrence féroce, une question brûle toutes les lèvres : cette jeunesse est-elle prête ? Entre l’héritage de la rigueur des anciens et l’exigence de modernité, la nouvelle garde devra prouver qu’elle peut être à la hauteur du prestige de la « Maison de Lingwala ». Le départ à la retraite de la figure emblématique du journalisme sportif, Kabulo Mwana Kabulo, marque certainement la fin d’une époque pour la RTNC. L’éviction de ces voix historiques, reconnues par des millions de Congolaises et Congolais à travers le pays pour leur style unique et leur expertise, plonge le média public dans une incertitude identitaire, laissant une jeune garde face au défi de maintenir la crédibilité et l’audience. Le défi est désormais lancé. Le futur de l’information publique au pays de Simon Kimbangu s’écrit dès aujourd’hui. Philippe Dephill Lipo

90 minutes pour l’éternité : Les Léopards face au destin !

Le rendez-vous est pris. Le mardi 31 mars 2026, à 21h00 GMT, la République démocratique du Congo jouera son va-tout face à la Jamaïque en finale des barrages intercontinentaux. À la clé : un ticket d’or pour le Mondial 2026 en Amérique du Nord.C’est le « match de l’histoire ». Plus qu’une simple rencontre de football, c’est une quête de rédemption pour les Léopards, qui n’ont plus foulé la pelouse d’une phase finale de Coupe du monde depuis 52 ans (1974). Le dernier rempart jamaïcainPour en arriver là, la Jamaïque a dû batailler ferme, s’imposant de justesse face à la Nouvelle-Calédonie (1-0) ce 27 mars. Désormais, les Reggae Boyz se dressent entre la RDC et son rêve américain. Le choc aura lieu dans l’antre bouillante de l’Estadio Akron, à Guadalajara, au Mexique. Tout un peuple derrière Sébastien Desabre À Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani, dans les localités congolaises sous la rébellion et partout dans la diaspora, le temps va s’arrêter. Ils seront plus de 100 millions de Congolais, les yeux rivés sur leurs écrans, le souffle court. Sur le papier, les signaux sont au vert. Sous la houlette du technicien français Sébastien Desabre, la RDC aborde cette finale avec le costume de favori. Discipline tactique, montée en puissance et mental d’acier : les Léopards n’ont jamais semblé aussi proches du but. Le coup d’envoi sera donné à 22h00 locale. Les fauves congolais parviendront-ils à briser la malédiction d’un demi-siècle ? Une chose est sûre : l’histoire est en marche, et elle s’écrira en 90 minutes. Philippe Dephill Lipo

Désintéressement ou mauvaise foi du Gouvernement sur l’élection au Sankuru : le RECIC appelle à un leadership responsable et au financement de la CENI

Par rapport au report de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur de Sankuru par la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) faute des ressources financières adéquates dont le budget s’élève à 155.610 USD, le Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC) recommande au Gouvernement de la République de faire preuve d’un leadership plus responsable en allouant les fonds nécessaires à la Centrale Electorale pour l’organisation de cette élection. Cette organisation de la société civile spécialisée dans les questions du suivi et accompagnement du processus électoral, de la gouvernance participative, de la démocratie et des droits de l’homme s’est posé la question suivante: « Désintéressement ou mauvaise foi du Gouvernement ? », indique un communiqué du RECIC, signé mardi 24 mars 2026 par son Secrétaire Exécutif, Me Jean Michel Mvondo. Poursuivant avec attention soutenue l’évolution du processus d’orgàisatisation de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur du Sankuru, le ŔECIC a pris acte des signaux positifs et négatifs en rapport avec l’organisation de ce scrutin. Signaux positifs Le Recic a enregistré des signanux positifs en rapport avec l’organisation de ce scrutin notamment; La décision N°003/CENI/AP/2026 du 12 Février 2026 portant publication du calendrier réaménagé de l’élection du Gouverneur et du Vice-Gouverneur du Sankuru) ; élaboration du budget de l’ordre de 155.610,00$ (US dollars Cent Cinquante-CinqMille Six Cent Dix) pour l’organisation de cette élection ; la réception et le traitement de 25 Candidatures par le BRTC ; 18 cas de contentieux enregistrés, dont les arrêts ne sont pas encore disponibles au regard du calendrier ; le Courrier du Directeur de Cabinet de la Première Ministre N°CAB/PM/DIRCAB/MO/SEC/2026/466 du 27 Février 2026 demandant respectivement au Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget et au Ministre des Finances de liquider et d’ordonnancer le montant relatif à l’organisation de cette élection prévue pour le 07 Avril 2026 ; la volonté de la CENI d’organiser cette élection, à travers la publication du calendrier réaménagé, l’ouverture du BRTC, ainsi que les démarches administratives auprès de la Primature et des Ministères du Budget et des Finances pour recouvrer le fonds nécessaire à cette élection. Signaux négatifs Quant aux signaux négatifs, le Recic constate qu’aucune suite favorable n’a été réservée à la demande de la CENI par les Ministèresdu Budget et des finances, et pire encore, à l’instruction de la Primature pour la liquidation et l’ordonnancement dudit Budget; l’évitement d’organiser cette élection par la CENI à travers son communiqué N° 005/CENI/2026 du 20 Mars 2026, faute de moyens mis à sa disposition par le Gouvernement; le refus du Gouvernement de débloquer le fonds sollicité par la CENI pour l’organisation de cette élection. Tous ces signaux inquiètent et alimentent un climat général de pessimisme sur l’organisation de cette élection. Le RECIC constate la faible volonté politique du Gouvernement de doter la province des autoritésélues. Tout en reconnaissant l’urgence accordée par le Gouvernement aux actions visant lapacification du pays, il ne reste pas moins vrai que le pays doit impérativement continuer à tourner dans le sens d’impulser la bonne gouvernance démocratique dans tous les autres domaines de la vie nationale. Recommandations Le RECIC recommande au Président de la République: D’user de ses prérogatives constitutionnelles de veiller au bon fonctionnement des institutions et à leur bonne collaboration. Au Gouvernement, de faire preuve d’un leadership plus responsable non seulement en allouant les fonds nécessaires à la CENI pour l’organisation de cette élection du Gouverneur et du ViceGouverneur de Sankuru, mais aussi en assurant le suivi des instructions données par lecabinet de la Première Ministre quant à ce (Voir lettre N° CAB/PM/DIRCAB/MO/SEC/2026/466 du 27 Février 2026) ; de faire preuve de volonté politique en soutenant et en accompagnant effectivement la CENI dans sa mission. A la CENI d’éviter de prendre des positions extrêmes et de se référer, en ultime recours, au Président de la République, Garant du bon fonctionnement des Institutions, car la question relève de la collaboration interinstitutionnelle ; de continuer à faire pression au Gouvernement pour obtenir le décaissement de ladite somme. Aux OSC, de rester en alerte, en fédérant leurs forces pour un plaidoyer plus efficace auprès duGouvernement afin de mettre à la disposition de la CENI les fonds exigés pour l’organisation de cette élection afin de doter la province des autorités élues ; de poursuivre le suivi-contrôle du processus électoral et d’accompagner l’OGE. Par Bibiche Mungungu

Kinshasa : Le Roi TV5, un élément très dangereux de Sangamba et Mfinda brûlé vif par la population à Ngaliema

« Quelque que soit la durée de la nuit, le soleil fini toujours par apparaître ». Le Rois TV5, un présumé kuluna et criminel de grand chemin et invisible, a été brûlé vif par la population dans la nuit du lundi 23 et mardi 24 mars 2026, alors qu’il revenait de commettre son forfait comme à l’accoutumée ensemble avec ses lieutenants cette fois-là au quartier Mfinda, localité Bahumbu, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, envolant une importante somme d’argent et un téléviseur malheureusement, cette opération s’est mal soldée car, la population ayant été alerté, s’est mis à leur trousse , ses acolytes ont pris la poutre d’escampette, mais dommage le général a été mordu par un chien, puis maîtrisé par la population qui l’a réglé son compte. Selon les personnes interrogées, ses disciples ont ramené le corps de leur « guide suprême » dans leur quartier général situé dans la localité 2.000ans au quartier Djelo Binza. Il aurait fallut l’intervention mixte des policiers et militaires avec quelques crépitement des balles pour récupérer le corps sans vie du « djene » ( Général TV5) pour le ramener au sous ciat de la police avant de l’évacuer à la morgue de l’hôpital général de référence de Kintambo avant son inhumation au cimetière de Kintambo selon les instructions du commandant hiérarchique. En effet, ce vingtenaire longtemps recherché par les services de sécurité suite aux nombreuses plaintes et désolations qu’il a eu à causer au sein de la population de Sangamba, malueka, Molende, Elima, 2.000 ans, Bahumbu, et ses environs a quitté le stade de kuluna pour monter en grade de Criminels rapporte les potentiels victimes. Pour certains, TV5 et sa bande se déguisés en femme avec des perruques sur la tête et pagnes pour passer inaperçu avant d’opérer.  » Nous sommes très heureux d’apprendre la mort de TV5 il n’était plus un simple kuluna mais plutôt un grand criminel. Il a tué le mari de ma soeur aujourd’hui cette veuve se retrouve au village. Il a cambriolé des magasins, ravi des moto, nous espérons que sa mort nous apportera la paix en tout cas je célèbre son décès il était extrêmement dangereux au sein de la population », a témoigné une victime. Selon la police et les maîtres volontaires de Sangamba, ce présumé criminel disparaissait lorsqu’il arrivait devant un arbre où il se tenait face à un mur :  » Nous avons recherché TV5 durant plusieurs années il était invisible. Ce petit nous a tourné des scènes horrible imaginez, vous entrer à la maison pour l’appréhender soudainement il disparaît en laissant son petit déjeuner à table. Si nous le poursuivons une fois qu’il est face à un mur où devant n’importe quel arbre il disparaît à coup sûr. Il a violé, tué, éventré les femmes enceintes, extorqué, imposé sa loi aux motocyclistes de lui donner 5000fc par jour, il déshabillait même les vieilles personnes mais aujourd’hui, il a eu sa récompense », rapportent-ils. Par ailleurs, depuis un bon moment population de Sangamba et ses environs vivement dans l’insécurité totale il ne se passe pas une semaine sans qu’un corps sans vit soit jetté quelque part, sans que les motocyclistes soient tués et leur engin extorqué, sans que les criminels visitent un domicile de leur choix. Signalons que, la population de Mfida et Sangamba, à Ngaliema ne savent plus à quel ange se confier, demandent cependant aux autorités compétentes l’installation urgente d’un nouveau sous/ciat pour leur sécurité et celà, en remplacement de celui qui a été saccagé naguère par la bande de TV5 promettant de venger la mort de leur Général. Ance Tony